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samedi 14 août 2021

Maroc. Ces numéros que vous devez avoir en cas d’urgence

 

Ils sont précieux et surtout très utiles en cas d’urgence en tout genre. Voici un rappel de ces numéros téléphoniques qu’il vous faut avoir à toutes fins utiles et à portée de mains, notamment durant les périodes de vacances.

Voici les principaux numéros d’urgences à connaître :

–Police : 19 et ( depuis un portable ) : 112
–Pompiers : 15 ou 0524 43 04 15
–Gendarmerie Royale : 177 
–Ambulance / Pompiers : 150 

Les trois services d’urgence (15, 19, 177) sont interconnectés et travaillent en étroite collaboration. Votre message d’alerte sera répété au service adapté.

Par ailleurs, sachez que le message d’alerte doit être aussi précis que possible. Il ne faut jamais oublier que le service de secours n’a absolument aucune idée de ce qui se passe autour de vous. Les moyens de secours qui seront envoyés dépendent donc de ce que vous allez dire.

Pour se faire entendre, il est important de parler clairement et calmement. Voilà ce qu’il faut dire, de préférence dans cet ordre :

-Identifiez-vous.

-Donnez votre nom et le numéro de téléphone d’où vous appelez. Ce dernier permettra aux secours de vous rappeler, par exemple en cas de problème pour trouver l’endroit

-Expliquez où vous êtes et comment accéder au lieu de l’accident

-Donnez l’adresse précise de l’endroit où vous vous trouvez. N’oubliez pas la commune. Si vous vous trouvez au domicile d’un particulier, précisez comment on peut accéder (n° de la porte, étage, code de l’interphone s’il y en a un à l’entrée…)

-Indiquez la nature de l’accident

-Expliquez s’il s’agit d’un accident domestique, de la circulation, un malaise sur la voie publique, une personne malade chez vous… Décrivez précisément ce qui s’est passé.

-Précisez le nombre et l’état apparent des victimes.

-Décrivez ce que vous avez vu, si possible : le nombre de victimes, leur sexe et âge approximatif, leur état apparent (parle, saigne, transpire, respire…) et essayez de ne pas utiliser de termes médicaux. Leur position : debout, assis, couché sur le ventre, couché sur le dos, allongé sur le côté… Les gestes effectués et les mesures prises par vous-même ou par les tiers présents

-Précisez s’il y a des risques. Par exemple un risque d’effondrement, d’incendie, d’explosion, de collision…

-Ne raccrochez pas le premier

-Attendez les instructions du service de secours

Outre les numéros précités, il est également de bon conseil de disposer de ceux ci-dessous :

–Allo SAMU : 141  numéro dédié spécialement aux patients présentant des symptômes respiratoires, de la fièvre et de la toux.

–Veille épidémiologique : 080 100 47 47

–Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc : 05 37 68 64 64/ 05 37 77 19 65/ 081 000 180 – 24H/24 -7J/7  

https://www.challenge.ma 

mardi 18 mai 2021

Covid-19: MAScIR conçoit un kit de dépistage en temps réel des cas négatifs

La fondation MAScIR annonce la conception du «Rapid Covid-19 IR», un dispositif de dépistage du Covid-19 en temps réel et sans réactifs. Il permet de dépister en moins de 20 secondes l’absence du Covid-19 dans un échantillon nasopharyngé.

Ce dispositif a été développé par le centre «Digitalisation & dispositifs micro-électroniques intelligents» de la Fondation MAScIR qui dispose d’une expérience de plus d’une dizaine d’années dans le développement de dispositifs microélectroniques d’analyse en temps réel et sans réactifs.

Dans un communiqué publié mardi 18 mai 2021, MAScIR explique que ce dispositif portable et miniaturisé, présente plusieurs avantages dont notamment l’absence de réactifs ou de préparation spécifique pour la réalisation du test et l’obtention du résultat sur smartphone en moins de 20 secondes.

Il s’agit « d’un dispositif électronique, miniaturisé, portable et connecté basé sur la technologie de la spectroscopie proche infrarouge (FT-NIR) couplée à des modèles embarqués d’intelligence artificielle, qui permet de dépister en moins de 20 secondes l’absence du Covid-19 dans un échantillon nasopharyngé ».

Une fois mis au point, le dispositif a été testé au niveau laboratoire avec l’appui de l’Hôpital militaire de Rabat et l’Institut Pasteur de Casablanca.

MAScIR a déposé un brevet en septembre 2020 puis a soumis le dispositif pour validation auprès du Laboratoire de recherche et d’analyses médicales de la Gendarmerie royale (LRAM) qui en a évalué les performances conformément à la norme NF EN ISO 15189: 2012.

L’évaluation a concerné 585 échantillons et a mis en évidence une sensibilité de 94% et une spécificité à 70%. Cette évaluation a fait l’objet d’un rapport de vérification des performances de la méthode «Rapid Covid-19 IR» élaboré par les experts du LRAM.

La Direction du médicament et de la pharmacie (DMP) a affirmé, suite à l’examen du dossier technique et du rapport d’évaluation du LRAM, que ce dispositif présente l’avantage d’être utilisé pour le dépistage des patients négatifs au Sars-CoV-2 dans les échantillons biologiques nasopharyngés.

D’après MAScIR, plusieurs dispositifs sont déployés depuis deux mois au niveau des sites du groupe Azura, permettant à cet acteur agricole de réaliser quotidiennement un dépistage de ses salariés afin de garantir la sécurité sanitaire sur l’ensemble de ses sites et d’assurer la continuité de son activité.

https://www.medias24.com 

samedi 12 décembre 2020

Covid-19: voici comment le roi a mené la guerre contre la pandémie (Chronologie)

Mohammed VI

Depuis la toute première réunion consacrée, en janvier, à l’épidémie et à l’issue de laquelle le souverain a décidé le rapatriement des Marocains bloqués en chine, le Royaume livre une bataille continue contre la pandémie.

Le roi Mohammed VI vient de trancher sur la question de la gratuité du vaccin anti-Covid-19, qui fait débat depuis quelque temps. Le souverain a donné ses instructions au gouvernement pour l’adoption de la gratuité du vaccin contre la Covid-19 au profit de tous les Marocains, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia qui reprend un communiqué du cabinet royal, dans son édition du jeudi 10 décembre. Le vaccin sera donc gratuit pour tout le monde.

Cette décision, poursuit le quotidien, intervient dans le sillage des orientations royales visant le lancement, dans les prochaines semaines, d’une opération de vaccination massive contre cette épidémie. L’objectif étant de garantir le vaccin pour tous les Marocains comme moyen adéquat pour s’immuniser contre le virus et contenir sa propagation, dans la perspective d’un retour progressif à la vie normale dans la quiétude et la sécurité.

Selon le quotidien, les préparatifs de cette campagne sont pratiquement bouclés. Les listes des premiers bénéficiaires, soit 5 millions de citoyens, ont été arrêtées. Les départements de la Santé et de l’Intérieur et tous les autres intervenants n’attendent plus que le feu vert pour lancer l’opération. Naturellement, en attendant que le pays puisse atteindre le niveau d’immunité collective lui permettant de mettre fin à la pandémie, les mesures de prévention restent toujours de rigueur. C’est ainsi que, dans les centres de vaccination, fixes ou mobiles, les mesures de sécurités, dont la distanciation physique et le port du masque, seront strictement appliquées, précise Al Ahdath Al Maghribia.

Cette campagne sera ainsi la dernière bataille d’une guerre contre le virus menée par le Royaume, sous la conduite du souverain, depuis le début de l’année. C’est ainsi que le 27 janvier, rappelle le quotidien, le roi Mohammed VI, faisant preuve d’un sens d’anticipation remarquable dans une conjoncture particulière, a répondu à l’appel de détresse des étudiants marocains bloqués à Wuhan, en Chine. A l’époque, personne ne se doutait de l'étendue de la crise qu’allait déclencher ce virus à travers le monde.

Ce 27 janvier, le souverain a donc présidé une séance de travail consacrée à la situation des citoyens marocains se trouvant à Wuhan, mis en quarantaine par les autorités chinoises à cause du coronavirus. Il a ensuite donné ses instructions pour le rapatriement de la centaine de ressortissants marocains, essentiellement des étudiants se trouvant actuellement dans cette province. Quelques semaines plus tard, alors que le Maroc enregistrait ses premiers cas, le Maroc, sur décision royale, fermait ses frontières terrestres, maritimes et aériennes. C’était le 14 mars.

Le lendemain, le souverain lançait la riposte économique à la pandémie. Il a, en effet, donné ses instructions pour la création immédiate du fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie. Ce Fonds, doté de 10 milliards de dirhams, sera réservé essentiellement à la prise en charge des dépenses de mise à niveau du dispositif médical et au soutien de l’économie nationale, à travers une batterie de mesures proposées par le gouvernement.

Le 22 mars, poursuit le quotidien, les médecins militaires se sont mobilisés. Le roi a, en effet, ordonné que la médecine militaire prenne part, conjointement avec son homologue civile, à la délicate mission de lutte contre la pandémie de la Covid-19. Les services sociaux des FAR et de la gendarmerie royale seront également mobilisés dans le cadre de cette opération. Les premiers hôpitaux de campagne voient le jour.

Le 8 avril, le roi prend une autre décision, cette fois au profit notamment des petits commerçants et des artisans. En sa qualité d’Amir Al Mouminine et Nadher suprême des Waqfs, il a décidé d'exonérer des droits de bail les locataires des locaux des habous consacrés au commerce, aux métiers, aux services et à l’habitation, à l’exception des fonctionnaires, et ce pendant toute la période d'urgence sanitaire. Une semaine plus tard, le souverain a proposé le lancement d’une initiative de chefs d’Etat africains, visant à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de gestion de la pandémie.

Le 15 juillet, poursuit Al Ahdath Al Maghribia, c’est toute l’Afrique qui remercie le roi pour l’initiative à caractère humanitaire qu’il avait prise la veille. Le souverain a, en effet, donné ses instructions pour l’acheminement d’aides médicales à plusieurs pays africains. Cette aide visait à fournir du matériel médical préventif, afin d’accompagner les pays africains dans leurs efforts de lutte contre la pandémie. L’aide en question a bénéficié à 15 pays appartenant à toutes les sous-régions du continent.

Plus récemment, le 31 août, le roi a eu un entretien téléphonique avec Xi Jinping, président de la Chine. L’entretien a porté sur le développement des relations bilatérales dans tous les domaines et, surtout, dans la lutte contre la Covid-19. L’entretien a ainsi été souligne le quotidien, l’occasion pour le souverain de remercier la Chine pour l’appui et l’accompagnement qu’elle a apportés aux mesures préventives fortes prises par le Royaume du Maroc, afin d’endiguer la propagation de la pandémie. Et ce, aussi bien en termes d’équipements médicaux et de tests de dépistage, qu’en matière d'échanges d’information et d’expertise.

Le 14 octobre, lors d’un Conseil des ministres, le souverain s’est informé auprès du ministre de la Santé au sujet de l’avancement du vaccin contre la Covid-19, alors en cours de développement par la Chine. Le ministre de la Santé a répondu qu’il y avait un contact permanent avec les entreprises et avec le gouvernement chinois, qui ont fait montre d’une bonne volonté à ce sujet. Le 8 décembre, comme précisé plus haut, le souverain a décidé de rendre le vaccin gratuit pour tous les Marocains.

 

https://m.le360.ma 

mardi 10 novembre 2020

Covid-19: le Roi a donné ses Hautes Orientations pour une opération massive de vaccination

Voici un communique du cabinet royal.

« Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a présidé, lundi 09 novembre 2020 au Palais Royal de Rabat, une séance de travail consacrée à la stratégie de vaccination contre la Covid-19.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre du suivi continu par Sa Majesté le Roi, que Dieu Le préserve, de l’évolution de la pandémie et des mesures prises dans le cadre de la lutte contre sa propagation et de la protection de la vie et de la santé des citoyens.

Au cours de cette réunion, et sur la base de l’avis rendu par le Comité national scientifique ad hoc soulignant que la campagne vaccinale est une réponse réelle pour mettre fin à la phase aiguë de la pandémie, et fidèle à l’approche royale proactive adoptée depuis l’apparition de ce virus, Sa Majesté le Roi a donné Ses Hautes Orientations en vue du lancement, dans les prochaines semaines, d’une opération massive de vaccination contre la Covid-19.

Cette opération nationale, d’envergure inédite, vise la couverture de la population par un vaccin en tant que moyen idoine d’immunisation contre le virus et de maitrise de sa propagation. Selon les résultats des études cliniques déjà achevées ou toujours en cours, la sécurité, l’efficacité et immunogénicité du vaccin ont été prouvées.

Ainsi, cette opération devra couvrir les citoyens âgés de plus de 18 ans, selon un schéma vaccinal en deux injections. La priorité sera notamment donnée aux personnels de première ligne, en l’occurrence, le personnel de Santé, les autorités publiques, les forces de sécurité et le personnel de l’éducation nationale, ainsi qu’aux personnes âgées et aux personnes vulnérables au virus, et ce, avant de l’élargir au reste de la population.

Le Royaume a pu occuper un rang avancé dans l’approvisionnement en vaccin contre la covid-19, grâce à l’Initiative et à l’Implication Personnelle du Souverain qui ont abouti à la participation réussie de notre pays, dans ce cadre, aux essais cliniques.

Sa Majesté le Roi a ainsi donné Ses directives aux autorités compétentes pour veiller à la bonne préparation et au bon déroulement de cette opération nationale d’envergure, tant sur les plans sanitaire, logistique que technique. L’accent a été mis notamment sur l’accessibilité du vaccin, dans un cadre social et solidaire, et sa disponibilité en quantités suffisantes, ainsi que sur la logistique médicale de transport, d’entreposage et d’administration du vaccin sur l’ensemble du territoire et la mise en place d’un système efficace de pré-enregistrement des bénéficiaires.

A cet effet, le Souverain a appelé à la mobilisation de tous les services et départements concernés, en particulier le personnel de la Santé, l’administration territoriale et les forces de l’ordre, ainsi que l’appui nécessaire des Forces Armées Royales, conformément aux missions qui leurs sont confiées par Sa Majesté le Roi, Chef Suprême et Chef d’État-major général des Forces Armées Royales, dans le cadre de la lutte anti-Covid19.

En engageant cette opération de grande envergure, avec la foi et l’espérance que Dieu Puisse entourer de Sa Grâce toute l’humanité et lever cette calamité à travers la vaccination, les Hautes Orientations Royales ont été données à l’effet de redoubler de vigilance dans la gestion de la pandémie, et de maintenir les capacités de veille scientifique pour une mise à jour régulière de la stratégie nationale dans ce domaine à la lumière des nouveautés et des réalités factuelles. Cette séance de travail s’est déroulée en présence du Chef du Gouvernement, M. Saad Dine El Otmani, du Conseiller de SM le Roi, M. Fouad Ali El Himma, du ministre de l’Intérieur, M. Abdelouafi Laftit, du ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, du ministre de la Santé, M. Khalid Ait Taleb, du Général de Corps d’Armée, Abdelfattah El Ouarak, Inspecteur général des FAR, du Général de Corps d’Armée Mohamed Haramou, Commandant la Gendarmerie Royale, du Général de Brigade Mohammed Abbar, Inspecteur du Service de Santé militaire des FAR, et du Directeur général de la Sûreté Nationale, Directeur général de la Surveillance du territoire national, M. Abdellatif Hammouchi ». (MAP).

https://leseco.ma 

vendredi 25 septembre 2020

Covid-19 : Mansouri, Hammouchi et Haramou se sont administrés le vaccin chinois

Pas moins de 600 membres des FAR, de la Gendarmerie royale, de la DGSN, de la DGST et de la DGED se sont portés volontaires pour les essais cliniques du vaccin chinois contre le covid-19. A leur tête figurent les noms de Yassine Mansouri, Abdellatif Hammouchi et Mohamed Haramou. L’information a été révélée par le très informé directeur de publication de ChoufTV, Driss Chahtan.

Dans un signe de confiance dans le protocole chinois de développement du vaccin contre le Covid, les dirigeants de la Sécurité Nationale du pays à savoir Abdellatif Hammouchi, patron de la Police et des Services de Renseignements Intérieurs, Mohamed Haramou, patron de la Gendarmerie Royale et Yassine Mansouri patron des Services de Renseignements Extérieurs se sont tous administrés le vaccin chinois dans le cadre de la phase III des essais cliniques que réalise au Maroc le laboratoire Sinopharm.

C’est un choix stratégique que celui qu’a fait le Maroc en signant un partenariat avec la Chine au sujet du vaccin le plus prometteur développé à ce jour dans le monde. La réussite de ce projet donnerait au Maroc des mois d’avance sur la planète et permettrait au pays de retrouver rapidement une vie normale pour faire face au défit de la crise économique mondiale qui se profile.

Le Royaume suit ainsi les pas des Emirats arabes unis qui ont pour leur part quelques semaines d’avance. En effet, le site d’information émiratie, Hespress, avait rapporté que les essais cliniques de ce vaccin sont entrés dans la troisième phase, dans ce pays du Golfe. Des essais qui s’inscrivent dans le cadre d’un partenariat entre Sinopharm et le groupe G4, un leader de l’intelligence artificielle et du cloud computing, basé dans la capitale émiratie, Abu Dhabi. Le Pérou et l’Argentine sont les seuls autres pays à participer également à la conception de ce vaccin potentiel contre le coronavirus, rapporte la même source.

 https://www.le1.ma

samedi 5 septembre 2020

Covid-19: MAScIR lance la production à grande échelle du test PCR 100% marocain

Conçu et fabriqué au Maroc par la startup Moldiag, créée par la fondation MAScIR, le kit de diagnostic du Sars-CoV2/Covid-19 a reçu une première commande de 100.000 unités du ministère de la Santé. 

Covid-19 : MAScIR lance la production à grande échelle du test PCR 100% marocain

Avec le certificat d’enregistrement du produit, délivré par le ministère de la Santé le 21 juillet 2020, la start-up peut désormais produire et commercialiser son kit, avec une capacité de production de 1 million de tests de diagnostic par mois.

A ce jour, Moldiag a reçu une première commande de 100.000 tests de la part du ministère de la Santé.

En effet, après avoir obtenu, courant mai 2020, les validations nationale et internationale de son kit diagnostic du Sars-CoV2/Covid-19, "Moldiag a accéléré son équipement en matériels et en instrumentations nécessaires pour une production à grande échelle comme elle a achevé le 30 juin 2020, à titre d’essai, la production en laboratoire de 10.000 tests de diagnostic du Sars-CoV2/Covid-19, qui ont été livrés aux autorités publiques", précise un communiqué.

Disponibilité sur le marché

Des discussions sont en cours avec de potentiels distributeurs locaux pour assurer la disponibilité du test sur le marché national. Cela "permettre de mettre à disposition des laboratoires marocains un kit de diagnostic à prix compétitif, qui permettra d’augmenter la capacité de dépistage indispensable depuis la recrudescence des cas de coronavirus au Maroc."
 
Il faut rappeler que ce test, 100% marocain, a été soumis à une série de processus de validation dans des centres biologiques et virologiques de référence, au niveau national et international, et qui ont permis d’en attester l’efficacité et la fiabilité. A l’issue de ces essais, ce test a obtenu la validation de laboratoires agréés nationaux et étrangers, notamment des Forces armées royales, de la Gendarmerie royale ainsi que de l’Institut Pasteur de Paris, le plaçant ainsi au même niveau que les tests utilisés à l’échelle internationale.

https://www.medias24.com 

mardi 1 septembre 2020

26 semaines de COVID-19 Impact de l’Aïd El Adha : maximum atteint et premières prémisses de ralentissement


covid

Comme d’habitude, les données collectées durant cette semaine permettent de présenter de nouvelles simulations et prévisions pour les prochaines semaines. Les chiffres récents de la “troisième vague” nous forcent, encore une fois, à corriger les simulations de la fin de la semaine dernière. Après que les achats et les retrouvailles de l’Aïd aient créé cette “troisième vague” de l’épidémie, les chiffres actuels semblent montrer que nous serions en train de terminer sa période de pointe de contamination.

A l’échelle hebdomadaire, la coïncidence de plusieurs phénomènes favorables de la semaine du 24 au 30/08 (baisse des actifs résultant de la conjugaison de la baisse des positifs, des décès et de la hausse des rétablis) permet d’espérer que nous sommes à la fin du pic de contamination de cette “troisième vague”. La concentration des cas sur les cinq Régions les plus contaminées recommence à augmenter amorçant une réduction relative de la pression sur les Régions et / ou Provinces faiblement infectées.

Toutes les données ont été quotidiennement mises à jour auprès du site du Ministère de la Santé du Maroc.

TESTS COVID-19

Il s’agit ici de tests dits “PCR”. Depuis dix semaines maintenant, le Maroc teste beaucoup plus que les cas “fortement suspects“. Ceci dit, même la définition des cas “fortement suspects” avait changé depuis la semaine du 18/05 puisqu’on a pu quasiment y doubler le nombre de tests hebdomadaires. Maintenant, on pratique aussi des “tests d’anticipation” qui se font dans les milieux professionnels en plus des “tests précoces” pour les personnes suspectes, qu’elles soient des malades symptomatiques ou des contacts des personnes contaminées (c’est parmi ces contacts qu’on détecte la quasi-totalité des cas des trois dernières semaines).

L’évolution des tests réalisés chaque semaine (bleu clair) ainsi que celle de leur total (bleu roi) sont montrées en Figure 1 (l’échelle du graphique de droite est logarithmique de sorte que chaque carreau représente une multiplication par dix). De début juin à début juillet, le nombre de nouveaux tests hebdomadaires se tenait entre 100 et 120’000 par semaine mais la cadence s’est accélérée depuis début août à un peu plus de 150’000 par semaine en atteignant un total atteignant 1’758’570 le 23/08 représentant un peu moins de 5% de la population. A la cadence actuelle, l’objectif annoncé par le Directeur de l’Epidémiologie au Ministère de la Santé et visant à atteindre 1,8 millions de tests serait sans doute dépassé dès fin Août 2020 (voir graphique de droite de la Figure 1).

Nous saluons de nouveau les performances hebdomadaires réalisées de la part de tous les acteurs qui permettent d’identifier, parfois d’appréhender, de prélever et de tester les personnes concernées. L’effort est d’autant plus appréciable que, pour être déclarée rétablie, chaque personne contaminée subit dont le résultat doit être négatifs : le nombre de tests effectivement réalisés est donc en fait pratiquement le triple de ceux qui sont représentés.

EcoActu

Figure 1 Evolution réelle et simulation journalière (gauche) et hebdomadaire (droite) du nombre de tests

Selon un entretien avec le Ministre des Affaires Etrangères, les limites objectives des capacités de test du Maroc entre 23 et 24’000 quotidiens (161 à 168’000 hebdomadaires) seraient l’une des causes à l’origine de la fermeture des frontières et de l’exigence du test préalable avant d’entrer au Maroc. Récemment, devant l’insuffisance de cette capacité de test face à l’explosion du nombre de cas, le Ministère de la Santé a décidé que le résultat d’un test sérologique préalable devait être positif pour qu’un test PCR de confirmation soit réalisé. Une telle mesure ne peut qu’avoir pour effet d’augmenter le taux de positivité au test PCR.

VISION GLOBALE DE LA SITUATION

Résultats des tests COVID-19

Le graphique de gauche de la Figure 2 montre l’évolution du nombre de tests et de leurs résultats alors que le graphique de droite en montre la structure. La courbe bleue se rapportant à l’échelle de droite du graphique de droite montre l’évolution de la part de la population marocaine testée qui dépasse 5.5% ce dimanche 30/08. Plus on teste, plus on peut isoler de porteurs susceptibles de contaminer leurs contacts et plus on a eu de cas contaminés moins le virus pourra se propager puisque, semble-t-il, une première contamination immunise pendant au moins six mois. Toutefois, l’immunité grégaire ou collectivenécessite qu’une grande part de la population ait été contaminée ou vaccinée, au moins 70% selon l’Institut Pasteur.

  EcoActu

Figure 2 Evolution du nombre de tests et de leurs résultats

Segmentation des testés positifs

Le graphique de gauche de la Figure 3 montre l’évolution historique et les prévisions à court terme du nombre de porteurs de COVID-19 dont les décédés, les rétablis et les actifs (en cours de soin) alors que le graphique de droite montre l’évolution de la segmentation des ces testés positifs. Dans le graphique de droite, la courbe blanche représente l’évolution du pourcentage des tests positifs (échelle de droite), nous reviendrons à celle-ci dans les prévisions plus bas.

EcoActu

Figure 3 Evolution historique et prospective à court terme des testés positifs et de leur devenir

Dans les graphiques de la Figure 3, les “trois vagues” sont parfaitement visibles en couleur orange et cette “troisième vague” est devenue évidente sans même la queue décroissante de nos prévisions.

ACTUALITE DES CHIFFRES DE LA SEMAINE MIS DANS LEUR CONTEXTE

Résumé à l’échelle Nationale

La Figure 4 montre l’évolution hebdomadaire du nombre de personnes testées positives et, parmi celles-ci, celles qui sont décédées, rétablies ou encore actives (les nouveaux cas sont dans le graphique de gauche et leur cumul sur celui de droite).

EcoActu

Figure 4 Evolution hebdomadaire du devenir des testés positifs de la “troisième vague” (nouveaux à gauche et cumul à droite)

Cumulant 61’399, il se confirme 9’050 nouveaux cas face aux 9’860 de la semaine précédente. Le nombre de cas actifs a diminué (-1’185) à 13’933 alors qu’il augmentait la semaine précédente (+2’631). Cette baisse, abaissera la pression sur les soignants et leurs infrastructures. A l’échelle hebdomadaire de la semaine du 24 au 30/08, la coïncidence de plusieurs phénomènes favorables (baisse des actifs résultant de la conjugaison de la baisse des positifs, des décès et de la hausse des rétablis) permet d’espérer que nous sommes à la fin du pic de contamination de cette “troisième vague”.

Même si une très large majorité des cas positifs est asymptomatique et ne nécessite qu’un isolement sans hospitalisation, même si seul un cas sur sept est “grave” (voir plus bas) et même si la capacité du Maroc en lits dédiés n’a jamais été saturée, les 200 réanimateurs du public ne permettraient de servir que 400 lits de réanimation qui, compte tenu de la répartition territoriale, saturent les ressources des villes à pic épidémiologique selon le Dr. Jamal Eddine Kohen[5], Président de la FNAR. Il est à craindre maintenant que certains médecins aient déjà été mis devant le difficile choix de priorité des patients en “état grave” à mettre en soins intensifs (195 ce dimanche 30/08). Le même médecin a même ajouté que si l’on pouvait additionner les structures de la CNSS, les privées et les militaires, le Maroc pourrait atteindre une capacité fonctionnelle de 700 lits de réanimation.

La Figure 5 montre quelques pourcentages qui méritent commentaire.

EcoActu

Figure 5 Evolution hebdomadaire et journalière de quelques pourcentages intéressants

Le graphique de droite de la Figure 5 montre qu’en correspondance avec la légère baisse du taux des cas actifs durant la dernière semaine (cercles oranges), il y a légère augmentation du pourcentage des rétablis (triangles violets). Le 3 maximums de la courbe du pourcentage des cas actifs du graphique de droite de la Figure 5 (cercles orange), auxquels correspondent les minimums pourcentages des cas rétablis confirment eux aussi l’existence des “trois vagues”.

Au stade actuel, la Figure 5 combinée aux autres informations enseignent les choses suivantes :

  • Les statistiques actuelles indiquent que les porteurs de COVID-19 du Maroc ont 1.81% de chance d’en mourir, en moyenne et abstraction faite de toute faiblesse qui causerait une aggravation de ce risque. Après avoir décru depuis le 12 avril, ce taux de décès de tous les testés positifs a augmenté de 1,50 (le dimanche 02 août) à 1,81% ce dimanche 30 août. La létalité, qui reste faible au Maroc, est sans doute due au succès des protocoles de soin adoptés au Maroc mais encore faut-il qu’elle n’augmente pas significativement.
  • Dès lors qu’il y a suffisamment de critères que les protocoles hospitaliers ou les accords de test considèrent un individu comme étant “à tester” (pour entourage ou pour symptômes), il y a :
    • environ 3.21% de chance d’être porteur de COVID-19, chiffre qui lui aussi remonte légèrement après s’être stabilisé mais son évolution devrait de nouveau décroître plus tard,
    • environ 0.056 % de chance d’en mourir, après avoir baissé depuis la première semaine d’avril, ce chiffre a commencé à remonter de 0.027% depuis la semaine du 20-26/07.

Nombre de cas graves

Le graphique de gauche de la Figure 6 montre l’évolution récente du nombre de cas graves ainsi que celle des cas actifs alors que le graphique de droite montre le pourcentage des cas graves parmi les actifs du jour ainsi que le pourcentage donné par le nombre de décès rapportés aux cas graves de la veille.

EcoActu

Figure 6 Cas graves et cas actifs à gauche – Taux de gravité parmi les actifs et décès parmi les cas graves à droite

Ainsi donc, il y aurait environ :

  • un cas grave parmi 70 cas actifs,
  • un décès le lendemain parmi 7 cas graves d’une journée donnée.

En partant des cas actifs prévus, ces valeurs permettent de croiser les simulations futures des décès.

Répartition à l’échelle Régionale

Le graphique de gauche de la Figure 7 montre la carte de répartition géographique des cas sur les différentes Régions du Maroc alors que le graphique de droite montre leur classement en termes de contamination (échelle logarithmique). Les couleurs des points de la carte indiquent le nombre de cas par million d’habitants alors que les chiffres entre parenthèses y indiquent les nouveaux cas hebdomadaires.

EcoActu

Figure 7 Répartition régionale (gauche) et classement (droite) des cas positifs au COVID-19 au Maroc

Le graphique inséré à gauche montre l’incidence par Région alors que le graphique de droite montre un classement des Régions par le nombre total de contaminations.

Le graphique de gauche de la Figure 8 montre l’évolution dans le temps des cas positifs dans les différentes Régions alors que le graphique de droite montre l’évolution du pourcentage représenté par chaque Région.

EcoActu

Figure 8 Evolution du nombre de cas par Région (gauche) et de celle de sa structure (droite)

Le graphique de gauche de la Figure 8 montre qu’en fait le nombre de positifs de plusieurs Régions a connu des “sauts” dus à la découverte de foyers épidémiques : Darâa-Tafilalet aux 20-26 avril, Guelmim-Oued Noun aux 22-26 avril, Rabat-Salé-Kénitra aux 03-13 mai et 18-20 juin, Laâyoune-Sakia El Hamra les 20-26 juin, Tanger-Assila les 23-26 juin. Même si certains ont influencé significativement le taux de positivité national, le saut du nombre de contaminations le plus spectaculaire a été celui Laâyoune-Sakia El Hamra.

Il semble que les “méga-foyers” professionnels de la “deuxième vague” soient circonscrits puisque 85% des cas des dernières semaines proviennent maintenant des contacts des contaminés et non des dépistages d’anticipation en entreprise (à moins que l’on n’ait plus les capacités de faire les deux). Nous sommes loin d’être à l’abri compte tenu de la durée d’incubation du virus et de la difficulté à identifier les personnes qui auraient été infectées par les contaminés des derniers jours. Identifier et tester les contacts de quelques dizaines de contaminés par jour est une chose alors que le faire pour un millier nécessite des ressources décuplées : on ne sait pas si on les a.

Le graphique de droite de la Figure 8 montre que depuis début mai, cinq des Régions concentrent une large majorité des cas positifs : Casablanca-Settat, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Fès-Meknès, Marrakech-Safi et Rabat-Salé-Kénitra. Si la concentration géographique des contaminés pose des problèmes d’hospitalisation, elle se prête mieux à une l’isolation des zones contaminées. Le pourcentage de concentration dans les cinq Régions les plus contaminées a décru car de nombreuses Régions “tranquilles” se sont “réveillées” depuis la fin de Juillet 2020. Il semble que la tendance ait commencé à s’inverser depuis la semaine passée du 24 au 30/08.

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La baisse de la concentration des cas semble indiquer qu’en plus des dégâts collatéraux qu’il a créé, le reclassement en zone rouge, à la veille de Aïd El Adha, des 8 Provinces les plus contaminées n’aura pas suffi à protéger les Provinces les plus rurales. Il s’avère donc que non seulement on aurait dû faire les choses autrement mais surtout qu’on aurait sans doute dû interdire la célébration de Aïd El Adha, comme on a provisoirement interdit la prière collective du vendredi. Certes, l’indiscipline des marocains a un fort impact sur l’évolution de la situation mais, en cédant au lobby des grands éleveurs de bétail, le gouvernement a semble-t-il sous-estimé le prix que payerait le pays et en cela, perdu le sens des priorités.

DETAILS DES SIMULATIONS ET PREVISIONS A COURT TERME

Bref résumé des hypothèses et conditions de simulation

Jugeant déraisonnable de simuler directement le nombre de cas positifs dès lors que la cadence des tests avait augmenté trop vite, nous avons modifié graduellement la méthode de prévision. Nous avons d’abord remplacé les “fonctions de Gauss” initialement utilisées par des “fonctions Gamma” qui permettent de mieux traiter des cinétiques différentes en montée et en descente de l’infection. Ensuite, nous les avons appliquées au taux de positivité quotidien (pourcentage des tests positifs) et non plus directement au nombre de cas positifs.

Puis nous les avons progressivement appliquées à chacune des “trois vagues” subies par le Maroc. En effet, à peine étions-nous heureux de la stabilisation  de la “première vague” durant la première semaine de juin, que nous avons vu arriver la “deuxième vague” due aux divers foyers professionnels découverts à Lalla Maymouna, Tanger, Casablanca, Safi et ailleurs. Celle-ci ne s’était même pas encore calmée que nous avons vu arriver la “troisième vague” dans l’énorme réservoir des contacts de contaminés qui s’était alors trouvé gonflé au maximum pendant que l’on testait intensément en entreprise. Chacune de ces “trois vagues” a été décrite par une fonction “fonction Gamma” séparée.

Ayant adopté 3 “fonctions Gamma” pour les taux de positivité, il a fallu aussi considérer 3 “fonctions Gamma” pour décrire les décès ainsi que 3 “fonctions de Gauss” pour décrire les rétablissements. Le nombre de cas actifs étant déduit par calcul de ces derniers (positifs – décès – rétablis).

Dans les prochaines semaines, il devra être possible de visualiser l’impact de la rentrée scolaire et universitaire.

Taux de positivité

La simulation du taux de positivité par les trois “fonctions Gamma” (courbe rouge) est confrontée aux valeurs réelles (diamants rouges) dans la Figure 9 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les carrés bleus du graphique de gauche montrent le taux de positivité global alors que la courbe bleue en montre la simulation.

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Figure 9 Taux de positivité : Quotidien à gauche – Hebdomadaire à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont, ici aussi, parfaitement visibles. La représentation logarithmique permet de voir que la méthode de simulation adoptée est aussi satisfaisante aux grandes valeurs (entre 20 et 30%), qui prévalaient au début de l’épidémie, qu’aux très faibles valeurs de taux de positivité (inférieures à 1%), qui ont été relevées depuis l’accélération de la cadence de test. Dans le graphique de droite, le traitement hebdomadaire permet de lisser les oscillations journalières et de mieux apprécier la qualité de la méthode de simulation durant chacune des “trois vagues”.

Pour l’instant, le taux de positivité semble avoir fini son stationnement autour de 6% et nos estimations de cette semaine montrent qu’il devrait amorcer une lente décroissance qui sera sensible dès la semaine prochaine si les conditions actuelles sont maintenues.

Révisant toutes nos dernières prévisions, nos nouvelles estimations d’évolution de la courbe bleue dans le graphique de droite de la Figure 5 montre qu’elle devrait converger vers 2.2% si le nombre de tests est extrapolé à l’infini, ce qui indique que, d’ici là, près de 815’000 habitants auront été contaminés, testés ou non, symptomatiques ou pas. Ceci n’est pas suffisant pour assurer l’immunité collective.

Nombre de contaminations

Déduit du taux de positivité de la Figure 9 et du nombre de tests de la Figure 1, le calcul du nombre de contaminés (courbe rouge) est confronté aux valeurs réelles (diamants rouges) dans la Figure 10 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les carrés bleus du graphique de gauche montrent le nombre de contaminés cumulés alors que les courbes (bleue à gauche et à droite) en montrent les simulations.

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Figure 10 Contaminations : Quotidiennes à gauche – Hebdomadaires à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont, ici aussi, parfaitement visibles. Bien que le taux de positivité des “deuxième” et “troisième vague” soit beaucoup plus petit que celui de la “première vague” (graphique de gauche de la Figure 9), le nombre de cas engendrés par les deux vagues suivantes a largement dépassé celui de la première (graphique de gauche de la Figure 10) à cause du nombre de tests beaucoup plus important. Les données analysées nous suggèrent que nous ayons légèrement dépassé le pic de contamination de la “troisième vague” mais que la rentrée scolaire va tout de même se dérouler avec encore quelques milliers de nouvelles contaminations par semaine.

Avant la “deuxième vague”, nos espérions encore cumuler environ à 8’964 cas de contamination (7’831 selon un rapport du HCP) alors que nous en sommes déjà à 33’237 et nous serions sans doute à même de dépasser 74’000 cas à terme après avoir ajouté près de 64’000 cas additionnels dus à des foyers qui auraient peut-être pu être circonscrits plus tôt si on avait anticipé l’accélération de la cadence des tests et, surtout, si l’on avait interdit la célébration de Aïd El Adha.

Pour l’instant, le nombre de nouveaux contaminés semble décroître en-dessous des 9 à 10’000 par semaine et nos estimations de cette semaine confirment nos prévisions de décroissance de la semaine précédente.

Nombre de décès

La simulation des décès par les trois “fonctions Gamma” (courbe rouge) est confrontée aux valeurs réelles (diamants rouges) dans la Figure 11 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les carrés bleus du graphique de gauche montrent le nombre de décès cumulé alors que les courbes (bleue à gauche et à droite) en montrent les simulations.

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Figure 11 Décès : Quotidiens à gauche – Hebdomadaires à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont moins nettement visibles que sur les autres graphiques.

Avant la “deuxième vague”, nos espérions encore ne pas cumuler plus de 260 décès alors que nous en sommes déjà à 659 et nous serions, dans les conditions actuelles, sans doute à même de dépasser 1’030 décès à terme, ajoutant près de 770 décès additionnels qui auraient peut-être pu être évités.

Pour l’instant, le nombre de nouveaux décès semble être légèrement après son maximum à près de 230 décès par semaine et nos estimations de cette semaine confirment nos prévisions de décroissance de la semaine précédente.

Nombre de rétablis

La simulation des rétablis par les trois “fonctions de Gauss” (courbe rouge) est confrontée aux valeurs réelles (diamants rouges) dans la Figure 12 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les carrés bleus du graphique de gauche montrent le nombre de décès cumulé alors que les courbes (bleue à gauche et à droite) en montrent les simulations.

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Figure 12 Rétablis : Quotidiens à gauche – Hebdomadaires à droite

Dans les graphiques ci-dessous, les “trois vagues” sont, ici aussi, parfaitement visibles. Pour l’instant, les données analysées suggèrent que le pic des rétablis de la “troisième vague” est encore à venir mais ceci reste encore à confirmer.

Nos estimations de cette semaine confirment l’amorce de décrue du nombre de nouveaux rétablis par semaine, que nous avions déjà prévu la semaine précédente, après avoir atteint son maximum autour de près de 10’000 rétablissements hebdomadaires.

Nombre de cas actifs

Le calcul des cas actifs résultant de toutes les simulations précédentes (courbe bleue) est confronté aux valeurs réelles (triangles bleus) dans la Figure 13 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les cercles rouges du graphique de gauche montrent le nombre de cas actifs graves. Les courbes montrent les simulations.

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Figure 13 Cas actifs : Quotidiens à gauche (parmi eux, les cas graves sont en rouge) – Hebdomadaires à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont parfaitement visibles ici aussi.

Les données analysées confirment la prévision de la semaine précédente que aurions dépassé le pic des cas actifs de la “troisième vague”.

ET POUR TERMINER…

Comment atteindre zéro infection ? – Peut-être la réponse se trouve-t-elle dans les propos du Pr. Didier Raoult qui, courbe en main, a dit : “La courbe [de contamination] est une courbe en cloche… les épidémies commencent, s’accélèrent, culminent, diminuent puis disparaissent sans qu’on sache pourquoi“. Il faut interpréter ce que ceci signifie dans la bouche de quelqu’un qui a vu plus de nombreuses courbes de contamination épidémique : “ne pas savoir pourquoi elles disparaissent” traduit l’incompatibilité entre les théories mathématiques pour qui les “courbes en cloche” finissent en diminuant progressivement sans jamais s’annuler alors que les courbes de contamination réelles subissent bien un jour une dégringolade “chaotique” à zéro puisque les épidémies par s’arrêtent dès lors que les derniers porteurs ne peuvent plus communiquer le virus à un hôte qui ne soit pas immunisé. Mais encore faut-il les conditions pour que ceci se réalise ce qui ne peut sans doute pas se faire sans immunité collective3.

Depuis notre premier rapport hebdomadaire de début avril, nous rappelons qu’“une hirondelle ne fait pas le printemps” et même les évolutions des autres pays nous enseignent que l’on peut même avoir un taux de reproduction en-dessous de l’unité tout en ayant encore des centaines ou même des milliers de nouveaux cas par jour qui pourraient faire repartir l’épidémie en cas de relâchement.

Même si les taux de positivité sont sans doute suffisamment bas pour, à mon humble avis, reprendre sérieusement l’activité économique et laisser les gens retourner gagner leur vie le plus normalement possible, il est nécessaire de faire ce qu’il faut pour “vivre avec ce virus”. Il faut aussi montrer un minimum de visibilité aux entrepreneurs pour permettre aux gens de gagner leur vie ! La vie humaine n’a certes pas de prix, mais elle a un coût dont les composantes humaines deviennent de moins en moins supportables ! Espérons aussi que toute la lumière sera faite sur les affaires de “méga-clusters” du Gharb et de Safi et que tous les responsables seront jugés et sévèrement punis au moins pour mise en danger volontaire de la vie d’autrui.

L’enquête qui été confiée à la Direction Centrale de la Gendarmerie Royale a déjà abouti à des mises en examen et il faudrait mettre les mis en cause en détention préventive ou au moins faire une saisie conservatoire de leur biens pour les empêcher de les “liquider” et se mettre préventivement en situation d’insolvabilité. Il faut aussi que les victimes et leurs familles se portent partie civiles afin d’être indemnisées au détriment des responsables.

Doit-on rappeler qu’on peut être porteur asymptomatique du COVID-19 (sans aucun symptôme) et le transmettre à toutes les personnes approchées sans précautions, or, à l’instar de beaucoup d’autres pays, le Maroc n’a aucune connaissance du nombre réel de personnes infectées.

Les bons chiffres de premières semaines n’étaient là que parce le confinement avait fortement ralenti la transmission du virus mais il semble maintenant trop tard pour en espérer autre chose qu’un ralentissement de l’épidémie pour éviter une surcharge des structures de soin et les décès additionnels qui s’ensuivraient. Les chercheurs nous répètent que la peau de ce virus est faite d’une huile qui est diluée par les savons, qu’il se transmet à la bouche, au nez et aux yeux par la salive ou les postillons qui, sans projection (toux), se projettent à moins d’un mètre tout en sachant qu’il ne dure pas plus de quelques heures sur une surface inerte.

En comprenant bien ceci, on saura ce qu’il reste à faire si l’on veut éviter de s’exposer et surtout exposer les autres au risque de contamination. Maintenant, “sortir du hammam (du confinement) n’est pas aussi simple que d’y rentrer” dit le dicton marocain et on cherche encore un moyen de nous en sortir puisque le proverbe ne dit pas que c’est impossible ! Ceci dit :

  • Pourquoi n’a-t-on pas accéléré les tests quelques semaines plus tôt ?
  • Pourquoi a-t-on pris des décisions qui ont précipité une partie de la population vers un risque accru d’accident sur des routes surchargées ?
  • Après avoir interdit la prière collective du vendredi (qui est pourtant “Fard”), pourquoi n’a-t-on pas d’interdit la célébration de Aïd El Adha (qui n’est que “Sounna“) qui comportait un double risque de création de foyers d’infection (les contacts dans des marchés aux bestiaux incontrôlables suivis des regroupements familiaux élargis) ?
  • Peut-on encore parler “d’exemplarité” du Maroc, eu égard aux événements des dernières semaines, notamment les actions maladroites du gouvernement face à une population très indisciplinée ?

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mercredi 26 août 2020

25 semaines de COVID-19 au Maroc : suite de la facture de l’impact négatif de la célébration normale de Aïd El Adha


EcoActu

Comme d’habitude, les données collectées durant cette semaine permettent de présenter de nouvelles simulations et prévisions pour les prochaines semaines. Les chiffres récents de la “troisième vague” nous forcent, encore une fois, aussi à corriger les simulations de la fin de la semaine dernière. Les chiffres actuels semblent montrer, pour l’instant du moins, que nous soyons, toujours et encore, en période de pointe de cette “troisième vague” de contamination.

Les achats et les retrouvailles de l’Aïd ont bel et bien dégradé sinon créé cette “troisième vague” de l’épidémie. La concentration des cas sur les cinq Régions les plus contaminées diminue régulièrement depuis Aïd Al Adha en touchant maintenant de plus en plus de Régions et / ou Provinces qui n’étaient peu infectées. La concentration géographique se prête mieux à une isolation relative des zones contaminées mais il y a aussi une augmentation du nombre de contaminés qui pose des problèmes de saturation locale de ressources opérationnelles de réanimation comme nous avons pu le voir à Marrakech.

Toutes les données ont été quotidiennement mises à jour auprès du site du Ministère de la Santé du Maroc.

TESTS COVID-19

Il s’agit ici de tests dits “PCR”. Depuis dix semaines maintenant, le Maroc teste beaucoup plus que les cas “fortement suspects“. Ceci dit, même la définition des cas “fortement suspects” avait changé depuis la semaine du 18/05 puisqu’on a pu quasiment y doubler le nombre de tests hebdomadaires. Maintenant, on pratique aussi des “tests d’anticipation” qui se font dans les milieux professionnels en plus des “tests précoces” pour les personnes suspectes, qu’elles soient des malades symptomatiques ou des contacts des personnes contaminées (c’est parmi ces contacts qu’on détecte la quasi-totalité des cas des trois dernières semaines).

L’évolution des tests réalisés chaque semaine (bleu clair) ainsi que celle de leur total (bleu roi) sont montrées en Figure 1 (l’échelle du graphique de droite est logarithmique de sorte que chaque carreau représente une multiplication par dix). De début juin à début juillet, le nombre de nouveaux tests hebdomadaires se tenait entre 100 et 120’000 par semaine mais la cadence s’est accélérée depuis début août à un peu plus de 150’000 par semaine en atteignant un total atteignant 1’758’570 le 23/08 représentant un peu moins de 5% de la population.

A la cadence actuelle, l’objectif annoncé par le Directeur de l’Epidémiologie au Ministère de la Santé et visant à atteindre 1,8 millions de tests serait sans doute dépassé dès fin Août 2020 (voir graphique de droite de la Figure 1). Nous saluons de nouveau les performances hebdomadaires réalisées qui représentent un réel effort de la part de tous les acteurs qui permettent d’identifier, parfois d’appréhender, de prélever et de tester les personnes concernées.

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Figure 1 Evolution réelle et simulation journalière (gauche) et hebdomadaire (droite) du nombre de tests

Selon un entretien avec le Ministre des Affaires Etrangères, les limites objectives des capacités de test du Maroc entre 23 et 24’000 quotidiens (161 à 168’000 hebdomadaires) seraient l’une des causes à l’origine de la fermeture des frontières et de l’exigence du test préalable avant d’entrer au Maroc. Devant l’insuffisance de cette capacité de test face à l’explosion du nombre de cas, le Ministère de la Santé a décidé de mettre en place un test sérologique pour que le test PCR soit réalisé. Dès lors que cette mesure sera opérationnelle, elle aura sans doute pour effet d’augmenter le taux de positivité au test PCR.

VISION GLOBALE DE LA SITUATION

Résultats des tests COVID-19

Le graphique de gauche de la Figure 2 montre l’évolution du nombre de tests et de leurs résultats alors que le graphique de droite en montre la structure. La courbe bleue se rapportant à l’échelle de droite du graphique de droite montre l’évolution de la part de la population marocaine testée qui dépasse 4.9% ce dimanche 23/08. Plus on teste, plus on peut isoler de porteurs susceptibles de contaminer leurs contacts et plus on a eu de cas contaminés moins le virus pourra se propager puisque, semble-t-il, une première contamination immunise pendant au moins six mois. Toutefois, l’immunité grégaire ou collective nécessite qu’une grande part de la population ait été contaminée ou vaccinée, au moins 70% selon l’Institut Pasteur.

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Figure 2 Evolution du nombre de tests et de leurs résultats

Segmentation des testés positifs

Le graphique de gauche de la Figure 3 montre l’évolution historique et les prévisions du nombre de porteurs de COVID-19 et de leur segmentation en décès, rétablis et actifs (en cours de soin) alors que le graphique de droite montre l’évolution de la segmentation des ces testés positifs. La courbe blanche du graphique de droite montre aussi l’évolution du pourcentage des tests positifs (échelle de droite), nous reviendrons à celle-ci dans les prévisions plus bas.

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Figure 3 Evolution historique et prospective à court terme des testés positifs et de leur devenir

Dans les graphiques de la Figure 3, les “trois vagues” sont parfaitement visibles en couleur orange et cette “troisième vague” est évidente sans même la queue décroissante de nos prévisions.

ACTUALITE DES CHIFFRES DE LA SEMAINE MIS DANS LEUR CONTEXTE

Résumé à l’échelle Nationale

La Figure 4 montre l’évolution hebdomadaire du nombre de tests positifs, de décès de personnes infectées, de patients rétablis et des cas actifs en soin (les nouveaux dans le graphique de gauche et leur cumul à droite).

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Figure 4 Evolution hebdomadaire des testés positifs et de leur devenir (nouveaux cas à gauche et cumul leur à droite)

Cumulant 52’349, il se confirme 9’860 nouveaux cas face aux 9’252 de la semaine précédente. Le nombre de cas actifs atteint le nouveau record de 15’118, et même s’il a augmenté plus lentement (+2’631) que la semaine précédente (+3’095), son augmentation, en elle-même, pose problème puisqu’elle force la pression sur les soignants et leurs infrastructures. Même si une très large majorité est asymptomatique et ne nécessite qu’un isolement sans hospitalisation, même si seul un cas sur sept est “grave” (voir plus bas) et même si la capacité du Maroc en lits dédiés n’a jamais été saturée, les 200 réanimateurs du public ne permettraient de servir que 400 lits de réanimation qui, compte tenu de la répartition territoriale, saturent les ressources des villes à pic épidémiologique selon le Dr. Jamal Eddine Kohen, Président de la FNAR.

Il est à craindre maintenant que certains médecins aient déjà été mis devant le difficile choix de priorité des patients en “état grave” à mettre en soins intensifs (166 ce dimanche 23/08). Le même médecin a même ajouté que si l’on pouvait additionner les structures de la CNSS, les privées et les militaires, le Maroc pourrait atteindre une capacité fonctionnelle de 700 lits de réanimation.

La Figure 5 montre quelques pourcentages qui méritent commentaire.

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Figure 5 Evolution hebdomadaire et journalière de quelques pourcentages intéressants

Le graphique de droite de la Figure 5 montre qu’en correspondance avec la stabilisation du taux des cas actifs d’un peu plus de 30% durant les deux dernières semaines (cercles oranges), il y a stabilisation du pourcentage des rétablis autour d’un peu moins de 70% (triangles violets). Le 3 maximums de la courbe du pourcentage des cas actifs du graphique de droite de la Figure 5 (cercles orange), auxquels correspondent les minimums pourcentages des cas rétablis confirment eux aussi l’existence des “trois vagues”.

Au stade actuel, la Figure 5 combinée aux autres informations enseignent les choses suivantes :

  • Les statistiques actuelles indiquent que les porteurs de COVID-19 du Maroc ont 1.70% de chance d’en mourir, en moyenne et abstraction faite de toute faiblesse qui causerait une aggravation de ce risque. Après avoir décru depuis le 12 avril, ce taux de décès de tous les testés positifs a augmenté de 1,50 (le dimanche 02 août) à 1,70% ce dimanche 23. La létalité, qui reste faible au Maroc, est sans doute due au succès des protocoles de soin adoptés au Maroc mais encore faut-il qu’elle n’augmente pas significativement.
  • Dès lors qu’il y a suffisamment de critères que les protocoles hospitaliers ou les accords de test considèrent un individu comme étant “à tester” (pour entourage ou pour symptômes), il y a :
    • environ 2.98% de chance d’être porteur de COVID-19, chiffre qui lui aussi remonte légèrement après s’être stabilisé mais son évolution devrait de nouveau décroître plus tard,
    • environ 0.050 % de chance d’en mourir, après avoir baissé depuis la première semaine d’avril, ce chiffre a commencé à remonter de 0.027% depuis la semaine du 20-26/07.

Nombre de cas graves

Le graphique de gauche de la Figure 6 montre l’évolution récente du nombre de cas graves ainsi que celle des cas actifs alors que le graphique de droite montre le pourcentage des cas graves parmi les actifs du jour ainsi que le pourcentage donné par le nombre de décès rapportés aux cas graves de la veille.

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Figure 6 Cas graves et cas actifs à gauche – Taux de gravité parmi les actifs et décès parmi les cas graves à droite

Ainsi donc, il y aurait environ :

  • un cas grave parmi 70 cas actifs,
  • un décès le lendemain parmi 7 cas graves d’une journée donnée.

En partant des cas actifs prévus, ces valeurs permettent de croiser les simulations futures des décès.

Répartition à l’échelle Régionale

Le graphique de gauche de la Figure 7 montre la carte de répartition géographique des cas sur les différentes Régions du Maroc alors que le graphique de droite montre leur classement en termes de contamination (échelle logarithmique). Les couleurs des points de la carte indiquent le nombre de cas par million d’habitants alors que les chiffres entre parenthèses y indiquent les nouveaux cas hebdomadaires.

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Figure 7 Répartition régionale (gauche) et classement (droite) des cas positifs au COVID-19 au Maroc

Alors que le graphique de droite montre un classement des Régions par le nombre total de contaminations.

Le graphique de gauche de la Figure 8 montre l’évolution dans le temps des cas positifs dans les différentes Régions alors que le graphique de droite montre l’évolution du pourcentage représenté par chaque Région.

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Figure 8 Evolution du nombre de cas par Région (gauche) et de celle de sa structure (droite)

Le graphique de gauche de la Figure 8 montre qu’en fait le nombre de positifs de plusieurs Régions a connu des “sauts” dus à la découverte de foyers épidémiques : Darâa-Tafilalet aux 20-26 avril, Guelmim-Oued Noun aux 22-26 avril, Rabat-Salé-Kénitra aux 03-13 mai et 18-20 juin, Laâyoune-Sakia El Hamra les 20-26 juin, Tanger-Assila les 23-26 juin. Même si certains ont influencé significativement le taux de positivité national, le saut du nombre de contaminations le plus spectaculaire a été celui Laâyoune-Sakia El Hamra.

Il semble que les “méga-foyers” professionnels de la “deuxième vague” soient circonscrits puisque 85% des cas des trois dernières proviennent maintenant des contacts des contaminés et non des dépistages d’anticipation en entreprise (à moins que l’on n’ait plus les capacités de faire les deux). Rien n’indique encore que nous soyons à l’abri compte tenu de la durée d’incubation du virus et de la difficulté à identifier les personnes qui auraient pu être infectées par les personnes détectées ces derniers jours. Identifier et tester les contacts de quelques dizaines de contaminés par jour est une chose alors que le faire pour un millier nécessite des ressources décuplées : on ne sait pas si on les a.

Le graphique de droite de la Figure 8 montre que depuis début mai, cinq des Régions concentrent une large majorité des cas positifs : Casablanca-Settat, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Fès-Meknès Marrakech-Safi, Rabat-Salé-Kénitra. Si la concentration géographique des contaminés pose des problèmes, elle se prête mieux à une l’isolation des zones contaminées. Le pourcentage de concentration dans les cinq Régions les plus contaminées décroît car de nombreuses Régions “tranquilles” se sont “réveillées” depuis la fin de Juillet 2020.

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La baisse de la concentration des cas semble indiquer qu’en plus des dégâts collatéraux qu’il a créé, le reclassement en zone rouge, à la veille de Aïd El Adha, des 8 Provinces les plus contaminées n’aura pas suffi à protéger les Provinces les plus rurales. Il s’avère donc que non seulement on aurait dû faire les choses autrement mais surtout qu’on aurait sans doute dû interdire la célébration de Aïd El Adha, comme on a provisoirement interdit la prière collective du vendredi. Certes, l’indiscipline des marocains a un fort impact sur l’évolution de la situation mais, en cédant au lobby des grands éleveurs de bétail, le gouvernement a semble-t-il sous-estimé le prix que payerait le pays et en cela, perdu le sens des priorités.

DETAILS DES SIMULATIONS ET PREVISIONS A COURT TERME

Bref résumé des hypothèses et conditions de simulation

Jugeant déraisonnable de simuler directement le nombre de cas positifs dès lors que la cadence des tests avait augmenté trop vite, nous avons modifié graduellement la méthode de prévision. Nous avons d’abord remplacé les “fonctions de Gauss” initialement utilisées par des “fonctions Gamma” qui permettent de mieux traiter des cinétiques différentes en montée et en descente de l’infection. Ensuite, nous les avons appliquées au taux de positivité quotidien (pourcentage des tests positifs) et non plus directement au nombre de cas positifs. Puis nous les avons progressivement appliquées à chacune des “trois vagues” subies par le Maroc.

En effet, à peine étions-nous heureux de la stabilisation  de la “première vague” durant la première semaine de juin, que nous avons vu arriver la “deuxième vague” due aux divers foyers professionnels découverts à Lalla Maymouna, Tanger, Casablanca, Safi et ailleurs. Celle-ci ne s’était même pas encore calmée que nous avons vu arriver la “troisième vague” dans l’énorme réservoir des contacts de contaminés qui s’était alors trouvé gonflé au maximum pendant que l’on testait intensément en entreprise. Chacune de ces “trois vagues” a été décrite par une fonction “fonction Gamma” séparée. Ayant adopté 3 “fonctions Gamma” pour les taux de positivité, il a fallu aussi considérer 3 “fonctions Gamma” pour décrire les décès ainsi que 3 “fonctions de Gauss” pour décrire les rétablissements. Le nombre de cas actifs étant déduit par calcul de ces derniers (positifs – décès – rétablis).

Dans les prochaines semaines, il devra être possible de visualiser l’impact de la rentrée scolaire et universitaire.

Taux de positivité

La simulation du taux de positivité par les trois “fonctions Gamma” (courbe rouge) est confrontée aux valeurs réelles (diamants rouges) dans la Figure 9 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les carrés bleus du graphique de gauche montrent le taux de positivité global alors que la courbe bleue en montre la simulation.

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Figure 9 Taux de positivité : Quotidien à gauche – Hebdomadaire à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont, ici aussi, parfaitement visibles. La représentation logarithmique permet de voir que la méthode de simulation adoptée est aussi satisfaisante aux grandes valeurs (entre 20 et 30%), qui prévalaient au début de l’épidémie, qu’aux très faibles valeurs de taux de positivité (inférieures à 1%), qui ont été relevées depuis l’accélération de la cadence de test. Dans le graphique de droite, le traitement hebdomadaire permet de lisser les oscillations journalières et de mieux apprécier la qualité de la méthode de simulation durant chacune des “trois vagues”.

Pour l’instant, le taux de positivité semble stationner autour de 6% et nos estimations de cette semaine montrent qu’il devrait amorcer une lente décroissance si les conditions actuelles sont maintenues.

Révisant toutes nos dernières prévisions, nos nouvelles estimations d’évolution de la courbe bleue dans le graphique de droite de la Figure 5 montre qu’elle devrait converger vers 2.4% si le nombre de tests est extrapolé à l’infini, ce qui indique que, d’ici là, près de 850’000 habitants auront été contaminés, testés ou non, symptomatiques ou pas.

Nombre de contaminations

Déduit du taux de positivité de la Figure 9 et du nombre de tests de la Figure 1, le calcul du nombre de contaminés (courbe rouge) est confronté aux valeurs réelles (diamants rouges) dans la Figure 10 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les carrés bleus du graphique de gauche montrent le nombre de contaminés cumulés alors que les courbes (bleue à gauche et à droite) en montrent les simulations.

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Figure 10 Contaminations : Quotidiennes à gauche – Hebdomadaires à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont, ici aussi, parfaitement visibles. Bien que le taux de positivité des “deuxième et troisième vague” soit beaucoup plus petit que celui de la “première vague” (graphique de gauche de la Figure 9), le nombre de cas engendrés par les deux vagues suivantes a largement dépassé celui de la première (graphique de gauche de la Figure 10) à cause du nombre de tests beaucoup plus important. Même si reste encore à confirmer, les données analysées nous suggèrent, pour l’instant, que nous soyons au voisinage du pic de contamination de la “troisième vague” et que la rentrée scolaire devra se dérouler avec encore quelques milliers de nouvelles contaminations par semaine.

Pour ce qui concerne les cumuls, avant la “deuxième vague”, nos espérions encore cumuler environ à 8’964 cas de contamination (7’831 selon un rapport du HCP) alors que nous en sommes déjà à 33’237 et nous serions, dans les conditions actuelles, sans doute à même de dépasser 71’000 cas à terme, ajoutant près de 62’000 cas additionnels dus à des foyers qui auraient peut-être pu être circonscrits plus tôt si on avait anticipé l’accélération de la cadence des tests et, surtout, si l’on avait interdit la célébration de Aïd El Adha.

Pour l’instant, le nombre de nouveaux contaminés semble stationner entre 9 et 10’000 par semaine et nos estimations de cette semaine montrent qu’il devrait amorcer une lente décroissance si les conditions actuelles sont maintenues.

Nombre de décès

La simulation des décès par les trois “fonctions Gamma” (courbe rouge) est confrontée aux valeurs réelles (diamants rouges) dans la Figure 11 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les carrés bleus du graphique de gauche montrent le nombre de décès cumulé alors que les courbes (bleue à gauche et à droite) en montrent les simulations.

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Figure 11 Décès : Quotidiens à gauche – Hebdomadaires à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont moins nettement visibles que sur tous les autres. Pour l’instant, les données analysées suggèrent que nous soyons au voisinage du pic des décès de la “troisième vague” mais ceci est encore à confirmer.

Avant la “deuxième vague”, nos espérions encore ne pas cumuler plus de 260 décès alors que nous en sommes déjà à 659 et nous serions, dans les conditions actuelles, sans doute à même de dépasser 1’030 décès à terme, ajoutant près de 770 décès additionnels qui auraient peut-être pu être évités.

Pour l’instant, le nombre de nouveaux décès semble être à son maximum à un peu plus de 200 décès par semaine et nos estimations de cette semaine montrent qu’il devrait amorcer une lente décroissance si les conditions actuelles sont maintenues.

Nombre de rétablis

La simulation des rétablis par les trois “fonctions de Gauss” (courbe rouge) est confrontée aux valeurs réelles (diamants rouges) dans la Figure 12 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les carrés bleus du graphique de gauche montrent le nombre de décès cumulé alors que les courbes (bleue à gauche et à droite) en montrent les simulations.

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Figure 12 Rétablis : Quotidiens à gauche – Hebdomadaires à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont, ici aussi, parfaitement visibles. Pour l’instant, les données analysées suggèrent que le pic des rétablis de la “troisième vague” est encore à venir mais ceci reste encore à confirmer.

Nos estimations de cette semaine montrent que le nombre de nouveaux rétablis ne semble pas encore être à son maximum qu’il atteindra dans l’une des deux prochaines semaines à environ 9’500 rétablissements par semaine avant de décroître.

Nombre de cas actifs

Le calcul des cas actifs résultant de toutes les simulations précédentes est confronté aux valeurs réelles (triangles bleus) dans la Figure 13 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les triangles bleus du graphique de gauche montrent le nombre de cas actifs alors que les courbes (bleue à gauche et à droite) en montrent les simulations.

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Figure 13 Cas actifs : Quotidiens à gauche (parmi eux, les cas graves sont en rouge) – Hebdomadaires à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont parfaitement visibles ici aussi.

Bien que cela reste encore à confirmer, les données analysées suggèrent que nous soyons au pic des cas actifs de la “troisième vague” (environ 15’000 cas actifs). Les prévisions de cette semaine montrent que, dans les conditions actuelles, le nombre de cas actifs,  graves ou non, devrait amorcer une descente dans les deux prochaines semaines.

ET POUR TERMINER…

Comment atteindre zéro infection ? – Peut-être la réponse se trouve-t-elle dans les propos du Pr. Didier Raoult qui, courbe en main, a dit : “La courbe [de contamination] est une courbe en cloche… les épidémies commencent, s’accélèrent, culminent, diminuent puis disparaissent sans qu’on sache pourquoi“. Il faut interpréter ce que ceci signifie dans la bouche de quelqu’un qui a vu plus de nombreuses courbes de contamination épidémique : “ne pas savoir pourquoi elles disparaissent” traduit l’incompatibilité entre les théories mathématiques pour qui les “courbes en cloche” finissent en diminuant progressivement sans jamais s’annuler alors que les courbes de contamination réelles subissent bien un jour une dégringolade “chaotique” à zéro puisque les épidémies par s’arrêtent dès lors que les derniers porteurs ne peuvent plus communiquer le virus à un hôte qui ne soit pas immunisé. Mais encore faut-il les conditions pour que ceci se réalise ce qui ne peut sans doute pas se faire sans immunité collective3.

Depuis notre premier rapport hebdomadaire de début avril, nous rappelons qu’“une hirondelle ne fait pas le printemps” et même les évolutions des autres pays nous enseignent que l’on peut même avoir un taux de reproduction en-dessous de l’unité tout en ayant encore des centaines ou même des milliers de nouveaux cas par jour qui pourraient faire repartir l’épidémie en cas de relâchement. Même si les taux de positivité sont sans doute suffisamment bas pour, à mon humble avis, reprendre sérieusement l’activité économique et laisser les gens retourner gagner leur vie le plus normalement possible, il est nécessaire de faire ce qu’il faut pour “vivre avec ce virus”.

Il faut aussi montrer un minimum de visibilité aux entrepreneurs pour permettre aux gens de gagner leur vie ! La vie humaine n’a certes pas de prix, mais elle a un coût dont les composantes humaines deviennent de moins en moins supportables ! Espérons aussi que toute la lumière sera faite sur les affaires de “méga-clusters” du Gharb et de Safi et que tous les responsables seront jugés et sévèrement punis au moins pour mise en danger volontaire de la vie d’autrui.

L’enquête qui été confiée à la Direction Centrale de la Gendarmerie Royale a déjà abouti à des mises en examen et il faudrait mettre les mis en cause en détention préventive ou au moins faire une saisie conservatoire de leur biens pour les empêcher de les “liquider” et se mettre préventivement en situation d’insolvabilité. Il faut aussi que les victimes et leurs familles se portent partie civiles afin d’être indemnisées au détriment des responsables.

Doit-on rappeler qu’on peut être porteur asymptomatique du COVID-19 (sans aucun symptôme) et le transmettre à toutes les personnes approchées sans précautions, or, à l’instar de beaucoup d’autres pays, le Maroc n’a aucune connaissance du nombre réel de personnes infectées.

Les bons chiffres de premières semaines n’étaient là que parce le confinement avait fortement ralenti la transmission du virus mais il semble maintenant trop tard pour en espérer autre chose qu’un ralentissement de l’épidémie pour éviter une surcharge des structures de soin et les décès additionnels qui s’ensuivraient. Les chercheurs nous répètent que la peau de ce virus est faite d’une huile qui est diluée par les savons, qu’il se transmet à la bouche, au nez et aux yeux par la salive ou les postillons qui, sans projection (toux), se projettent à moins d’un mètre tout en sachant qu’il ne dure pas plus de quelques heures sur une surface inerte. En comprenant bien ceci, on saura ce qu’il reste à faire si l’on veut éviter de s’exposer et surtout exposer les autres au risque de contamination. Maintenant, “sortir du hammam (du confinement) n’est pas aussi simple que d’y rentrer” dit le dicton marocain et on cherche encore un moyen de nous en sortir puisque le proverbe ne dit pas que c’est impossible !

  • Mais pourquoi n’a-t-on pas accéléré les tests quelques semaines plus tôt ?
  • Pourquoi a-t-on pris des décisions qui ont précipité une partie de la population vers un risque accru d’accident sur des routes surchargées ?
  • Après avoir interdit la prière collective du vendredi (qui est pourtant “Fard”), pourquoi n’a-t-on pas d’interdit la célébration de Aïd El Adha (qui n’est que “Sounna“) qui comportait un double risque de création de foyers d’infection (les contacts dans des marchés aux bestiaux incontrôlables suivis des regroupements familiaux élargis) ?
  • Eu égard aux évènements des dernières semaines, notamment les actions maladroites du gouvernement face à une population très indisciplinée, peut-on encore parler “d’exemplarité” du Maroc ?

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