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samedi 21 novembre 2015

Maroc : 140 cellules terroristes démantelées depuis 2002



Après ses attaques barbares en France, Daesh menace le Maroc sous très haute vigilance. Le Royaume chérifien qui lutte activement contre le terrorisme, vient de démanteler une nouvelle cellule de l’Etat isalmique.

Une cellule composée de trois personnes, dont une femme, cette nouvelle cellule a été démantelée à Fès, Casablanca et dans la commune d’Oulad Teïma dans la région d’Agadir. Depuis 2002, les services de sécurité du Maroc ont démantelé près de 140 cellules terroristes depuis 2002, le pays réaffirme sa stratégie de lutte contre le terrorisme basé sur trois volets, sécuritaire, prévention et religieux. Dans un contexte international marqué par une vague terroriste en Egypte, en France , en Tunisie et au Mali, le Maroc réaffirme l’engagement de ses services de sécurité pour lutter contre les groupes terroriste sur son territoire. Daesh a en effet promis des attaques dévastatrice dans le pays.

Une stratégie anti-terroriste fondée sur trois piliers

Depuis 2002, près de 140 cellules terroristes ont été démantelées et conduit à l’arrestation d’environ 2.200 personnes. Les autorités du pays affirment que ces trois dernières années, le nombre de cellules démantelées a triplé. La stratégie antiterroriste marocaine se veut proactive, marquée par une politique sécuritaire renforcée et par des actions dans les domaines de la communication et du religieux. La création du Bureau central d’investigations judiciaire (BCIJ) et la mise en place, il y a deux ans, du dispositif de sécurité HADAR ciblent les cellules terroristes. Hadar constitue une réponse globale à la menace récurrente terroriste et intègre les Forces Armées royales, la gendarmerie royale, la police et les Forces auxiliaires. Sur le plan de la communication, il s’agit de faire de la lutte contre le terrorisme une responsabilité collective. Selon les autorités, les citoyens sont informés de toutes les nouveautés en relation avec le terrorisme. Le Maroc est particulièrement touché par l’activisme des réseaux de recrutement de Daesh et mène une guerre indirecte contre Daesh depuis plusieurs mois. Près de 2.000 ressortissants marocains ont déjà rejoint les rangs d’organisations comme l’EI. Une stratégie de lutte anti-terroriste doublée d’une réforme du champ religieux pour permettre aux imams de sensibiliser sur la question. Objectif: s’attaquer aux racines idéologiques du terrorisme par l’adoption de programmes dédiés à l’encadrement religieux et au renforcement du rôle des oulémas dans l’encadrement, le conseil et la propagation des valeurs de modération. Plusieurs pays africains, arabes et européens ont recours à l’expérience du Maroc en la matière et dans le domaine du renseignement.

Maroc-UE : une coopération renforcée contre le terrorisme

En France, les services de renseignements marocains ont fourni à leurs homologues dans l’Hexagone les informations qui ont mis les enquêteurs sur la piste du cerveau des attaques meurtrières vendredi 13 novembre à Paris faisant au moins 130 morts et des centaines de blessés. Ils ont aussi aidé à démanteler la cellule terroriste à Saint-Denis et à déjouer d’autres attentats prévus à Paris, notamment sur le quartier de La Défense. La France et la Belgique ont salué l’appui du Maroc dans l’enquête sur les attentats. Rabat plaide en faveur d’une coopération renforcée avec les pays européens pour lutter le terrorisme. Le gouvernement marocain vient d’annoncer la mise en place d’un nouveau plan d’action en matière de lutte contre le terrorisme, avec l’approbation du nouveau programme européen de sécurité 2015-2020 à travers lequel l’UE entend renforcer sa coopération avec les pays de la région.
Ce plan d’action prévoit trois axes d’intervention: la prévention du terrorisme et de l’extrémisme, la lutte contre le crime organisé et la lutte contre la cybercriminalité.


http://afriqueinside.com

Lutte contre le terrorisme, le Maroc en première ligne

  

Depuis les odieux attentats de Paris, le vendredi 13 novembre 2015, le Maroc et ses services de lutte contre le terrorisme sont au devant de la scène médiatique internationale.

La France a remercié officiellement et publiquement le Roi Mohammed VI pour l’aide précieuse fournie lors de la traque du terroriste Abaaoud à Saint-Denis, tandis que la Belgique a requis haut et fort l’assistance des services marocains pour démanteler les filières jihadistes présentes sur son sol. On notera, au passage, que si une meilleure coordination avait existé entre les services de sécurité européens, à ce moment-là, ces attentats n’auraient peut-être pas eu lieu ou leurs auteurs interceptés plus rapidement après leurs crimes…

Discrétion ou reconnaissance ?

Bien évidemment, ces faits et informations sur le rôle central du Renseignement marocain ont fait le tour de toutes les rédactions du monde, sites Internet et autres chaînes de télévision.

Un peu à son corps défendant donc, le Royaume a ainsi été directement absorbé dans le maelström de commentaires et d’analyses qui a envahi le monde de l’information et de la communication depuis le funeste vendredi 13 novembre.

Certains, un peu rapidement sans doute, se sont élevés contre cette sur-médiatisation de notre pays, de ses services, considérant, d’abord, que cela exposerait encore plus fortement nos «men in black» et leurs réseaux à la vindicte des terroristes.

Ils ont estimé, ensuite, que le travail de ces services de renseignement, d’espionnage et de contre-espionnage étant par essence discret, sinon secret, cette mise en pleine lumière de leurs existence et travail serait susceptible de nuire à leur efficacité.

Nobles préoccupations, sans doute, de ces «experts», mais à y réfléchir, on comprendra que ce sont là des objections bien fragiles…

En effet, nul mieux que les terroristes de Daâch et leurs affidés ne connaît et ne redoute la très réelle qualité du travail fournis par les hommes de la DGED, de la DGST, de la BRI, des services des FAR ou encore de la Gendarmerie Royale.

Reconnaître à la face du monde leur valeur et leurs succès n’est rien d’autre qu’une légitimation de leur existence, une affirmation de leurs compétences, et, sans nul doute, l’expression de l’admiration que tous les citoyens, marocains et étrangers, urbi et orbi, leur vouent à juste titre.

En outre, s’il n’avait pas été question, en « très haut lieu » de reconnaître ces vérités, on peut supposer que le Souverain n’aurait pas honoré l’invitation du Président Hollande à l’Elysée pour y recevoir les remerciements officiels de la République !

Moi, Français…

Mais, au-delà de ces considérations, il est une autre réalité, moins, beaucoup moins positive sur laquelle les commentaires ou les précisions des journalistes n’ont également point manqué. En effet, parmi l’escouade de terroristes dépêchée à Paris, figuraient plusieurs individus d’origine marocaine, beurs nés en France ou en Belgique.

Il est d’ailleurs intéressant de constater que lorsqu’il s’agit d’une personnalité connue et reconnue, du monde de la politique, des arts ou de la culture, nombre de nos «collègues» européens oublient très souvent de signaler leurs qualités de binationaux.

Mesdames Dati, Vaud-Belkacem, El Khomri, Messieurs El Maleh, Debbouzze, Tahar Benjelloun et autres, sont, dans ces cas-là, des citoyens français, uniquement…

Mais Abaaoud, lui, était belgo-marocain, tout comme Abdeslem Salah est, malgré sa naissance en Belgique, franco-marocain…

La répétition à l’envi des caractéristiques binationales de ces terroristes, l’horreur de leurs méfaits, sont-elles ou ne sont-elles pas préjudiciables à l’image du Royaume, à sa réputation de tolérance, à son Islam de paix et de sérénité ?

Au fil des articles, des reportages, des enquêtes, où parfois l’ignorance crasse de certains journalistes européens (français notamment) s’étale quand ils abordent les questions relatives à notre religion, la situation intérieure dans les pays de la région, leur propension si rapide à l’amalgame, sont des facteurs objectifs de stigmatisation du Maroc et des Marocains !

Du shit à explosif

Cela est d’autant plus vrai que trop rares sont les intellectuels français et européens, les hommes de presse également, qui, lorsqu’ils abordent le parcours de ses terroristes, évoquent les conditions objectives de leur radicalisation, trop souvent produite par la ghettoïsation des communautés maghrébines et africaines dans les banlieues bruxelloises et parisiennes, la transformation de «petites frappes» dealers de shit, en porteurs de ceintures d’explosifs et kamikazes…

Il est donc utile, positif, nécessaire que la communication qui fleurit aujourd’hui sur la traque des réseaux jihadistes, sur les mesures préventives contre-terroristes, sur les alliances nouées pour détruire l’hydre Daâch, évoquent, mentionnent, et reconnaissent la place et le rôle du Maroc et de ses hommes dans la lutte implacable qu’il faut mener contre cette engeance criminelle.

Comme récemment écrit dans La Nouvelle Tribune, les kamikazes qui ont opéré à Paris ne venaient pas du Maroc !

Dans notre pays, au contraire, ils sont poursuivis, combattus, arrêtés, avant même qu’ils ne passent à l’acte. Fort heureusement !!!

C’est à nos services, à leur mobilisation, à leur abnégation que nous le devons.

Reconnaître leur existence et la qualité de leur action est plus que légitime. Elle est absolument nécessaire parce qu’opposable aux approximations, aux amalgames, mais aussi aux annonces de mauvaise foi de tous ceux qui ignorent ou veulent ignorer que chez nous, un seul mot d’ordre vaut pour les terroristes :

No Pasaran !!!
 

vendredi 13 novembre 2015

Loi de Finances 2016: un milliard de DH supplémentaire pour l'armée



 

Kiosque360. La hausse est essentiellement due au poids de la masse salariale qui absorbe 70% du budget. Le compte spécial dédié aux achats et réparations des équipements des Forces armées royales sera également alimenté de 600 millions de DH supplémentaires.

L’examen du budget réservé à la direction de la Défense nationale, présenté dans le cadre des discussions à huis clos autour du projet de loi de Finances 2016, révèle une hausse des dépenses.

«Le budget de l’année prochaine augmentera de 2%», a déclaré lundi Abdellatif Loudiyi, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'Administration de la Défense nationale, devant la Commission des affaires étrangères, de la Défense et des affaires islamiques au Parlement. «Ainsi, le budget de l’administration passera de 319 millions de DH cette année à 326 millions l’année prochaine», rapporte le quotidien arabophone “Akhbar Al Youm” dans son numéro de mardi.

Une autre hausse, qui ne rentre pas dans le budget général, sera enregistrée dès le début de l’année 2016. Elle concerne le compte spécial dédié aux achats et réparations des équipements des Forces armées royales (FAR) qui s’appréciera de 600 millions de DH, pour s’établir à 11 milliards. Pour sa part, la caisse spéciale dédiée à la participation des FAR aux opérations de maintien de la paix et interventions humanitaires se verra attribuer 200 millions de DH en 2016.

La Direction générale des études et de la documentation (DGED) obtiendra 1,08 milliard de DH alors que le compte de la Gendarmerie royale sera crédité de 1,391 milliard. Un montant qui servira à couvrir l’achat de matériel, carburants, transport et indemnités pour missions à l’étranger.

«Pour le ministre, la hausse du budget réservé à l’Administration de la Défense est essentiellement dû au poids que représente la masse salariale (70% du budget)», rapporte le journal. D’autant plus que les risques et menaces qui pèsent aujourd’hui sur le pays font monter la pression sur les ressources financières de l’administration. Cette dernière est contrainte d’assurer des formations à ses personnels civils et militaires.

«L’année dernière, plus de 34.000 personnes ont reçu des formations initiales ou continues», a révélé le ministre. Par ailleurs, le nombre de demandes d’interventions de l’armée a augmenté récemment, rapporte le journal, notamment en raison de la hausse du flux de l’immigration clandestine.

http://www.le360.ma 

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...