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lundi 16 août 2021

Sécurité routière : Thérapie de choc et effets indésirables

Sécurité routière : Thérapie de choc  et effets indésirables

Le Maroc multiplie les actions et mesures pour installer une vraie prise de conscience

En 2020, 140 radars mobiles et 140 radars fixes ont été mis à la disposition des agents de contrôle routier de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie royale. Il s’agit notamment de radars mobiles de nouvelle génération qui permettent de contrôler la vitesse, les dépassements ainsi que le respect du feu rouge.

Depuis plusieurs décennies, la sécurité routière s’impose comme une priorité au Maroc. Et pour cause. Le bilan des victimes chaque année des accidents de la route a été considérable dépassant les 4.000 morts. L’impact économique n’est pas non plus négligeable, se chiffrant à des milliards de dirhams. Face à cette situation, le pays a pris plusieurs initiatives et ce dès les années 80 du siècle dernier. Sur le plan institutionnel, il y a eu tout d’abord le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC), transformé depuis en une agence nationale, la NARSA. Cette dernière pilote aujourd’hui la stratégie nationale devenue plus globale et surtout transversale. Car au fil des années, toutes les parties prenantes se sont rendu compte que la lutte contre les accidents de la route ne se limite pas à la sensibilisation et les campagnes grand public.

Nouveau code

Le premier chantier a été donc celui des lois. L’adoption d’un nouveau code de la route a été un moment important. Entrée en vigueur il y a plus d’une décennie, cette loi a été pensée dans le cadre d’un benchmark international, les responsables voulant doter le pays d’un cadre juridique aux standards internationaux. Si cette loi a été amendée une seule fois depuis, plusieurs dispositions introduites restent toujours d’actualité. C’est le cas pour les amendes, le permis à points qui a constitué à l’époque l’une des nouveautés phares ainsi que la formation et la réglementation des métiers de la route.

Radars

Les radars de contrôle de vitesse sont à coup sûr l’un des moyens sur lesquels reposent les espoirs des responsables pour mieux lutter contre les infractions du code de la route. En 2020, 140 radars mobiles et 140 radars fixes ont été mis à la disposition des agents de contrôle routier de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie royale. Il s’agit notamment de radars mobiles de nouvelle génération qui permettent de contrôler la vitesse, les dépassements ainsi que le respect du feu rouge. S’agissant des radars fixes, qui sont au total de 552 unités sur 3 ans, le ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, Abdelkader Amara, avait annoncé lors d’une cérémonie organisée en marge de la tenue de la 2ème session du conseil d’administration de l’Agence nationale de sécurité routière (NARSA) que 148 radars seront installés pour surveiller la vitesse et le respect du feu rouge à l’intérieur et l’extérieur des milieux urbains. Pour rappel, le ministère de tutelle avait procédé en 2018 à l’acquisition de 280 radars mobiles nouvelle génération qui ont été répartis entre la Gendarmerie royale et la Direction générale de la sûreté nationale. La tutelle a aussi procédé cette année au lancement d’un nouvel appel d’offres relatif à l’acquisition d’un deuxième lot de ces radars mobiles composé de 280 appareils. Ils se caractérisent par la détection de la vitesse des véhicules qui peut atteindre 320 km/h, la détection de la vitesse des véhicules sur une distance atteignant 1.200 m et la possibilité d’exploitation dans les deux sens. Cependant, il est certain que seule une implication effective de tous les citoyens et une vraie prise de conscience pourront réduire les dégâts sur les routes. En attendant, une stratégie nationale est en cours avec des effets qui commencent à se faire sentir.

https://aujourdhui.ma

mardi 2 mars 2021

Journée nationale de la sécurité routière : Diminution de 10,18% des accidents mortels




L’Agence Nationale de la Sécurité Routière (NARSA) a procédé à la collecte et à l’exploitation des bulletins et situations mensuels récapitulant les messages des brigades territoriales de la Gendarmerie Royale et des services de la Direction Générale de la Sûreté Nationale, émis après les constats d’accidents corporels de la circulation routière survenus au cours du mois de Décembre 2020.

8.620 accidents corporels ont été constatés, soit une diminution de 1,07%; • 203 accidents mortels, soit une diminution de 10,18%. • 220 tués, soit une diminution de 14,40% dont : 597 blessés graves, soit une diminution de 7,44%; 11.253 blessés légers, soit une diminution de 1,34%.

Cette baisse drastique des indicateurs de la sécurité routière en 2020 est due à la mise en place des mesures relatives à l’état d’urgence sanitaire au Maroc lié au Covid 19, à partir du 20 mars 2020, avec une réduction de la mobilité des personnes au strict minimum, ce qui a entrainé une forte diminution des risques routiers.

Par ailleurs, le ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, Abdelkader Amara a présidé le mercredi 24 février 2021 à Rabat, les travaux de la troisième session du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (NARSA), dont l’ordre du jour comprend le programme d’action de l’Agence ainsi que son budget au titre de l’année 2021.

A cette occasion, le ministre a appeler à l’application des mesures et procédures prises au cours de la première année de la création de l’Agence, dont particulièrement, la tenue de deux sessions du conseil d’administration de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière au cours de l’année 2020, la première en date du 26 février et la seconde le 17 novembre.

Dès lors, le plan triennal 2020-2022 de l’Agence, son programme d’action, son budget et son amendement ont été approuvés au titre de l’année 2020, en sus d’une panoplie de décisions, notamment l’organigramme de l’Agence ayant été acté par les services du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration.

L’Agence a en conséquence amorcé la mise en œuvre dudit organigramme, par la nomination des directeurs de pôles, des chefs de départements, des directeurs d’agences régionales et des chefs de services aux niveaux central et préfectoral, en vue de poursuivre l’opérationnalisation de l’organigramme, par la nomination des chefs de service régionaux vers la fin de la semaine en cours ; -L’approbation du statut du personnel par les services du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, et son amendement au titre de la même année budgétaire.

Il s’agit également de l’adoption d’un règlement des marchés de l’Agence et son approbation par les services du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, en y intégrant un amendement inhérent à la soumission des marchés de construction et de travaux publics conclus par l’Agence.

La fixation des conditions de renouvellement et de la casse du parc de véhicules au titre de l’année 2020, et l’octroi d’un délai de 03 mois aux entreprises engagées aux dépenses de leurs dossiers au titre des années budgétaires 2008 et 2019, afin de compléter les documents nécessaires au décaissement des primes du renouvellement et à la casse.

Par la suite, le Ministre a évoqué les indicateurs de sécurité routière qui ont connu une amélioration significative ces dernières années, notamment au cours de l’année 2020, qui a enregistré une baisse considérable du nombre total d’accidents de -17,06%, les accidents mortels de -16,98%, le nombre de tués de -18,03%, les blessés graves de -22,31% et les blessés légers de -19,20%.

Amara a souligné qu’à l’instar des autres pays, la sécurité routière a été le plus grand bénéficiaire du confinement, par conséquent, les indicateurs d’accidents de la circulation ont diminué considérablement, comme le nombre d’accidents corporels, en plus des pertes matérielles et humaines. Il a également été indiqué que les indicateurs positifs ont débuté avant la pandémie, de sorte que les statistiques finales au titre de l’année 2019 ont connu une baisse au niveau du nombre des tués (-3,05%) et au taux d’accidents mortels (-1,37%) en comparaison avec l’année 2018, en sus de la baisse significative de l’indice de gravité, de sorte à ce que six points ont été gagnés au cours des cinq dernières années.

Le Ministre a mis l’accent sur la nécessité de continuer la mobilisation globale de tous les secteurs concernés, la valorisation des acquis réalisés dans ce domaine et la promotion des efforts déployés dans le but d’atteindre les objectifs de la stratégie nationale de la sécurité routière, ainsi que la poursuite de l’investissement dans des projets ambitieux et structurels en faveur de la sécurité routière notamment

Le Ministre a appelé à la continuité de la stratégie suivie par la NARSA pour la digitalisation et la dématérialisation des procédures et la mise à niveau des ressources humaines du secteur ainsi que la modernisation et la sécurisation des systèmes d’information relatifs à la gestion des permis de conduire et de l’immatriculation des véhicules et la qualification et la modernisation du secteur d’enseignement de la conduite à travers la préparation d’outils et supports pédagogiques de la formation et leur digitalisation et mise à disposition des professionnels.

Il a également appelé à l’organisation des sessions de formation continue au profit des moniteurs d’enseignement de la conduite et la préparation d’un nouveau contrat programme qui tient compte des spécificités de la période et de la création de la NARSA, et à plus de professionnalisme dans les examens pour l’obtention du permis de conduire et l’augmentation de leur fiabilité. Il a insisté en outre sur la poursuite de la réforme du secteur relatif au contrôle technique des véhicules à travers le développement d’un système d’information, l’accompagnement des professionnels et la préparation d’un design directeur du contrôle technique ainsi que le recrutement et la formation des agents de contrôle.


lundi 25 février 2019

De Rabat à Tiznit : Plus de 600 km parcourus par la caravane de la sécurité routière


Cette nouvelle génération de radars détecte la vitesse des véhicules aussi bien pendant le jour que la nuit. Ils peuvent capter la vitesse sur une distance de 1.200 mètres. C’est une distance largement suffisante pour que le gendarme ou le policier ne soit pas vu par le contrevenant. Ces radars sont également capables d’enregistrer jusqu’a 10.000 infractions.

Radars ultra-performants, sensibilisation des usagers, dons de sang, inauguration de projets… la caravane itinérante de la sécurité routière, organisée du 21 au 23 février par le CNPAC, a parcouru plus de 600 km. Celle-ci a fait escale dans plusieurs villes dont Rabat, Benslimane, Marrakech, Agadir et Tiznit dans le cadre de la journée nationale de la sécurité routière. L’objectif étant d’inspecter et de lancer plusieurs projets liés à la sécurité routière. Tout au long de ce périple présidé par Najib Boulif, secrétaire d’État chargé du transport, accompagné de Benacer Boulaajoul, secrétaire permanent du Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC, véritable cheville ouvrière de cette initiative), se sont arrêtés sur certains projets dont voici les étapes les plus marquantes.

280 radars ultra-performants pour traquer les dépassements de vitesse

Les usagers de la route n’ont qu’à bien se tenir. Un dispositif performant a été mis en place par le CNPAC pour détecter les dépassements de vitesse. Ainsi, 280 radars ont été distribués aux autorités concernées dont 140 pour la Gendarmerie royale et 140 pour la police nationale, en attendant la deuxième portée de radars qui sera mise en place pour 2019. «Cette nouvelle génération de radars détecte la vitesse des véhicules aussi bien pendant le jour que la nuit. Ils peuvent capter la vitesse sur une distance de 1.200 mètres. C’est une distance largement suffisante pour que le gendarme ou le policier ne soit pas vu par le contrevenant. Ces radars sont également capables d’enregistrer jusqu’a 10.000 infractions», précise Benacer Boulaajoul, secrétaire permanent du Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC), lors d’une cérémonie organisée à Rabat le 21 février 2019.

Et d’ajouter : «Nous espérons à travers ces équipements impacter le comportement des usagers et faire respecter la loi. Conjugué à la vitesse, un accident de la route a des conséquences plus dramatiques causant soit la mort, soit un handicap à vie». En termes de budget, cette opération a nécessité une enveloppe de 27 millions de dirhams. Sur le plan technique, contrairement aux radars traditionnels, ces radars de fabrication américaine permettent de mesurer la vitesse avant l’arrivée du véhicule et après avoir dépassé le radar. Ils combinent entre la vidéo et le laser ainsi que le système GPS. En plus de mesurer et d’enregistrer la vitesse, ces radars manuels peuvent capturer des preuves vidéo et des photographies des auteurs de violations du code de la route. Ils permettent également l’identification et l’enregistrement du modèle de voiture, de la plaque d’immatriculation, de l’emplacement et même des caractéristiques faciales du conducteur, avec des données géographiques détaillant les coordonnées du GPS et d’autres informations sur la circulation.


Plus de 149 MDH pour le Centre national d’éducation de la sécurité routière

Le 21 février 2019, la caravane a fait escale à Benslimane et plus précisément au chantier du Centre national de la sécurité routière afin de constater sur place les travaux en cours. Ce centre fera du Maroc un pionnier en la matière au niveau africain, a souligné le secrétaire d’État chargé du transport, Najib Boulif, à cette occasion précisant que ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de la sécurité routière 2017-2026 qui prévoit plusieurs mesures dont certaines portent sur le comportement des usagers de la route, l’éducation et la formation et d’autres sont relatives aux infrastructures, aux véhicules et à leur état mécanique. En termes de chiffres, ce projet est étalé sur une surface de 5 hectares dont 3.939 mètres carrés sont couverts. L’espace réservé à la piste est de 39.290 mètres carrés. En termes de financement, le budget d’investissement est de 149,8 millions de dirhams. Ce centre vise à créer un espace clôt reproduisant les principales configurations de la route et permettant de faire vivre les risques liés à la conduite et les éviter. Le projet compte des salles de cours équipées par un matériel audiovisuel et informatique. Ce centre sera destiné dans un premier temps aux professionnels avant d’être ouvert à l’ensemble des citoyens. Il dispose entre autres de plateaux d’exercices avec des pistes fermées et protégées et des plateaux d’exercices reproduisant des situations à risque, une ligne droite, un virage et une pente pour les exercices pratiqués.

Les enfants sensibilisés pour la conduite en vélo

Dans l’après-midi la caravane a été accueillie par les enfants de l’école Zohra à Marrakech. A l’entrée de l’école, l’association Pikala y a tenu un atelier de réparation de vélos avec l’assistance de cyclistes professionnels. «La bicyclette est le premier moyen de transport des enfants. Pour créer un impact positif dans le domaine de la sécurité routière il faut commencer avec les enfants. 50 vélos ont été réparés grâce à nos 6 cyclistes professionnels d’Angleterre et de Hollande. Sur place, plus de 100 enfants ont pu bénéficier de cet atelier de nos experts. C’est un projet qui sera lancé dans d’autres villes prochainement», explique Cantal Bakker, directrice de Pikala. A l’intérieur de l’école, les enfants ont participé à des jeux sur l’éducation routière et la conduite en vélo. Les enfants ont reçu des permis de conduire symboliques en guise d’encouragement.


Des projets d’aménagements lancés à Marrakech

A la commune de Souihla à Marrakech, le secrétaire d’Etat a lancé les travaux de réalisation d’un carrefour giratoire au niveau de la route nationale 8. Ce point connaît le passage de 15.642 véhicules. Le projet nécessite une enveloppe budgétaire de 4,4 millions de dirhams et le démarrage des travaux est annoncé pour le mois de mars. Par ailleurs, une passerelle piétonne métallique d’une longueur de 35 mètres et érigée à une hauteur de 5 mètres, se trouvant dans la route nationale numéro 7 dans la ville de Tamansourt, a également été mise en œuvre.

Aménagement urbain: Un guide destiné aux acteurs locaux présenté

Dans la matinée du 22 février 2019, la caravane s’est rendue au siège du conseil de la région du Souss-Massa pour la présentation d’un «Guide référentiel pour aménagements de sécurité routière dans le milieu urbain», destiné aux acteurs locaux. Ce document exhaustif comporte tout ce qu’il faut respecter pour la réalisationdes aménagements liés à la réduction de la vitesse, des aménagements liés aux dimensions des voies, des intersections, des carrefours giratoires, des intersections avec les lignes de TCSP, des aménagements des zones de stationnement, les aménagements pour piétons, des aménagements cyclables, des aménagements aux abords des établissements scolaires, des aménagements aux abords des établissements hospitaliers et administratifs, des aménagements aux abords des centres commerciaux et de loisirs, des aménagements aux abords des gares routières et ferroviaires, des aménagements liés aux chantiers urbains et la signalisation. Ce guide a été élaboré suite aux études réalisées par le CNPAC concernant l’identification des zones d’accumulation des accidents de la circulation en milieu urbain.

Gare routière Inzegane: Les professionnels de la route ciblés par une campagne de dépistage

A la gare routière d’Inzegane, le CNPAC; en collaboration avec l’Association marocaine des médecins agréés à certifier l’aptitude médicale au permis de conduire (Asmamap) a organisé dans la même journée au profit des professionnels de transport une campagne de sensibilisation et de dépistage dans le cadre de la journée nationale de la prévention des accidents de la route. «Cette campagne consiste à faire les examens cliniques et tous les examens nécessaires pour pouvoir évaluer l’aptitude à la conduite de ces professionnels. En contrepartie quand on décèle une anomalie ou une pathologie quelconque qui peut compromettre la conduite ou oriente l’intéressé : Si par exemple il a besoin de lunettes de compensation ou des prothèses auditives on va leur livrer cet équipement gratuitement, la prise en charge sera en fonction des besoins. Examen de la vision, appareils auditifs, appareils cognitifs, le diabète, l’hypertension, trouble de sommeil…On essaye de faire le tour sur l’ensemble des pathologies et des six classes qui peuvent constituer une contrainte pour la conduite», explique Mohamed Riad, vice-président de l’Asmamap. Pour sa part, Izigui El Houssein, de l’Association des transporteurs et agences et leurs représentants (Atar) dans la région au niveau de la gare routière d’Inzegane, explique que «c’est une initiative destinée aux conducteurs ayant la carte professionnelle et nous avons enregistré aux premières heures de l’opération plus d’une centaine d’inscrits».


Tiznit : Un centre d’éducation routière inauguré

Un peu plus au sud et plus précisément à Tiznit, le secrétaire d’Etat chargé du transport a inauguré un centre interactif d’éducation routière. Formant une centaine d’élèves par semaine, il est composé d’un réseau de pistes cyclables avec des panneaux de signalisation sur une superficie d’environ 6.978 mètres carrés. Les bâtiments attenant à cet espace comprennent une piste de 50 mètres carrés, une salle d’examen, des bureaux, des vestiaires, des espaces de stockage, une salle d’examen et une buvette. Au total, la superficie totale des bâtiments construite est d’environ 270 mètres carrés. Actuellement, 3 centres de ce genre sont opérationnels et d’ici la fin de l’année 7 seront réalisés. Ils visent entre autres à enseigner aux enfants les règles de base de la circulation routière par le biais de simulations cyclistes.

Les accidents de la route coûtent 15 milliards DH chaque année

 
 
Nos routes sont meurtrières et les pertes humaines sont considérables. Rien qu’en 2018, plus de 3.000 morts ont été enregistrés. «A l’horizon 2026 on espère réduire le nombre de décès liés aux accidents de la route à 50%, soit moins de 2.000 morts par an», précise le ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, Abdelkader Amara, lors du Forum régional sur la sécurité routière en faveur des instructeurs de conduite de la région qui s’est déroulé le 23 février à Agadir ajoutant que les accidents de circulation coûtent 15 milliards de dirhams chaque année au Maroc.

En termes d’infrastructures, 5 à 6 milliards de dirhams sont destinés annuellement pour améliorer les routes, a expliqué le ministre. Par ailleurs, il a insisté sur le fait que le facteur humain continue d’être la première cause des accidents de circulation (90% des cas). Dans ce sens, il a mis l’accent sur l’encadrement du comportement des usagers et le rôle des moniteurs dans cette stratégie.
 

mardi 23 mai 2017

Sécurité routière: une stratégie pour réduire les accidents de 50% au Maroc

accidents

Le Secrétaire d’Etat chargé du transport, Mohamed Najib Boulif, a affirmé, jeudi, que la prochaine décennie sera celle de la mise en œuvre d’une stratégie visant la réduction de 50% du nombre des accidents d’ici 2026.
Dans un communiqué lu à l’issue du Conseil de gouvernement, réuni jeudi à Rabat, le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a indiqué que Boulif a présenté un exposé sur la sécurité routière. Le Secrétaire d’Etat a souligné que l’accent sera mis dans les dix prochaines années sur la concrétisation d’une stratégie nationale en la matière, compte tenu du développement soutenu du parc automobile.

Des véhicules plus sûrs
Il a, dans le même contexte, expliqué que cette stratégie prévoit le développement d’un système de transport avec des routes et des véhicules plus sûrs tout en assurant des secours plus rapides. Elle comprend en outre l’organisation de campagnes de sensibilisation à la sécurité routière.

Boulif a par ailleurs fait savoir que 81.000 accidents ont fait 3.593 morts et 8.950 blessés graves en 2016. Il a relevé que le nombre d’accidents meurtriers est resté stable l’année dernière en comparaison avec les chiffres de 2015. Par rapport à 2012, le nombre de décès est passé de 4.095 à 3.593 en 2016, soit une baisse notable de 8%, a-t-il précisé. Les données des trois premiers mois de 2017 font ressortir un recul de 5,6% des décès par rapport à la même période de l’année dernière.

Bilan des infractions
En 2016, la Gendarmerie royale a enregistré plus de 1,07 million de infractions, dont 343.000 relevées par des radars mobiles et 71.000 par des radars fixes. La Sûreté nationale a enregistré plus de 1,8 million de infractions, dont 211.000 liées à l’excès de vitesse, a fait savoir Boulif, notant que le centre d’appel 4646, lancé en mars 2016, a reçu plus de 1,2 million appels, ce qui reflète l’adhésion croissante des citoyens aux programmes de sécurité routière.

Evoquant les radars fixes, le responsable a indiqué que cette mesure a permis l’établissement de 1,4 million de procès-verbaux en 2016 contre 419.000 un an auparavant. L’année dernière a été marquée par le retrait de points concernant 425.000 permis de conduire et la récupération de points pour 265.000 autres du fait que leurs titulaires n’ont pas commis d’infractions une année après le retrait du solde.

vendredi 7 novembre 2014

Sécurité routière : Les équipes de contrôle renforcées

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Les équipes de contrôle routier se sont renforcées avec 19 nouveaux contrôleurs de transport et de la circulation dans le cadre de l'accompagnement du renforcement de la sécurité routière.
Ces contrôleurs ont reçu les décisions d'affectation et les badges de prestation de serment lors d'une rencontre tenue récemment à Rabat sous la présidence du ministre délégué chargé du Transport, Mohamed Najib Boulif, indique mardi un communiqué du ministère délégué chargé du Transport.
L'affectation des nouveaux contrôleurs a été marquée cette année par la création de deux nouvelles équipes de contrôle routier à Laâyoune et Al-Hoceima, ainsi que par le renforcement des équipes déjà opérantes par des contrôleurs supplémentaires, souligne la même source, ajoutant que 250 nouveaux contrôleurs seront affectés au cours des 5 prochaines années en vue de donner une forte impulsion au renforcement du transport professionnel.
Lors de cette rencontre, Mohamed Najib Boulif a mis un accent particulier sur la sécurité routière «qui constitue une grande responsabilité de toutes les parties chargées de garantir les conditions propices pour la sécurité routière» dans la perspective de réduire les accidents de la circulation qui engendrent d'importantes pertes humaines et matérielles, poursuit le communiqué.
Le ministre a également mis en avant le rôle primordial des équipes de contrôle routier de son département qui consiste à améliorer la sécurité du transport routier et garantir une concurrence loyale entre les professionnels du secteur.
Il a souligné l'importance de respect de la loi lors de l'exercice des missions et d'adopter une bonne conduite avec les usagers de la route, affirmant «la nécessité de consacrer l'esprit de dévouement pour effectuer ce travail délicat afin de poursuivre la tendance baissière des accidents de la circulation et concrétiser ainsi les objectifs de la stratégie nationale de prévention des accidents de la circulation».
 

lundi 18 mars 2013

Les Unités de la Sécurité Routière de la Gendarmerie Royale


Le Commandement de la Gendarmerie Royale dans le cadre du plan de la stratégie intégrée d’urgence, en matière de sécurité routière, vient de mettre sur pied de nouvelles unités dédiées à la lutte contre le fléau des accidents de circulation qui est à l’origine de pertes humaines, matérielles et financières considérables.


Ces nouvelles structures, mobiles rapides et dotées de moyens pour assurer la couverture du réseau routier national ont été créées à la suite d’une analyse minutieuse de tous les facteurs, et causes des accidents, dont le facteur prépondérant reste l’élément humain, elles seront déployées sur les axes réputés accidentogènes, et spécialement sur les tronçons et les points noirs préalablement identifiés. Elles auront la capacité de travailler aussi bien dans un cadre synergique intégré, avec les unités territoriales classiques, qu’avec les moyens aériens nouvellement assignés à cette mission.
Elles pourront également être employées en cellules fluides qui rayonnent sur les axes routiers dangereux ; elles sont modulables selon le temps et l’espace et viendront compléter le maillage existant.
Chaque module comprend 2 motocyclettes, 2 véhicules 4x4, un véhicule radar, fonctionnant jour et nuit, un fourgon, des radars portables et des appareils de contrôle de l’éclairage.
• Elles seront 40 unités qui opèrent dans toutes les régions de la Gendarmerie Royale du Royaume notamment celles à grand trafic.
• Elles ont pour mission de lutter contre toutes les causes des accidents et nous en citons les plus prépondérantes :
-L’excès de vitesse : générateurs de morts et de blessures graves, il représente 25,77%.
-Le défaut d’éclairage ou les feux éblouissant : à l’origine de drames incalculables, il représente 25%.
-L’état mécanique : la vétusté et le caractère inopérant des systèmes vitaux de certains véhicules sont à l’origine de 17% des accidents et provoquent des pertes humaines et matérielles très lourdes. Le recours à la contre-visite technique sera l’arme de lutte contre toute défaillance dans ce domaine. 


-Le croisement, le dépassement défectueux et le franchissement des lignes continues qui provoquent des chocs frontaux fatals, ils représentent 4,25%.
-La surcharge technique : cause manifeste du manque de maîtrise sur les organes des véhicules dont les accidents sont généralement à conséquences fâcheuses, elle représente 0,35%.
-La conduite en état d’ivresse : qui représente 0,3%, émousse tous les réflexes du conducteur qui ne maîtrise plus le véhicule. A cet effet, l’alcotest sera utilisé par toutes les unités pour lutter contre cette forme de délinquance.
La circulaire n° 27 du 30 Juin 2005, de monsieur le ministre de la Justice tombe à point nommé pour appuyer les agents de contrôle ; les parquets, maillon primordial dans le dispositif de lutte, ont reçu des instructions pour soutenir ce projet en amont, la magistrature assise a été également invitée à statuer avec célérité sur ces dossiers, alors la boucle est bouclée.
Ces moyens sont là pour servir le citoyen, l’aider, l’éduquer, l’assister, mais aussi pour lutter sans merci contre les conducteurs récalcitrants et irréductibles heureusement minoritaires, car, soustraire ce type de conducteurs de nos routes est une forme de prévention en amont et une façon de protéger l’usager respectueux des règles qui régissent la circulation routière, le retrait du permis de conduire sera l’une des mesures susceptibles de réduire considérablement le fléau des accidents conformément à la loi.
Une fois de plus la sécurité routière est prioritaire dans les préoccupations du commandement, dont les objectifs escomptés depuis le lancement du plan d’urgence ont été largement dépassés, une diminution de 4% des accidents de circulation pour l’année 2004, et moins 5,7 % durant les 4 premiers mois de l’année en cours. Cette nouvelle stratégie vise à consolider l’acquis, et accentuer cette dynamique régressive, en cette période d’été ou l’hécatombe atteint son paroxysme eu égard, aux départs en vacances, et à l’arrivée de nos concitoyens vivant à l’étranger.
Donc avec ces mesures la Gendarmerie Royale compte donner un coup de frein notable à l’insécurité routière, pour le confort, la sécurité du citoyen. Toutefois toutes les dispositions prises par les autorités impliquées dans ce projet ne sauraient atteindre l’objectif escompté sans la participation effective et positive du citoyen en général, et de l’usager de la route en particulier, c’est pour cette raison qu’un appel est lancé à la citoyenneté et au sens civique de nos compatriotes, pour qu’ensemble nous réalisions ce noble projet, et ce nouveau défi difficile mais non impossible.
Ensemble nous réussirons assurément, seuls ça sera difficile, alors le choix est simple, nous le ferons avec et pour vous ; cette démarche, ce pacte patriotique que vous propose la Gendarmerie Royale s’inscrit dans le sillage de l’initiative nationale pour le développement humain, lancée par sa Majesté le Roi Med VI que Dieu l’assiste, que chacun mette sa pierre à l’édifice de ce projet ambitieux, faisons la guerre à la guerre des routes et soyons à la hauteur de la cause. 


Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...