Le Secrétaire d’Etat chargé du transport, Mohamed
Najib Boulif, a affirmé, jeudi, que la prochaine décennie sera celle de
la mise en œuvre d’une stratégie visant la réduction de 50% du nombre
des accidents d’ici 2026.
Dans un communiqué lu à
l’issue du Conseil de gouvernement, réuni jeudi à Rabat, le
porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a indiqué que Boulif a
présenté un exposé sur la sécurité routière. Le Secrétaire d’Etat a
souligné que l’accent sera mis dans les dix prochaines années sur la
concrétisation d’une stratégie nationale en la matière, compte tenu du
développement soutenu du parc automobile.
Des véhicules plus sûrs
Il a, dans le même contexte, expliqué que cette stratégie prévoit le
développement d’un système de transport avec des routes et des véhicules
plus sûrs tout en assurant des secours plus rapides. Elle comprend en
outre l’organisation de campagnes de sensibilisation à la sécurité
routière.
Boulif a par ailleurs fait savoir que 81.000 accidents ont fait 3.593
morts et 8.950 blessés graves en 2016. Il a relevé que le nombre
d’accidents meurtriers est resté stable l’année dernière en comparaison
avec les chiffres de 2015. Par rapport à 2012, le nombre de décès est
passé de 4.095 à 3.593 en 2016, soit une baisse notable de 8%, a-t-il
précisé. Les données des trois premiers mois de 2017 font ressortir un
recul de 5,6% des décès par rapport à la même période de l’année
dernière.
Bilan des infractions
En 2016, la Gendarmerie royale a enregistré plus de 1,07 million de
infractions, dont 343.000 relevées par des radars mobiles et 71.000 par
des radars fixes. La Sûreté nationale a enregistré plus de 1,8 million
de infractions, dont 211.000 liées à l’excès de vitesse, a fait savoir
Boulif, notant que le centre d’appel 4646, lancé en mars 2016, a reçu
plus de 1,2 million appels, ce qui reflète l’adhésion croissante des
citoyens aux programmes de sécurité routière.
Evoquant les radars fixes, le responsable a indiqué que cette mesure a
permis l’établissement de 1,4 million de procès-verbaux en 2016 contre
419.000 un an auparavant. L’année dernière a été marquée par le retrait
de points concernant 425.000 permis de conduire et la récupération de
points pour 265.000 autres du fait que leurs titulaires n’ont pas commis
d’infractions une année après le retrait du solde.