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jeudi 22 avril 2021

Casablanca sous l’œil bienveillant de caméras et de drones



Casablanca qui est de plus en plus bardée de caméras fixes de vidéosurveillance, devrait encore se structurer d’une autre ingénierie, nous-dit-on. Jugées insuffisantes ou à compléter par d’autres technologies à des fins de surveillance, l’option d’utilisation de drones équipés de caméras devient de plus en plus une réalité.

Il serait même question d’un projet d’un demi-milliard de dirhams dont la moitié serait déboursée par le ministère de l’Intérieur. A ce qu’il paraît, un appel d’offres – non-public – aurait été lancé par Casa Transports en février dernier, pour une ouverture de plis prévue le 18 mai prochain et une désignation du prestataire un mois plus tard en juin.

Déjà, on se bouscule au portillon et en plus de cabinets d’ingénieurs français, les Chinois de Huawei et Hikvision, il y aurait AB Protection une société marocaine de systèmes de sécurité (caméra de surveillance, intrusion, incendie…). Voilà pour le scénario planté. Sur le terrain, on s’attellerait donc à multiplier les caméras de vidéosurveillance en installant des caméras à reconnaissance faciale pour surveiller les rues et artères du “Grand Casablanca ». Le ciel bidaoui sera ainsi ouvert à des objets volants, bien identifiés en tant que drones, afin de renforcer la surveillance de la capitale économique du Royaume et certains quartiers des plus sensibles, histoire de préserver la tranquillité de cette métropole . Ce dispositif, aussi colossal et des plus modernes soit-il, suscite déjà la polémique. Pour l’heure, Casablanca qui emboîte le pas à Marrakech devrait équiper 577 sites de caméras (1 à 4) et 200 carrefours et devrait utiliser 253 kilomètres de fibre optique et toute la structure ou l’infrastructure qu’entraînera la surveillance via l’intelligence artificielle.

Casa ratissera large avec un réseau qui ira de Dar Bouazza à Bouskoura en passant par Mediouna jusqu’à Mohammedia et bien sûr le centre historique. Il semblerait que rien n’échappera à ces yeux high-tech “new generation“ à venir, puisque la corniche, l’esplanade de la mosquée Hassan II, les lignes de Trams, les réseaux BHNS les tunnels de la capitale économique (La Résistance, les Almohades…) bref tous les coins et recoins des districts de la métropole seront couverts par ce système de surveillance des plus sophistiqués. Bien heureux le prestataire “tiré“ qui aura à charge de s’occuper de l’installation. Près de 500 sites dépendront de l’autorité de la DGSN tandis que le restant situé généralement en périphérie répondront à la Gendarmerie Royale.

Cela étant, les drones et tout autre matériel incorporant le système de reconnaissance faciale à grande échelle seront dédiés à la sécurité des infrastructures routières , aux bâtiments mais pas iniquement, puisqu’il devrait aider à contrôler et limiter la délinquance, à identifier des recherchés, ou en cette crise sanitaire de pandémie Covid-19 de détecter les contrevenants ne respectant pas le port du masque ou autre mesure de distanciation sociale. Pour ce qui est de l’utilisation des drones, il ne fait aucun doute que les ressources de surveillance humaines pourraient fortement gagner en efficacité notamment pour les opérations de levée de doute dans des sites étendus, difficilement accessibles ou lors de manifestations.

Ce nouvel outil de surveillance sera voué à remplir le vide (rotation à 360°, angle mort et immobilité…) laissé par les caméras de surveillance et l’humain qui ne peut être constamment opérationnel dans sa mission de contrôle. De l’intérieur ou de l’extérieur, ils pourraient permettre une surveillance 24h sur 24, et investir tous les lieux publics ou privés, répertoriant faits et gestes en permanence, et décider si de potentiels dangers existent. Tant que cela ne dérive pas vers autre chose que la sécurité, l’on ne peut être que preneurs! 

jeudi 20 février 2020

Sécurité routière: la gendarmerie déploie des drones pour traquer les contrevenants


La Gendarmerie royale a lancé une «phase pilote» d’utilisation des drones dans le domaine de la surveillance routière. Avec le lancement de ce nouvel outil technologique, la Gendarmerie cherche à durcir le contrôle des infractions routières surtout celles qui échappent aux radars classiques.


A l’occasion de la journée nationale de la sécurité routière, célébrée le 18 février de chaque année, la Gendarmerie royale a lancé une phase d’expérimentation des drones dans le domaine du contrôle et de la constatation des infractions routières.
Les drones devront détecter les contraventions qui échappent au contrôle des radars fixes et mobiles.

Pour ce faire, la Gendarmerie royale a équipé ces drones de caméras haute résolution qui permettent d’enregistrer les infractions, surveiller les accidents de circulation plus facilement et plus rapidement et d’enregistrer les violations du Code de la route en un temps record.
Notons que la journée nationale de la sécurité routière a été célébrée cette année sous le thème « En rase campagne, soyons vigilants ».

Selon les dernières statistiques du Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC), les deux tiers des tués dans les accidents de la circulation au Maroc perdent la vie en rase campagne.



https://www.h24info.ma 

vendredi 5 janvier 2018

Madrid approuve un accord de coopération avec le Maroc en matière de sécurité et de lutte contre la délinquance


Démantèlement par la Gendarmerie Royale d'une bande spécialisée dans l’émigration clandestine, les séquestrations et les extorsions de fonds


Le Conseil des ministres espagnol, réuni vendredi, a autorisé la signature et l'application provisoire d’un accord entre l’Espagne et le Maroc portant sur la coopération en matière de sécurité et de lutte contre la délinquance, indique le gouvernement espagnol.
Selon le compte rendu de la réunion du Conseil des ministres publié sur le site de la Moncloa, cet accord «répond à la préoccupation que l’Espagne et le Maroc partagent concernant l’ampleur des phénomènes de délinquance et les défis que représentent pour la sécurité le trafic des personnes, le terrorisme, le trafic de drogues et les nouvelles formes de la délinquance transnationale organisée».
Cet accord régit les aspects les plus importants dans le domaine de la coopération et spécifie les délits sur lesquels portera cette collaboration, précise le gouvernement espagnol, notant que parmi les thèmes les plus importants de cet accord figurent la lutte contre le crime organisé, avec une référence spécifique au terrorisme, ainsi que la collaboration dans les opérations et investigations sur les différents types d’infractions.
Le texte définit les conditions pour procéder à l’échange d’informations entre les deux pays, de même qu’il souligne les garanties pour la protection de la confidentialité et l’usage de l’information en vertu des législations nationales respectives du Maroc et de l’Espagne.
En outre, l’accord stipule que les deux pays peuvent, si nécessaire, mettre en place une commission mixte pour développer et évaluer la coopération régie par ce texte, poursuit le gouvernement, soulignant que l’application de cet accord n’affectera pas les questions relatives à la prestation de l’assistance judiciaire dans les affaires pénales et à l’extradition.
L’accord détermine aussi les organes compétents pour sa mise en application, conclut la même source.
Par ailleurs, et dans le cadre de la lutte contre la criminalité, la Gendarmerie Royale a démantelé une filière spécialisée dans l'émigration clandestine vers l'Europe via la Libye, ainsi que dans les séquestrations de candidats, les extorsions de fonds, les opérations financières illicites et le blanchiment d’argent, indique vendredi un communiqué de la Gendarmerie Royale.
Cette affaire a été déclenchée au mois de septembre 2017, après l’interpellation par la Gendarmerie Royale de Béni Mellal de deux passeurs de l’émigration clandestine, précise la même source, tout en notant que les investigations entreprises ont révélé l'implication d'un réseau important à l'échelle nationale et internationale.
Sur instructions du procureur général de Béni Mellal, l'enquête confiée à la Brigade nationale de la Gendarmerie Royale a permis l’interpellation de cinq individus dont une personne jouait le rôle d'intermédiaire entre les organisateurs principaux et les candidats à l'émigration clandestine.
Elle a révélé également l'implication d'un réseau de transactions financières illicites qui procédait à la collecte de fonds auprès des candidats et les transférait via le système "Haouala" vers la Libye au profit des réseaux de passeurs vers l'Italie, relève le communiqué, ajoutant que le total des transactions financières depuis 2015 s’élève à 3.000 opérations portant sur des sommes allant de 500 DH à 100.000 DH. 
 

mardi 7 mars 2017

Immigration illégale : le Maroc renforce sa sécurité à la frontière de l'enclave de Ceuta



La sécurité dans l’enclave espagnole de Ceuta a été renforcée. Les patrouilles se sont multipliées à cause des 900 migrants qui avaient réussi à forcer la frontière, il y a deux semaines.

Selon Radio France Internationale, ‘‘tous les jours, du matin au soir , les forces de sécurité marocaines ratissent la forêt qui longe la frontière’‘, où campent les migrants espérant passer de l’autre côté.

Les forces de sécurité ont investi les lieux, la gendarmerie royale a installé un barrage à l’entrée de la route pour arrêter tout migrant qui s’y aventurerait.

Le Maroc avait mis l’Union européenne en garde sur une différence d’interprétation d’un accord de libre-échange des produits agricoles et la pêche. Le pays avait alors menacé de ne plus contrôler les flux migratoires de l’enclave de Ceuta.

Autrefois, lieu de transit pour les migrants, le Maroc est progressivement devenu pays d’accueil.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations, quelque 10 800 migrants avaient atteint l’Espagne par voie terrestre ou maritime en 2016. 
 

vendredi 4 novembre 2016

Dispositif de sécurité mis en place par le Maroc pour la COP22

Le dispositif de sécurité mis en place par le Maroc pour la COP22


Al Aoula a présenté dans son JT de mercredi soir le dispositif de sécurité prévu pour la COP22, qui se tient du 7 au 18 novembre à Marrakech.

Pour assurer la sécurité, quelque 7.000 membres de la gendarmerie royale, 250 motards et des centaines de voitures de la gendarmerie seront déployés à Marrakech.

Les forces spéciales de la gendarmerie royale marocaine seront également mobilisés, ainsi que des dizaines d'ambulances et des équipes médicales qui sillonneront la ville à bord de trois hélicoptère équipés en matériel médical.

Les éléments de la gendarmerie royale surveilleront de jour comme de nuit la ville en hélico, tandis qu'une centaine d'unités de gendarmes à cheval sécuriseront les zones sensibles comme l'aéroport Menara de Marrakech et la gare ferroviaire.

Pour les interventions rapides, 50 équipes de la gendarmerie, assistées par des chiens, seront déployées dans toute la ville.

Faire face à la menace terroriste

Un tel dispositif est justifié par le fait que 30.000 participants, dont plusieurs dizaines de chefs d'Etat, sont attendus, alors même que la menace terroriste plane sur le Maroc.

Toutes les mesures, scénarios et défis que nous pouvons affronter ont été envisagés

En septembre dernier, le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Cherki Drais, avait déclaré que "les services de sécurité marocains font face depuis pas mal de temps à des projets terroristes et nous sommes bien armés en outils pour garantir un déroulement normal de la COP22".

Et le ministre de souligner que "toutes les mesures, scénarios et défis que nous pouvons affronter ont été envisagés par les services marocains de sécurité, il y a une coordination parfaite sous l’autorité du ministre de l’Intérieur, qui assure la coordination entre tous les services".

La COP21 qui s'était déroulée à Paris quelques jours après les attentats du 13 novembre avait été surveillée par près de 120.000 policiers, gendarmes et militaires, déployés sur l’ensemble du territoire. 
 

mercredi 2 mars 2016

Sécurité routière Mise en place d'un centre d'appel «4646»


Un centre d'appel «4646» permettant aux citoyens de signaler les infractions commises par les conducteurs des bus du transport public a été lancé mardi à Rabat.

A cette occasion, il a été procédé également à la mise en service des appareils mobiles pour la rédaction électronique des infractions de circulation.

La mise en place de ce centre d'appel vise à donner davantage d'efficacité aux opérations de contrôle des véhicules à travers la surveillance des conduites dangereuses des conducteurs et la prévention des accidents de la circulation.

Le rôle principal de ce centre est de recevoir les appels des citoyens désirant signaler des infractions particulièrement en ce qui concerne le transport public et enregistrer toutes les données relatives à ces dénonciations, déterminer les équipes de contrôle chargées de poursuivre les auteurs de ces infractions sur la base de l'information donnée par la personne ayant signalé l'infraction, outre l'envoi de communications aux contrôleurs concernés dans le but d'entamer l'enquête à ce sujet.

Le centre aura également comme mission la réception des appels des contrôleurs pour prendre note des résultats du contrôle et des données relatives aux conducteurs infracteurs ainsi que l'envoi d'un message de remerciements à la personne ayant signalé cette infraction.

Pour moderniser et améliorer la qualité des services offerts aux citoyens et renforcer la stratégie nationale de la sécurité routière, il sera procédé en outre à la mise en service d'appels mobiles comprenant un système informatique complet pour la consultation automatique des permis de conduire et des cartes grises. A cette occasion, des appareils ont été remis à des contrôleurs relevant du ministère du transport.

Ces appareils permettent la consultation électronique des données des permis de conduire et des cartes grises, l'identification du conducteur, l'émission et l'enregistrement électronique des infractions, le suivi des données de recours des infractions, ainsi que le paiement des infractions par voie électronique.

S'exprimant lors d'un point de presse tenu à l'occasion du lancement de ces services, le ministre délégué auprès du ministre de l'Equipement, du Transport et de la Logistique, chargé du Transport, Mohamed Najib Boulif, a indiqué que ces projets constituent une première expérience susceptible d'être développée et généralisée sur tous les moyens de transport, ajoutant que les ressources humaines et techniques nécessaires seront mobilisées pour assurer succès à cette opération.

Les appareils mobiles mis à la disposition des contrôleurs relevant du ministère du transport visent à réaliser la complémentarité avec d'autres systèmes mis en place par les contrôleurs de la gendarmerie royale et de la police, a-t-il indiqué.

Dans le but de renforcer le contrôle en matière d'excès de vitesse, Najib Boulif a souligné qu'il sera procédé, dans les brefs délais, à la mise en place de radars intelligents capables de contrôler la vitesse à une distance pouvant atteindre jusqu'à 20 kilomètres.

Toutes ces mesures prises en collaboration avec plusieurs partenaires visent à renforcer la sécurité routière au Maroc, a dit le ministre délégué, précisant que le comportement humain est responsable de 90% des accidents de la route, alors que 10% de ces sinistres sont dus à l'état des véhicules et des routes.

Najib Boulif a signalé que ces mesures s'inscrivent dans le cadre des efforts visant la numérisation des documents du ministère et le renforcement de la sécurité routière (2016-2020), l'objectif étant de réduire le nombre des décès à 25% à l'horizon 2020. - See more at: http://lematin.ma/journal/2016/mise-en-place-d-un-centre-d-appel--4646-/242645.html#sthash.0iyK0FNC.dpuf


Un centre d'appel «4646» permettant aux citoyens de signaler les infractions commises par les conducteurs des bus du transport public a été lancé mardi à Rabat.

A cette occasion, il a été procédé également à la mise en service des appareils mobiles pour la rédaction électronique des infractions de circulation.

La mise en place de ce centre d'appel vise à donner davantage d'efficacité aux opérations de contrôle des véhicules à travers la surveillance des conduites dangereuses des conducteurs et la prévention des accidents de la circulation.

Le rôle principal de ce centre est de recevoir les appels des citoyens désirant signaler des infractions particulièrement en ce qui concerne le transport public et enregistrer toutes les données relatives à ces dénonciations, déterminer les équipes de contrôle chargées de poursuivre les auteurs de ces infractions sur la base de l'information donnée par la personne ayant signalé l'infraction, outre l'envoi de communications aux contrôleurs concernés dans le but d'entamer l'enquête à ce sujet.

Le centre aura également comme mission la réception des appels des contrôleurs pour prendre note des résultats du contrôle et des données relatives aux conducteurs infracteurs ainsi que l'envoi d'un message de remerciements à la personne ayant signalé cette infraction.

Pour moderniser et améliorer la qualité des services offerts aux citoyens et renforcer la stratégie nationale de la sécurité routière, il sera procédé en outre à la mise en service d'appels mobiles comprenant un système informatique complet pour la consultation automatique des permis de conduire et des cartes grises. A cette occasion, des appareils ont été remis à des contrôleurs relevant du ministère du transport.

Ces appareils permettent la consultation électronique des données des permis de conduire et des cartes grises, l'identification du conducteur, l'émission et l'enregistrement électronique des infractions, le suivi des données de recours des infractions, ainsi que le paiement des infractions par voie électronique.

S'exprimant lors d'un point de presse tenu à l'occasion du lancement de ces services, le ministre délégué auprès du ministre de l'Equipement, du Transport et de la Logistique, chargé du Transport, Mohamed Najib Boulif, a indiqué que ces projets constituent une première expérience susceptible d'être développée et généralisée sur tous les moyens de transport, ajoutant que les ressources humaines et techniques nécessaires seront mobilisées pour assurer succès à cette opération.

Les appareils mobiles mis à la disposition des contrôleurs relevant du ministère du transport visent à réaliser la complémentarité avec d'autres systèmes mis en place par les contrôleurs de la gendarmerie royale et de la police, a-t-il indiqué.

Dans le but de renforcer le contrôle en matière d'excès de vitesse, Najib Boulif a souligné qu'il sera procédé, dans les brefs délais, à la mise en place de radars intelligents capables de contrôler la vitesse à une distance pouvant atteindre jusqu'à 20 kilomètres.

Toutes ces mesures prises en collaboration avec plusieurs partenaires visent à renforcer la sécurité routière au Maroc, a dit le ministre délégué, précisant que le comportement humain est responsable de 90% des accidents de la route, alors que 10% de ces sinistres sont dus à l'état des véhicules et des routes.

Najib Boulif a signalé que ces mesures s'inscrivent dans le cadre des efforts visant la numérisation des documents du ministère et le renforcement de la sécurité routière (2016-2020), l'objectif étant de réduire le nombre des décès à 25% à l'horizon 2020.
 

samedi 27 février 2016

Sécurité routière au Maroc : 125 MDH pour plus de sécurité sur nos routes en 2015


Un plan de communication bien rodé pour faire face au fléau de la sécurité routière. Des actions de communication couvrant toutes les cibles et utilisant divers moyens.

Le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC) avait mobilisé au titre de l’année 2015 une enveloppe de 125 millions de dirhams afin de financer les différentes actions de prévention et de sensibilisation planifiées pour l’année écoulée.

En effet, suite à l’augmentation du parc automobile national et l’enjeu majeur de santé publique que constituent les accidents de la route pour notre pays, de nombreuses actions ont été menées ces dernières années par le CNPAC. Promouvoir une plus grande sécurité sur nos routes grâce aux diverses actions d’incitation à l’adoption de comportements positifs, conformes au code de la route, telle est la mission que s’est fixé le CNPAC. Par ailleurs, et afin de cibler tous les publics et pour des mesures de prévention plus efficaces, les actions du CNPAC pour 2015 se sont articulées sur plusieurs volets. Cela couvre notamment des actions de communication et de sensibilisation, de proximité, d’éducation routière en collaboration avec les milieux professionnels et la société civile, sans oublier une intense communication média et digitale pour atteindre le maximum de citoyens. Ou encore l’accompagnement des projets de sécurité routière à travers par exemple la communication sur les opérations d’immatriculation et de délivrance des titres de propriété relatifs aux cyclomoteurs, tricycles à moteur et quadricycles légers à moteur, des conventions de partenariat avec les villes, sécurité aux abords des établissements scolaires, radars pédagogiques, charte d’aménagement …

La dernière opération en date du comité consiste en l’organisation des concours nationaux dans le domaine de la sécurité routière pour l’année 2016, à l’occasion de la Journée nationale de la sécurité routière qui coïncide avec le 18 février. Cette opération vise à accompagner les efforts du gouvernement pour l’implication d’acteurs professionnels et artistiques dans le domaine de la sécurité routière. Les concours aboutiront ainsi à la remise de prix du meilleur conducteur professionnel, meilleur moniteur d’auto-école, meilleur agent visiteur technique et meilleure entreprise engagée pour la sécurité routière. En plus de la gratification pour les projets créatifs, notamment pour la meilleure chanson, le meilleur projet digital, la meilleure affiche et le meilleur projet d’école.

Autre campagne de communication, l’opération intégrée de communication lancée sur les dangers de la conduite sous influence et de la vitesse. Cette campagne de sensibilisation s’est poursuivie du 15 décembre au 5 février et a connu plusieurs festivités se traduisant par l’affluence massive des différents axes routiers durant Aid Al Mawlid et le Nouvel An. 15 villes du Royaume ont été ciblées par des sensibilisations sur le terrain. L’appel lancé à l’occasion des fêtes par le comité concerne les conducteurs de véhicules pour particuliers, les conducteurs professionnels de taxis, de bus, d’autocars et de transport de marchandises. Différentes mesures et recommandations ont été préconisées aux usagers de la route à cette occasion par le CNPAC. Il leur a été conseillé notamment de soumettre les véhicules à un entretien mécanique, un examen minutieux des appareils de sécurité et de veiller à l’absence de défaut technique, surtout des pneus, freins, amortisseurs et essuie-glaces. Au moment de prendre la route, le comité suggère aux conducteurs de respecter le code de la route, d’adapter la vitesse aux conditions météorologiques, de faire attention aux virages, pentes et routes difficiles, d’interdire aux enfants de moins de 10 ans de prendre place sur les sièges avant des véhicules, d’utiliser la ceinture de sécurité, de respecter la distance de sécurité entre véhicules et d’observer des pauses pour conduire en toute quiétude. Quant à la sensibilisation aux méfaits de la conduite sous l’influence de l’alcool et des stupéfiants, des spots télévisés et radiophoniques ont été mis en place avec une campagne d’affichage dans plus de quarante-deux villes.

Une caravane pour la période estivale

L’année 2015 a également vu le lancement de la 3e édition de la Caravane itinérante de la sécurité routière. Cette caravane se veut un concept novateur qui regroupe, dans chaque ville ou étape, un espace appelé «village Jil Essalama» d’une superficie d’environ 2000 m2. Cette opération s’est déroulée sur deux périodes : du 20 juillet au 23 août 2015 et du 7 au 20 septembre, avec 7 jours par ville. Cette période qui connaît une grande affluence sur les routes a fait l’objet d’autres mesures spécifiques. Les actions programmées durant les périodes estivales en matière de sécurité routière visent à confirmer la politique de proximité adoptée par le CNPAC, à exhorter tous les usagers de la route à respecter les règles de conduite et les inciter à adopter des comportements positifs conformément aux dispositions du code de la route. Ainsi, et pour faire face à cette période, s’est prolongée l’action «Tente de sécurité routière» du 20 juillet au 16 août de l’année dernière. Elle s’est distinguée par la collaboration des composantes de la société civile qui encadrent des activités de sensibilisation moyennant un soutien financier du comité. Il s’agit d’acteurs comme la Gendarmerie royale, la Direction de la sûreté nationale, le ministère de l’équipement, du transport et de la logistique.

En parallèle, plusieurs actions de communication directe ont été réalisées pour marquer l’esprit des conducteurs notamment des expositions de véhicules et de motos accidentés dans les autoroutes et des lieux précis en villes, des opérations de sensibilisation sur autoroutes contre la fatigue et somnolence, des opérations de sensibilisation lors des grands départs et autres actions de proximité visant à impacter positivement l’esprit des conducteurs. Outre les diverses activités prévues dans les plans d’action annuels du CNPAC, celui-ci publie souvent des communiqués d’alerte aux citoyens. Ces communiqués ont pour but d’attirer l’attention des usagers de la route pour qu’ils redoublent de vigilance et de les sensibiliser sur les risques liés au contexte du moment.
 

mercredi 20 janvier 2016

Présentation de la stratégie nationale de la sécurité routière 2016-2025

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Le ministre délégué auprès du ministre de l'Équipement, du transport et de la logistique, chargé du Transport, Mohamed Najib Boulif, a dévoilé, lundi à Meknès, les principaux axes de la stratégie nationale de la sécurité routière (2016-2025) visant, notamment, à réduire d'un quart d'ici 2020 le nombre des victimes des accidents de la route. S'exprimant à l'occasion de la cérémonie de signature de la première convention-cadre de Meknès en matière de sécurité routière, M. Boulif a souligné que son département œuvrait en coordination avec différents partenaires à réduire le nombre des décès sur les routes de 2.800 en 2020, soit 25% sur cinq ans, relevant que le Maroc a réussi, au cours de l'année 2014, à inverser la tendance à la hausse du nombre des tués sur route.  Il a, dans ce sens, rappelé l'importance de la signature imminente de conventions-cadres dans le domaine de la sécurité routière au niveau de 12 villes qui enregistrent le plus grand nombre d'accidents routiers, précisant que la stratégie nationale de la sécurité routière (2016-2025) requiert la conjugaison des efforts de différents intervenants ainsi que l'adhésion de l'ensemble de la société afin d'enrayer ce fléau.

mercredi 7 janvier 2015

Drais confirme la construction d'une clôture de sécurité entre le Maroc et l'Algérie



Le ministre délégué assure que les frontières orientales sont sécurisées. Il a aussi détaillé plusieurs mesures au sujet des terres collectives.

Intervenant mardi à la Chambre des conseillers, Cherki Drais, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, a souligné que l'ensemble des mesures sécuritaires et militaires sont prises de manière permanente pour protéger les frontières du Royaume, notamment les frontières orientales.

M. Drais a passé en revue une série de mesures prises dans ce sens, dont la construction en cours d'une clôture de sécurité le long de la frontière avec l'Algérie et l'augmentation du nombre des postes-frontières et des points de contrôle.

Il a aussi souligné que les Forces armées royales et l'ensemble des services sécuritaires (Forces auxiliaires, Gendarmerie royale, Sûreté nationale et administrations territoriales) remplissent leur mission de protection des citoyens marocains, notant que cette région connait une veille sécuritaire permanente.

M. Drais a relevé que les résultats annoncés par le ministère de l'Intérieur montrent que ce dossier est traité avec sérieux et détermination et qu'aucun laxisme ne sera toléré face au crime et aux réseaux actifs dans ce domaine.

3,6 MMDH pour les grands taxis

3,6 MMDH ont été consacrés au programme de subvention pour le renouvellement du parc des grands taxis, lancé le 3 décembre dernier.

Ce programme incitatif à caractère facultatif, qui s'étale sur une année, prévoit une mesure d'accompagnement qui consiste en l'octroi d'une subvention de 80.000 DH aux propriétaires des taxis concernés à condition qu'ils soient retirés de la circulation et remplacés par de nouveaux véhicules.

Le ministère de l'Intérieur a reçu jusqu'à présent 120 demandes dans ce sens, a noté M. Drais.

Gérer les dysfonctionnements des terres collectives

Le ministère de l'Intérieur a élaboré plusieurs approches visant à faire face aux dysfonctionnements enregistrés au niveau des terres collectives, a indiqué le ministre.

M. Drais a évoqué plusieurs entraves liées à ces terres, notamment leur cadre juridique actuel (Dahir du 27 avril 1919 régissant la gestion des affaires des collectivités ethniques et leurs biens), la lourdeur des procédures de liquidation judiciaire du patrimoine foncier et collectif et le nombre élevé de contentieux fonciers soumis à la justice.

Les approches élaborées à ce sujet portent surtout sur la révision du cadre législatif régissant les collectivités ethniques et leurs biens dans la perspective de l'élaboration d'un programme ambitieux s'étalant sur 5 ans visant l'accélération de la cadence des immatriculations foncières comme moyen de sécuriser l'assiette foncière disponible.

Il sera procédé dans ce même cadre, a-t-il poursuivi, à la préparation d'une convention cadre avec les différents partenaires et acteurs du secteur immobilier visant à augmenter le nombre d'immatriculations foncières au niveau souhaité et à régler les litiges entre les administrations et les établissements publics.

M. Drais a fait savoir que ces approches concernant en outre l'encadrement des us et coutumes régissant l'exploitation des terres collectives de manière à ce qu'ils soient conformes aux lois, l'identification des conditions objectives permettant d'obtenir la qualité d'"ayant droit", l'organisation de l'exploitation des terres collectives, l'appropriation des terres agricoles par leurs exploitants appartenant aux collectivités ethniques, ainsi que la mobilisation du foncier faisant objet de documents d'urbanisme au profit de l'Etat, des collectivités territoriales et des acteurs économiques suivant les principes de bonne gouvernance et d'égalité des chances.

Le ministre a conclu que les collectivités ethniques disposent d'un patrimoine foncier important au niveau national qui représente une richesse économique considérable, ajoutant que ces terres souffrent toutefois de plusieurs problèmes liés à la nature de ce système foncier, à la loi régissant les terres collectives et à l'élément humain installé dans ces terres ou les exploitant.
 

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...