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Plus
de 73 réseaux internationaux de crime organisé actifs dans la traite
des êtres humains, l’immigration illégale et la drogue ont pu être
démantelés par les services de sécurité au cours de l’année 2017, a fait
savoir le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur,
Nourredine Boutayeb, qui répondait lundi dernier à une question orale à
la Chambre des conseillers et qui a porté sur les mesures prises par le
gouvernement pour réduire le sentiment d’insécurité chez les citoyens.
D’après le même responsable, des efforts considérables sont fournis par
tous les acteurs intervenant dans ce domaine pour faire face aux
différentes formes de crimes. Dans ce sens, les services de sécurité
nationale ont pu, au cours de l’année 2017 et jusqu’à fin septembre,
élucider plus 378.974 affaires, sur un total de 420.664 enregistrées,
soit un taux de traitement de 92,23%, un des meilleurs taux dans le
monde. En outre, pas moins 402.384 personnes ont été déférées devant la
justice.
Dans le même registre, les services concernés ont procédé au traitement
de plus 29.167 affaires liées aux crimes associées à la violence. Dans
ce cadre, 30.665 personnes ont été traduites devant la justice. Par
ailleurs, la vigilance des services sécuritaires a contribué à mettre en
échec plusieurs tentatives de trafic de stupéfiants. Ainsi, les
différentes opérations menées par les différents services ont permis de
saisir 71 tonnes de chira et une tonne et demie de cocaïne. En outre,
les services sécuritaires ont fait
avorter plus de 50.000 tentatives d’immigration clandestine.
Des efforts importants qui sont consolidés, selon le ministre, par des
plans d’action pour lutter contre le crime.
Selon M. Boutayeb, un programme quinquennal est en phase d’être élaboré
après le parachèvement du premier programme 2008-2012. Ce futur
programme vise à permettre à certaines zones qui ont connu une forte
concentration en population à cause de la croissance démographique
d’être placées sous la tutelle de la Sûreté nationale au lieu de la
Gendarmerie royale. C’est le cas notamment pour les zones de Chtouka Aït
Baha, Laamira et Laqliâa.
En outre, de larges campagnes d’assainissement sont régulièrement menées
par des commissions provinciales placées sous la tutelle des walis et
regroupant les différents intervenants pour lutter contre les agressions
associées à la violence. Autant de mesures qui ont contribué à faire
baisser le taux de criminalité. D’ailleurs, M. Boutayeb tient à
souligner que le taux de criminalité au Maroc est l’un des plus bas au
monde, en ce sens qu’il ne dépasse pas 21 affaires pour 1.000 citoyens
annuellement.
En effet, la consolidation de la situation sécuritaire fait l’objet
d’une attention particulière de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui
veille à ce que le Royaume reste parmi les pays stables et sûrs, note le
même responsable. Ainsi, le gouvernement met le développement des
capacités sécuritaires, humaines et matérielles au cœur de son programme
et ne ménage aucun effort pour y parvenir. «Le ministère de l'Intérieur
et les services de sécurité font de ce sujet une priorité à travers
l’adoption d’une stratégie sécuritaire précise et des plans d’action
pluridimensionnels constamment mis à jour en vue de répondre aux besoins
et exigences du terrain, à l’évolution du crime et aux changements dans
le périmètre régional et international», conclut le ministre délégué.