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lundi 10 mai 2021

Maroc : arrêté pour adultère suite à une infraction routière

 

Lors d’un contrôle routier sur la route côtière reliant El Jadida à Safi, les gendarmes ont arrêté un homme accusé d’adultère et de vol par le père de sa concubine. Sa femme veut porter plainte contre lui.

En vérifiant les papiers d’un conducteur qui venait de commettre une infraction routière, les gendarmes d’El Jadida ont découvert qu’une plainte avait été déposée contre cet homme de 29 ans, marié et père de deux enfants pour disparition de sa concubine et vol. Ils ont aussi découvert que le mis en cause n’a jamais répondu aux nombreuses convocations de la gendarmerie en charge du dossier. Le père de sa concubine est à l’origine de cette plainte.

Lors de son interrogatoire, il a raconté aux enquêteurs avoir rencontré la fille recherchée dans son douar et avoir entretenu des relations avec elle. Il envisageait de se marier avec elle mais s’est heurté au refus catégorique des parents de la fille. Un refus justifié par le fait qu’il est déjà un homme marié. Son épouse n’a pas non plus accepté qu’il convole en secondes noces. Bien qu’il soit exposé au refus, sa maitresse et lui se sont installés dans un appartement loué dans la région du Gharb. Par la suite, ils ont regagné la maison familiale où vivent sa première épouse et ses enfants. Sa concubine est entre-temps tombée enceinte.

Lors de la même audition, il a récusé les accusations de vol d’argent portées à son encontre par le père de sa concubine. Cette dernière a confié aux gendarmes qu’il avait suivi le mis en cause de plein gré. Aussi, a-t-elle rejeté en bloc les accusations de vol d’argent. Suite à l’éclatement de cette affaire, la première épouse veut porter plainte contre son mari.

Pour l’heure, le mis en cause a été placé en garde à vue.

https://www.bladi.net

mercredi 26 août 2020

25 semaines de COVID-19 au Maroc : suite de la facture de l’impact négatif de la célébration normale de Aïd El Adha


EcoActu

Comme d’habitude, les données collectées durant cette semaine permettent de présenter de nouvelles simulations et prévisions pour les prochaines semaines. Les chiffres récents de la “troisième vague” nous forcent, encore une fois, aussi à corriger les simulations de la fin de la semaine dernière. Les chiffres actuels semblent montrer, pour l’instant du moins, que nous soyons, toujours et encore, en période de pointe de cette “troisième vague” de contamination.

Les achats et les retrouvailles de l’Aïd ont bel et bien dégradé sinon créé cette “troisième vague” de l’épidémie. La concentration des cas sur les cinq Régions les plus contaminées diminue régulièrement depuis Aïd Al Adha en touchant maintenant de plus en plus de Régions et / ou Provinces qui n’étaient peu infectées. La concentration géographique se prête mieux à une isolation relative des zones contaminées mais il y a aussi une augmentation du nombre de contaminés qui pose des problèmes de saturation locale de ressources opérationnelles de réanimation comme nous avons pu le voir à Marrakech.

Toutes les données ont été quotidiennement mises à jour auprès du site du Ministère de la Santé du Maroc.

TESTS COVID-19

Il s’agit ici de tests dits “PCR”. Depuis dix semaines maintenant, le Maroc teste beaucoup plus que les cas “fortement suspects“. Ceci dit, même la définition des cas “fortement suspects” avait changé depuis la semaine du 18/05 puisqu’on a pu quasiment y doubler le nombre de tests hebdomadaires. Maintenant, on pratique aussi des “tests d’anticipation” qui se font dans les milieux professionnels en plus des “tests précoces” pour les personnes suspectes, qu’elles soient des malades symptomatiques ou des contacts des personnes contaminées (c’est parmi ces contacts qu’on détecte la quasi-totalité des cas des trois dernières semaines).

L’évolution des tests réalisés chaque semaine (bleu clair) ainsi que celle de leur total (bleu roi) sont montrées en Figure 1 (l’échelle du graphique de droite est logarithmique de sorte que chaque carreau représente une multiplication par dix). De début juin à début juillet, le nombre de nouveaux tests hebdomadaires se tenait entre 100 et 120’000 par semaine mais la cadence s’est accélérée depuis début août à un peu plus de 150’000 par semaine en atteignant un total atteignant 1’758’570 le 23/08 représentant un peu moins de 5% de la population.

A la cadence actuelle, l’objectif annoncé par le Directeur de l’Epidémiologie au Ministère de la Santé et visant à atteindre 1,8 millions de tests serait sans doute dépassé dès fin Août 2020 (voir graphique de droite de la Figure 1). Nous saluons de nouveau les performances hebdomadaires réalisées qui représentent un réel effort de la part de tous les acteurs qui permettent d’identifier, parfois d’appréhender, de prélever et de tester les personnes concernées.

EcoActu

Figure 1 Evolution réelle et simulation journalière (gauche) et hebdomadaire (droite) du nombre de tests

Selon un entretien avec le Ministre des Affaires Etrangères, les limites objectives des capacités de test du Maroc entre 23 et 24’000 quotidiens (161 à 168’000 hebdomadaires) seraient l’une des causes à l’origine de la fermeture des frontières et de l’exigence du test préalable avant d’entrer au Maroc. Devant l’insuffisance de cette capacité de test face à l’explosion du nombre de cas, le Ministère de la Santé a décidé de mettre en place un test sérologique pour que le test PCR soit réalisé. Dès lors que cette mesure sera opérationnelle, elle aura sans doute pour effet d’augmenter le taux de positivité au test PCR.

VISION GLOBALE DE LA SITUATION

Résultats des tests COVID-19

Le graphique de gauche de la Figure 2 montre l’évolution du nombre de tests et de leurs résultats alors que le graphique de droite en montre la structure. La courbe bleue se rapportant à l’échelle de droite du graphique de droite montre l’évolution de la part de la population marocaine testée qui dépasse 4.9% ce dimanche 23/08. Plus on teste, plus on peut isoler de porteurs susceptibles de contaminer leurs contacts et plus on a eu de cas contaminés moins le virus pourra se propager puisque, semble-t-il, une première contamination immunise pendant au moins six mois. Toutefois, l’immunité grégaire ou collective nécessite qu’une grande part de la population ait été contaminée ou vaccinée, au moins 70% selon l’Institut Pasteur.

  EcoActu

Figure 2 Evolution du nombre de tests et de leurs résultats

Segmentation des testés positifs

Le graphique de gauche de la Figure 3 montre l’évolution historique et les prévisions du nombre de porteurs de COVID-19 et de leur segmentation en décès, rétablis et actifs (en cours de soin) alors que le graphique de droite montre l’évolution de la segmentation des ces testés positifs. La courbe blanche du graphique de droite montre aussi l’évolution du pourcentage des tests positifs (échelle de droite), nous reviendrons à celle-ci dans les prévisions plus bas.

EcoActu

Figure 3 Evolution historique et prospective à court terme des testés positifs et de leur devenir

Dans les graphiques de la Figure 3, les “trois vagues” sont parfaitement visibles en couleur orange et cette “troisième vague” est évidente sans même la queue décroissante de nos prévisions.

ACTUALITE DES CHIFFRES DE LA SEMAINE MIS DANS LEUR CONTEXTE

Résumé à l’échelle Nationale

La Figure 4 montre l’évolution hebdomadaire du nombre de tests positifs, de décès de personnes infectées, de patients rétablis et des cas actifs en soin (les nouveaux dans le graphique de gauche et leur cumul à droite).

EcoActu

Figure 4 Evolution hebdomadaire des testés positifs et de leur devenir (nouveaux cas à gauche et cumul leur à droite)

Cumulant 52’349, il se confirme 9’860 nouveaux cas face aux 9’252 de la semaine précédente. Le nombre de cas actifs atteint le nouveau record de 15’118, et même s’il a augmenté plus lentement (+2’631) que la semaine précédente (+3’095), son augmentation, en elle-même, pose problème puisqu’elle force la pression sur les soignants et leurs infrastructures. Même si une très large majorité est asymptomatique et ne nécessite qu’un isolement sans hospitalisation, même si seul un cas sur sept est “grave” (voir plus bas) et même si la capacité du Maroc en lits dédiés n’a jamais été saturée, les 200 réanimateurs du public ne permettraient de servir que 400 lits de réanimation qui, compte tenu de la répartition territoriale, saturent les ressources des villes à pic épidémiologique selon le Dr. Jamal Eddine Kohen, Président de la FNAR.

Il est à craindre maintenant que certains médecins aient déjà été mis devant le difficile choix de priorité des patients en “état grave” à mettre en soins intensifs (166 ce dimanche 23/08). Le même médecin a même ajouté que si l’on pouvait additionner les structures de la CNSS, les privées et les militaires, le Maroc pourrait atteindre une capacité fonctionnelle de 700 lits de réanimation.

La Figure 5 montre quelques pourcentages qui méritent commentaire.

EcoActu

Figure 5 Evolution hebdomadaire et journalière de quelques pourcentages intéressants

Le graphique de droite de la Figure 5 montre qu’en correspondance avec la stabilisation du taux des cas actifs d’un peu plus de 30% durant les deux dernières semaines (cercles oranges), il y a stabilisation du pourcentage des rétablis autour d’un peu moins de 70% (triangles violets). Le 3 maximums de la courbe du pourcentage des cas actifs du graphique de droite de la Figure 5 (cercles orange), auxquels correspondent les minimums pourcentages des cas rétablis confirment eux aussi l’existence des “trois vagues”.

Au stade actuel, la Figure 5 combinée aux autres informations enseignent les choses suivantes :

  • Les statistiques actuelles indiquent que les porteurs de COVID-19 du Maroc ont 1.70% de chance d’en mourir, en moyenne et abstraction faite de toute faiblesse qui causerait une aggravation de ce risque. Après avoir décru depuis le 12 avril, ce taux de décès de tous les testés positifs a augmenté de 1,50 (le dimanche 02 août) à 1,70% ce dimanche 23. La létalité, qui reste faible au Maroc, est sans doute due au succès des protocoles de soin adoptés au Maroc mais encore faut-il qu’elle n’augmente pas significativement.
  • Dès lors qu’il y a suffisamment de critères que les protocoles hospitaliers ou les accords de test considèrent un individu comme étant “à tester” (pour entourage ou pour symptômes), il y a :
    • environ 2.98% de chance d’être porteur de COVID-19, chiffre qui lui aussi remonte légèrement après s’être stabilisé mais son évolution devrait de nouveau décroître plus tard,
    • environ 0.050 % de chance d’en mourir, après avoir baissé depuis la première semaine d’avril, ce chiffre a commencé à remonter de 0.027% depuis la semaine du 20-26/07.

Nombre de cas graves

Le graphique de gauche de la Figure 6 montre l’évolution récente du nombre de cas graves ainsi que celle des cas actifs alors que le graphique de droite montre le pourcentage des cas graves parmi les actifs du jour ainsi que le pourcentage donné par le nombre de décès rapportés aux cas graves de la veille.

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Figure 6 Cas graves et cas actifs à gauche – Taux de gravité parmi les actifs et décès parmi les cas graves à droite

Ainsi donc, il y aurait environ :

  • un cas grave parmi 70 cas actifs,
  • un décès le lendemain parmi 7 cas graves d’une journée donnée.

En partant des cas actifs prévus, ces valeurs permettent de croiser les simulations futures des décès.

Répartition à l’échelle Régionale

Le graphique de gauche de la Figure 7 montre la carte de répartition géographique des cas sur les différentes Régions du Maroc alors que le graphique de droite montre leur classement en termes de contamination (échelle logarithmique). Les couleurs des points de la carte indiquent le nombre de cas par million d’habitants alors que les chiffres entre parenthèses y indiquent les nouveaux cas hebdomadaires.

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Figure 7 Répartition régionale (gauche) et classement (droite) des cas positifs au COVID-19 au Maroc

Alors que le graphique de droite montre un classement des Régions par le nombre total de contaminations.

Le graphique de gauche de la Figure 8 montre l’évolution dans le temps des cas positifs dans les différentes Régions alors que le graphique de droite montre l’évolution du pourcentage représenté par chaque Région.

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Figure 8 Evolution du nombre de cas par Région (gauche) et de celle de sa structure (droite)

Le graphique de gauche de la Figure 8 montre qu’en fait le nombre de positifs de plusieurs Régions a connu des “sauts” dus à la découverte de foyers épidémiques : Darâa-Tafilalet aux 20-26 avril, Guelmim-Oued Noun aux 22-26 avril, Rabat-Salé-Kénitra aux 03-13 mai et 18-20 juin, Laâyoune-Sakia El Hamra les 20-26 juin, Tanger-Assila les 23-26 juin. Même si certains ont influencé significativement le taux de positivité national, le saut du nombre de contaminations le plus spectaculaire a été celui Laâyoune-Sakia El Hamra.

Il semble que les “méga-foyers” professionnels de la “deuxième vague” soient circonscrits puisque 85% des cas des trois dernières proviennent maintenant des contacts des contaminés et non des dépistages d’anticipation en entreprise (à moins que l’on n’ait plus les capacités de faire les deux). Rien n’indique encore que nous soyons à l’abri compte tenu de la durée d’incubation du virus et de la difficulté à identifier les personnes qui auraient pu être infectées par les personnes détectées ces derniers jours. Identifier et tester les contacts de quelques dizaines de contaminés par jour est une chose alors que le faire pour un millier nécessite des ressources décuplées : on ne sait pas si on les a.

Le graphique de droite de la Figure 8 montre que depuis début mai, cinq des Régions concentrent une large majorité des cas positifs : Casablanca-Settat, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Fès-Meknès Marrakech-Safi, Rabat-Salé-Kénitra. Si la concentration géographique des contaminés pose des problèmes, elle se prête mieux à une l’isolation des zones contaminées. Le pourcentage de concentration dans les cinq Régions les plus contaminées décroît car de nombreuses Régions “tranquilles” se sont “réveillées” depuis la fin de Juillet 2020.

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La baisse de la concentration des cas semble indiquer qu’en plus des dégâts collatéraux qu’il a créé, le reclassement en zone rouge, à la veille de Aïd El Adha, des 8 Provinces les plus contaminées n’aura pas suffi à protéger les Provinces les plus rurales. Il s’avère donc que non seulement on aurait dû faire les choses autrement mais surtout qu’on aurait sans doute dû interdire la célébration de Aïd El Adha, comme on a provisoirement interdit la prière collective du vendredi. Certes, l’indiscipline des marocains a un fort impact sur l’évolution de la situation mais, en cédant au lobby des grands éleveurs de bétail, le gouvernement a semble-t-il sous-estimé le prix que payerait le pays et en cela, perdu le sens des priorités.

DETAILS DES SIMULATIONS ET PREVISIONS A COURT TERME

Bref résumé des hypothèses et conditions de simulation

Jugeant déraisonnable de simuler directement le nombre de cas positifs dès lors que la cadence des tests avait augmenté trop vite, nous avons modifié graduellement la méthode de prévision. Nous avons d’abord remplacé les “fonctions de Gauss” initialement utilisées par des “fonctions Gamma” qui permettent de mieux traiter des cinétiques différentes en montée et en descente de l’infection. Ensuite, nous les avons appliquées au taux de positivité quotidien (pourcentage des tests positifs) et non plus directement au nombre de cas positifs. Puis nous les avons progressivement appliquées à chacune des “trois vagues” subies par le Maroc.

En effet, à peine étions-nous heureux de la stabilisation  de la “première vague” durant la première semaine de juin, que nous avons vu arriver la “deuxième vague” due aux divers foyers professionnels découverts à Lalla Maymouna, Tanger, Casablanca, Safi et ailleurs. Celle-ci ne s’était même pas encore calmée que nous avons vu arriver la “troisième vague” dans l’énorme réservoir des contacts de contaminés qui s’était alors trouvé gonflé au maximum pendant que l’on testait intensément en entreprise. Chacune de ces “trois vagues” a été décrite par une fonction “fonction Gamma” séparée. Ayant adopté 3 “fonctions Gamma” pour les taux de positivité, il a fallu aussi considérer 3 “fonctions Gamma” pour décrire les décès ainsi que 3 “fonctions de Gauss” pour décrire les rétablissements. Le nombre de cas actifs étant déduit par calcul de ces derniers (positifs – décès – rétablis).

Dans les prochaines semaines, il devra être possible de visualiser l’impact de la rentrée scolaire et universitaire.

Taux de positivité

La simulation du taux de positivité par les trois “fonctions Gamma” (courbe rouge) est confrontée aux valeurs réelles (diamants rouges) dans la Figure 9 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les carrés bleus du graphique de gauche montrent le taux de positivité global alors que la courbe bleue en montre la simulation.

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Figure 9 Taux de positivité : Quotidien à gauche – Hebdomadaire à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont, ici aussi, parfaitement visibles. La représentation logarithmique permet de voir que la méthode de simulation adoptée est aussi satisfaisante aux grandes valeurs (entre 20 et 30%), qui prévalaient au début de l’épidémie, qu’aux très faibles valeurs de taux de positivité (inférieures à 1%), qui ont été relevées depuis l’accélération de la cadence de test. Dans le graphique de droite, le traitement hebdomadaire permet de lisser les oscillations journalières et de mieux apprécier la qualité de la méthode de simulation durant chacune des “trois vagues”.

Pour l’instant, le taux de positivité semble stationner autour de 6% et nos estimations de cette semaine montrent qu’il devrait amorcer une lente décroissance si les conditions actuelles sont maintenues.

Révisant toutes nos dernières prévisions, nos nouvelles estimations d’évolution de la courbe bleue dans le graphique de droite de la Figure 5 montre qu’elle devrait converger vers 2.4% si le nombre de tests est extrapolé à l’infini, ce qui indique que, d’ici là, près de 850’000 habitants auront été contaminés, testés ou non, symptomatiques ou pas.

Nombre de contaminations

Déduit du taux de positivité de la Figure 9 et du nombre de tests de la Figure 1, le calcul du nombre de contaminés (courbe rouge) est confronté aux valeurs réelles (diamants rouges) dans la Figure 10 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les carrés bleus du graphique de gauche montrent le nombre de contaminés cumulés alors que les courbes (bleue à gauche et à droite) en montrent les simulations.

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Figure 10 Contaminations : Quotidiennes à gauche – Hebdomadaires à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont, ici aussi, parfaitement visibles. Bien que le taux de positivité des “deuxième et troisième vague” soit beaucoup plus petit que celui de la “première vague” (graphique de gauche de la Figure 9), le nombre de cas engendrés par les deux vagues suivantes a largement dépassé celui de la première (graphique de gauche de la Figure 10) à cause du nombre de tests beaucoup plus important. Même si reste encore à confirmer, les données analysées nous suggèrent, pour l’instant, que nous soyons au voisinage du pic de contamination de la “troisième vague” et que la rentrée scolaire devra se dérouler avec encore quelques milliers de nouvelles contaminations par semaine.

Pour ce qui concerne les cumuls, avant la “deuxième vague”, nos espérions encore cumuler environ à 8’964 cas de contamination (7’831 selon un rapport du HCP) alors que nous en sommes déjà à 33’237 et nous serions, dans les conditions actuelles, sans doute à même de dépasser 71’000 cas à terme, ajoutant près de 62’000 cas additionnels dus à des foyers qui auraient peut-être pu être circonscrits plus tôt si on avait anticipé l’accélération de la cadence des tests et, surtout, si l’on avait interdit la célébration de Aïd El Adha.

Pour l’instant, le nombre de nouveaux contaminés semble stationner entre 9 et 10’000 par semaine et nos estimations de cette semaine montrent qu’il devrait amorcer une lente décroissance si les conditions actuelles sont maintenues.

Nombre de décès

La simulation des décès par les trois “fonctions Gamma” (courbe rouge) est confrontée aux valeurs réelles (diamants rouges) dans la Figure 11 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les carrés bleus du graphique de gauche montrent le nombre de décès cumulé alors que les courbes (bleue à gauche et à droite) en montrent les simulations.

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Figure 11 Décès : Quotidiens à gauche – Hebdomadaires à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont moins nettement visibles que sur tous les autres. Pour l’instant, les données analysées suggèrent que nous soyons au voisinage du pic des décès de la “troisième vague” mais ceci est encore à confirmer.

Avant la “deuxième vague”, nos espérions encore ne pas cumuler plus de 260 décès alors que nous en sommes déjà à 659 et nous serions, dans les conditions actuelles, sans doute à même de dépasser 1’030 décès à terme, ajoutant près de 770 décès additionnels qui auraient peut-être pu être évités.

Pour l’instant, le nombre de nouveaux décès semble être à son maximum à un peu plus de 200 décès par semaine et nos estimations de cette semaine montrent qu’il devrait amorcer une lente décroissance si les conditions actuelles sont maintenues.

Nombre de rétablis

La simulation des rétablis par les trois “fonctions de Gauss” (courbe rouge) est confrontée aux valeurs réelles (diamants rouges) dans la Figure 12 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les carrés bleus du graphique de gauche montrent le nombre de décès cumulé alors que les courbes (bleue à gauche et à droite) en montrent les simulations.

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Figure 12 Rétablis : Quotidiens à gauche – Hebdomadaires à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont, ici aussi, parfaitement visibles. Pour l’instant, les données analysées suggèrent que le pic des rétablis de la “troisième vague” est encore à venir mais ceci reste encore à confirmer.

Nos estimations de cette semaine montrent que le nombre de nouveaux rétablis ne semble pas encore être à son maximum qu’il atteindra dans l’une des deux prochaines semaines à environ 9’500 rétablissements par semaine avant de décroître.

Nombre de cas actifs

Le calcul des cas actifs résultant de toutes les simulations précédentes est confronté aux valeurs réelles (triangles bleus) dans la Figure 13 qui révèle l’aspect journalier (à gauche) et l’aspect hebdomadaire (à droite) de cette confrontation. Les triangles bleus du graphique de gauche montrent le nombre de cas actifs alors que les courbes (bleue à gauche et à droite) en montrent les simulations.

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Figure 13 Cas actifs : Quotidiens à gauche (parmi eux, les cas graves sont en rouge) – Hebdomadaires à droite

Dans les graphiques ci-dessus, les “trois vagues” sont parfaitement visibles ici aussi.

Bien que cela reste encore à confirmer, les données analysées suggèrent que nous soyons au pic des cas actifs de la “troisième vague” (environ 15’000 cas actifs). Les prévisions de cette semaine montrent que, dans les conditions actuelles, le nombre de cas actifs,  graves ou non, devrait amorcer une descente dans les deux prochaines semaines.

ET POUR TERMINER…

Comment atteindre zéro infection ? – Peut-être la réponse se trouve-t-elle dans les propos du Pr. Didier Raoult qui, courbe en main, a dit : “La courbe [de contamination] est une courbe en cloche… les épidémies commencent, s’accélèrent, culminent, diminuent puis disparaissent sans qu’on sache pourquoi“. Il faut interpréter ce que ceci signifie dans la bouche de quelqu’un qui a vu plus de nombreuses courbes de contamination épidémique : “ne pas savoir pourquoi elles disparaissent” traduit l’incompatibilité entre les théories mathématiques pour qui les “courbes en cloche” finissent en diminuant progressivement sans jamais s’annuler alors que les courbes de contamination réelles subissent bien un jour une dégringolade “chaotique” à zéro puisque les épidémies par s’arrêtent dès lors que les derniers porteurs ne peuvent plus communiquer le virus à un hôte qui ne soit pas immunisé. Mais encore faut-il les conditions pour que ceci se réalise ce qui ne peut sans doute pas se faire sans immunité collective3.

Depuis notre premier rapport hebdomadaire de début avril, nous rappelons qu’“une hirondelle ne fait pas le printemps” et même les évolutions des autres pays nous enseignent que l’on peut même avoir un taux de reproduction en-dessous de l’unité tout en ayant encore des centaines ou même des milliers de nouveaux cas par jour qui pourraient faire repartir l’épidémie en cas de relâchement. Même si les taux de positivité sont sans doute suffisamment bas pour, à mon humble avis, reprendre sérieusement l’activité économique et laisser les gens retourner gagner leur vie le plus normalement possible, il est nécessaire de faire ce qu’il faut pour “vivre avec ce virus”.

Il faut aussi montrer un minimum de visibilité aux entrepreneurs pour permettre aux gens de gagner leur vie ! La vie humaine n’a certes pas de prix, mais elle a un coût dont les composantes humaines deviennent de moins en moins supportables ! Espérons aussi que toute la lumière sera faite sur les affaires de “méga-clusters” du Gharb et de Safi et que tous les responsables seront jugés et sévèrement punis au moins pour mise en danger volontaire de la vie d’autrui.

L’enquête qui été confiée à la Direction Centrale de la Gendarmerie Royale a déjà abouti à des mises en examen et il faudrait mettre les mis en cause en détention préventive ou au moins faire une saisie conservatoire de leur biens pour les empêcher de les “liquider” et se mettre préventivement en situation d’insolvabilité. Il faut aussi que les victimes et leurs familles se portent partie civiles afin d’être indemnisées au détriment des responsables.

Doit-on rappeler qu’on peut être porteur asymptomatique du COVID-19 (sans aucun symptôme) et le transmettre à toutes les personnes approchées sans précautions, or, à l’instar de beaucoup d’autres pays, le Maroc n’a aucune connaissance du nombre réel de personnes infectées.

Les bons chiffres de premières semaines n’étaient là que parce le confinement avait fortement ralenti la transmission du virus mais il semble maintenant trop tard pour en espérer autre chose qu’un ralentissement de l’épidémie pour éviter une surcharge des structures de soin et les décès additionnels qui s’ensuivraient. Les chercheurs nous répètent que la peau de ce virus est faite d’une huile qui est diluée par les savons, qu’il se transmet à la bouche, au nez et aux yeux par la salive ou les postillons qui, sans projection (toux), se projettent à moins d’un mètre tout en sachant qu’il ne dure pas plus de quelques heures sur une surface inerte. En comprenant bien ceci, on saura ce qu’il reste à faire si l’on veut éviter de s’exposer et surtout exposer les autres au risque de contamination. Maintenant, “sortir du hammam (du confinement) n’est pas aussi simple que d’y rentrer” dit le dicton marocain et on cherche encore un moyen de nous en sortir puisque le proverbe ne dit pas que c’est impossible !

  • Mais pourquoi n’a-t-on pas accéléré les tests quelques semaines plus tôt ?
  • Pourquoi a-t-on pris des décisions qui ont précipité une partie de la population vers un risque accru d’accident sur des routes surchargées ?
  • Après avoir interdit la prière collective du vendredi (qui est pourtant “Fard”), pourquoi n’a-t-on pas d’interdit la célébration de Aïd El Adha (qui n’est que “Sounna“) qui comportait un double risque de création de foyers d’infection (les contacts dans des marchés aux bestiaux incontrôlables suivis des regroupements familiaux élargis) ?
  • Eu égard aux évènements des dernières semaines, notamment les actions maladroites du gouvernement face à une population très indisciplinée, peut-on encore parler “d’exemplarité” du Maroc ?

 https://www.ecoactu.ma

vendredi 10 juillet 2020

10 marins portés disparus suite au naufrage de leur navire aux larges d’Agadir

 
10 marins portés disparus suite au naufrage de leur navire aux larges d’Agadir

Dix (10) marins, tous originaires d’Agadir, sont portés disparus après le naufrage, mercredi soir, de leur navire de pêches à quelques 28 miles du port d’Agadir, au niveau de la région de Sidi Boulefdaïl.

Des sources d’Hespress ont précisé que les services compétents sont en état d’alerte, et les recherches se poursuivent pour retrouver les marins, dont le navire « Marmara » était parti en mer mercredi matin depuis le port d’Agadir, avant de couler brusquement au niveau de Sidi Boulefdaïl.

Des hélicoptères de la gendarmerie royale son mis à contribution pour retrouver les marins portés disparus et localiser les débris du navire naufragé.

lundi 4 février 2019

Berrechid : plusieurs blessés suite au renversement d’un minibus



Un accident s’est produit sur la route nationale n9 reliant Settat à Berrechid, vendredi soir.

Selon une source locale, un minibus transportant du personnel, s’est renversé faisant 14 blessés dont 10 dans un état très grave.

Aussitôt alertés, les éléments de la gendarmerie royale et de la protection civile se sont rendus sur les lieux de l'accident. Les 10 blessés graves ont été évacuées d’urgence à l’hôpital Ibn Rochd à Casablanca et les 4 autres ont été admis à l’hôpital régional de Berrechid, pour recevoir les soins nécessaires.

Par ailleurs, une enquête a été ouverte par le parquet général pour élucider les circonstances de cette tragédie.

http://www.2m.ma

vendredi 4 janvier 2019

Maroc : plusieurs arrestations suite à la décapitation d’une femme à Ifrane


 
Après l’arrestation du tueur présumé d’une jeune femme dans la région d’Ifrane, la police a annoncé l’interpellation de trois autres personnes pour complicité.
Selon le journal Al Akhbar, le chauffeur de taxi qui a transporté la victime le jour du drame a été interpellé par les gendarmes. C’est également le cas des employeurs du présumé tueur (un père et son fils), qui sont en conflit avec la victime à propos d’un lot de terrains.
Quant au tueur présumé, il aurait tué sa victime car elle a refusé de se marier avec lui malgré son insistance. Le jour du drame, il l’aurait attendue avant de lui trancher la gorge et de jeter la tête dans un puits.
Dès la découverte du corps, plusieurs dizaines de policiers et de gendarmes s’étaient rendus sur place craignant un acte terroriste quelques jours à peine après la mort de deux touristes scandinaves.
Le procès doit s’ouvrir le 27 janvier prochain.

https://www.bladi.net 

vendredi 8 décembre 2017

Ben Slimane: évacuation d'une cinquantaine d'élèves suite à une intoxication par des eaux contaminées



Une cinquantaine d’élèves ont été évacués aux urgences de l’hôpital régional de Ben Slimane suite à une intoxication par des eaux contaminées, dans la soirée du 7 décembre. Les éléments de la Gendarmerie royale ainsi que le corps médical sont entrés dans une course contre la montre afin de stabiliser l’état des élèves.
L’origine de l’intoxication prend source dans les eaux d’un puits désaffecté. Selon Al Akhbar dans son édition à paraitre du 9 au 10 décembre, une commission d’enquête composée d’éléments de la Gendarmerie royale, ainsi que de représentant de l’académie régionale Casablanca-Settat afin d’enquêter sur l’origine de l’intoxication.
La commission devra par ailleurs répondre aux questions des parents des victimes de l’intoxication relatives à la gestion et la sécurité de l’internat où leurs enfants poursuivent leurs études. En effet, les parents cherchent à comprendre pourquoi leurs enfants ont eu à boire d’un puits désaffecté, alors que l’établissement dispose d’infrastructures d’eau potable. Serait-ce le résultat de la mauvaise qualité de l’eau potable au sein de l’établissement ? Seul le verdict de la commission pourra répondre à cette question.

dimanche 21 mai 2017

RN16: la circulation interrompue entre Bouhmed et Amter suite à un éboulement



Le ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau annonce qu’un important éboulement rocheux s’est produit mercredi sur la RN 16 (Rocade méditerranéenne) au PK 158 (13 km de Stehat vers Jebha) entre les localités de Bouhmed et Amter.
Cet éboulement rocheux est dû principalement au caractère instable des talus de la Rocade méditerranéenne constitués essentiellement de schistes altérés, conjugué aux précipitations abondantes caractérisant cette zone et qui favorisent la décompression et l’érosion par ravinement des blocs schisteux qui finissent par se détacher de la partie sommitale de la montagne, explique le ministère dans un communiqué.
A cet effet, le ministère informe les usagers de la route que la circulation est déviée par la RN2 entre Oued Laou et Chefchaouen, et la RP4113 entre Jebha et Al-Hoceima via Bni Rzine (PK 186 de la RN2).
Devant cette situation, le ministère affirme avoir procédé à l’information des autorités provinciales et locales de Chefchaouen et des usagers de la route sur la coupure de la circulation au niveau de cette section, la mise en place d'une signalisation adéquate de part et d’autre de la section concernée.
La circulation é été interdite et deux gardiens affectés pour prévenir les conducteurs. La Gendarmerie Royale a mis en place une déviation de la circulation au niveau d’Oued Laou et Jebha sur les itinéraires alternatifs. Deux chargeurs, deux pelles, un brise-roches, deux bulldozer D9, des camions, une niveleuse, un porte engins, ont été mobilisés pour le dégagement de ces éboulements.
L’intervention par des équipes spécialisées est en cours afin de libérer la circulation provisoirement sur cet axe, ajoute la même source.
Par ailleurs, une commission a été mise en place pour s’enquérir de l’état d’avancement des opérations et proposer les solutions adéquates pour rétablir la circulation dans les meilleurs délais, assure le ministère de l’Equipement.

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