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mardi 27 juillet 2021

Scandale Pegasus : le Maroc confiant et transparent face à une affaire nébuleuse

Depuis l’éclatement de l’affaire Pegasus, pas un jour passe sans que certains médias internationaux essaient de présenter le Maroc sous l’angle d’États voyous et policiers, sachant que ce dernier a démenti l’acquisition de ce logiciel de manière catégorique. Détails d’une affaire qui sème la zizanie.

Scandale Pegasus : le Maroc confiant et transparent face à une affaire nébuleuse
Depuis une semaine, l’affaire Pegasus envahit les médias nationaux et internationaux, créant une polémique d’envergure et suscitant des réactions de tous bords. A l’instar de plusieurs Etats, le Maroc a été accusé d’avoir utilisé l’outil informatique de la firme israélienne « NSO Group » pour espionner aussi bien des personnalités politiques étrangères que des journalistes marocains et français.

Des allégations catégoriquement rejetées par le Royaume, qui n’a pas manqué de saisir Amnesty International et Forbidden Stories en justice pour diffamation, afin « que toute la lumière soit faite sur les allégations mensongères de ces deux organisations qui avancent des éléments sans la moindre preuve concrète et démontrée », comme l’a bien souligné Me Olivier Baratelli, avocat du Maroc dans cette affaire.

Si le procès ne devrait pas avoir lieu avant environ deux ans, après une première audience procédurale prévue le 8 octobre devant la Chambre française spécialisée en droit de la presse, les premières déclarations des responsables de l’entreprise mise en cause et des officiels marocains laissent prévoir que l’affaire Pegasus n’est rien d’autre qu’un coup de bluff.

« Nous serons très heureux qu’une enquête soit menée sur l’affaire, car elle nous permettra de laver notre image », a déclaré Shalev Hulio, co-fondateur et PDG du groupe NSO, dans une interview avec le journal israélien « Israel Hayom », ajoutant que l’entreprise n’a jamais eu de liens avec la liste publiée par les médias. Une déclaration qui converge avec la sortie du Royaume qui a démenti l’acquisition dudit logiciel, défiant les organisations précitées de fournir les éléments de preuve qui permettraient de conforter leur accusation, surtout qu’elles mettent à risque les relations diplomatiques du Maroc avec plusieurs partenaires, particulièrement la France.


« Le Maroc n’a pas espionné le Président Emmanuel Macron. Il n’a pas non plus espionné l’ancien Premier ministre ou des membres du gouvernement. D’ailleurs, aucun élément ne corrobore cela », a indiqué l’ambassadeur en France, Chakib Benmoussa, dans une interview avec le quotidien français «Le Quotidien du Dimanche». Celui-ci a ajouté que « la relation entre la France et le Maroc est particulière, construite sur l’Histoire, sur des liens humains et culturels extrêmement forts, sur des intérêts communs…il est donc tout à fait compréhensible que «des acteurs en prennent ombrage ».

Dans ce sillage, Hassan Saoudi, ancien Colonel de la Gendarmerie Royale, expert des questions sécuritaires et consultant/directeur de Securi-Consulting, nous indique que la campagne médiatique menée par la presse française contre le Maroc est saugrenue et suspicieuse, vu que des pays ont intérêt à ternir l’image du Royaume, en l’occurrence l’Algérie, qui a loué la crédibilité de Forbidden Stories et d’Amnesty International. « Plutôt que de donner crédit à des allégations péremptoires, il faut se demander à qui profite cette campagne calomnieuse, et qui cherche à s’en prévaloir et à en tirer bénéfice », a-t-il poursuivi.

La justice tranchera

Ainsi, l’enjeu est désormais d’établir la matérialité des faits, de sorte à déterminer les acteurs derrière cette affaire. Selon Mourad Elajouti, président du Club des Avocats au Maroc, la procédure judiciaire engagée par le Maroc devant la justice française, conformément à la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881, incriminant les infractions de diffamation et d’injure, va permettre «de déterminer les circonstances et d’élucider les tenants et aboutissants entourant la publication de ces accusations et allégations », recadrant ainsi le débat sur cette question.

« Nous avons travaillé sur un rapport technique avec des experts en la matière, qui nous a permis de relever un certain nombre de lacunes méthodologiques dudit rapport », indique Elajouti, ajoutant qu’Amnesty International s’est basée auparavant sur des messages pirates sur l’application WhatsApp pour justifier son plaidoyer d’espionnage.

Or, la Direction Générale de la Sécurité des Systèmes d’Information (DGSSI), dépendant de l’Administration de la Défense Nationale, « avait publié deux bulletins de sécurité, le premier date de mai 2019 et le deuxième en octobre 2019, pour alerter les Marocains par rapport à des risques d’intrusion via des logiciels d’espionnage sur l’application WhatsApp. Elle leur a demandé de faire des mises à jour de cette application pour se protéger contre d’éventuelles attaques. Ce qui prouve la bonne foi des autorités marocaines », ajoute notre interlocuteur.

L’expert des questions sécuritaires et consultant/directeur de Securi-Consulting, ajoute dans ce même sens que le fait que le Maroc ait saisi la justice aussi bien française que marocaine, prouve que le Royaume n’a rien à cacher et confiant en son innocence. Celui-ci rappelle que le Maroc, de par son Histoire, n’a jamais été un Etat voyou, vu sa tradition historique et sa réputation à l’international. En témoigne son expertise incontestable, convoitée par tous ses partenaires, dans la lutte contre le terrorisme et le contre-espionnage, corrobore Hassan Saoudi, soulignant que la justice va tirer les choses au clair.
 
Les services de Renseignement dans le viseur

Par ailleurs, plusieurs médias français, notamment Le Monde, Mediapart ou encore Le Point, plaident que les services de Renseignement marocains auraient déjà consulté le logiciel de « NSO Group ». Une information considérée comme une « banalité » par Chakib Benmoussa, puisqu’à l’instar de leurs homologues dans le monde, ces derniers s’intéressent à des logiciels et des outils technologiques pour faire leur travail de protection des intérêts supérieurs du pays et des citoyens, « sauf qu’ils n’ont pas acquis Pegasus », réaffirme le diplomate.

Dans ce sillage, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a soutenu, dans une interview avec le journal panafricain «Jeune Afrique», que les nouvelles technologies sont une partie essentielle du travail des services de sécurité. Mais ce n’est pas pour autant un domaine gouverné par l’anarchie et l’arbitraire, ce n’est pas la « jungle numérique », a-t-il affirmé, notant que « qu’elle soit classique ou moins classique, la surveillance se déploie dans le cadre de la loi, toujours ».

Loin des discours relevant du politiquement correct, Hassan Saoudi nous indique de son côté que les pratiques d’espionnage font partie des pratiques courantes entre les Etats. « Tout le monde espionne tout le monde », estime-t-il, arguant que même les pays occidentaux, qui sont pourtant des alliés, s’espionnent entre eux. En témoigne l’affaire des écoutes des dirigeants européens qui aurait été menée par les services de Renseignement américains en 2013 et le récent scandale du Danemark, soupçonné d’épier ses alliés de l’Union Européenne.

Toutefois, sur l’affaire Pegasus, notre interlocuteur reste convaincu que le Royaume n’a aucun intérêt à entreprendre de tels actes d’espionnage, car, comme précisé précédemment et comme déclaré par la diplomatie marocaine, le Royaume s’inscrit sans complexes dans cette relation responsable d’ouverture sur le monde et privilégie une approche de coopération à l’international sur les sujets en relation avec la paix dans le monde ou la lutte contre le terrorisme, sans pour autant forcer la main.

Cela dit, au moment où Amnesty International, le consortium « Forbidden Stories » ainsi que leurs soutiens et protégés peinent toujours à fournir des preuves tangibles et admissibles, le Maroc a rendu sa position claire et nette sur la question de la production de ces logiciels intrusifs et de leur exploitation qui nécessite certainement une approche multilatérale de régulation à laquelle, en l’annonçant via ses canaux diplomatiques, il est prêt à contribuer.
 
Saâd JAFRI

3 questions à Mohammed Maelaïnin

« Amnesty International et Forbidden Stories ont été choisis pour créer cette histoire à dormir debout »
 
Diplomate et ancien ambassadeur du Maroc dans plusieurs pays, Mohammed Maelaïnin nous livre sa lecture sur l’affaire Pegasus.

- Suite à l’affaire Pegasus, le Maroc fait l’objet, depuis plusieurs jours, d’une campagne médiatique intense. Que pensez-vous des révélations faites par Amnesty International (AI) et le consortium de journalistes Forbidden Stories (FS)?

- Depuis quelques années, j’ai remarqué le parti pris, toujours grandissant, d’Amnesty International contre le Maroc. Au début, je me disais que cette «association», pour ne pas compléter par «association de malfaiteurs», tentait de défendre des opprimés qui seraient porteurs d’idées et opinions légitimes du point de vue du droit et qui seraient interdits d’expression. Mais, à la longue, je m’étais aperçu qu’Amnesty International était plutôt porteuse d’une vindicte effrénée contre le Maroc.

Son action se résumait à exploiter sournoisement tout litige de quiconque qui prétend être opprimé au Maroc pour le déclarer innocent et prononcer son verdict sans même attendre que son procès soit ouvert ou que son jugement soit terminé. AI se prend pour une juridiction qui émet des sentences sans appel et use de sa large complaisance dans une certaine presse pour appuyer ses verdicts.

Le Maroc, pour des raisons particulières à AI et à ses pourvoyeurs de fonds, a toujours été la cible préférée d’AI. Elle n’y cherchait pas des motifs pour prendre une position contre, mais plutôt elle les créait. C’est le cas de cette fausse information qu’elle a largement diffusée à propos des écoutes par Pegasus, secondée en cela par son acolyte Forbidden Stories. La campagne qu’ils ont savamment orchestrée n’est ni fondée, ni saine, ni objective et encore plus est manipulée et intéressée parce que bientôt apparaîtra la force politique et matérielle qui est derrière tout ce vacarme.


- Comment jugez-vous le timing de cette polémique et à qui profiterait ce genre d’allégations sur le Maroc ?


- Il faudrait rappeler ici que le ring où se joue continuellement le bras de fer entre les forces économiques et politiques à l’échelle internationale serait toujours interdit d’accès à certains pays. Ce n’est pas une décision annoncée, mais toujours sentie. Seuls certains pays que nous connaissons veulent mettre au pas le reste du monde. Le Maroc refuse de se laisser mettre au pas. Cela ne plaît ni aux membres du club des grands et encore moins à ses ennemis classiques et à ses voisins de l’Est et du Nord.

L’apparition récente du Maroc comme pays qui force sa présence comme acteur stable politiquement et fort économiquement a dérangé plus d’un qui ont fait montre de leurs griffes et leurs dents.

Amnesty Internationale et FS ont été choisis pour créer cette histoire à dormir debout de Pegasus dont disposent plus de quarante pays, dont l’Algérie, et dont le propriétaire israélien a bien confirmé que le Maroc ne l’a jamais acheté ni reçu. Il y a certainement anguille sous roche!


- Dans quelles mesures cette affaire serait préjudiciable aux relations franco-marocaines ?


- Ce qui m’étonne n’est pas la position de la France, mais celle de pays comme l’Algérie qui a d’abord crié haro contre le Maroc pour cacher le fait de disposer de Pegasus et peut-être d’être la source de son utilisation, pays qui a déclaré qu’il va engager des poursuites judiciaires contre AI et FS.

Par contre, je ne pense pas que les vrais amis du Maroc, la France notamment, feront cas de cette diffamation orchestrée contre notre pays. Le fait que certains supports médiatiques français sont derrière ne fait que confirmer l’inimitié connue de ces supports qui ont toujours cherché à nuire aux bonnes relations franco-marocaines. Le futur nous le montrera.

https://www.lopinion.ma

vendredi 26 février 2021

Une affaire de sextape incriminant des collégiens secoue la ville de Ouazzane

 

Trois personnes ont été arrêtées, samedi dernier, par la gendarmerie royale de Ouazzane pour leur implication dans la diffusion de photos et de vidéos intimes mettant en scène deux collégiennes âgées d’une quinzaine d’années. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de cette affaire, situer les responsabilités de toutes les personnes impliquées.

Les trois individus fréquentent le même collège que les deux mineures dont la sextape a été diffusée sur les applications de messagerie instantanée. Les trois suspects ont été placés en garde à vue en attendant les résultats de l’enquête ouverte sous la supervision du parquet compétent à Ouazzane. Les deux victimes ont été auditionnées, selon le président du bureau provincial de la ligue marocaine pour la défense des droits de l’Homme à Ouazzane, Noureddine Othmane.

Selon le quotidien Assabah, le représentant de la ligue marocaine pour la défense des droits de l’Homme à Ouazzane a fait savoir que son association a souvent attiré l’attention des autorités sur certaines pratiques dans les environs des établissements scolaires de la province. Il s’agit du trafic de stupéfiants, du harcèlement et l’exploitation sexuelle qui pourraient plonger dans l’enfer les élèves et leurs familles.

Il appelle les autorités compétentes à assumer leur responsabilité et à appliquer strictement la loi pour sanctionner toute personne impliquée dans ces crimes. De même, il invite les responsables de la province à mettre à la disposition des élèves des espaces culturels et éducatifs afin de les détourner de ce genre de situation, souligne le quotidien.

 https://www.bladi.net

mardi 29 septembre 2020

Affaire de la fillette Naima : vaste élan de solidarité avec la famille de la victime


Naima

L’affaire de la fillette Naima, dont le cadavre a été découvert samedi dernier dans une montagne de Tafergalt, près d’Agdez (Province de Zagora), a provoqué un vaste élan de solidarité avec la famille de la victime, notamment de la part de la population locale qui attend que ce crime, qui a brisé le calme ordinaire de cette région, soit résolu le plus tôt possible.

Chaque habitant de douar Tafergalt a fait de cette affaire la sienne, considérant Naima, qui était portée disparue pendant plus de 40 jours, comme l’un de ses enfants et exprimant sa tristesse et sa volonté de prêter assistance, sur les plans matériel et moral, à la famille éplorée.

Outre la famille de la victime, tous les habitants du douar participent à l’accueil des personnes venues présenter leurs condoléances et exprimer leur solidarité dans ces circonstances douloureuses, ainsi que les nombreux journalistes venus recueillir les dernières informations et les détails de l’affaire de la fillette Naima, dont la mort n’a pas encore été élucidée.

Abdessadek Errouhi, père de Naima, accueille les visiteurs qui affluent de différentes régions pour présenter leurs condoléances et leur raconte les derniers développements de cette triste affaire, tout en leur faisant part de son désir de connaître toute la vérité à ce sujet.


Les habitants de douar Tafergalt, situé à près de 2 km du centre d’Agdez, contribuent, chacun selon ses moyens, à guider les visiteurs vers la maison de la famille de la victime, tout en leur transmettant les informations dont ils disposent sur cette affaire qui a secoué l’opinion publique locale.

Ces mêmes habitants aveint participé à la recherche de la fillette qui était portée disparue, avant qu’un berger ne découvre des restes d’ossements humains de petite taille et des vêtements dans une montagne de la région de Tafergalt.

La solidarité sur le terrain des habitants de la région avec la famille de la victime a été appuyée par celle exprimée sur les réseaux sociaux, notamment Facebook où des milliers de personnes ont appelé également à la nécessité d’identifier et d’arrêter l’auteur de ce crime abject pour le traduire devant la justice.

Il s’agit d’une attitude à saluer et qui est bien ancrée dans les traditions des habitants de cette région du Maroc connus par leur hospitalité et générosité, a confié à la MAP l’un des habitants de Tafergalt, ajoutant que l’élan de solidarité avec la famille de la victime s’est constitué spontanément dès les premiers jours de la disparition de Naima.


Un autre habitant a fait savoir qu’un berger de Tafergalt a découvert des restes d’ossements humains de petite taille et des vêtements dans une montagne de la région, ajoutant qu’il a su qu’il s’agissait de la petite fille Naima portée disparue depuis plusieurs jours.

Interrogé par la MAP et M24, Abdessadek Errouhi, père de Naima, a relevé que l’ensemble des habitants du douar ont pris part à la recherche de sa défunte fille dans tous les endroits où elle aurait pu se rendre, sans pour autant réussir à la localiser.

Il a relevé que cette solidarité spontanée émane de l’esprit de dévouement qui caractérise les habitants du douar, exprimant ses remerciements à tous ceux qui ont compati avec sa famille suite au meurtre de Naima, la cinquième de ses enfants.

Houcine Arouhi, l’un des habitants de la région, a affirmé aussi que la disparition de Naima, le 17 août dernier, a déclenché un élan de solidarité qui a poussé l’ensemble des riverains à se lancer à la recherche de la fillette.


Plusieurs hommes du daour, a-t-il ajouté, sont allés même vers les montagnes avoisinantes dans l’espoir de retrouver Naima ou de trouver un indice pouvant aider en cela, soulignant que la Protection civile a effectué aussi des recherches près de la maison de la victime et dans son puits, ainsi que dans d’autres endroits, dont certaines fermes agricoles avoisinantes.

Entourée des femmes du douar qui tentent de la consoler, la mère de Naima pleure encore la mort de sa fille qui était une source de joie et de gaieté pour elle et toute la petite famille, malgré sa condition d’enfant aux besoins spécifiques.

Affligée par la disparition de sa fillette, la mère de Naima veut que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que l’auteur du crime soit arrêté pour qu’il puisse répondre de son vile acte devant la justice.

Des restes d’ossements humains de petite taille et des vêtements ont été découverts samedi dernier dans une montagne de la région de Tafergalt, près d’Agdez (province de Zagora), avait annoncé dimanche le procureur général du Roi près la Cour d’Appel de Ouarzazate, faisant savoir qu’une enquête judiciaire a été ouverte à ce sujet.


A la lumière de ces données, une enquête judiciaire minutieuse a été ouverte sous la supervision du parquet et confiée à la brigade judiciaire de la Gendarmerie royale de Zagora pour mener l’expertise génétique en vue d’identifier l’ADN et déterminer les causes du décès, a précisé le procureur général du Roi dans un communiqué.

La brigade judiciaire de la Gendarmerie royale de Zagora mènera également les investigations nécessaires pour déterminer les circonstances et élucider cette affaire.

Le parquet informera l’opinion publique de tout développement lié à cette affaire, conclut le communiqué.

https://maroc-diplomatique.net

vendredi 3 mai 2019

Une affaire de sextorsion éclate dans la région de Kénitra

Ce jeudi, les éléments de la gendarmerie royale de Sidi Taïbi, aux environs de Kénitra, ont réussi à tendre un piège et à interpeller un individu qui faisait chanter ses nombreuses victimes.
Selon une source de Le Site Info, le maître-chanteur arrivait à prendre des photos et des vidéos de ses victimes dans des positions impudiques en se servant d’un faux compte Facebook où il se faisait passer pour une fille.
L’interpellation du mis en cause est survenue après qu’un citoyen, l’une des victimes, a eu le courage de déposer plainte auprès de la gendarmerie royale. La fouille du domicile du maître-chanteur a permis la saisie de nombreuses vidéos qu’il utilisait pour ses crimes de sextorsion.

mercredi 24 avril 2019

Une grosse affaire de falsification éclate dans la région de Marrakech


Les autorités compétentes ont démantelé un réseau qui falsifiait des actes de mariages pour que des mineures convolent en justes noces. Les faussaires sévissaient dans plusieurs villes, entre autres, à Demnate, Attaouia, Marrakech et à Kelaat Sraghna, a rapporté le quotidien Assabah.
Les investigations diligentées par la Gendarmerie royale à Demnate et à Kelaa Sraghna ont permis l’interpellation de six personnes, dont des responsables et des fonctionnaires, soupçonnées de falsifier des actes de mariage.
L’affaire a éclaté quand, à Demnate, un couple a présenté aux adouls un acte de mariage qui s’est avéré faux. L’enquête qui s’en est suivi a permis de mettre la main sur les membres du réseau. Ces derniers sont accusés de la falsification de dizaines d’actes de mariage de mineures en contrepartie d’importantes sommes d’argent, ajoute le journal.
A rappeler que le parquet général près la Cour d’appel de Kelaa Sraghna avait auparavant ordonné une enquête dans une affaire similaire. Et ce, suite à de nombreuses plaintes qui ont permis l’interpellation d’une secrétaire et d’une intermédiaire, toutes deux impliquées dans la falsification d’actes de mariages concernant des mineures.

jeudi 24 janvier 2019

Affaire Khadija: un autre suspect arrêté


Les éléments de la gendarmerie royale ont arrêté “Bibra” suspecté dans l’affaire, désormais dans les annales, de Khadija. 
Son témoignage, diffusé en août dernier, a fait l’effet d’une bombe et provoqué une vague d’émotion sans précédent aussi bien au Maroc que dans les quatre du monde. On y voit une jeune femme, visage caché, montrant sur son corps des tatouages, et des brûlures de cigarettes, tout en racontant le calvaire qu’elle aurait subi dans la région de Béni Mellal.
La jeune femme de 17 ans accuse un gang de douze hommes de l’avoir violée, séquestrée, tatouée de force et torturée pendant deux mois dans le douar de Oulad Ayyad dans la province de Fqih Bensaleh.
Lundi dernier,  les éléments de la gendarmerie royale ont procédé dans la nuit du lundi 21 janvier, à l’arrestation de «Bribra». De son vrai nom, Salah S., il aurait pris la fuite après que l’affaire ait fait parlé d’elle. Des recherches qui ont durées plus de six mois.
Lors d’une audience devant le tribunal de première instance de Beni Mellal jeudi dernier, Khadija a été confrontée à 13 suspects pendant plus de cinq heures. Par ailleurs, Azzedine, nom qu’on retrouve tatoué sur la nuque de la jeune fille, et dernier des 15 suspects, n’a toujours pas été arrêté.
Les accusés sont, rappelons-le, poursuivis pour “traite d’être humain sur mineure”, “viol”, “menace de meurtre”, “torture et usage d’arme causant des blessures et séquelles psychiques”, “constitution d’une bande organisée, enlèvement et séquestration”, “non-dénonciation de crime” et “non-assistance à personne en danger”.

jeudi 22 novembre 2018

L’affaire Bouachrine: un jugement controversé



Jugé pour «traite d’êtres humains», «abus de pouvoir à des fins sexuelles», «viol et tentative de viol» Taoufik Bouachrine a été condamné à douze ans de prison ferme.
Une terrible crise d’hystérie s’est emparée de la maman de Taoufik Bouachrine, à la sortie de la cour d’appel de Casablanca, ce samedi 10 novembre 2018. Il était tard dans la nuit, une heure du matin environ. Femme âgée, fatiguée et malade, elle criait de toutes ses forces, soutenue par ses proches qui tentaient de calmer sa colère. Normal, elle venait d’entendre la sentence très lourde infligée à son fils, Taoufik Bouachrine, journaliste et ancien directeur du quotidien Akhbar Al Yaoum. M. Bouachrine a été, en effet, condamné à douze ans de prison ferme et à une amende de 200.000 dirhams. Il devra aussi verser des dommages et intérêts conséquents à ses victimes.
Ainsi, Asmaa Hallaoui percevra 500.000 dirhams. Widad Melhaf, Naima Lahrouri, Kouloud Jabri et Sara El Mers percevront chacune 300.000 dirhams. Quant à Wissal Talaa, Safaa Zeroual et Kaoutar Fal, elles toucheront chacune 100.000 dirhams. Soit un total de 2,2 millions de dirhams. Mais les avocats des plaignantes estiment que les indemnisations accordées par le tribunal sont insuffisantes par rapport aux préjudices subis.
Les victimes indemnisées
D’où leur décision de faire appel. Ceux de Taoufik Bouachrine, à leur tête l’ancien bâtonnier et ancien ministre Maître Mohamed Ziane, font aussi appel. Alors que ce ténor du barreau, connu pour son franc-parler et la virulence de ses propos, avait plaidé pour l’acquittement de M. Bouachrine, il n’a pas caché sa colère et sa profonde déception par rapport à «l’injustice dont est victime son client». La cour d’appel a également ordonné la destruction de tous les enregistrements, ainsi que tout document électronique qui constitue une preuve, et de publier le verdict dans un journal national. Taoufik Bouachrine a été jugé pour divers chefs d’inculpation aussi lourds que gravissimes: «traite d’êtres humains», «abus de pouvoir à des fins sexuelles», «viol et tentative de viol». Selon la loi pénale, ces actes sont passibles de 20 ans de prison. Ils auraient été commis sur 8 victimes qui ont été filmées. L’accusation repose notamment sur huit plaintes, trois témoignages à charge et cinquante vidéos saisies dans son bureau lors de son arrestation, le 23 février 2018.
Ces images, dont certaines sont parues dans la presse, démontrent «des pratiques abjectes et monstrueuses», selon les termes employés par les avocats des plaignantes. La défense, elle, assure qu’il s’agit de «montages». Une expertise technique, menée par la Gendarmerie royale à la demande du Parquet et des parties civiles, a confirmé l’authenticité des vidéos. Selon la défense, cependant, les images ne permettent pas d’identifier formellement Taoufik Bouachrine.
L’affaire a connu plusieurs rebondissements judiciaires depuis l’ouverture du procès, le 8 mars 2018. Quatre femmes citées comme «victimes» par l’accusation ont démenti être concernées. L’une d’elles, Afaf Bernani, a été condamnée à six mois de prison ferme pour avoir accusé la police d’avoir falsifié sa déclaration. Une peine confirmée, le mercredi 7 novembre 2018, en appel. D’autres plaignantes ont refusé de se présenter devant le tribunal. En définitive, huit des quinze parties civiles citées à l’origine par l’accusation ont été reconnues comme victimes et indemnisées.
Un verdict dénoncé
Avant l’énoncé du jugement, Taoufik Bouachrine a pris, une dernière fois, la parole. Calme et sûr de lui, il a affirmé qu’il «est victime d’un procès politique à cause de sa plume». Un sentiment largement partagé sur les réseaux sociaux, qui ont dénoncé ce verdict tombé comme un couperet. Il y a aussi de nombreuses personnalités politiques marocaines qui se sont solidarisées avec Taoufik Bouachrine. Notamment le Prince Moulay Hicham, qui parle, lui aussi, d’un procès politique et appelle la justice à reconsidérer son jugement. Le publicitaire Noureddine Ayouch, l’homme politique membre du PJD, Abdelali Hamiddine ainsi que le secrétaire général du PPS, Nabil Benabdallah, ont aussi évoqué un jugement très dur et une volonté manifeste du pouvoir d’étouffer la liberté d’expression dans le pays.
Ce véritable séisme, pour le moins spectaculaire et inattendu dans le milieu médiatique et politique national, a commencé, vendredi 23 février 2018, en milieu d’après-midi, vers 16h40, lorsqu’une vingtaine de policiers font irruption dans les locaux du journal, situés dans l’immeuble des Habous, sur le boulevard des FAR, à Casablanca. Une descente policière musclée qui a conduit à l’arrestation de Taoufiq Bouachrine.
Un véritable séisme
Cette opération policière contre un journal, la première du genre dans les annales de la presse au Maroc, a provoqué stupeur et indignation dans le milieu médiatique mais aussi dans l’opinion publique nationale. Personne n’a compris une telle action démesurée des autorités, interprétée par d’aucuns comme un terrible retour aux années de plomb.
Tout le monde y avait vu un règlement de comptes contre un journaliste dont la plume était notamment dirigée contre certains symboles du pouvoir. Seulement, il n’en est rien. Le lendemain, samedi 24 février 2018, le procureur général du Roi près la cour d’appel de Casablanca, Najem Bensami, publie un premier communiqué de teneur vaste mais précisant toutefois que l’arrestation de Taoufiq Bouachrine n’a aucun lien avec la presse ou le journalisme.
Dans la foulée, le procureur général décide de maintenir en détention M. Bouachrine, incarcéré dans la prison Ain Borja, à Casablanca. Un deuxième communiqué du procureur général est tombé, quelques heures plus tard, pour mettre fin au suspense et affirmer que Taoufiq Bouachrine a été arrêté pour des agressions sexuelles contre des plaignantes, qui sont pour la plupart des anciennes stagiaires dans son groupe de presse.
Les proches sous le choc
Un procès rocambolesque s’était alors ouvert avec les rebondissements spectaculaires que l’on connait. Connu pour sa proximité avec le PJD et notamment avec son ancien secrétaire général, Abdelilah Benkirane, M. Bouachrine a été plusieurs fois condamné au cours de sa carrière de journaliste.
En janvier 2018, il a notamment été condamné à verser 450.000 dirhams à deux ministres marocains pour diffamation. Et ce à raison de 250.000 dirhams pour le ministre de l’Agriculture et des Pêches maritimes, Aziz Akhannouch, et 200.000 dirhams pour l’ancien ministre de l’Economie et des finances, Mohamed Boussaïd. En 2009, il avait été condamné à quatre ans de prison avec sursis et à des dommages et intérêts pour la publication dans son journal d’une caricature jugée irrespectueuse envers la famille royale et le drapeau national. Mais la récente peine de 12 ans de réclusion est certainement la plus lourde pour un procès qui n’est pas encore fini.
Les proches de Taoufik Bouachrine, en premier lieu sa maman, son épouse et ses deux enfants, sont toujours le choc. Ils vivent ainsi un terrible drame qu’il sera très difficile de surmonter.

vendredi 11 mai 2018

Visa Schengen: une affaire de falsification éclate à Agadir



La gendarmerie royale de Tiznit a procédé à l’arrestation de deux individus pour une affaire de falsification de documents administratifs pour l’obtention de visas Schengen.

Selon des sources de Le Site info, le Consulat de France à Agadir a découvert plusieurs documents falsifiés dans le dossier d’un demandeur de visa, ce qui l’a poussé à porter l’affaire devant la justice.

Et d’ajouter que le principal intéressé est un vingtenaire, originaire de la commune El Maader, province de Tiznit. Ce dernier a présenté un acte de mariage et un certificat d’immatriculation au Registre de commerce falsifiés.

Aussitôt saisi, le parquet général a immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances de cette affaire, ce qui a conduit à l’arrestation de deux faussaires de documents officiels. Ces derniers ont été placés en détention provisoire à la prison locale de Tiznit, sur instruction du parquet, avant d’être déférés devant la justice pour répondre de leurs forfaits, alors que le demandeur de visa est poursuivi en état de liberté.

Par ailleurs, une troisième personne est actuellement recherchée dans le cadre de cette affaire.
 

lundi 27 novembre 2017

El Jadida : 5 suspects impliqués dans une affaire de meurtre mis sous les verrous

El Jadida : 5 suspects impliqués dans une affaire de meurtre mis sous les verrous
Pour avoir été impliqués dans une affaire de meurtre à Sidi Smaïl relevant de la province d’El Jadida, cinq suspects ont été arrêtés, mercredi dernier, par les éléments de la gendarmerie royale de la région, apprend-on d’une source judiciaire.
Les gendarmes ont été alertés vers 4 h du matin ce jour-là pour se mobiliser et se rendre vers le centre de Sidi Smaïl situé à une quarantaine de kilomètres de la capitale de la région de Doukkala pour effectuer un constat d’usage sur le cadavre d’un jeune homme présentant une grave blessure au niveau de la cuisse.
Evacué vers la morgue, le cadavre doit subir une autopsie permettant de déterminer la cause de la mort. Entre temps, les enquêteurs de la gendarmerie royale qui ont entamé les investigations nécessaires afin de tirer l’affaire au clair sont arrivés à savoir qu’il s’agit d’un crime de meurtre perpétré par cinq jeunes hommes lors d’une soirée bien arrosée. Ces derniers ont été arrêtés et maintenus en garde à vue.

lundi 22 décembre 2014

Décès de Baha : Affaire classée

  
Le procureur général du Roi près la cour d'appel de Casablanca a indiqué, aujourd’hui, que le décès de l'ancien ministre d'Etat, feu Abdellah Baha est dû à un accident ferroviaire.

Un communiqué du parquet général précise à cet égard que "sur la base des investigations menées par la brigade judiciaire de la gendarmerie royale de Bouznika et la brigade d'identification judiciaire à Casablanca et Settat, ainsi que le laboratoire des recherches et analyses techniques et scientifiques de la gendarmerie royale de Témara, sous la supervision du parquet général, et se fondant sur les déclarations du conducteur et du chef du train et du gardien du passage où s'est produit l'accident, outre les conclusions de l'autopsie, de l'expertise génétique et de l'analyse du relevé des appels téléphoniques, le décès de feu Abdellah Baha, survenu le 7 décembre 2014, est dû à un accident ferroviaire".

A noter que le parquet fait également savoir que la procédure sera par conséquent classée. 

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...