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jeudi 12 août 2021

Restrictions, couvre-feu: voici comment la gendarmerie royale surveille les entrées et les sorties de Tanger

Cover : هكذا يراقب الدرك الملكي مداخل ومخارج طنجة

Contrôle des axes routiers aux entrées et sorties de Tanger, suite aux nouvelles restrictions.

Devant la recrudescence des cas dus au Covid-19, le gouvernement marocain a décidé d’étendre le couvre-feu de 21h00 à 5h00, et de limiter les déplacements de et vers Marrakech, Casablanca et Agadir. A Tanger, les forces de l’ordre se sont déployées à chaque entrée et sortie de la ville pour assurer le respect de ces nouvelles dispositions.

Sur le long des axes routiers aux entrées et sorties de la ville, plusieurs éléments du commandement régional de la Gendarmerie Royale de Tanger se sont mobilisés pour renforcer les procédures de contrôle, mais également restreindre les déplacements des citoyens ne disposant pas d’autorisation de déplacement ou de pass vaccinal.

Au niveau des points de passage de Tétouan et d’Assilah par exemple, les officiers en place vérifient l’identité des conducteurs qui passent, mais également l’ensemble des pièces justifiant de leur déplacement vers les autres villes du Royaume, notamment la nuit, conformément aux dispositions entrées en vigueur le mardi 3 août 2021.

Toutes les dispositions ont été mises en place par le gouvernement, et ceci conformément aux recommandations du Comité scientifique et technique, dans le but de freiner la propagation du Covid-19 et préserver la santé des citoyens. Il s’agit principalement des restrictions suivantes.

-  Interdiction des déplacements nocturnes dans tout le pays de 21h00 à 5h00.

- Interdiction de circuler vers et depuis les villes de Casablanca, Marrakech et Agadir.

- Fermeture des restaurants et cafés à 21h00.

- Fermeture des hammams, des salles de sport et des piscines.

- Interdiction des rassemblements et activités dans les espaces fermés et ouverts dépassant 25 personnes, avec obligation d’obtenir une autorisation des autorités locales en cas de dépassement.

- Interdiction de dépasser 75% de la capacité maximale des hôtels et établissements touristiques.

- Encouragement du télétravail dans secteurs public et privé.

- Maintien de toutes les autres restrictions précédemment approuvées dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

En outre, toute violation du couvre-feu nocturne est passible d’une amende dont le montant est fixé entre 300 et 1.200 dirhams et d’une peine de 1 à 3 mois de prison, ou l’une de ces deux peines seulement.

https://fr.le360.ma

samedi 12 décembre 2020

Covid-19: voici comment le roi a mené la guerre contre la pandémie (Chronologie)

Mohammed VI

Depuis la toute première réunion consacrée, en janvier, à l’épidémie et à l’issue de laquelle le souverain a décidé le rapatriement des Marocains bloqués en chine, le Royaume livre une bataille continue contre la pandémie.

Le roi Mohammed VI vient de trancher sur la question de la gratuité du vaccin anti-Covid-19, qui fait débat depuis quelque temps. Le souverain a donné ses instructions au gouvernement pour l’adoption de la gratuité du vaccin contre la Covid-19 au profit de tous les Marocains, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia qui reprend un communiqué du cabinet royal, dans son édition du jeudi 10 décembre. Le vaccin sera donc gratuit pour tout le monde.

Cette décision, poursuit le quotidien, intervient dans le sillage des orientations royales visant le lancement, dans les prochaines semaines, d’une opération de vaccination massive contre cette épidémie. L’objectif étant de garantir le vaccin pour tous les Marocains comme moyen adéquat pour s’immuniser contre le virus et contenir sa propagation, dans la perspective d’un retour progressif à la vie normale dans la quiétude et la sécurité.

Selon le quotidien, les préparatifs de cette campagne sont pratiquement bouclés. Les listes des premiers bénéficiaires, soit 5 millions de citoyens, ont été arrêtées. Les départements de la Santé et de l’Intérieur et tous les autres intervenants n’attendent plus que le feu vert pour lancer l’opération. Naturellement, en attendant que le pays puisse atteindre le niveau d’immunité collective lui permettant de mettre fin à la pandémie, les mesures de prévention restent toujours de rigueur. C’est ainsi que, dans les centres de vaccination, fixes ou mobiles, les mesures de sécurités, dont la distanciation physique et le port du masque, seront strictement appliquées, précise Al Ahdath Al Maghribia.

Cette campagne sera ainsi la dernière bataille d’une guerre contre le virus menée par le Royaume, sous la conduite du souverain, depuis le début de l’année. C’est ainsi que le 27 janvier, rappelle le quotidien, le roi Mohammed VI, faisant preuve d’un sens d’anticipation remarquable dans une conjoncture particulière, a répondu à l’appel de détresse des étudiants marocains bloqués à Wuhan, en Chine. A l’époque, personne ne se doutait de l'étendue de la crise qu’allait déclencher ce virus à travers le monde.

Ce 27 janvier, le souverain a donc présidé une séance de travail consacrée à la situation des citoyens marocains se trouvant à Wuhan, mis en quarantaine par les autorités chinoises à cause du coronavirus. Il a ensuite donné ses instructions pour le rapatriement de la centaine de ressortissants marocains, essentiellement des étudiants se trouvant actuellement dans cette province. Quelques semaines plus tard, alors que le Maroc enregistrait ses premiers cas, le Maroc, sur décision royale, fermait ses frontières terrestres, maritimes et aériennes. C’était le 14 mars.

Le lendemain, le souverain lançait la riposte économique à la pandémie. Il a, en effet, donné ses instructions pour la création immédiate du fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie. Ce Fonds, doté de 10 milliards de dirhams, sera réservé essentiellement à la prise en charge des dépenses de mise à niveau du dispositif médical et au soutien de l’économie nationale, à travers une batterie de mesures proposées par le gouvernement.

Le 22 mars, poursuit le quotidien, les médecins militaires se sont mobilisés. Le roi a, en effet, ordonné que la médecine militaire prenne part, conjointement avec son homologue civile, à la délicate mission de lutte contre la pandémie de la Covid-19. Les services sociaux des FAR et de la gendarmerie royale seront également mobilisés dans le cadre de cette opération. Les premiers hôpitaux de campagne voient le jour.

Le 8 avril, le roi prend une autre décision, cette fois au profit notamment des petits commerçants et des artisans. En sa qualité d’Amir Al Mouminine et Nadher suprême des Waqfs, il a décidé d'exonérer des droits de bail les locataires des locaux des habous consacrés au commerce, aux métiers, aux services et à l’habitation, à l’exception des fonctionnaires, et ce pendant toute la période d'urgence sanitaire. Une semaine plus tard, le souverain a proposé le lancement d’une initiative de chefs d’Etat africains, visant à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de gestion de la pandémie.

Le 15 juillet, poursuit Al Ahdath Al Maghribia, c’est toute l’Afrique qui remercie le roi pour l’initiative à caractère humanitaire qu’il avait prise la veille. Le souverain a, en effet, donné ses instructions pour l’acheminement d’aides médicales à plusieurs pays africains. Cette aide visait à fournir du matériel médical préventif, afin d’accompagner les pays africains dans leurs efforts de lutte contre la pandémie. L’aide en question a bénéficié à 15 pays appartenant à toutes les sous-régions du continent.

Plus récemment, le 31 août, le roi a eu un entretien téléphonique avec Xi Jinping, président de la Chine. L’entretien a porté sur le développement des relations bilatérales dans tous les domaines et, surtout, dans la lutte contre la Covid-19. L’entretien a ainsi été souligne le quotidien, l’occasion pour le souverain de remercier la Chine pour l’appui et l’accompagnement qu’elle a apportés aux mesures préventives fortes prises par le Royaume du Maroc, afin d’endiguer la propagation de la pandémie. Et ce, aussi bien en termes d’équipements médicaux et de tests de dépistage, qu’en matière d'échanges d’information et d’expertise.

Le 14 octobre, lors d’un Conseil des ministres, le souverain s’est informé auprès du ministre de la Santé au sujet de l’avancement du vaccin contre la Covid-19, alors en cours de développement par la Chine. Le ministre de la Santé a répondu qu’il y avait un contact permanent avec les entreprises et avec le gouvernement chinois, qui ont fait montre d’une bonne volonté à ce sujet. Le 8 décembre, comme précisé plus haut, le souverain a décidé de rendre le vaccin gratuit pour tous les Marocains.

 

https://m.le360.ma 

mercredi 31 juillet 2019

Voici la liste des principaux hauts responsables sécuritaires et militaires au Maroc


far
Une précédente visite d'une délégation des FAR conduite aux États-Unis, par le Général de corps d'armée Abdelfettah Louarrak, Inspecteur général des FAR. 
  
Plusieurs hauts responsables sécuritaires et militaires ont salué, le 30 juillet, le souverain à l’occasion de son 20e anniversaire d’accession au Trône. Retour en images sur une cérémonie inoubliable. 

Les Marocains connaissent bien le patron du pôle DGSN-DGST, Abdellatif Hammouchi, ou alors le général de corps d’armée Abdefattah Elouarak. Mais d’autres hauts responsables sécuritaires et militaires restent de parfaits inconnus pour le commun des mortels. Des réceptions royales, comme celle organisée le mardi 30 juillet à Tanger, sont l’occasion de faire leur connaissance.

  
En voici la liste intégrale:


- Abdelfattah Elouarak, général de corps d’armée, inspecteur général des Forces armées royales.


- Mohamed Haramou, général de corps d’armée, commandant de la Gendarmerie royale.


- Lahcen Imejjane, général de division, inspecteur général des forces auxiliaires pour la zone Sud.


- El Abed Alaoui Bouhmid, général de division, inspecteur des Forces royales air (FRA).


- Mostafa Mestour, général de brigade, inspecteur des Forces auxiliaires pour la zone Nord.


- Mostafa El Alami, général de brigade, inspecteur de la Marine royale.


- Mohamed Berrid, général de brigade, patron du 3e Bureau des FAR.


- Abdellatif Hammouchi, patron du pôle DGSN-DGST.


- Yassine Mansouri (civil), patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED). 

mercredi 9 janvier 2019

Enquête: Voici ce que l'on sait de l'émigration irrégulière à partir du Maroc


Enquête: Voici ce que l'on sait de l'émigration irrégulière à partir du Maroc
 
Médiatiquement, l’automne 2018 aura été celui de l’émigration irrégulière. On a vu des Go-Fast arriver à la nuit tombée sur des plages du Nord et inviter les Marocains à prendre gratuitement place pour un voyage (clandestin) vers l’Espagne, ne jeune Marocaine mortellement blessée suite à l’interception d’un Go-Fast par la Marine Royale, des jeunes qui se filment pendant ou après leur voyage vers les terres ibériques. Médias24 a mené l'enquête pour essayer de démêler le vrai du faux.
Que cachent ces événements arrivés en 2018 ? Que signifient-ils ? La jeunesse marocaine se rue-t-elle vers l’émigration irrégulière ? Ou au contraire s’agit-il uniquement d’une amplification sur Facebook ? les réseaux de traite d’êtres humains et de migration irrégulière sont-ils en train de coordonner ou de fusionner avec les réseaux de drogue ?
Ci-dessous, Médias24 essaie de démêler le vrai du faux. 
Après des déplacements dans le Nord du Maroc, des entretiens avec plusieurs responsables sécuritaires à Tanger, Tétouan et Bab Sebta, ainsi qu’avec Khalid Zerouali, wali directeur de la Migration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur, voici un round-up de ce que l’on sait avec certitude ainsi que les réponses à quelques-unes de ces questions.

>Les flux de migration irrégulière ont considérablement changé
“L’ossature de l’architecture des réseaux de trafic est restée intacte. Toutefois, il a été constaté le recours accru aux nouvelles technologies de l’information, à l’utilisation frauduleuse des documents de voyage (Look alike), aux gonflables de grande capacité (de 70 à 80 personnes), ainsi que les hors-bords et les go fast“ (Khalid Zerouali).
De même, les opérations d’escroquerie à la migration sont plus nombreuses, nous déclarent des sources de la DGSN rencontrées dans le Nord du Maroc.
Enfin, les usagers des filières de migration irrégulière sont en majorité subsahariens. Les Marocains semblent légèrement plus nombreux que l’année précédente. Surtout, il y a une hausse du nombre de ressortissants algériens tentant l’entrée à Sebta ou Melillia en utilisant de vrais-faux passeports marocains.

>Le phénomène “Look alike“ (apparence similaire)
A la base, un vrai passeport, dont le titulaire est domicilié dans les régions du Nord, proches de Sebta ou Melillia. Ces personnes ont le droit d’entrer dans l’une ou l’autre de ces villes sans visa.
Le précieux document de voyage est obtenu par des voies détournées. Des filières de trafic, de vol ou de vente de vrais passeports ou cartes d’identité ont été mises à jour par la police.
Ensuite, il y a deux cas de figure :
-ou bien l’auteur de cette opération se contente d’usurper l’identité du titulaire du passeport en jouant sur une ressemblance physique réelle ou supposée. Voire en se grimant comme le titulaire du passeport (cheveux, barbe, moustaches…).
-ou bien une opération de falsification est menée, en changeant la photo figurant sur le passeport.
Selon nos sources, la police marocaine refoule quotidiennement 6 à 10 ressortissants algériens à Bab Sebta et 15 à 20 à l’entrée de Melillia, pour tentative d’usurpation d’identité ou falsification de passeports.
Une organisation sévissant des deux côtés de la frontière algéro-marocaine a été récemment démantelée. 4 organisateurs ou complices ont été arrêtés au Maroc et 8 autres ont été identifiés, dont quelques-uns sont des rabatteurs en Algérie.
Cette année 2018, on a découvert également que Sebta et Melillia sont devenues des bases de départ d’émigration vers l’Europe. Ce fut le cas du groupe de 18 personnes dont faisait partie la pauvre Hayat, cette jeune Marocaine qui a été tuée accidentellement dans un tir de sommation par la Marine royale le 25 septembre 2018. Hayat se trouvait dans un go fast, parti de Sebta avant de tenter de rejoindre l’Espagne en passant par les eaux marocaines.

 
>Les opérations “classiques“
Les opérations classiques, il y en a toujours. Avec une recrudescence du nombre d’affaires d’escroquerie à la migration qui sont devant les tribunaux.
Toutes sortes de scénarios sont utilisées. Mais en gros, l’objectif est de faire payer des candidats à la migration, en leur faisant croire, soit qu’on va leur faire traverser la frontière, soit qu’on l’a réellement fait. Les victimes citent des ballades en barques ou canots sans vraiment quitter les eaux marocaines, de nuit, pour mettre pied à terre dans un bois au Nord du Maroc, en prétendant qu’il s’agit de l’Espagne.
Autre grand classique : les cachettes dans les moyens de transport, camions généralement mais parfois voitures de tourisme. Ces tentatives individuelles peuvent aller jusqu’à l’usage d’une chambre à air pour traverser le Détroit.
La voie maritime reste cependant la plus empruntée : les bateaux et, plus qu’avant, le recours aux gonflables à grande capacité. Le go fast reste d’un usage très limité, hormis les épisodes de septembre 2018.

>Y a-t-il hausse des opérations d’émigration illégale ?
Une réponse précise est par définition impossible car il s’agit d’opérations clandestines où les candidats à l’émigration ne sont pas uniquement des Marocains. De plus, d’un indicateur à l’autre, les chiffres sont contradictoires ou sans cohérence les uns avec les autres. La perception générale reste celle d’une recrudescence des tentatives d’émigration illégale à partir du Maroc.
Le Maroc a été également soumis en 2018 à une forte pression migratoire par le déplacement des routes méditerranéennes vers le Maroc après le relatif tarissement des voies qui passent par la Libye ou la Turquie.
Voici donc quelques éléments de réponse :
- Entre le 1er janvier et le 9 septembre 2018, 32.022 migrants irréguliers sont arrivés en Espagne par la mer, dont plus de 6.000 Marocains. Ils étaient 2.683 Marocains au 10 septembre 2017, selon des sources espagnoles. La hausse est donc de 123% ou 3.317 migrants supplémentaires. Ces chiffres proviennent des recensements réalisés par les autorités espagnoles dans les centres de rétention de ce pays, après l’interpellation des migrants entrés par la voie illégale. Les autorités espagnoles communiquent très peu leurs statistiques. Il n’y a donc aucun détail.


A fin octobre 2018, toujours selon les chiffres espagnols officiels, 10.816 jeunes Marocains étaient arrivés en Espagne d’une manière irrégulière et avaient été placés dans des centres de rétention. L’année précédente pour la même période, 5.391 cas étaient recensés. Le nombre de cas a donc doublé selon ces sources.
L’automne 2018 a été marqué par une forte recrudescence des opérations irrégulières de migration vers l’Espagne à travers le Détroit malgré le mauvais temps et presque tous les jours, la Marine royale porte assistance à des embarcations en difficulté.

-si l’on se base sur le nombre de migrants refoulés d’Espagne :

Entre le 1er janvier et le 10 octobre 2018, selon des sources officielles marocaines, 1.092 Marocains ont été refoulés par l’Espagne dont 10 mineurs et 21 femmes. La majorité sont des jeunes de 18 à 25 ans, dont 80% sont issus du milieu rural.
Les autorités marocaines estiment toutefois que seulement la moitié de ces Marocains refoulés sont des migrants irréguliers. Les autres l’ont été, selon nos sources, pour diverses affaires de justice par exemple de trafic de drogue ou même pour dépassement de la durée légale du séjour après avoir accédé au territoire espagnol par la voie normale.
-le nombre de réseaux démantelés : 45 réseaux de traite d’êtres humains ont été démantelés en 2018 par les services relevant de la DGSN, jusqu’à la mi-décembre. Dans ce cadre, 603 organisateurs de migration illégale ont été arrêtés. En 2017, 294 organisateurs avaient été arrêtés.
Si on agrège toutes les statistiques (DGSN, Gendarmerie royale et gardes-côtes), le nombre d’opérations avortées par les services de sécurité marocains jusqu’en septembre 2018, est de 54.000 tentatives, ce qui correspond à plusieurs centaines d’opérations. 1.900 embarcations ont été saisies et 74 réseaux criminels démantelés.
Chaque réseau comprend un organisateur, 2 à 3 dirigeants ainsi que des rabatteurs dans plusieurs villes.

-L’indice de migration potentielle : les Marocains un peu moins nombreux à vouloir émigrer (Gallup). Les chiffres ici concernent les années 2015-2017.
Le centre de recherche américain Gallup a publié récemment un nouveau rapport sur les intentions de migrer, intitulé: L'indice de migration potentielle (PNMI). Le score du Maroc s'est amélioré par rapport à l'indice de 2010-2012.

Le document se base sur des entretiens effectués auprès d'un demi-million d'adultes (453.122) dans 152 pays, dont le Maroc, entre 2015 et 2017.
Les personnes interviewées ont répondu aux questions suivantes:
- Dans l’idéal, si vous en aviez l’occasion, aimeriez-vous vous installer durablement dans un autre pays ou continuer de vivre ici?
- Si vous souhaitez déménager, dans quel pays souhaiteriez-vous vivre? 
Au Maroc, l'indice de migration potentielle est de -19%. Le Maroc pourrait ainsi perdre 19% de sa population adulte, si toute personne souhaitant s'installer à l'étranger pouvait le faire librement. Ce chiffre, qui était de -23% entre 2010 et 2012, a connu une amélioration. L'intention des Marocains de migrer a donc diminué durant la période 2015-2017 par rapport à 2010-2012. Cet indice est plus élevé en Tunisie (-23%) et en Algérie (-25%).
La plupart de ceux qui souhaitent émigrer sont des jeunes : le Royaume pourrait perdre 29% de ses jeunes, (âgés entre 15 et 29 ans) en cas de migration libre, selon Gallup.

>Les chiffres officiels marocains : +9%.
“Si on fait une corrélation entre le nombre des personnes reconnues marocaines et éloignées d’Espagne vers le Maroc pour séjour irrégulier, une augmentation d’environ 9% a été enregistrée en 2018 par rapport à la même période de l’année précédente à la mi-octobre“, précise Khalid Zerouali, wali directeur de la Migration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur, dans un entretien accordé à Médias24.

>Fausses images, fake news
Les images et vidéos véhiculées sur les réseaux sociaux ne sont pas toutes prises au Maroc. Certaines proviennent de Libye, de Tunisie ou d’Algérie.
Le phénomène des go fast, embarcations hyper rapides utilisées pour le trafic de drogue, a été fugace. Seuls 4 cas à notre connaissance, ont été identifiés.

>Les principaux points de départ du Maroc
A partir de Mirleft vers Las Palmas.
A partir de Mehdia, Larache, My Bousselham vers l’Espagne.
Les points de passage vers Sebta et Melillia.

>Combien coûte une traversée
Le prix payé par les candidats n’est pas un prix fixe. La moyenne, selon nos sources, est de 40.000 DH. Autrement dit, une petite opération peut rapporter de 800.000 à 1 million de DH.

lundi 8 janvier 2018

Vague de froid: voici les mesures déployées dans 205 douars

 

En application des instructions du roi Mohammed VI, une réunion s'est tenue ce samedi au siège du ministère de l’Intérieur à Rabat, pour examiner les moyens à même de faire face à la vague de froid qui sévit dans plusieurs régions du royaume.

Présidée par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, cette réunion, qui s'est déroulée en présence des représentants des secteurs gouvernementaux et services sécuritaires concernés, a été l’occasion de parachever l’examen des mesures déjà prises pour lutter contre les répercussions de cette vague de froid et d’en alléger les effets sur les populations locales.

Intervenant à cette occasion, M. Laftit a fait savoir que l'organisation de l’opération de distribution des aides alimentaires pour les catégories ciblées dans les 22 provinces recensées est fin prête.

Le ministère a procédé, en exécution des hautes instructions royales, à l'application des dispositions du plan national global qui a ciblé cette année 205 douars relevant de 169 communes dans 22 provinces, pour une population totale de 514.000 personnes, a indiqué le ministre.

Bois de chauffage, hélicoptères, réseau téléphonique

Il a expliqué que ces mesures concernent essentiellement la localisation des points de stockage et de vente du bois de chauffage par le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, la mobilisation des équipements relevant des services de l'Etat ainsi que ceux appartenant aux privés en cas de besoin et leur installation près des points d'accès susceptibles d'être coupés. Il s'agit aussi de garantir une intervention immédiate à travers les hélicoptères de la Gendarmerie royale et du ministère de la Santé en vue de venir en aide aux populations se trouvant dans un état critique notamment les femmes enceintes.

Ces mesures ont porté aussi, a ajouté le ministre, sur la mise en oeuvre des comités provinciaux de veille, de suivi et d'évaluation continue de la situation sur le terrain tout en veillant à garantir l'approvisionnement normal des zones concernées en produits de base et des différents moyens de chauffage. Elles concernent également la poursuite des travaux de connexion de ces douars au réseau téléphonique ainsi que l'approvisionnement et la distribution de fourrage pour le bétail, étant l'élevage une des principales activités économiques des habitants de ces régions.

Le ministre a rappelé en ces sens le rôle fondamentale du comité national consistant principalement à assurer le suivi du travail des comités provinciaux et la mise en oeuvre du plan national pour cette année à travers la mobilisation d'un premier lot de denrées alimentaires de base comprenant 26 mille paniers des 50 mille assurés à cette fin, qui ont été remises aux provinces d'El Haouz, Al Hoceima, Beni mellal, Azilal, Boulemane, Chefchaouen, Khenifra, Ifran, Midelt, Taourirt, Taroudant, Taza et Tinghir.

Il a été procédé également au suivi de 3681 femmes enceintes dont 205 ont été prises en charge dans des centres de santé ou dans des maternités à l'instar de l'année dernière, outre la remise de 26.650 couvertures aux provinces d'El Haouz, Al Hoceima, Beni mellal, Azilal, Boulemane, Chefchaouen, Khenifra, Ifran, Midelt, Taourirt, Taroudant, Taza et Tinghir et l'aménagement de 900 plateformes pour l'atterrissage des hélicoptères mobilisés de la Gendarmerie Royale et du ministère de la Santé avec un taux de couverture avoisinant 75 pc.

Un total de 1075 douars ont été connectés au réseau téléphonique portable, avec un taux de 89% alors que l'élaboration d'un programme dédié à la connexion du reste des douars au réseau téléphonique via satellite est en cours. Afin de combler le besoin au niveau des ressources humaines, il a également été procédé à la coordination avec la direction des routes relevant du ministère de l'Equipement et du Transport pour le recrutement de 75 conducteurs supplémentaires de chasses-neiges, et ce, dans un cadre contractuel au titre de cette campagne.

Energie

Par ailleurs, les différents secteurs participant à cette rencontre ont exposé les mesures prises et les ressources humaines et logistiques qui ont été mobilisées pour affronter la vague de froid dans les provinces concernées, dont la Gendarmerie royale, la Protection civile, le ministère de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, des eaux et forêts, le ministère de l'Energie, des Mines et du Développement durable, le ministère de l'Equipement, du Transport, de la Logistique et de l'Eau, le ministère de la Santé, le secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et le haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification.

Ainsi, le ministre de l'Energie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah, a indiqué que l'Office national de l'électricité a mobilisé toutes les ressources logistiques et humaines et les équipements nécessaires en vue d'intervenir en cas de coupures ou de demande accrue d'électricité, notamment dans ces conditions climatiques à travers la mobilisation d'importantes équipes d'intervention et de ressources additionnelles, tout en veillant à assurer un nombre suffisant de bonbonnes de gaz utilisées dans le chauffage dans les provinces concernées par la vague de froid, en coordination avec l'ensemble des départements ministériels concernés.

Santé

Pour ce qui est de la santé, le ministre de l'Equipement, du Transport, de la Logistique et de l'Eau, ministre de la Santé par intérim, Abdelkader Amara, a fait état de la mobilisation lors de cette première phase de 660 médecins, de plus de 1950 infirmiers, de 43 hôpitaux et de 9 unités mobiles de santé et de plus de 400 ambulances, ajoutant que concernant l'équipement, 950 véhicules chasse-neige ont été mobilisés et des conducteurs additionnels de ces engins ont été engagés en vue de couvrir plus de 5 mille kilomètres de routes couvertes par la neige, outre la mise en place d'applications sur téléphone mobile pour informer les usagers d'éventuelles coupures de routes.

Eaux et Agriculture

De son côté, la secrétaire d'Etat chargée de l'Eau, Charfat Afilal a souligné les efforts fournis afin d'informer les citoyens via des bulletins météorologiques d'alerte en vue de prendre les mesures nécessaires.

S'agissant de l'agriculture, le représentant de ce secteur a fait savoir que le plan d'intervention se décline en deux volets; le premier relatif au suivi de la campagne agricole au niveau local et provincial en ce qui touche à l'état de l'agriculture et du cheptel en vue de mettre en place un plan d'intervention urgent destiné à faire face aux répercussions des changements climatiques. Le deuxième volet concerne le programme de réduction des disparités sociales à travers le déblocage des fonds requis à l'acquisition des équipements logistiques nécessaires, a-t-il ajouté.

Pour sa part, le haut-commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Abdeladim El Hafi, a indiqué que 6300 fours améliorés ont été distribués en 2017, notant que ce chiffre est susceptible d'augmenter cette année en raison de la vague de froid qui sévit dans plusieurs régions, notant que le haut commissariat oeuvre à renforcer le réseau de distribution de bois de chauffage en vue d'améliorer les conditions de vie et l'économie énergétique dans ces régions.
 

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...