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mardi 18 mai 2021

Covid-19: MAScIR conçoit un kit de dépistage en temps réel des cas négatifs

La fondation MAScIR annonce la conception du «Rapid Covid-19 IR», un dispositif de dépistage du Covid-19 en temps réel et sans réactifs. Il permet de dépister en moins de 20 secondes l’absence du Covid-19 dans un échantillon nasopharyngé.

Ce dispositif a été développé par le centre «Digitalisation & dispositifs micro-électroniques intelligents» de la Fondation MAScIR qui dispose d’une expérience de plus d’une dizaine d’années dans le développement de dispositifs microélectroniques d’analyse en temps réel et sans réactifs.

Dans un communiqué publié mardi 18 mai 2021, MAScIR explique que ce dispositif portable et miniaturisé, présente plusieurs avantages dont notamment l’absence de réactifs ou de préparation spécifique pour la réalisation du test et l’obtention du résultat sur smartphone en moins de 20 secondes.

Il s’agit « d’un dispositif électronique, miniaturisé, portable et connecté basé sur la technologie de la spectroscopie proche infrarouge (FT-NIR) couplée à des modèles embarqués d’intelligence artificielle, qui permet de dépister en moins de 20 secondes l’absence du Covid-19 dans un échantillon nasopharyngé ».

Une fois mis au point, le dispositif a été testé au niveau laboratoire avec l’appui de l’Hôpital militaire de Rabat et l’Institut Pasteur de Casablanca.

MAScIR a déposé un brevet en septembre 2020 puis a soumis le dispositif pour validation auprès du Laboratoire de recherche et d’analyses médicales de la Gendarmerie royale (LRAM) qui en a évalué les performances conformément à la norme NF EN ISO 15189: 2012.

L’évaluation a concerné 585 échantillons et a mis en évidence une sensibilité de 94% et une spécificité à 70%. Cette évaluation a fait l’objet d’un rapport de vérification des performances de la méthode «Rapid Covid-19 IR» élaboré par les experts du LRAM.

La Direction du médicament et de la pharmacie (DMP) a affirmé, suite à l’examen du dossier technique et du rapport d’évaluation du LRAM, que ce dispositif présente l’avantage d’être utilisé pour le dépistage des patients négatifs au Sars-CoV-2 dans les échantillons biologiques nasopharyngés.

D’après MAScIR, plusieurs dispositifs sont déployés depuis deux mois au niveau des sites du groupe Azura, permettant à cet acteur agricole de réaliser quotidiennement un dépistage de ses salariés afin de garantir la sécurité sanitaire sur l’ensemble de ses sites et d’assurer la continuité de son activité.

https://www.medias24.com 

mercredi 5 février 2020

Coronavirus : Aucun cas jusqu’à présent au Maroc

 wuhan coronavirus


Aucun cas d’infection au coronavirus n’a été enregistré jusqu’à présent au Maroc, a indiqué lundi 3 Février à Rabat le ministre d’État chargé des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement, Mustapha Ramid.

Le système national de veille et de surveillance épidémiologique a permis le suivi des cinq cas suspects, dont les résultats des analyses ne correspondaient pas au nouveau coronavirus, a souligné le ministre qui s’exprimait lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, précisant que parmi ces cinq cas, trois sont en fait liés à la grippe saisonnière.

Le ministre a assuré que toutes les mesures préventives ont été adoptées afin de parer à tout risque de propagation de la maladie, conformément aux Hautes instructions Royales, évoquant à cet égard la mise sur pied d’une commission mixte pour la surveillance épidémiologique et la prise de mesures nécessaires. Cette commission est composée du ministère de la Santé, de la Gendarmerie royale, des services de la médecine militaire, du ministère de l’Intérieur, de la Protection civile et d’autres intervenants.

S’agissant des mesures de prévention, le responsable a relevé que l’exécutif, conscient de l’importance de la veille et la vigilance sanitaires et des mesures proactives dans les cas d’urgence, a pris les mesures préventives requises au niveau du contrôle des points de passage, du suivi et de la vigilance épidémiologiques, de la prise en charge d’éventuels cas, de la communication et la prise en charge des membres de la communauté marocaine résidant en Chine.

En ce qui concerne les points de passage, a-t-il expliqué, le dispositif de vigilance et de surveillance sanitaire a été renforcé dans les aéroports internationaux en ce sens que tous les passagers en provenance de Chine via des vols directs ou indirects sont soumis au contrôle par caméras thermiques, de même qu’ils sont sensibilisés par une documentation conçue à cet effet.

En matière de surveillance épidémiologique et de vigilance, M. Ramid a souligné qu’une batterie de mesures ont été prises dont la publication d’une circulaire portant sur la définition de la maladie et des moyens de la signaler, la mise en place d’un programme de formation des cadres de la santé au niveau des régions et des provinces, le suivi continu de la situation épidémiologique internationale, ainsi qu’une évaluation quotidienne du danger potentiel pour le Royaume avec la mise à jour régulière des mesures de lutte contre le virus.
Il a en outre noté qu’au volet de la prise en charge, une liste des hôpitaux dédiés à l’accueil de cas potentiels a été établie, tandis que des moyens de protection ont été mis à la disposition des régions et des provinces.

Sur le plan de la communication et dans le cadre de sa stratégie de communication sur le suivi du nouveau virus corona, a-t-il poursuivi, le ministère de la Santé a régulièrement interagi avec l’opinion publique nationale sur l’évolution de la situation épidémiologique nationale et internationale par le biais de communiqués ou directement sur les divers médias ou bien via le numéro de téléphone « Allô Yakada ».

Evoquant la situation des Marocains résidant dans la ville chinoise Wuhan, berceau de la maladie, il a affirmé qu’en application des Hautes directives royales, le ministère de la Santé a pris en partenariat avec les secteurs concernés toutes les mesures nécessaires pour assurer le rapatriement de 167 citoyens marocains établis dans la région de Wuhan, en mobilisant une équipe médicale composée d’épidémiologistes, de psychologues et d’infirmiers afin de leur garantir un accompagnement sanitaire et un soutien psychologique appropriés dans leur voyage de retour vers le Royaume.

vendredi 28 juin 2019

Jets de pierre sur l’autoroute : phénomène de société ou cas isolés ?


Nombreux sont les témoignages sur les réseaux sociaux qui font état de ce type d’incident sur le réseau autoroutier marocain. Mais leur importance au niveau national est aujourd’hui difficilement quantifiable.

 
Sur Facebook, des usagers mécontents témoignent des dommages subis à la suite de jets de pierre.

Sur les réseaux sociaux, on bouillonne sur ce phénomène que d’aucuns appellent désormais le “fléau des jets de pierres.” Les publications fleurissent, notamment sur Facebook, où l’espace dédié aux commentaires sert à témoigner de ses malheurs survenus sur les autoroutes marocaines. Avec parfois des photographies du véhicule endommagé à l’appui. En ligne de mire : les auteurs des actes de vandalisme, mais aussi ADM (Autoroutes du Maroc), gestionnaire du réseau national.

“Je ne roule plus que de jour, de peur de recevoir des pierres ou tout autre projectile”, témoigne Abdessamad. “Je me lève à 6h du matin s’il le faut pour éviter de conduire la nuit.” Cet habitant de Marrakech a reçu récemment un sac d’huile usagée sur son pare-brise, l’obligeant à rouler pendant cinq kilomètres quasiment à l’aveugle. “Je ne voulais pas m’arrêter, de peur de me faire attaquer sur le bas-côté”.

Car c’est là tout l’objectif de la manœuvre : lancer un projectile qui obligerait le conducteur à se ranger sur le côté, dans le but de piller le véhicule. Pour certains, c’est un jeu, comme pour tuer le temps aux abords des autoroutes. “Mes fils se sont fait attaquer plusieurs fois également”, témoigne Abdessamad. “Ils ont vu les auteurs, des gamins de 16 ou 17 ans, qui lancent des pierres du haut des ponts.” Ces deux fils privilégient aujourd’hui les routes nationales pour rejoindre certaines villes, de peur de subir une nouvelle fois un jet de pierre.
Des conséquences sur la conduite des usagers

“Nous payons pour un service lorsque nous prenons l’autoroute, notre sécurité doit donc être assurée.” Laurent dit avoir été victime de jets de pierre à trois reprises. Toujours sur le même axe : le tronçon entre Casablanca et Rabat. “La dernière fois, le galet a été jeté du bord de l’autoroute, et a heureusement fait un ricochet. J’ai vu la pierre arriver alors j’ai donné un grand coup de volant. Les conséquences auraient pu être terribles.” Des incidents sans gravité, mais qui ont eu des répercussions sur les habitudes du conducteur. “Cela m’amène à faire des fautes et à adopter une vitesse excessive, pour passer au plus vite les zones à risques.” Et comme Abdessamad, ces incidents sont sources de stress : “A chaque fois que je dois prendre l’autoroute j’appréhende, et me demande si je vais arriver à bon port.”

Car un jet de pierre peut s’avérer être mortel, comme en témoigne ce faits-divers d’avril 2018, où une conductrice d’une soixantaine d’années avait perdue la vie sur le tronçon entre Rabat et Oujda à la suite d’un lancer de projectile. Plus récemment en février, une jeune femme de 25 ans décède dans les mêmes circonstances entre Fès et Oujda.

A la suite de leurs mésaventures sans gravité, Laurent et Abdessamad n’ont pas porté plainte auprès des autorités compétentes. “Je pense que c’est inutile, et la procédure est compliquée, il faut le faire directement après l’attaque alors que j’étais en état de choc”, explique Abdessamad.


L’importance de la procédure

Un comportement que déplore ADM (Autoroutes du Maroc), en charge de la gestion du réseau. “Le respect de la procédure est important”, explique une des responsables d’ADM. “Si l’on ne déclare pas ces incidents, on n’est pas en droit de se plaindre. On ne peut pas générer un débat public avec juste des déclarations sur Facebook.”

Et de détailler : “Les jets de pierres se comptent uniquement par dizaines : 250 par an déclarés dont seulement 30 fondés et instruits, alors que nous traitons un volume de trafic journalier des plus importants (500.000 véhicules par jour, NDLR). Il ne s’agit absolument pas d’un phénomène, mais plutôt de faits amplifiés avec la montée en puissance des réseaux sociaux. Les personnes qui postent leurs commentaires n’ont même pas photos ou de réclamation de déposée auprès de la Gendarmerie Royale.”

Certains franchissent cependant le pas, comme Alma. “La procédure est difficile, car il faut aller déposer plainte dans le bureau de gendarmerie le plus proche du lieu de l’accident. Les officiers nous ont dit que ce n’était pas grave, que c’était tout simplement des enfants qui jetaient des pierres du haut des ponts.” Alma garde toujours cependant en elle le choc de l’incident, survenu en mars dernier. Une pierre vient briser le pare-brise de la voiture de sa cousine du côté passager, où Alma se trouvait. “Il y avait des morceaux de verre partout sur mes vêtements. Nous avons failli dériver dans une rivière dans la panique. J’ai eu la peur de ma vie.”
ADM se défend d’être responsable

Même si la plainte n’a à ce jour pas donné de suite, elle insiste elle aussi sur l’importance de la déclaration : “Il faut témoigner pour en faire une problématique d’ampleur nationale.”

ADM appelle au contraire à “relativiser” : “C’est un sujet surmédiatisé. Souvent les déclarations sont infondées, les vidéos anciennes. Il s’agit de cas isolés, comme il existe partout dans le monde.” Selon notre source, “durant le 1er trimestre 2019, près de 90% des déclarations se sont avérées infondées auprès du centre d’appel joignable au numéro dédié 5050.”

Afin de minimiser les risques de jets de projectile, ADM a développé un dispositif de sécurité sur certains ponts du réseau. Des barrières ont ainsi été installées l’année dernière sur un ouvrage de franchissement de l’autoroute entre Rabat et Casablanca, le tronçon le plus fréquenté du réseau. ADM a également doté l’infrastructure de caméras de vidéosurveillance et a annoncé une future généralisation de ce système de sécurité sur l’ensemble du réseau autoroutier. Mais même si certains saluent l’effort, des usagers comme Laurent doutent cependant de leur pleine efficacité : “Les trois incidents dont j’ai été victime ont été provoqués par des jets de pierre lancée des abords des voies, et non des ponts. Comment faire alors ?”. 


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