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lundi 13 janvier 2020

Saisie de jet-skis et de zodiacs: la police traque un réseau de passeurs de migrants

Jet-Ski

La gendarmerie royale a procédé à la saisie de dizaines de jet-skis et de zodiacs entreposés dans un bâtiment à Tamansourt, près de Marrakech. Plusieurs services soupçonnent l’existence de réseaux de passeurs de migrants ou de trafic de drogue.

Des éléments de la gendarmerie royale ont procédé, samedi dernier, à la saisie de 32 jet-skis et 5 zodiacs entreposés dans un bâtiment en construction à Tamansourt, près de Marrakech. Dès qu’ils ont été informés, plusieurs services de sécurité, avec à leur tête la DGST et la Brigade nationale de la gendarmerie royale, ont diligenté des enquêtes parallèles. Selon les premières informations, les investigations portent sur la manière dont ces véhicules ont été introduits au Maroc. Les enquêteurs les soupçonnent d’avoir été destinés à l’organisation d’opérations d’immigration clandestine. D’autant que la ville de Safi, qui n’est pas loin du lieu de la saisie, a été, ces derniers temps, le théâtre de plusieurs opérations d’immigration illégale vers les côtes espagnoles. 

Bien que la thèse de l’existence d’un réseau de passeurs de migrants soit privilégiée, l’enquête ne néglige pas la probabilité de l’existence d’un trafic international de drogue lié à cette saisie. D’autant qu’Interpol et Europol ont, il y a quelques semaines, lancé un avis de recherche international contre les auteurs de vols de dizaines de jet-skis et de zodiacs, perpétrés en France. 

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte, dans son édition du lundi 13 janvier, que les côtes de Safi se sont transformées, ces derniers temps, en un passage prisé par les réseaux d’immigration clandestine. Des dizaines de jeunes ont pu rejoindre la rive Nord de la méditerranée. Les éléments de la gendarmerie royale ont d’ailleurs arrêté le chef d’un dangereux réseau de passeurs de migrants qui avaient effectué plusieurs traversées à partir de la ville de Safi. Auparavant, quatre accusés avaient été interpellés. Parmi eux, se trouvait l’épouse du chef du réseau. 

Les mis en cause étaient impliqués dans les activités du réseau qui exigeait de chaque candidat à l’immigration une somme d’argent allant de 15.000 à 35.000 dirhams. Certains n’ont jamais quitté le sol marocain pour avoir été escroqués par le principal accusé et sa femme.

lundi 15 octobre 2018

L’armée traque l’émigration clandestine et le trafic illégal

marine royale

Que ce soit en mer ou à la frontière maroco-algérienne, l’armée mène la guerre contre le crime organisé.
Les Forces armées royales mènent un combat sur tous les fronts contre les réseaux d’émigration clandestine et le trafic en tout genre, y compris d’armes et de drogue, et la traite des êtres humains. Pour ce faire, l’armée mène à cet effet au quotidien des opérations de ratissage sur les côtes méditerranéennes, mais également à la frontière orientale du pays, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son numéro du week-end des 13 et 14 octobre.

C’est ainsi, explique le journal, que jeudi dernier, une patrouille des FAR en poste dans la région de Bouanane, dans la province de Figuig, a intercepté quatre contrebandiers venant de l’Est. Selon une source militaire citée par le quotidien, elle a été prise pour cible par des contrebandiers. Elle a essuyé un coup de feu tiré par l’un d’entre eux de à l’aide de son fusil de chasse, blessant un militaire au pied. La patrouille s’est aussitôt lancée à la poursuite des malfrats.

Dans cette course poursuite, trois des contrebandiers ont pu prendre la fuite vers l’Est, laissant derrière eux leur marchandise composée de grandes quantités de viande de mouflon. Un des contrebandiers a été arrêté et remis à la Gendarmerie royale pour procédure d’usage, affirme le journal. Quant au militaire blessé, il a été évacué vers l’hôpital militaire de Meknès pour recevoir les soins nécessaires, selon la même source.

De son côté, la Marine royale multiplie les rondes au large des côtes méditerranéennes pour lutter contre la recrudescence de l’émigration clandestine. Ces opérations ont une dimension humanitaire, puisque ces patrouilles ont sauvé quelque 2.000 candidats à l’émigration clandestine d’une mort certaines dans les eaux de la Méditerranée. La Marine royale a également apporté assistance à des dizaines d’embarcations avec à leur bord des candidats à l’émigration.

Le journal rappelle d’ailleurs que ces embarcations, équipées de puissants hors-bords, sont utilisées habituellement par les réseaux du trafic de drogue. Des investigations menées récemment ont montré que ces derniers ont également commencé à s’adonner à l’émigration clandestine pour augmenter leurs profits étant donné que, contrairement aux traditionnelles « pateras », ces « go fast » peuvent effectuer plusieurs rotations par jour grâce à la puissance de leur moteur. 

Par ailleurs, note le journal, les éléments des FAR en faction dans la région d’Oujda près de la frontière maroco-algérienne, ont dû faire usage, en mai dernier, de leurs armes pour disperser un groupe de contrebandiers qui s’apprêtait à prendre possession d’une cargaison de cigarettes de contrebande en provenance d’Algérie. Les contrebandiers ont été contraints de prendre la fuite après les tirs de sommation des militaires positionnés au poste frontalier d’«El Kharba 35». La Gendarmerie a été dépêchée sur place après cet incident et la totalité de la cargaison de cigarettes saisie.    
 

vendredi 17 août 2018

Traque des migrants irréguliers : Opération coup de poing



Les autorités ont lancé une vaste opération d’arrestations de migrants irréguliers au Nord du Maroc. Bilan d’une opération musclée.
L’opération, toujours en cours, est une première en l'espace de cinq ans. Dans la forêt de Nador, un hélicoptère de la gendarmerie royale, des véhicules des Forces auxiliaires et des véhicules militaires des gardes-frontières ont mené des descentes aux premières lueurs du 7 août dernier. «À 5h du matin, la traque aux migrants irréguliers a été lancée dans les campements», décrit l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), section de Nador. Dans les zones urbaines de Tanger, Nador, Tétouan, Bouârfa, Selouane et Laroui, même des présidents d’arrondissements (caïds) ont été appelés sur le terrain en renfort. Entre 1.500 et 1.800 migrants irréguliers et régularisés ont été arrêtés et déplacés dans des zones désertiques près de Tiznit ou encore Errachidia, ainsi qu’entre Benguerir et Marrakech. Selon les autorités, cette opération a pour but de «lutter contre les réseaux de trafic humain» et de «déplacer ces migrants dans des villes où les conditions de vie sont meilleures». Les militants de défense des droits humains dénoncent «des violations des droits des migrants» et des «arrestations sans cadre juridique précis».
Quel cadre juridique ?
La «Bamblouma», c’est l’appellation donnée par les migrants aux opérations de ratissage dans les camps. Cette traque était limitée à Nador. Ce mois d’août, elle s'est étendue à la ville de Tanger. Aissatou Barry vit au Maroc depuis neuf ans et dispose d’une carte de séjour valable pour trois ans. Elle est la présidente de l’association Ponts solidaires à Tanger. Cette ressortissante guinéenne vit désormais dans une des forêts de la ville du détroit, elle est sans toit depuis le 9 août. «À 6h du matin, le caïd du quartier Mesnana a débarqué chez moi. Sans présenter aucun document, il m’a arrêté, ainsi que mes enfants et les membres de la famille présents avec moi», raconte cette gérante d’une entreprise d’import-export. Aissatou Barry proteste face aux méthodes musclées des autorités. Le caïd lui répond sèchement. «Il m’a dit avoir reçu l’ordre du wali de Tanger d’expulser tous les Noirs du quartier». Ses deux enfants, âgés respectivement de 4 et 14 ans, et elle sont conduits à la préfecture de police de Tanger. «Nous sommes restés dans le commissariat dans des conditions déplorables jusqu’à 20h», proteste-t-elle. Le comble dans le drame de cette femme est qu’elle est membre de la Commission régionale de régularisation qui siège à la wilaya de Tanger, et donc une figure reconnue par les autorités. «Depuis une semaine, je passe la nuit dans la forêt avec mes enfants. Nous sommes une centaine de migrants noirs à vivre la même situation». Les représentants de la société civile s’interrogent sur le cadre juridique précis de ces arrestations et de l’éloignement. Hassan Ammari, membre de l’ONG Alarm Phone, a suivi ces opérations à Tanger et Nador: «les autorités ne présentent pas de documents prouvant la légalité de leur démarche», indique-t-il. Et de préciser: «dans certains cas à Tanger, les migrants arrêtés ont signé un document qui s’apparente à un PV. Les migrants ne sont pas informés de leurs droits». Même son de cloche de Boubacar Diallou, de l’association Asticude à Nador: «25 mineurs bénéficiaires de notre association ont également été interpellés. Une mesure contraire à la loi 02-03». Si la majorité des personnes arrêtées se trouve dans une situation irrégulière, spécialement à Nador, celles-ci tombent donc sous le chapitre VII de la loi 02-03 sur l'entrée et le séjour des étrangers au Maroc. Dans la très grande majorité de ces arrestations, les dispositions pénales ou la reconduite vers la frontière ne sont pas appliquées. Depuis 2015, les autorités optent plutôt pour l’éloignement des villes frontalières. Cette mesure sécuritaire souffre d’un vide juridique. «Cette option n’a pas de sens. Ces personnes renvoyées à Tiznit seront de retour à Nador dans deux ou trois jours», prévoit Omar Naji, président de l’AMDH Nador. Dans ce chemin de l’éloignement, deux jeunes migrants, le premier Malien et le second Ivoirien, ont trouvé la mort le 12 août près du péage de Kénitra. Ils se sont jetés par la fenêtre de l’autocar qui les transportait de Tanger à Tiznit.  

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...