Que ce soit en mer ou à la frontière maroco-algérienne, l’armée mène la guerre contre le crime organisé.
Les
Forces armées royales mènent un combat sur tous les fronts contre les
réseaux d’émigration clandestine et le trafic en tout genre, y compris
d’armes et de drogue, et la traite des êtres humains. Pour ce faire,
l’armée mène à cet effet au quotidien des opérations de ratissage sur
les côtes méditerranéennes, mais également à la frontière orientale du
pays, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son numéro du week-end des 13 et 14 octobre.
C’est ainsi, explique le journal, que jeudi dernier, une patrouille des
FAR en poste dans la région de Bouanane, dans la province de Figuig, a
intercepté quatre contrebandiers venant de l’Est. Selon une source
militaire citée par le quotidien, elle a été prise pour cible par des
contrebandiers. Elle a essuyé un coup de feu tiré par l’un d’entre eux
de à l’aide de son fusil de chasse, blessant un militaire au pied. La
patrouille s’est aussitôt lancée à la poursuite des malfrats.
Dans cette course poursuite, trois des contrebandiers ont pu prendre la
fuite vers l’Est, laissant derrière eux leur marchandise composée de
grandes quantités de viande de mouflon. Un des contrebandiers a été
arrêté et remis à la Gendarmerie royale pour procédure d’usage, affirme
le journal. Quant au militaire blessé, il a été évacué vers l’hôpital
militaire de Meknès pour recevoir les soins nécessaires, selon la même
source.
De son côté, la Marine royale multiplie les rondes au large des côtes
méditerranéennes pour lutter contre la recrudescence de l’émigration
clandestine. Ces opérations ont une dimension humanitaire, puisque ces
patrouilles ont sauvé quelque 2.000 candidats à l’émigration clandestine
d’une mort certaines dans les eaux de la Méditerranée. La Marine royale
a également apporté assistance à des dizaines d’embarcations avec à
leur bord des candidats à l’émigration.
Le journal rappelle d’ailleurs que ces embarcations, équipées de
puissants hors-bords, sont utilisées habituellement par les réseaux du
trafic de drogue. Des investigations menées récemment ont montré que ces
derniers ont également commencé à s’adonner à l’émigration clandestine
pour augmenter leurs profits étant donné que, contrairement aux
traditionnelles « pateras », ces « go fast » peuvent effectuer plusieurs
rotations par jour grâce à la puissance de leur moteur.
Par ailleurs, note le journal, les éléments des FAR en faction dans la
région d’Oujda près de la frontière maroco-algérienne, ont dû faire
usage, en mai dernier, de leurs armes pour disperser un groupe de
contrebandiers qui s’apprêtait à prendre possession d’une cargaison de
cigarettes de contrebande en provenance d’Algérie. Les contrebandiers
ont été contraints de prendre la fuite après les tirs de sommation des
militaires positionnés au poste frontalier d’«El Kharba 35». La
Gendarmerie a été dépêchée sur place après cet incident et la totalité
de la cargaison de cigarettes saisie.