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jeudi 15 juillet 2021

Plus de 300 migrants clandestins sauvés par la Marine Royale

Des Garde-côtes de la Marine Royale, opérant en Méditerranée et en Atlantique, ont porté assistance durant la période allant du 10 au 14 juillet 2021, à un total de 344 candidats à la migration irrégulière à majorité subsahariens, dont des femmes et des enfants et qui étaient en difficulté à bord d’embarcations de fortune, apprend-on de source militaire.

Les personnes secourues ont reçu les premiers soins à bord des unités de la Marine Royale, avant d’être acheminées vers les ports les plus proches du Royaume puis remis à la Gendarmerie Royale pour les procédures d’usage, précise-t-on de même source.

https://www.lesiteinfo.com 

mercredi 30 juin 2021

Tanger : Tué par son épouse et son fils

Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Tanger.

Au box des accusés se tient un jeune homme poursuivi pour parricide et sa mère pour complicité. Leur crime a été perpétré chez eux, au village Beni Arouss situé à 71 km au nord-est de Larache. Devant la Cour, il y a un seul témoin, à savoir le frère du défunt. D’ailleurs, c’est lui qui a alerté les éléments de la gendarmerie royale de Beni Arouss quand le crime a eu lieu, fin de l’année dernière, 2020. Ce dernier avait affirmé aux enquêteurs que son frère lui a confié qu’il a été sauvagement maltraité par son fils et son épouse avant de l’obliger à boire de l’esprit de sel. Le frère du défunt a précisé aux limiers que c’est lui qui a conduit son frère à l’hôpital Saniat Rmel, à Tétouan avant de l’évacuer vers l’hôpital Avicenne, où il est passé, vingt-quatre heures plus tard, de vie à trépas. En effet, il a présenté le même témoignage devant les trois magistrats de la Cour d’appel tout en ajoutant que son frère était toujours en discordance avec sa femme et son fils.

Les deux mis en cause, à savoir le fils et l’épouse, n’ont pas nié avoir maltraité la victime, mais ils ont rejeté l’avoir obligé à boire de l’esprit de sel. Toutefois, l’autopsie a révélé que ce mari et père a bien ingurgité de l’esprit de sable.
Qualifiant ce crime d’horrible et dépassant l’imagination, le représentant du ministère public a requis la peine capitale contre les deux mis en cause. Quant à l’avocat des deux mis en cause, il s’est contenté, lors de sa plaidoirie, de réclamer de leur accorder des circonstances atténuantes.


Verdict : Jugés coupables, le fils a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle alors que sa mère a écopé de 15 ans.

https://aujourdhui.ma

dimanche 25 octobre 2020

Un gendarme tue son collègue par erreur

La Cour d’appel d’Agadir a condamné un gendarme à une peine de 2 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 40 000 dirhams. L’homme est accusé d’avoir fauché mortellement son collègue, lors d’un contrôle à l’entrée de la ville.

Après avoir renversé son collègue, le conducteur, un gendarme détaché au centre de Taghazout, avait forcé le barrage en refusant de s’arrêter. Un mandat d’arrêt, lancé par le Commandement régional de la gendarmerie royale, a permis de l’interpeller, quelques jours plus tard.

Au moment du drame, rapporte le site Kech24, le gendarme était accompagné de sa petite amie. Celle-ci aurait permis aux enquêteurs de localiser le conducteur. Il a été poursuivi pour homicide involontaire et délit de fuite.

Selon l’enquête préliminaire, l’accident a eu lieu suite à une mauvaise manœuvre. L’automobiliste aurait perdu le contrôle de son véhicule, en tentant d’éviter une moto.

https://www.bladi.net 

mercredi 15 avril 2020

Covid-19 : La singularité de l’approche marocaine saluée par le RNI

Covid-19 : La singularité de l’approche marocaine saluée par le RNI
Hommage rendu aux décisions clairvoyantes de SM le Roi 
 
Le bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI) a tenu vendredi une réunion par visioconférence sous la présidence de Aziz Akhannouch pour débattre des derniers développements politiques mais également des circonstances actuelles et exceptionnelles traversées par le pays. «Au début des travaux, les membres du bureau politique se sont félicités des décisions clairvoyantes de Sa Majesté le Roi dès le début de cette crise ayant placé la santé des citoyens au dessus de toute considération, saluant par la même occasion la décision royale de la mise en place d’un fonds spécial de lutte contre les effets de Covid-19 et le suivi continu accordé par le Souverain aux mesures prises lesquelles ont été accueillies par un grand sens de responsabilité de la part des citoyennes et citoyens», annonce un communiqué du RNI.

Le parti précise, par ailleurs, que son bureau politique a salué la décision d’ouvrir la possibilité de participation aux donations au profit du fonds, devant tous les citoyens qui ont jusqu’ici fait part d’une mobilisation collective symbolisant les principes de la solidarité et la responsabilité citoyenne. Dans ce même cadre, le bureau politique s’est félicité des orientations royales pour prendre toutes les mesures nécessaires afin de préserver la santé de la population carcérale et la grâce royale accordée à nombre parmi les prisonniers selon des critères humanistes prenant en compte leurs âges, leurs états de santé ainsi que les peines purgées et la bonne conduite. Le bureau politique n’a pas manqué, non plus, de saluer la décision royale d’exonérer des droits de bail les locataires des locaux des habous consacrés au commerce, aux métiers, aux services et à l’habitation, à l’exception des fonctionnaires, pendant toute la période d’urgence sanitaire. Le bureau politique a manifesté sa fierté quant à l’esprit de responsabilité démontré par l’ensemble des citoyens marocains en respectant les orientations et les décisions des autorités compétentes et en appliquant les règles de confinement sanitaire et le port des bavettes afin de préserver la sécurité et la santé publique et contenir la pandémie du coronavirus.

Une plateforme interactive pour débattre du post Covid-19

Dans une démarche novatrice, le RNI veut préparer dès maintenant l’après crise engendrée par la pandémie du coronavirus. Pour ce faire, une plateforme électronique et interactive est mise à la disposition de tous les marocains. Ce fut d’ailleurs l’annonce phare de cette réunion du bureau politique du parti de la colombe. Un projet qui s’inscrit dans le cadre d’une interaction avec la recommandation issue de la réunion du Président du parti Aziz Akhannouch avec les coordinateurs régionaux pour l’élaboration d’une vision du RNI pour la période post-pandémie. «Le bureau politique annonce la mise en place d’une plateforme électronique et interactive baptisée : maba3d-corona.com en partenariat avec l’institution Al Mountada pour recevoir les participations et propositions émanant de toutes les forces vives de la nation notamment les entrepreneurs, les penseurs, les commerçants, les experts, les étudiants, les acteurs politiques, et les associations de la société civile, loin de toute exclusion ou considération partisane », apprend-on auprès de la direction du parti. Le RNI a appelé, dans son communiqué, tous les Marocains «à adhérer à ce débat ouvert autour des mesures et moyens à prendre après la pandémie pour garantir un retour en force de l’économie nationale et protéger tous les citoyens de toutes répercussions négatives provoquées par cette crise sanitaire».

La solidité de la structure de l’Etat mise en avant

Le bureau politique a insisté sur le fait que l’approche marocaine, a démontré la solidité de la structure de l’Etat dans le cadre d’un respect total des lois, des libertés et des droits de l’homme, saluant au passage les grands efforts consentis par le personnel de la santé, des membres de la Sûreté nationale, des Forces Armées Royales, de la Gendarmerie Royale, des Forces auxiliaires, de la Protection civile, des femmes et hommes de l’Education nationale ainsi que les fonctionnaires des collectivités territoriales. Tout en se félicitant du travail accompli par le comité de veille économique et le démarrage des versements des indemnités pour les salariés déclarés à la CNSS et les ménages ramédistes, le bureau politique appelle à accompagner les ménages ne disposant pas de cartes Ramed afin de bénéficier du dispositif d’aide des personnes impactées par le Covid-19 à travers la plateforme tadamoncovid.ma, lancée par le comité de veille.

Le bureau politique a, également, appelé le secteur bancaire à poursuivre sa mobilisation et son implication dans l’effort national pour faire réussir cette étape cruciale et sortir de cette crise avec les moindres dégâts.

Le bureau politique a, par ailleurs, salué les efforts consentis par le tissu industriel, notamment les acteurs de l’aéronautique et du textile pour la reconversion rapide pour la production de respirateurs et de masques de protection, ce qui a permis d’atteindre la fabrication de 3 millions de bavettes par jour à des prix abordables à tous. Le RNI s’est dit réconforté de voir la capacité de production portée à 5 millions d’unités par jour ce qui permettra de répondre à la demande locale et d’orienter une partie de la production vers l’export à des pays européens dans quelques semaines.

Le bureau politique s’est également félicité des mesures exceptionnelles prises par le Ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration et à leur tête, l’adoption d’un décret loi relatif au “déplafonnement des financements extérieurs”, pour permettre au Maroc de sécuriser ses besoins en devises à travers le recours aux marchés internationaux en raison de l’impact subi par plusieurs secteurs notamment le tourisme, les investissements directs étrangers et les métiers de l’export en plus des transferts des MRE.
Dans ce sens, le bureau politique fait savoir que le caractère particulier de la conjoncture actuelle ne peut être surmonté sans éviter les enchères politiques. La particularité de cette étape implique selon le parti, de concentrer et d’unifier tous les efforts des acteurs politiques et sociaux. Un appel a été lancé au gouvernement de continuer la mobilisation, à l’approche du mois sacré de Ramadan, en vue d’assurer la sécurité et la stabilité de l’approvisionnement des ménages.

Au moment où plusieurs organes médiatiques internationaux ont rendu hommage aux mesures et moyens déployés par le Maroc pour faire face à la pandémie, le RNI dénonce certaines voix dissonantes qui ont tenté de cibler l’approche marocaine en diffusant de fausses déclarations et lectures biaisées et en méprisant le grand sens de responsabilité des Marocains.

Dans les affaires partisanes, le bureau politique a invité les bases du parti ainsi que toutes ses organisations parallèles et organismes professionnels pour augmenter la cadence de communication avec toutes les composantes de la société, en total respect des mesures de confinement, dans le but de contribuer aux efforts de l’État pour lutter contre la pandémie, et ce à travers l’utilisation de tous les moyens de communication disponibles. Le parti a aussi invité tous ses militants pour répondre à l’appel des centres de transfusion sanguine afin de faire don de sang conformément aux exigences sanitaires dictées.

vendredi 16 août 2019

Assilah : Saisie par la Marine Royale de plus de 4 tonnes de chira


Une unité de la Marine Royale en mission en Atlantique a réussi, jeudi 15 août 2019, à déjouer une opération de trafic de stupéfiants au large d’Assilah et à saisir 130 ballots de chira d’un poids total de plus de 4 tonnes, apprend-on de source militaire.

Cette opération est intervenue à l’issue d’une longue course poursuite de trois Go-Fast, précise-t-on de même source.

Le produit de cette prise ainsi que les éléments d’enquête ont été remis à la Gendarmerie Royale pour les procédures judiciaires en vigueur, ajoute-t-on.

mercredi 5 juin 2019

Un fkih kidnappé et séquestré par des chasseurs de trésor

kidnapping

Trois personnes ont kidnappé et séquestré un fkih, à Ait Ourir dans la région de Marrakech, pour les avoir arnaqué en leur promettant l’extraction d’un trésor enterré.
Les éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie royale de la commune d’Ait Ourir (région de Marrakech) ont délivré un fkih kidnappé et séquestré par trois personnes, nous apprend le quotidien arabophone Assabah dans son édition spéciale Aid Al Fitr (4-5-6 juin).

Les ravisseurs se vengeaient du fkih qui les avait arnaqués. Il leur a soustrait d’importantes sommes d’argent avec la promesse de les guider à un trésor enterré.


Le journal précise que les chasseurs de trésor ont donné plus de 140.000 dirhams au fkih pour qu’il puisse acheter du mercure, élément chimique essentiel à l’extraction du présumé trésor.


Les services de la gendarmerie royale ont pu sauver le fkih des mains de ses kidnappeurs suite à l’appel d’un citoyen d’Ait Ourir qui suspecteait la séquestration d’un homme chez ses voisins. Selon Assabah, les cris émanant du garage de ses voisins ont éveillé ses soupçons.


La brigade territoriale a aussitôt mobilisé ses éléments qui se sont rendus sur place et ont arrêté les individus en flagrant délit. Les mis en cause ont été placés en garde à vue à la disposition de l'enquête menée sous la supervision du Parquet compétent.


http://fr.le360.ma

mercredi 15 mai 2019

63è anniversaire des FAR: SAR le Prince Moulay El Hassan préside un ftour-dîner offert par SM le Roi


Par ordre de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, Chef suprême et Chef d’État-major Général des Forces Armées Royales (FAR), Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé mardi au Cercle Mess Officiers de Rabat, un ftour-dîner offert par SM le Roi à l’occasion du 63è anniversaire de la création des FAR, selon un communiqué de l’État-major Général des FAR.
A son arrivée au mess, SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a été salué par l’Inspecteur général des FAR et le Commandant d’Armes Délégué de la Place de Rabat-Salé, avant de passer en revue un détachement du Bataillon de Quartier Général, qui rendait les honneurs.
Son Altesse Royale a été ensuite salué par le Chef du gouvernement, M. Saâd Dine El Otmani, le ministre délégué auprès du Chef de Gouvernement, chargé de l’Administration de la Défense Nationale, M. Abdeltif Loudyi, le Général de Corps d’armée Mohamed Haramou, commandant la Gendarmerie Royale, le général de division aérienne El Abed Alaoui Bouhamid, inspecteur des Forces Royales Air et le Général de brigade Mohammed Berrid, Chef du 3ème bureau.
Ont pris part à ce ftour-dîner, le Chef du gouvernement, le président de la Chambre des représentants, le président de la Chambre des conseillers, les Conseillers de Sa Majesté le Roi, les membres du gouvernement, le président de la Cour Suprême, le Procureur général du Roi près cette cour, le Président de la Cour constitutionnelle, les Officiers supérieurs de l’État-major Général des FAR, les Attachés militaires étrangers accrédités à Rabat, le Directeur général de la Sûreté nationale, les directeurs des cabinets royaux, le wali de la région de Rabat-Salé-Kénitra, ainsi que d’autres personnalités civiles et militaires.
Le 63è anniversaire de la création des FAR a été célébré au niveau des différentes Places d’Armes, Garnisons et Unités des FAR, à travers des cérémonies marquées notamment par la levée des couleurs, la lecture de l’ordre du jour adressé par Sa Majesté le Roi, Chef Suprême et Chef d’État-major Général des FAR, aux membres des FAR, la remise de décorations ainsi que des défilés des troupes.
La même cérémonie a été organisée au niveau des formations de la Zone Sud et des contingents des FAR déployés dans le cadre imparti.

lundi 29 avril 2019

Plage de Harhoura, une vie sauvée in extremis par un hélicoptère de la gendarmerie royale





Un pêcheur qui était à bord d'une embarcation artisanale de pêche a péri par noyade ce samedi au large de Harhoura tandis que son compagnon a été repêché sain et sauf par une équipe de la gendarmerie royale, a appris le360 auprès des autorités locales.
Ce samedi 27 avril, la gendarmerie royale a reçu un appel de détresse l'informant qu'une embarcation faisait face à une mer très agitée avec des houles de quatre mètres de haut. Un hélicoptère de la gendarmerie royale s'est rapidement rendu sur les lieux où elle a réussi à secourir un pêcheur et récupérer le corps d'un autre qui est malheureusement mort noyé.


Cover Vidéo - OPÉRATION DE SAUVETAGE MENÉE CE SAMEDI PAR LA GENDARMERIE ROYALE AU LARGE DE HARHOUR

Une enquête a été ouverte par la gendarmerie royale pour déterminer les circonstances exactes de ce tragique incident.

Il faut rappeler que des centaines d'embarcations de pêche artisanale opèrent, parfois sans respect de la réglementation, au large de Harhoura, une station balnéaire située à 15 km au sud de Rabat.

 

mardi 19 mars 2019

Plus de 50 migrants secourus par la Marine royale au large de Nador



Trois personnes ont péri durant la traversée.

 
 

Cinquante-trois subsahariens candidats à la migration irrégulière, dont dix femmes, ont été secourus, durant la nuit de dimanche à lundi, par un garde-côtes de la Marine royale au large de Nador, rapporte la MAP de source militaire. Les migrants étaient en difficulté à bord d’une embarcation pneumatique dégonflée, indique la même source.

Ces candidats à la migration, dont certains étaient dans un état de santé dégradé, ont reçu les premiers soins nécessaires à bord de l’unité de la Marine royale, avant d’être ramenés au port de Nador et remis à la brigade de la Gendarmerie royale pour procédure d’usage.

Trois cadavres retrouvés à bord de l’embarcation secourue ont été évacués sur la morgue de l’hôpital El Hassani de Nador, selon la même source.

La veille, les passagers de l’embarcation avaient alerté de leur situation la militante des droits des migrants, membre de l’association Walking Borders (Caminando Fronteras). 
 

“Encore une fois l’angoisse de voir la mort se rapprocher. La barque avec 55 personnes a appelé: on a entendu des cris, des supplications, et la crainte de qui connaît la limite de sa survie. Ils ont le droit de vivre.”

L’opération de secours intervient quelques jours après le décès de 45 personnes aux larges des côtes marocaines. Ces derniers se trouvaient à bord d’une embarcation dans laquelle se trouvait 67 personnes, racontait alors au HuffPost Maroc Helena Maleno.

“22 personnes ont survécu, sauvées par la marine royale marocaine. 45 personnes sont mortes. Parmi elles, une jeune fille de 14 ans qui voyageait avec son grand-frère et une femme enceinte”, indiquait-elle.

Selon l’OIM, en 2018, 769 migrants sont morts en essayant de se rendre en Espagne par la mer. 
 

lundi 25 février 2019

De Rabat à Tiznit : Plus de 600 km parcourus par la caravane de la sécurité routière


Cette nouvelle génération de radars détecte la vitesse des véhicules aussi bien pendant le jour que la nuit. Ils peuvent capter la vitesse sur une distance de 1.200 mètres. C’est une distance largement suffisante pour que le gendarme ou le policier ne soit pas vu par le contrevenant. Ces radars sont également capables d’enregistrer jusqu’a 10.000 infractions.

Radars ultra-performants, sensibilisation des usagers, dons de sang, inauguration de projets… la caravane itinérante de la sécurité routière, organisée du 21 au 23 février par le CNPAC, a parcouru plus de 600 km. Celle-ci a fait escale dans plusieurs villes dont Rabat, Benslimane, Marrakech, Agadir et Tiznit dans le cadre de la journée nationale de la sécurité routière. L’objectif étant d’inspecter et de lancer plusieurs projets liés à la sécurité routière. Tout au long de ce périple présidé par Najib Boulif, secrétaire d’État chargé du transport, accompagné de Benacer Boulaajoul, secrétaire permanent du Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC, véritable cheville ouvrière de cette initiative), se sont arrêtés sur certains projets dont voici les étapes les plus marquantes.

280 radars ultra-performants pour traquer les dépassements de vitesse

Les usagers de la route n’ont qu’à bien se tenir. Un dispositif performant a été mis en place par le CNPAC pour détecter les dépassements de vitesse. Ainsi, 280 radars ont été distribués aux autorités concernées dont 140 pour la Gendarmerie royale et 140 pour la police nationale, en attendant la deuxième portée de radars qui sera mise en place pour 2019. «Cette nouvelle génération de radars détecte la vitesse des véhicules aussi bien pendant le jour que la nuit. Ils peuvent capter la vitesse sur une distance de 1.200 mètres. C’est une distance largement suffisante pour que le gendarme ou le policier ne soit pas vu par le contrevenant. Ces radars sont également capables d’enregistrer jusqu’a 10.000 infractions», précise Benacer Boulaajoul, secrétaire permanent du Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC), lors d’une cérémonie organisée à Rabat le 21 février 2019.

Et d’ajouter : «Nous espérons à travers ces équipements impacter le comportement des usagers et faire respecter la loi. Conjugué à la vitesse, un accident de la route a des conséquences plus dramatiques causant soit la mort, soit un handicap à vie». En termes de budget, cette opération a nécessité une enveloppe de 27 millions de dirhams. Sur le plan technique, contrairement aux radars traditionnels, ces radars de fabrication américaine permettent de mesurer la vitesse avant l’arrivée du véhicule et après avoir dépassé le radar. Ils combinent entre la vidéo et le laser ainsi que le système GPS. En plus de mesurer et d’enregistrer la vitesse, ces radars manuels peuvent capturer des preuves vidéo et des photographies des auteurs de violations du code de la route. Ils permettent également l’identification et l’enregistrement du modèle de voiture, de la plaque d’immatriculation, de l’emplacement et même des caractéristiques faciales du conducteur, avec des données géographiques détaillant les coordonnées du GPS et d’autres informations sur la circulation.


Plus de 149 MDH pour le Centre national d’éducation de la sécurité routière

Le 21 février 2019, la caravane a fait escale à Benslimane et plus précisément au chantier du Centre national de la sécurité routière afin de constater sur place les travaux en cours. Ce centre fera du Maroc un pionnier en la matière au niveau africain, a souligné le secrétaire d’État chargé du transport, Najib Boulif, à cette occasion précisant que ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de la sécurité routière 2017-2026 qui prévoit plusieurs mesures dont certaines portent sur le comportement des usagers de la route, l’éducation et la formation et d’autres sont relatives aux infrastructures, aux véhicules et à leur état mécanique. En termes de chiffres, ce projet est étalé sur une surface de 5 hectares dont 3.939 mètres carrés sont couverts. L’espace réservé à la piste est de 39.290 mètres carrés. En termes de financement, le budget d’investissement est de 149,8 millions de dirhams. Ce centre vise à créer un espace clôt reproduisant les principales configurations de la route et permettant de faire vivre les risques liés à la conduite et les éviter. Le projet compte des salles de cours équipées par un matériel audiovisuel et informatique. Ce centre sera destiné dans un premier temps aux professionnels avant d’être ouvert à l’ensemble des citoyens. Il dispose entre autres de plateaux d’exercices avec des pistes fermées et protégées et des plateaux d’exercices reproduisant des situations à risque, une ligne droite, un virage et une pente pour les exercices pratiqués.

Les enfants sensibilisés pour la conduite en vélo

Dans l’après-midi la caravane a été accueillie par les enfants de l’école Zohra à Marrakech. A l’entrée de l’école, l’association Pikala y a tenu un atelier de réparation de vélos avec l’assistance de cyclistes professionnels. «La bicyclette est le premier moyen de transport des enfants. Pour créer un impact positif dans le domaine de la sécurité routière il faut commencer avec les enfants. 50 vélos ont été réparés grâce à nos 6 cyclistes professionnels d’Angleterre et de Hollande. Sur place, plus de 100 enfants ont pu bénéficier de cet atelier de nos experts. C’est un projet qui sera lancé dans d’autres villes prochainement», explique Cantal Bakker, directrice de Pikala. A l’intérieur de l’école, les enfants ont participé à des jeux sur l’éducation routière et la conduite en vélo. Les enfants ont reçu des permis de conduire symboliques en guise d’encouragement.


Des projets d’aménagements lancés à Marrakech

A la commune de Souihla à Marrakech, le secrétaire d’Etat a lancé les travaux de réalisation d’un carrefour giratoire au niveau de la route nationale 8. Ce point connaît le passage de 15.642 véhicules. Le projet nécessite une enveloppe budgétaire de 4,4 millions de dirhams et le démarrage des travaux est annoncé pour le mois de mars. Par ailleurs, une passerelle piétonne métallique d’une longueur de 35 mètres et érigée à une hauteur de 5 mètres, se trouvant dans la route nationale numéro 7 dans la ville de Tamansourt, a également été mise en œuvre.

Aménagement urbain: Un guide destiné aux acteurs locaux présenté

Dans la matinée du 22 février 2019, la caravane s’est rendue au siège du conseil de la région du Souss-Massa pour la présentation d’un «Guide référentiel pour aménagements de sécurité routière dans le milieu urbain», destiné aux acteurs locaux. Ce document exhaustif comporte tout ce qu’il faut respecter pour la réalisationdes aménagements liés à la réduction de la vitesse, des aménagements liés aux dimensions des voies, des intersections, des carrefours giratoires, des intersections avec les lignes de TCSP, des aménagements des zones de stationnement, les aménagements pour piétons, des aménagements cyclables, des aménagements aux abords des établissements scolaires, des aménagements aux abords des établissements hospitaliers et administratifs, des aménagements aux abords des centres commerciaux et de loisirs, des aménagements aux abords des gares routières et ferroviaires, des aménagements liés aux chantiers urbains et la signalisation. Ce guide a été élaboré suite aux études réalisées par le CNPAC concernant l’identification des zones d’accumulation des accidents de la circulation en milieu urbain.

Gare routière Inzegane: Les professionnels de la route ciblés par une campagne de dépistage

A la gare routière d’Inzegane, le CNPAC; en collaboration avec l’Association marocaine des médecins agréés à certifier l’aptitude médicale au permis de conduire (Asmamap) a organisé dans la même journée au profit des professionnels de transport une campagne de sensibilisation et de dépistage dans le cadre de la journée nationale de la prévention des accidents de la route. «Cette campagne consiste à faire les examens cliniques et tous les examens nécessaires pour pouvoir évaluer l’aptitude à la conduite de ces professionnels. En contrepartie quand on décèle une anomalie ou une pathologie quelconque qui peut compromettre la conduite ou oriente l’intéressé : Si par exemple il a besoin de lunettes de compensation ou des prothèses auditives on va leur livrer cet équipement gratuitement, la prise en charge sera en fonction des besoins. Examen de la vision, appareils auditifs, appareils cognitifs, le diabète, l’hypertension, trouble de sommeil…On essaye de faire le tour sur l’ensemble des pathologies et des six classes qui peuvent constituer une contrainte pour la conduite», explique Mohamed Riad, vice-président de l’Asmamap. Pour sa part, Izigui El Houssein, de l’Association des transporteurs et agences et leurs représentants (Atar) dans la région au niveau de la gare routière d’Inzegane, explique que «c’est une initiative destinée aux conducteurs ayant la carte professionnelle et nous avons enregistré aux premières heures de l’opération plus d’une centaine d’inscrits».


Tiznit : Un centre d’éducation routière inauguré

Un peu plus au sud et plus précisément à Tiznit, le secrétaire d’Etat chargé du transport a inauguré un centre interactif d’éducation routière. Formant une centaine d’élèves par semaine, il est composé d’un réseau de pistes cyclables avec des panneaux de signalisation sur une superficie d’environ 6.978 mètres carrés. Les bâtiments attenant à cet espace comprennent une piste de 50 mètres carrés, une salle d’examen, des bureaux, des vestiaires, des espaces de stockage, une salle d’examen et une buvette. Au total, la superficie totale des bâtiments construite est d’environ 270 mètres carrés. Actuellement, 3 centres de ce genre sont opérationnels et d’ici la fin de l’année 7 seront réalisés. Ils visent entre autres à enseigner aux enfants les règles de base de la circulation routière par le biais de simulations cyclistes.

Les accidents de la route coûtent 15 milliards DH chaque année

 
 
Nos routes sont meurtrières et les pertes humaines sont considérables. Rien qu’en 2018, plus de 3.000 morts ont été enregistrés. «A l’horizon 2026 on espère réduire le nombre de décès liés aux accidents de la route à 50%, soit moins de 2.000 morts par an», précise le ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, Abdelkader Amara, lors du Forum régional sur la sécurité routière en faveur des instructeurs de conduite de la région qui s’est déroulé le 23 février à Agadir ajoutant que les accidents de circulation coûtent 15 milliards de dirhams chaque année au Maroc.

En termes d’infrastructures, 5 à 6 milliards de dirhams sont destinés annuellement pour améliorer les routes, a expliqué le ministre. Par ailleurs, il a insisté sur le fait que le facteur humain continue d’être la première cause des accidents de circulation (90% des cas). Dans ce sens, il a mis l’accent sur l’encadrement du comportement des usagers et le rôle des moniteurs dans cette stratégie.
 

mercredi 6 février 2019

Les repas des personnes placées en garde à vue bientôt pris en charge par le budget de l’Etat

Réforme de la procédure pénale

Les repas des personnes placées en garde à vue bientôt pris en charge par le budget de l’Etat

Les repas des personnes placées en garde à vue et des mineurs délinquants retenus dans les postes de police et de gendarmerie royale seront pris en charge par le budget de l’Etat. C’est ce que prévoit le nouveau projet de loi n°89.18 modifiant et complétant la loi n°22.01 relative à la procédure pénale. Adopté mardi dernier lors d’une séance plénière de la chambre des représentants, le texte de loi prévoit la publication d’un nouveau texte organisant les modalités de cette prise en charge dans les prochains jours. Présentant il y a quelques semaines les dispositions de cet amendement de la procédure pénale devant les membres de la Commission de justice, de législation et des droits de l'homme, le ministre de la justice, Mohamed Aujjar avait souligné que le texte avait pour ambition de préserver la dignité des personnes placées en garde à vue. Dans ce sens, le responsable gouvernemental avait rappelé que près de 350 000 personnes sont placées chaque année en garde à vue par les services de la police et de la gendarmerie. Les six premiers mois de l’année 2018 avait enregistré le placement de 176.312 personnes, dont 9.155 mineurs, en garde à vue.

lundi 10 décembre 2018

Migration clandestine: de nouveaux "harragas" sauvés par la Marine royale

Patrouilleur marine royale
Le patrouilleur Bir Anzarane.

Des garde-côtes de la Marine royale, en collaboration avec la Gendarmerie royale, ont porté assistance à des dizaines de candidats à la migration clandestine.
Des garde-côtes de la Marine royale, en collaboration avec la Gendarmerie royale, ont porté assistance, ce samedi matin au niveau du Cap des Trois Fourches près de Nador, à 72 candidats à l'émigration clandestine, dont 53 personnes originaires de pays de l'Afrique subsaharienne et 19 personnes originaires de pays d'Asie.

Parmi ces candidats à l'émigration sans-papiers se trouvaient des femmes et des enfants, a-t-on appris auprès d'une source militaire.

L'ensemble de ces migrants ont été ramenés sains et saufs dans le port de Nador, précise cette source. 

jeudi 22 novembre 2018

Maroc: vous pouvez payer vos infractions routières par carte bancaire

Les automobilistes contrevenants au Code de la route pourront bientôt payer par carte bancaire leur contravention à l’agent verbalisateur sur place. C’est ce qu’a déclaré, lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants, Mohamed Najib Boulif, secrétaire d’État chargé des transports au ministère de l’Equipement, des Transports et de la Logistique.
Le secrétaire d’Etat compte équiper la police et la gendarmerie royale de matériel électronique pour le paiement des infractions routières (radars, stop, feu rouge…).
Cette mesure intervient après la controverse qui a été soulevée plus d’une fois, de laisser à la libre appréciation de  l’agent verbalisateur (policier ou  gendarme) d’accepter ou refuser  le payement par “chèque”. L’obligation de faire payer en espèces, le contrevenant étant plutôt d’usage sur nos routes. A cette question, Boulif a rétorqué que selon l’article du code de la route, “les amendes sont payées en espèces ou par chèque, ainsi que par tout autre moyen d’exécution déterminé par l’administration”. Il a appelé les citoyens à se plaindre en cas de refus de recevoir des chèques.

lundi 5 novembre 2018

Bouknadel: la responsabilité directe de l’ONCF escamotée par l’enquête


Un seul homme, Larbi Rich, conducteur du TNR n°9 qui a déraillé le 16 octobre à Bouknadel est pour l’instant accusé des négligences ayant causé 7 morts et des dizaines de blessés. Pourtant l’ONCF est directement responsable de la tragédie. Promis depuis des années, son programme de système d’arrêt automatique des trains (ATP) en cas d’urgence n’a toujours pas été mis en place, lui aussi retardé par les investissements sur la LGV. Révélations
De l’enquête de la Gendarmerie royale sur l’accident de train mortel survenu le 16 octobre à hauteur de la bourgade de Bouknadel, à mi-chemin entre Rabat et Kénitra, il ressort une série inquiétante de lacunes, d’approximations et de zones d’ombres. Dans sa série de révélations, Médias24, qui a épluché le rapport de 130 pages établis par les gendarmes, il ressort surtout des défaillances inqualifiables en terme de sécurité ferroviaire.

D’abord sur les doutes exprimés à propos du système de signalisation dont le constat a été confié à la firme canadienne Bombardier, alors que celle-ci est justement le prestataire de l’ONCF qui l’a installé. Un problème de fond puisque Bombardier ne peut être considérée comme juge et partie.

L’enquête, selon ce qu’a rapporté Medias24, révèle que la vitesse des trains dépend en fait seulement du conducteur et du chef du train. « Si ces derniers voient la signalisation ou la respectent, elle dépend donc de la signalisation. Sinon, elle ne dépend que du facteur humain », explique la même source. Dans le cas d’espèce, le TNR n°9 assurant la navette entre Casablanca et Kénitra aurait, selon les conclusions des enquêteurs, déraillé à cause justement d’un excès vitesse : 158 km/h au lieu des 60 km/h fixés comme limite sur le tronçon de l’accident en raison de l’établissement d’un aiguillage ne pouvant être négocié à vive allure par le train.

L’absence de système ATP au centre de la sécurité ferroviaire

L’enquête ajoute qu’aucun dispositif central « ne permet de connaître instantanément la vitesse des trains en mouvement ». « En Europe, et selon d’autres sources du domaine, il existe maintenant des dispositifs adaptés qui arrêtent automatiquement les trains dépassant la vitesse autorisée », commente alors Médias24.

Or, c’est justement ce point important que le rapport de la Gendarmerie royale survole alors qu’il nécessite davantage d’investigations et de réponses de la part de l’ONCF.

A y regarder de plus près, cet aspect escamoté de l’enquête élargi le champ des responsabilités qui ne pèsent à date d’aujourd’hui que sur les épaules de Larbi Rich, le conducteur du train, accablé, selon la version officielle, de l’entièreté de la faute, d’autant qu’il est poursuivi en état de détention pour homicide et blessures involontaires alors qu’il conteste que la signalisation a bien fonctionné et que l’enregistrement réalisé par une caméra à l’avant du train a été effacé « par inadvertance ».« Il ne faudrait pas que Larbi Rich soit le bouc émissaire d’une affaire où des doutes importants existent sur le dispositif de sécurité de nos trains », s’inquiète cette semaine TelQuel dans son éditorial… 

Et plus que des doutes, ce sont des aspects essentiels mais manquants de l’enquête déjà jugée expéditive qui interpellent. Au-delà des zones d’ombres sur lesquelles la justice est censée statuer, c’est le fameux dispositif d’arrêt automatique des trains (ATP), manifestement inexistant sur les rames des trains marocains, alors que sa mise en place avait été programmée depuis des années par l’ONCF qui pose problème, mais sur lequel l’enquête de la Gendarmerie royale ne s’attarde pas. Le hacker qui a divulgué les tares informatiques de l’ONCF en fait état dans une vidéo récemment mise en ligne.


Le système en question dénommé « ERTMS niveau 1 », dont une partie spécifique est désignée « ETCS niveau 1 », permet au-delà de toute erreur ou négligence humaine de freiner automatiquement un train lancé en survitesse.

En novembre 2014, l’Allemand Siemens annonçait par voie de communiqué avoir « réalisé pour le compte de l’ONCF le premier système européen de contrôle de vitesse de trains ETCS niveau 1 installé sur une centaine de rames et locomotives », ajoutant que « ce premier système en Afrique validé par l’organisme Allemand TÜV permettra de rendre le réseau ferroviaire marocain l’un des plus sûrs du continent ».

Le Français Thales explique sur son site internet avoir « déployé ses solutions de signalisation ferroviaire sur la ligne Taourirt-Béni Ansar en 2007 et a installé le premier système ETCS sur la ligne Rabat-Casablanca en 2009. Un système de contrôle Thales a également été installé en 2013 pour la ligne Nouaceur-Jorf Lasfar ».

Enfin, en novembre 2017, Bombardier Transport, présent à Casablanca depuis 2011, après l’attribution par l’ONCF d’un contrat pour 14 locomotives électriques sur la ligne Casablanca-Rabat, mettait en exergue dans un communiqué « le contrat obtenu (en 2014) pour l’équipement de la ligne entre Casablanca-Kénitra et Sidi Yahya-Tanger du système ERTMS niveau 1 », mais dont le déploiement n’a concerné que 30 km de voies ferrées

Un constat accablant de la Cour des comptes en 2015

Qu’en est-il donc de ce système confié à trois entreprises internationales majeures dans le domaine du rail, mais dont personne ne parle spécifiquement dans le cadre de l’enquête sur l’accident de Bouknadel ?

Dans son rapport daté de 2015 sur l’état de l’Office des chemins de fers, la Cour des comptes, fait référence dans son chapitre 1.3 consacré à aux « Projets liés à la sécurité des circulations » au « nouveau système que l’ONCF a projeté d’installer, avant sa généralisation sur tout le réseau, entre la gare Rabat Agdal et Ain Sbâa. Il s’agit d’un système de supervision automatique de la conduite des trains qui prend le relais en cas de défaillance du conducteur pour s’assurer que l’action la plus sécuritaire est prise ».

La Cour observe à ce sujet que « certaines insuffisances ont été relevées à savoir : retard dans certaines phases du projet  recours insuffisant à l’assistance externe  réception des travaux sans levée préalable des réserves  absence de fiches attestant des essais des machines équipées du système  maintenance non encadrée et système non encore opérationnel ».
 
Extrait du rapport de la Cour des Comptes de 2015

Lors de la 12ème conférence mondiale sur le système ERTMS tenue à Bruxelles en février-mars 2016, El Mehdi Benqassmi, chef du département des opérations relevant de la direction LGV de l’ONCF faisait un exposé sur « la situation actuelle et le développement futur de l’ERTMS au Maroc ». Il indiquait alors dans sa présentation, qu’un système de ce type n’avait pas encore été mis en place sur les trains circulant au Maroc : « Il n’y a pas de système ATP avant la mise en œuvre de l’ERTMS – >  Pas d’historique », mentionnait-il dans son diaporama.

Extrait de l'exposé du chef du département des opérations de l'ONCF reconnaissant que le système ATP est inexistant au Maroc

Dans son graphique détaillant les phases de son implémentation, Benqassmi indique cependant qu’un premier segment de 86 km, réalisé par Thalès, est d’ores et déjà « en service » entre Casablanca et Rabat. Un second étiré sur 430 km, confié cette fois-ci à Bombardier sur les portions Casablanca-Tanger-Ras Rmel est spécifié comme « en construction ». Enfin, un troisième et dernier devant équiper les segments sud, jusqu’à Jorf Lasfar-Marrakech et ouest, jusqu’à Beni Ansar-Oujda, totalisant 1 020 km est quant à lui « projeté » sans précision de calendrier.

Carte du phasage d'implémentation du système d'arrêt automatique des trains présentée par l'ONCF au printemps 2016 à Bruxelles

Quid du contrat conclu avec Bombardier en 2014 ?

Pour résumer, le système confié à Thalès serait opérationnel depuis 2009 sur l’axe Rabat-Casablanca, celui attribué à Bombardier en 2014 et qui comprend le tronçon Rabat-Kénitra, objet de l’accident de Bouknadel, serait toujours très peu développé, sinon au point mort. Raison invoquée par des sources internes à l’ONCF : la priorité donnée à la ligne LGV Casablanca-Tanger. Ce n’est d’ailleurs qu’en décembre 2016 que l’ONCF s’est équipée de six simulateurs ETCS livrés par la société Transurb. Celle-ci communiquait à cette occasion en affirmant que « pour familiariser les conducteurs marocains avec l’ERTMS, nous avons configuré 100 kilomètres génériques sur le niveau 1 de l’ERTMS et 200 kilomètres de pistes précises sur le niveau 2 de l’ERTMS ».

Deux jours avant l’accident de Bouknadel, un train a déraillé à Taïwan faisant un nombre conséquent de victimes. Le conducteur du train a lui aussi été pris pour responsable de la tragédie puisqu’il avait négocié une courbe à 140 km/h au lieu des 70-80 km/h réglementaires sur ce segment. Et pour cause, l’enquête sur l’accident du Puyuma Express avait conclu que le conducteur en question avait désactivé le système de contrôle de la vitesse, le fameux Automatic Train Protection (ATP) en raison de problèmes d’alimentation électrique du train. Ce qui explique sa trop grande vitesse au moment de l’accident, selon un tribunal taïwanais. Le conducteur a été libéré le même jour sous caution après avoir été interrogé. Celui du TNR n°9 marocain n’en disposait pas, mais cela l’a tout de même conduit à la case prison…

lundi 29 octobre 2018

Nador: 20 migrants marocains retrouvés morts


Quatre ont pu être sauvés par des pêcheurs.

Juan Medina / Reuters Image d'illustration.

La Méditerranée continue d’emporter les vies des migrants. Vingt corps ont été retrouvés samedi à la plage de Charrana, près de Nador. Quatre migrants ont quant à eux été sauvés par des pêcheurs à bord de bateaux traditionnels, a rapporté l’agence de presse espagnole, EFE.

Les 24 migrants, qui tentaient de rejoindre la plage d’Alboran à bord d’un bateau pneumatique, avaient pris le large vendredi soir à partir d’une plage voisine de Melilla. Tous les passagers sont de jeunes marocains originaires de la région de Mariouari.

Les cadavres ont été transportés à la morgue de l’hôpital Hassani de Nador alors que deux des survivants ont reçu les traitements nécessaires dans le même hôpital. Les deux autres rescapés ont été emmenés à la gendarmerie royale pour ouvrir une enquête sur l’incident.

Le président de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) de Nador, Omar Naji, a confirmé quant à lui au HuffPost Maroc un total de 16 morts et 4 survivants.

À Nador, le bilan des migrants morts en mer s’alourdit. Depuis le début de l’année, 102 cadavres de migrants subsahariens et marocains ont été reçus à la morgue de l’hôpital de Nador, selon l’AMDH qui affirme que l’année 2018 a été “la plus meurtrière”. Omar Naji dénonce les politiques européennes et marocaines de migration “de plus en plus sévères” qui font que les migrants aient recours à l’immigration clandestine à bord de dangereux bateaux.

Par ailleurs, près de 4.700 migrants ont été arrêtés à Nador depuis août dernier, selon le président de l’AMDH Nador, qui précise que ces derniers sont souvent relâchés “loin des frontières dans les régions de Tiznit ou Béni Mellal”.

Malgré les cadavres qui se multiplient, le ministère de l’Intérieur ne s’est pas encore exprimé sur ces flux importants de migrants. Le 20 octobre, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, s’était entretenu, à Madrid, avec son homologue espagnol Fernando Grande-Marlaska. Les deux ministres ont principalement abordé la question migratoire et les moyens pour faire face à ces flux, “dont la majorité sont motivés par des raisons économiques”, avait déclaré Grande-Marlaska à la presse.”

https://www.huffpostmaghreb.com

vendredi 26 octobre 2018

Les repas des personnes en garde à vue seront pris en charge par l'Etat


Suite à l'adoption par le gouvernement d'amendements relatifs à la procédure pénale, l'Etat prendra désormais en charge les repas destinés aux personnes placées en garde à vue, mineurs compris.



Le Conseil de gouvernement, réuni le jeudi 25 octobre, a adopté le projet de loi n° 89.18, modifiant et complétant les articles 66 et 460 du Code de procédure pénale, qui vise à mettre en place un cadre juridique pour la prise en charge par l’État des repas des personnes placées en garde à vue.

Selon le ministère de la Justice, qui a préparé et présenté ces amendements, cette décision vise à se conformer aux engagements du royaume en matière des droits de l’homme mentionnés dans l’article 23 de la Constitution de 2011.

Un nouveau projet qui coûtera environ 60 millions de dirhams à l’Etat, puisqu’il s’agira de nourrir en moyenne 390.000 personnes qui passent par la case « garde à vue ».

Selon une source gouvernementale contactée par TelQuel, l’entrée en vigueur de ces amendements nécessitera l’adoption d’autres textes dans le but « d’encadrer l’intervention de la DGSN et de la gendarmerie royale« , ainsi que le lancement de marchés pour que ces repas soient pris en charge par des entreprises privées. 
 

vendredi 14 septembre 2018

Al Haouz : Sauvée par le sida !

Al Haouz : Sauvée par le sida !
Au douar Sello relevant de la commune rurale Aït Faska, dans la province d’Al Haouz, une septuagénaire anglaise résidant au Maroc a échappé de justesse à un viol.
Selon la plainte que cette femme avait déposée auprès des éléments de la gendarmerie royale, un jeune homme du douar qui, semble-t-il, était sous l’effet de la drogue, a fait irruption chez elle, la nuit du mardi 4 courant. 
Sans vergogne, il l’a sollicitée de lui céder sans prendre en considération son âge avancé. Intelligente, elle lui a demandé de ne pas la toucher, non pas qu’elle ne veuille pas partager avec lui le même lit, mais qu’elle a le sida. Croyant à ses paroles, le jeune homme s’est retiré sans la toucher. Le lendemain, mercredi 5 septembre, la septuagénaire s’est rendue chez les gendarmes pour porter plainte. Mobilisés, les enquêteurs sont arrivés à identifier l’auteur de cette tentative de viol et l’arrêter. Il s’agit d’un jeune homme de 29 ans qui a été traduit, dimanche dernier, devant le procureur général près la Cour d’appel de Marrakech.

vendredi 24 août 2018

Maroc : une mineure violée et mutilée par plusieurs hommes

L’agression s’est déroulée dans la ville de Béni Mellal, dans le centre du Maroc. Une jeune fille de 17 ans a été l’objet d’un viol collectif commis par pas moins de dix jeunes âgés entre 18 et 27 ans. Ces derniers, non satisfaits de leur sale besogne, ont brûlé plusieurs parties du corps de la victime à l’aide de cigarettes.
Selon Youssef Adnani, membre de l’Association marocaine des droits de l’Homme, cité par la presse marocaine, les agresseurs ont, après avoir violé la jeune fille, mutilé des parties de son corps avec des bouts de cigarettes allumées.
Ce sont des citoyens qui ont découvert la victime et l’ont emmené au poste de la gendarmerie royale. Ces derniers l’ont envoyée chez un médecin légiste pour établir un certificat.
D’après la même source, huit suspects ont été arrêtés. Ils comparaîtront en septembre prochain devant le tribunal de Béni Mellal. Quant aux deux autres, ils sont toujours en fuite.



jeudi 25 janvier 2018

Sept SDF tués par « un serial killer » dans la région d’Agadir



La gendarmerie royale et la police de la région d’Agadir sont en alerte maximale depuis plusieurs semaines suite à la mort de plusieurs SDF dans des circonstances similaires.

Le mode opératoire de ce « serial killer », comme l’appelle le journal Assabah est le même. Ce dernier surprendrait les SDF dans leur sommeil en leur jetant une pierre sur la tête avant de prendre la fuite.

Plusieurs SDF ont ainsi été tués à Aït Melloul, Inezgane ou encore Kliaâ et il se pourrait même que le tueur soit également SDF, pensent les enquêteurs. Toutefois, aucune piste n’est pour l’instant privilégiée.

Une réunion de la police et de la gendarmerie, ainsi que d’autres services de sécurité, s’est tenue hier à la préfecture dont l’objectif est de tenter de mettre la main le plus rapidement possible sur ce meurtrier avant qu’il ne tue encore.


https://www.bladi.net 

mardi 12 décembre 2017

Khémisset: des gardes forestiers agressés au sabre par des trafiquants de bois


Trois gardes forestiers ont été blessés à l’aide de sabres lors d’une embuscade tendue par une trentaine de trafiquants de bois dans la région de Khémisset. Les gardes forestiers ont été évacués vers le CHU Ibn Sina de Rabat afin de recevoir les soins nécessaires.
Une enquête a été ouverte par les éléments de la Gendarmerie royale afin de déterminer les identités et les motifs des agresseurs. Selon Al Akhbar dans son édition à paraître le 13 décembre, cinq suspects ont été écoutés, après avoir été identifiés par deux des victimes et d’autres témoins.
L’un des suspects a indiqué être en conflit avec deux des gardes forestiers, niant toutefois son implication dans l’agression dont ils ont été victimes. Il a indiqué aux gendarmes qu’il dispose d’un alibi, du fait qu’il était à un enterrement au moment des faits.
Par ailleurs, les deux gardes forestiers ont déclaré aux gendarmes que leur patrouille, composée de 7 gardes, a été surprise par une trentaine de trafiquants débarqués dans des 4X4. Ils ont ainsi été encerclés au milieu de la forêt, où les agresseurs ont volé des quantités importantes de bois protégé.

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...