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dimanche 19 septembre 2021

Falsification des documents sanitaires: Les autorités déclarent la guerre aux fraudeurs


La falsification des documents sanitaires a pris beaucoup d’ampleur au Maroc ces derniers temps. Laboratoires privés, médecins, infirmiers, aides-soignants, plusieurs corps de métiers de la médecine sont impliqués dans cette fraude, qui commence à s’organiser en réseaux aux ramifications régionales.

Il est vrai que les laboratoires sont considérablement sollicités pendant toute cette période de recrudescence de la pandémie en raison de la hausse des contaminations, mais force est de constater que les tests frauduleux ou les faux tests ont submergé ces derniers temps la scène sanitaire nationale. Des centaines de cas ont été détectés récemment dans plusieurs régions du Royaume. Une quarantaine de cas sont signalés à Nador, le lundi 30 août 2021 et leurs commanditaires arrêtés par la police.

Le porte parole de la direction générale de la sûreté nationale, Boubker Sabik, a fait état d’un phénomène extrêmement grave qui cherche à saper tous les efforts de l’Etat pour endiguer la propagation du virus. A Oujda, trois médecins, quatre infirmiers et une étudiante stagiaire ont été arrêtés par la police et présentés devant le parquet pour enquête. Leur crime: avoir falsifié une centaine de tests PCR au profit de clients en contrepartie de sommes d’argent importantes. Une somme d’un million de dirhams a été saisie par la police dans le bureau de l’un des médecins arrêtés. La fraude sanitaire a ainsi gagné du terrain pour donner naissance à des réseaux tentaculaires aux quatre coins du Royaume qui cherchent à amasser des fortunes colossales.

Conscients de l’ampleur du phénomène, plusieurs ministres ont tenu, le jeudi 19 août 2021, une importante réunion de crise qui a rassemblé le ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit, des affaires étrangères, Nasser Bourita, et de la santé, Khalid Aït Taleb, ainsi que tous les corps sécuritaires, dont le patron de la police, Abdellatif Hammouchi, et le patron de la Gendarmerie royale, le général Mohamed Haramou. La fraude sanitaire a pris tellement d’ampleur qu’elle a commencé à s’organiser en réseaux touchant tous les documents sanitaires, dont les tests PCR mais également le fameux pass sanitaire.

Maîtrise de la situation
La réunion ministérielle a tracé une feuille de route pour traquer les fraudeurs et leur infliger les sanctions les plus sévères. C’est ce qui s’est traduit dans le dernier communiqué de la présidence du Ministère public, qui a ainsi appelé les autorités judiciaires à mener une action vigoureuse contre la fraude des documents sanitaires relatifs à la Covid-19 (pass vaccinal et test PCR), vu le recours de plus en plus fréquent à ces pratiques constatées dernièrement au Maroc ou à l’étranger.

En plus d’être punis par la loi, ces actes sapent les politiques publiques destinées à juguler la propagation de la pandémie, particulièrement les efforts d’élargissement des catégories bénéficiaires de la vaccination et de prévention des déplacements en infraction avec les règlements en vigueur, a souligné la présidence dans une circulaire adressée aux procureurs généraux et aux procureurs du Roi.

La circulaire a invité la police judiciaire à recourir à tous les moyens appropriés pour détecter les cas de fraude des documents en question, à ouvrir des enquêtes en conséquence et à faire preuve de la fermeté nécessaire à l’encontre des personnes présumées impliquées dans ces affaires, dans le strict respect de la Loi. La présidence du Ministère public a exhorté l’ensemble des responsables concernés à mettre en oeuvre ces instructions de manière scrupuleuse et résolue, tout en l’informant des affaires qui leur sont présentées et des difficultés auxquelles ils pourraient être confrontés.

Il est évident que les efforts consentis par le Royaume pour la préservation de la santé et de la sécurité des citoyens et la maîtrise de la situation épidémique, depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire et les décisions qui s’en sont suivies, visent à endiguer la diffusion du virus, de faire aboutir la campagne nationale de vaccination et, partant, de réaliser l’immunité collective.

Le seul hic: c’est que les autorités judiciaires taisent encore les noms des laboratoires privés impliqués dans la fraude alors qu’elles doivent les dénoncer. Car il y a va sérieusement de la crédibilité du Royaume sur le plan international. Et ce après avoir été cité mondialement comme modèle à suivre en matière de lutte contre la pandémie depuis son éclatement en mars 2020.

https://www.maroc-hebdo.press.ma

samedi 12 décembre 2020

Covid-19: voici comment le roi a mené la guerre contre la pandémie (Chronologie)

Mohammed VI

Depuis la toute première réunion consacrée, en janvier, à l’épidémie et à l’issue de laquelle le souverain a décidé le rapatriement des Marocains bloqués en chine, le Royaume livre une bataille continue contre la pandémie.

Le roi Mohammed VI vient de trancher sur la question de la gratuité du vaccin anti-Covid-19, qui fait débat depuis quelque temps. Le souverain a donné ses instructions au gouvernement pour l’adoption de la gratuité du vaccin contre la Covid-19 au profit de tous les Marocains, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia qui reprend un communiqué du cabinet royal, dans son édition du jeudi 10 décembre. Le vaccin sera donc gratuit pour tout le monde.

Cette décision, poursuit le quotidien, intervient dans le sillage des orientations royales visant le lancement, dans les prochaines semaines, d’une opération de vaccination massive contre cette épidémie. L’objectif étant de garantir le vaccin pour tous les Marocains comme moyen adéquat pour s’immuniser contre le virus et contenir sa propagation, dans la perspective d’un retour progressif à la vie normale dans la quiétude et la sécurité.

Selon le quotidien, les préparatifs de cette campagne sont pratiquement bouclés. Les listes des premiers bénéficiaires, soit 5 millions de citoyens, ont été arrêtées. Les départements de la Santé et de l’Intérieur et tous les autres intervenants n’attendent plus que le feu vert pour lancer l’opération. Naturellement, en attendant que le pays puisse atteindre le niveau d’immunité collective lui permettant de mettre fin à la pandémie, les mesures de prévention restent toujours de rigueur. C’est ainsi que, dans les centres de vaccination, fixes ou mobiles, les mesures de sécurités, dont la distanciation physique et le port du masque, seront strictement appliquées, précise Al Ahdath Al Maghribia.

Cette campagne sera ainsi la dernière bataille d’une guerre contre le virus menée par le Royaume, sous la conduite du souverain, depuis le début de l’année. C’est ainsi que le 27 janvier, rappelle le quotidien, le roi Mohammed VI, faisant preuve d’un sens d’anticipation remarquable dans une conjoncture particulière, a répondu à l’appel de détresse des étudiants marocains bloqués à Wuhan, en Chine. A l’époque, personne ne se doutait de l'étendue de la crise qu’allait déclencher ce virus à travers le monde.

Ce 27 janvier, le souverain a donc présidé une séance de travail consacrée à la situation des citoyens marocains se trouvant à Wuhan, mis en quarantaine par les autorités chinoises à cause du coronavirus. Il a ensuite donné ses instructions pour le rapatriement de la centaine de ressortissants marocains, essentiellement des étudiants se trouvant actuellement dans cette province. Quelques semaines plus tard, alors que le Maroc enregistrait ses premiers cas, le Maroc, sur décision royale, fermait ses frontières terrestres, maritimes et aériennes. C’était le 14 mars.

Le lendemain, le souverain lançait la riposte économique à la pandémie. Il a, en effet, donné ses instructions pour la création immédiate du fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie. Ce Fonds, doté de 10 milliards de dirhams, sera réservé essentiellement à la prise en charge des dépenses de mise à niveau du dispositif médical et au soutien de l’économie nationale, à travers une batterie de mesures proposées par le gouvernement.

Le 22 mars, poursuit le quotidien, les médecins militaires se sont mobilisés. Le roi a, en effet, ordonné que la médecine militaire prenne part, conjointement avec son homologue civile, à la délicate mission de lutte contre la pandémie de la Covid-19. Les services sociaux des FAR et de la gendarmerie royale seront également mobilisés dans le cadre de cette opération. Les premiers hôpitaux de campagne voient le jour.

Le 8 avril, le roi prend une autre décision, cette fois au profit notamment des petits commerçants et des artisans. En sa qualité d’Amir Al Mouminine et Nadher suprême des Waqfs, il a décidé d'exonérer des droits de bail les locataires des locaux des habous consacrés au commerce, aux métiers, aux services et à l’habitation, à l’exception des fonctionnaires, et ce pendant toute la période d'urgence sanitaire. Une semaine plus tard, le souverain a proposé le lancement d’une initiative de chefs d’Etat africains, visant à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de gestion de la pandémie.

Le 15 juillet, poursuit Al Ahdath Al Maghribia, c’est toute l’Afrique qui remercie le roi pour l’initiative à caractère humanitaire qu’il avait prise la veille. Le souverain a, en effet, donné ses instructions pour l’acheminement d’aides médicales à plusieurs pays africains. Cette aide visait à fournir du matériel médical préventif, afin d’accompagner les pays africains dans leurs efforts de lutte contre la pandémie. L’aide en question a bénéficié à 15 pays appartenant à toutes les sous-régions du continent.

Plus récemment, le 31 août, le roi a eu un entretien téléphonique avec Xi Jinping, président de la Chine. L’entretien a porté sur le développement des relations bilatérales dans tous les domaines et, surtout, dans la lutte contre la Covid-19. L’entretien a ainsi été souligne le quotidien, l’occasion pour le souverain de remercier la Chine pour l’appui et l’accompagnement qu’elle a apportés aux mesures préventives fortes prises par le Royaume du Maroc, afin d’endiguer la propagation de la pandémie. Et ce, aussi bien en termes d’équipements médicaux et de tests de dépistage, qu’en matière d'échanges d’information et d’expertise.

Le 14 octobre, lors d’un Conseil des ministres, le souverain s’est informé auprès du ministre de la Santé au sujet de l’avancement du vaccin contre la Covid-19, alors en cours de développement par la Chine. Le ministre de la Santé a répondu qu’il y avait un contact permanent avec les entreprises et avec le gouvernement chinois, qui ont fait montre d’une bonne volonté à ce sujet. Le 8 décembre, comme précisé plus haut, le souverain a décidé de rendre le vaccin gratuit pour tous les Marocains.

 

https://m.le360.ma 

mercredi 7 mars 2018

Berrechid: les autorités déclarent la guerre aux jeux de hasard

La gendarmerie royale a déclaré, depuis le 1er mars, la guerre aux jeux de hasard à Berrechid. Des dizaines de personnes ont été arrêtées et d’importantes sommes d’argent ont été saisies.

Selon des sources locales, les autorités ont fait une descente dans un local clandestin de jeux de hasard situé à la place Al Ahmar Belmansour, à El Gara, après plusieurs jours de surveillance. Quinze personnes ont été arrêtées, dont le propriétaire, et 4500 dirhams ont été saisis.
Entendues, treize personnes ont été libérées sur instructions du parquet général tandis que deux autres ont été placées en garde à vue. Il s’est avéré que l’un des deux mis en cause aurait abandonné sa famille. Le propriétaire, lui, est toujours en garde à vue.

jeudi 7 décembre 2017

Médicaments: le Maroc déclare la guerre à la contrebande

médicaments

Kiosque360. Les autorités déclarent la guerre aux médicaments vendus sur les circuits parallèles. La DGSN et la Gendarmerie font le point sur un phénomène qui menace gravement la santé des citoyens.
De janvier à fin novembre 2017, la DGSN a traité 41 affaires de contrebande de médicaments et divers produits pharmaceutiques impliquant 51 personnes. Ces opérations coup de poing, écrit Al Ahdath Al Maghribiya dans son édition de ce jeudi 7 décembre, ont permis la saisie de pas moins de 32.584 unités de médicaments et de 133 litres d'alcool à usage médical. Ces coups de filet, précise le journal, ont été effectués en collaboration avec les représentants des autorités sanitaires et des professionnels de la pharmacie.

De son côté, ajoute Al Ahdath, la gendarmerie royale a mené, en septembre, une grande campagne qui a conduit à la saisie de 8.000 unités de médicaments proposés à la vente dans des commerces d'alimentation. La moitié des saisies a été enregistrée à Marrakech, poursuit la publication.

La brigade nationale d'investigations judiciaires, relevant de la gendarmerie, a perquisitionné 100 points de vente et interrogé 105 personnes concernées par cette campagne.
Des sources professionnelles du secteur pharmaceutique ont fait part au quotidien de leur inquétude face aux nouveaux modes opératoires des réseaux de contrebande de médicaments: la vente sur Internet, par téléphone, voire la livraison directe au client. Ces méthodes échappent, en effet, à tout contrôle des autorités compétentes.

Pour ce qui est des médicaments concernés par ce trafic, il s'agit d'abord de stimulants sexuels et d'insuline. Et, en général, cela porte un coup dur non seulement à la santé des citoyens, mais aussi à l'économie du pays.

Al Ahdath rappelle les conclusions de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui avait affirmé que 40% des médicaments écoulés sur les réseaux parallèles ne contenaient pas de substance active.  

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...