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dimanche 22 août 2021

Chefchaouen: l’incendie de forêt entièrement maîtrisé

Cinq jours après son déclenchement, l’incendie qui s’est déclaré dans la forêt de Sgouna (province de Chefchaouen) a été entièrement maîtrisé, grâce à l’œuvre proactive et coordonnée des équipes d’intervention au sol, mais aussi dans les airs, à la faveur d’une action remarquable des avions Canadair.

A la pointe de la technologie, ce type d’appareil dont le Maroc est l’un des rares pays à en posséder des spécimen, constitue un vecteur des nouvelles générations doté d’équipements intrinsèques qui font de lui un moyen performant contre les incendies.



L’incendie de Sgouna a été l’occasion pour ces appareils de démontrer une nouvelle fois toute leur performance et leur efficacité.

Le feu, qui a éclaté dans cette forêt située entre les communes de Tanakoub et Derdara, était déjà sous contrôle depuis mercredi dernier, mais les équipes d’intervention, loin de baisser la garde, sont restées sur les lieux pour faire face à un éventuel retournement de situation.

C’est clair, par ce temps caniculaire, exacerbé par les changements climatiques, la vigilance reste de mise. A fortiori, lorsqu’on connait l’étendue des dégâts causés par les feux récemment dans certains pays du pourtour méditerranéen (France, Grèce, Turquie, Israël, Algérie…)

La vigilance s’impose d’autant plus que la superficie calcinée dans la forêt de Sgouna est estimée à environ « 1.100 hectares, dont 60% sont des espèces secondaires », selon le chef du Centre national de gestion des risques climatiques forestiers, Fouad Assali.

A bien des égards, les dégâts auraient pu être bien plus lourds au vu de la nature escarpée du relief, ponctué par ravins et valons qui compliquent l’accès des équipes au sol au lieu de l’incendie.

Pas moins de 520 éléments ont été mobilisés sur place pour venir à bout des flammes et contenir leur propagation implacable, favorisée notamment par la force des vents, la brousse asséchée et la résine de certaines espèces d’arbres et arbustes (pin maritime, chêne liège, laurier, etc.)

Constamment à l’affût, ces valeureux soldats du feu étaient engagés de jour comme de nuit dans une opération faisant intervenir dans un rare élan collectif une pléiade d’intervenants, allant des Eaux et forêts aux autorités locales, en passant par la Protection civile, les Forces auxiliaires, les Forces armées royales, la Gendarmerie royale, la Direction de la météorologie et l’ONDA.

Mais comment amener tout ce beau monde à jouer très vite la même partition face à l’avancée rapide et inexorable du feu ?

Pour le colonel, Rachid Ghennioui, Commandant d’escadron de lutte anti-feu (ELAF), il n’y a point de secret pour un pays comme le Maroc, fort et fier de sa faune et de sa flore, et très à cheval sur ses ressources naturelles, et particulièrement son patrimoine forestier.

« Le Maroc est doté d’un plan national de protection et de lutte contre les feux de forêt qui définit avec précision le rôle de chaque intervenant et les mesures à entreprendre », a-t-il déclaré à la MAP, lors d’une rencontre avec la presse à l’aéroport Ibn Battouta de Tanger au lendemain de la maîtrise de l’incendie de Sgouna.

Les incendies étant répartis selon leur gravité sur une échelle de 1 à 4, les Forces Royales Air (FRA) interviennent au niveau deux, avec la mobilisation rapide des avions vers les zones sinistrées, suivant une démarche articulée autour de trois piliers : la célérité de l’exécution, la coordination étroite avec l’ensemble des intervenants et la compétence avérée des aviateurs.

Si les équipes techniques veillent au sol à la préparation, à l’entretien et au contrôle des avions pour être prêts au décollage, les pilotes se tiennent sur le qui-vive durant toute la saison des incendies, a-t-il dit, soulignant la clairvoyance de la politique des barrages essaimés sur l’ensemble du territoire national qui permettent l’approvisionnement rapide en eau des avions Canadair.

Il a souligné que la coordination des interventions, la coopération fructueuse et la communication fluide constituent le socle du plan d’action sur le terrain, foncièrement orienté vers la protection des biens et des personnes, et la préservation du patrimoine forestier et de la diversité écologique du pays.

M. Ghennioui s’est félicité de la compétence et de l’expertise technique des éléments des FRA en matière de lutte contre les incendies, des atouts qu’ils ont particulièrement affutés au cours des dix dernières années, au gré de leurs multiples interventions tant au Maroc (feux de forêts dans le nord comme dans les oasis du sud du Royaume,) qu’à l’étranger, notamment en Espagne, en Italie et au Portugal.

Sur cette expertise précisément, le lieutenant-colonel Rachid Alilou, pilote et instructeur sur avion bombardier CL-415, a rappelé que les avions Canadair sont en alerte permanente, tandis que les pilotes et les techniciens sont mobilisés dans les 30 minutes qui suivent.

« Nous travaillons en groupe par patrouille de deux à quatre avions selon l’intensité de l’incendie et la configuration du terrain », a-t-il expliqué.

Dès le déclenchement du dernier incendie de Derdara, a-t-il rappelé, les FRA ont mobilisé quatre Canadairs, la priorité au départ étant de protéger les vies humaines et les biens des populations et l’arrêt de la progression du feu vers les zones habitées.

« Pendant cinq jours, nous avons participé efficacement à circonscrire, puis éteindre, cet incendie, en effectuant 310 largages, soit 1860 tonnes d’eau », a-t-il indiqué, se félicitant que l’opération se soit déroulée « grâce aux efforts combinés des équipages et des différentes équipes au sol sans la moindre perte humaine ».

« Pour la saison 2021, nous sommes déjà intervenus dans 15 incendies dans différentes régions du Royaume et effectué 600 largages d’eau, limitant ainsi les surfacés brûlées », a-t-il fait observer.

Sur les particularités techniques de ces Canadairs justement, Hdidou Iqbal, pilote sur l’avion CL-415, a signalé que sa motorisation puissante et son aérodynamique particulière lui permettent de manœuvrer en aisance à très basse altitude et aux vitesses optimales pour les largages.

Il a, dans ce sens, mis en exergue la « nature amphibie de l’appareil » et son aptitude à remplir ses réservoirs d’eaux de plus de 6100 litres en moins de 12 secondes sur une surface d’eau de 2000 mètres de longueur et 100 mètres de largeur et avec une profondeur de deux mètres.

« Ces caractéristiques qui apportent un gain considérable à l’efficacité opérationnelle permettent d’atteindre des zones de feu lointaines et d’accès difficile », a-t-il affirmé.

Sur le tarmac, une source militaire a confirmé à la MAP l’acquisition par le Maroc « sur Hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, Chef suprême et Chef d’État-major Général des Forces Armées Royales (FAR) » de trois nouveaux Canadairs qui viendront étoffer le plan national de lutte anti-feu.

Il s’agit là, de toute évidence, d’un autre geste magnanime qui s’inscrit dans la foulée des initiatives proactives et éminemment visionnaires de Sa Majesté le Roi qui ne cessent de rappeler l’impérieuse nécessité de maintenir l’équilibre délicat entre exigences du développement durable et préservation du patrimoine forestier du Royaume.

Dans l’entretemps, les capitaines et copilotes de quatre Canadairs se sont livrés, sous le regard des photographes et caméras, à un vol de reconnaissance ; le temps de restituer une partie de la pression qui a longtemps pesé sur une zone menacée par les feux à 25 minutes de vol…à l’Est.

https://www.lesiteinfo.com

vendredi 28 août 2020

Chefchaouen: Un incendie ravage 300 ha dans la forêt Akemsane

 

Les efforts se poursuivaient jeudi pour maîtriser un incendie qui a ravagé, depuis mardi, quelque 300 hectares de la forêt Akemsane, dans la commune de Bab Berred (province de Chefchaouen).

Plus de 270 éléments des Eaux et forêts, de la protection civile, des forces auxiliaires, des forces armées royales, de la Gendarmerie royale, ainsi que des autorités locales et provinciales et des volontaires de la population locale sont toujours mobilisés pour venir à bout de cet incendie.

Ils sont appuyés par des moyens techniques terrestres et deux avions « Canadair » des Forces Royales Air, a déclaré le directeur régional des Eaux et forêts du Rif, Benjira Said.

Selon les premières estimations, l’incendie qui a éclaté mardi en milieu de journée, a ravagé environ 300 ha de massifs forestiers, composés essentiellement de pin, de chêne-liège et des essences secondaires. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’incendie. 

https://www.labass.net 

 

mardi 18 août 2020

L’incendie de la forêt Ouirman maîtrisé à temps

 


Les éléments de la protection civile ont réussi à maîtriser un incendie qui s’est déclaré lundi, aux environs de 17H00, dans une forêt située dans la commune rurale de Bouabout Amdlane (province de Chichaoua), apprend-on auprès de la Direction provinciale des eaux et forêts et la lutte contre la désertification.

Un responsable de la direction provinciale a indiqué à la MAP que la célérité de l’intervention des éléments de la protection civile a permis de maîtriser cet incendie, lundi soir aux environs de 20H00, soit après près de trois heures de lutte acharnée contre le feu.

L’incendie a ravagé 2,5 hectares de massifs forestiers, a fait savoir la même source, soulignant que la circonscription rapide de l’incendie a été rendue possible grâce aux efforts des éléments de la protection civile, assistés par des équipes des eaux et forêts et à la vigilance des populations locales ainsi que des agents d’autorité.

Lors de cette intervention, deux camions-citernes ont été mobilisés par la commune Bouabout Amdlane.

Les massifs forestiers ravagés se composent essentiellement de pins d’Alep.

La Gendarmerie Royale a ouvert une enquête pour déterminer les causes et les circonstances de cet incendie.

Considérée comme l’un des plus importants espaces forestiers de Chichaoua, la forêt Ouirman s’acquitte d’un rôle vital dans la conservation des espèces animales et végétales. Elle offre aussi un espace pastoral privilégié au profit des populations locales.

https://fr.media7.ma 

vendredi 10 juillet 2020

Forêt d’Ourika: Le feu maîtrisé, 17 ha ravagés par les flammes


Le feu qui s’est déclaré, mercredi vers 14h à Ouaouizght, dans la forêt d’Ourika (province d’Al Haouz), a été maîtrisé le jour même vers 20h30, a annoncé, jeudi, la Direction Régionale des Eaux et Forêts et de la Lutte Contre la Désertification du Haut Atlas.

L’extrême inflammabilité et la densité des essences forestières de la zone (Genévrier oxycèdre, chêne-vert et lentisques), la diminution de l’humidité de l’air et l’augmentation des températures qui sévissent ces derniers jours au Maroc, combinées aux vents secs et chauds de type « chergui » et au relief très accidenté, ont contribué significativement à la propagation rapide du feu, explique la Direction régionale dans un communiqué.

Aussitôt l’alerte donnée, tous les services se sont mobilisés rapidement sur les lieux: Département des Eaux et Forêts, Protection Civile, Forces Auxiliaires, Gendarmerie Royale, Autorités Provinciales et Locales, appuyés par 2 avions canadairs des Forces Royales Air et également par la population locale, souligne le communiqué.

Malgré les conditions climatiques et orographiques difficiles, les équipes d’interventions ont pu maîtriser avec professionnalisme l’incendie après 6 heures de lutte, sur une superficie endommagée de 17 ha.

Un désastre écologique a été évité de justesse, fait remarquer la Direction régionale, soulignant que les dégâts auraient pu être plus graves, la superficie forestière globale qui était à risque étant de l’ordre de 1.500 ha.

Aussi, aucune victime, ni perte des biens de la population ne sont à déplorer dans cet incident, rassure la même source.

Le dispositif estival de veille et d’intervention reste à son niveau maximal de mobilisation parce qu’actuellement tous les types de végétations forestières sont très sèches et vulnérables, le risque de propagation des feux en cette période étant très élevé.

Aussi, le Département des Eaux et Forêts relance « un nouvel appel à la vigilance auprès de tous les citoyens et utilisateurs des espaces forestiers (camping, estivants, apiculteurs, éleveurs, ouvriers…) pour éviter l’utilisation du feu pendant la période estivale et alerter les autorités compétentes de toute fumée ou départ de feu, et également sur tout indice ou comportement suspect, pouvant occasionner l’éclosion d’un feu de forêt », conclut le communiqué.

vendredi 6 septembre 2019

Chefchaouen: quelque 470 hectares de forêt ravagés par le feu

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Chefchaouen - L'incendie qui s'était déclaré jeudi dernier dans la forêt de Achacha-Tassift, relevant de la province de Chefchaouen, a ravagé quelque 470 hectares de végétation, a indiqué le directeur régional des Eaux et Forêts et de la Lutte contre la Désertification (HCEFLCD) de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Abdelaziz Hajjaji.

Environ la moitié de la végétation détruite par le feu dans la forêt située dans le parc de Talassemtane, était composée de Pins maritimes, de Pins d'Alep, de Genévriers et de Chênes verts, tandis que l'autre moitié était sous forme d'herbes secondaires, a précisé M. Hajjaji dans une déclaration à la MAP.

Par ailleurs, les efforts des équipes d'intervention aérienne et terrestre se poursuivent afin de circonscrire le feu, a confié le responsable, notant toutefois que la difficulté des reliefs de la région complique l'accès des engins et des camions de pompiers à la zone d'incendie pour venir à bout des flammes.

Un total de huit avions, dont quatre "Canadair" des Forces royales air, et quatre "Turbo Thrush" de la Gendarmerie royale ainsi qu'une dizaine d'engins et de camions-citernes ont été mobilisés pour maîtriser les flammes qui se sont répandues en raison des températures élevées, des vents et de la difficulté des reliefs, a ajouté M. Hajjaji.

L'intervention aérienne et terrestre menée par environ 300 éléments a permis de limiter l'étendue de la surface touchée par les flammes, et les éléments de la délégation régionale du HCEFLCD et de la Protection civile, des Forces auxiliaires, des Forces armées royales, des autorités locales et des citoyens continuent de conjuguer leurs efforts afin de maîtriser le feu.

mercredi 18 juillet 2018

Un incendie de forêt à l’Oukaimden totalement maîtrisé



L’incendie qui s’est déclaré samedi dernier dans la forêt d’Ourika relevant de la commune rurale de l’Oukaimden (province d’Al Haouz) a été totalement maîtrisé, le même jour, selon un communiqué de la Direction régionale des eaux et forêts et la lutte contre la désertification du Haut Atlas à Marrakech parvenu mardi à la MAP.
Malgré un contexte qui se profilait difficile avec un relief accidenté et des formations arborées extrêmement inflammables (essentiellement de pin maritime), les services de la Direction régionale du Haut-Commissariat aux eaux et forêts et de la lutte contre la désertification du Haut Atlas, de la Protection civile, des Forces auxiliaires, de la Gendarmerie Royale, des autorités locales ainsi que la population locale ont su, au bout de 5 heures, contenir l’incendie avec la célérité requise pour que ce feu de sol ne s’amplifie pas et reste maîtrisable, souligne le communiqué.
L’incendie a touché une superficie de plus d’un hectare, constituée de débris d’aiguilles de pin maritime qui forment une litière sur le sol avec quelques arbres léchées, précise la même source, ajoutant que la sensibilisation des visiteurs et des habitants à ce danger, et plus particulièrement des riverains des zones à risque, "est toujours nécessaire" pour limiter leur vulnérabilité ainsi que la probabilité d’un départ d’incendie.
Lors des Comités provinciaux et locaux, organisés durant le mois de mai dernier aux Cercles et Pachaliks relevant d'Al Haouz, l’action de la sensibilisation et la prévention contre les feux de forêts est au centre du plan d’action définie à l’échelon de la province. Des actions, entre autres, qui se conforment aux directives de la stratégie du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification en matière de prévention et de lutte contre les feux de forêts.
Une mobilisation et une vigilance de tous les partenaires aux risques de feux de forêts est portée à son degré maximal durant cette période d’incendie.

lundi 3 juillet 2017

Tanger. Les efforts se poursuivent pour maîtriser l'incendie ayant ravagé environ 165 ha de forêt

Tanger. Les efforts se poursuivent pour maîtriser l'incendie ayant ravagé environ 165 ha de forêt
 
Les efforts se poursuivaient pour maîtriser l'incendie ayant ravagé, en moins de deux jours, environ 165 hectares (ha) de la forêt de Mediouna à Tanger, a-t-on appris dimanche 2 juillet auprès du Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD).
Ainsi, quelque 550 éléments de la protection civile, des forces auxiliaires et du HCEFLD, des Forces armées royales, de la Gendarmerie royale, ainsi que des autorités locales se sont mobilisés pour venir à bout de cet incendie, qui s'est declaré samedi, appuyés par des moyens techniques terrestres et cinq avions "Canadair" et "Trurbo Truch" des Forces royales air, a confié à la MAP Fouad Assali du HCEFLCD.
La chaleur excessive et les vents forts ont compliqué les efforts visant la maîtrise de cet incendie, qui a ravagé environ 165 ha de massifs forestiers, composés essentiellement d'espèces secondaires et de pins.
 

vendredi 14 octobre 2016

Feux de forêt: La très discrète brigade anti-incendie


Son QG est mobilisé 24h/24 durant six mois
Plus de 360 cas déclarés jusqu’au début octobre 2016
Cinq unités scrutent zones à risques et sites d’intervention


Cinq canadairs acquis en 2011 par le Maroc à 20 millions de dollars la pièce sortie usine. «Leur acquisition est une grande décision prise sur ordre de Sa Majesté», précise le Centre national de gestion des risques climatiques forestiers. Des Canadiens ont assuré la formation d’une dizaine de pilotes des Forces armées royales. Ces derniers ont prêté main forte au Portugal durant l’été 2016 pour lutter contre les feux de forêt (Ph. CRCF)

Ce sont «les pires 12 secondes» dans la vie d’un pilote! Fouad Assali, responsable du Centre national de gestion des risques climatiques forestiers (CRCF) à Rabat, fait allusion à «la très délicate» opération de ravitaillement en eau. Les pilotes des cinq canadairs fraîchement acquis par le Maroc disposent de 12 secondes pour remplir leurs soutes en eau de mer ou de barrage. Une vraie course contre la montre: la rotation des avions anti-feu dure de 5 à 10 minutes. Hors de question d’atterrir à l’aéroport le plus proche pour pomper les six tonnes d’eau à larguer sur un feu de forêt. Durant la saison des feux, de mai à octobre, les pilotes «sont toujours à cinq minutes de leurs avions» près à intervenir. Chaque canadair peut transporter 6 tonnes d’eau. Leur largage peut réduire en miette une personne qui a le malheur de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Les derniers chiffres du Haut commissariat aux eaux et forêts font état de 366 incendies intervenus du 1er janvier au 10 octobre 2016. «Durant six mois, de mai à octobre, nous sommes en alerte permanente et joignables 24h/24», explique le jeune ingénieur formé à l’Institut agronomique et vétérinaire- Hassan II. Pas de congé pour la brigade. L’équipe du CRCF peut respirer. La haute saison des feux de forêt vient de se terminer (voir chiffres-clés).

Téléguidé depuis Rabat


Fouad Assali est le responsable du Centre national de gestion des risques climatiques forestiers. La salle des opérations qu’il dirige compte 5 unités. La fin de l’été annonce le début de la basse saison des feux de forêt qui s’étale de novembre à mars (Ph. FF)

Fouad Assali, qui gère le centre depuis 2005, nous fait entrer dans la salle des opérations. Un lieu «à accès limité» et où «les données communiquées sont confidentielles». Le regard plongé dans un écran, le Monsieur anti-feux de forêt ne tarit pas d’éloges sur «les efforts fournis» par les Forces royales air, la Protection civile et les agents d'autorité. D’où un peu ce côté secret-défense qui colle aux interventions du Centre national de gestion des risques climatiques forestiers. Les murs de la salle des opérations sont couverts de bois. Matériau noble qui assure une très bonne sonorisation. Trois écrans géants y sont suspendus pour permettre à toute l’équipe d’avoir une vue grandeur nature sur les opérations. Des haut-parleurs noirs sont accrochés dans les quatre coins du QG. Le système Clear-One permet d’avoir une sonorisation générale pour suivre l’extinction du feu seconde par seconde. «Toute l’équipe est sur le même pied d’égalité au niveau de l’information transmise du terrain par l’armée et la Protection civile. Chaque agent note instantanément les données qui le concernent: approvisionnement, risques, renfort aérien...», précise-t-on au nouveau centre inauguré fin mai 2016.
L’équipe opérationnelle rattachée aux Eaux et Forêts est composée de cinq unités. Anass Nabah se charge du système d’information. L’écran mis à sa disposition lui offre une «vision stéréoscopique» d’un feu de forêt: jour et heure du déclenchement de l’incendie, superficie atteinte, heure et nature du corps d’intervention (Protection civile, armée, Eaux et Forêts, gendarmes, Forces auxiliaires, ministères de l’Intérieur et de l’Equipement...), avancée du feu par heure, type d’arbres brûlés...
Tous ces indicateurs donnent une vision panoramique de l’incendie... à partir d’un écran à Rabat (voir pages 24 & 25). Ces procédés secouent les a priori les plus coriaces sur la gestion improvisée de lutte contre les feux de forêt.

Système crypté

Face à nous, une carte quadrillée de miradors. Ce sont les 270 postes de vigilance implantés sur tout le territoire national. «Ce sont nos yeux. Ils nous donnent l’alerte précoce en cas d’incendie», explique notre hôte qui a intégré les Eaux et Forêts à la fin des années 1980.
La War Room dont il nous ouvre les portes dispose d’une gigantesque base de données dédiée à la gestion des feux de forêt. Le tout est communicable dans un site crypté.


La haute saison des feux de forêt vient de se terminer en emportant avec elle 2.351 ha. Près de la moitié de la superficie brûlée est constituée d’essences secondaires et de strates herbacées (herbes). Photo prise en septembre 2006 durant l’incendie de Zoumi dans la région de Chefchaouen (Ph. CRCF)

«Les interventions aériennes se font en concertation entre le centre, les Forces royales air et la Gendarmerie royale. Je peux vous assurer que notre aviation ne ferme pas les yeux en cas d’incendie», témoigne le superviseur en chef de la salle des opérations.
Un avion sans eau ne servira pas à grand-chose. Des points de ravitaillement naturels et artificiels existent. Un point peut contenir entre 25 et 50 m3 d’eau.
Les pompiers peuvent s’en servir sans se déplacer en ville. Un camion de la Protection civile transporte jusqu’à 12 tonnes d’eau. Et les canadairs ne sont jamais trop loin avec leurs six tonnes d’eau mélangée avec des produits retardant. Ces produits sous forme de mousse chimique sont injectés avant le largage de l’eau. «Une pluie de pierres. Il vaut mieux ne pas être en dessous», prévient le représentant du centre qui s’étale sur 6.500 m2. Un protocole de sécurité permet de coordonner les opérations air-sol. On localise avec précision l’endroit ciblé avant d’évacuer les lieux.
L’analyse des risques a également une unité à part. Hicham Mharzi Alaoui scrute le moindre indice météorologique: température, humidité... Le danger est fort si la vitesse du vent est de 8 à 10 km par heure. D’où l’intérêt des tranchées par feu.
Ce système informatique a été élaboré en 2008 via la coopération internationale avec la FAO et des experts, le Français Daniel Alexandrian, et le regretté grand botaniste marocain Abdelmalek Benabid décédé mi-juillet 2016. Ce système de géolocalisation en 3D jauge le risque d’éclosion d’un feu de forêt à l’instant «t», le risque de propagation... Détecter la trajectoire d’un incendie permet d’anticiper sur le danger. Cette solution informatique identifie aussi les voies d’accès et les équipes d’intervention sur place. Le Rif par exemple est connu pour être une région à haut risque. C’est la zone la plus boisée du Maroc: «43% de la superficie du Rif est couverte de forêts de montagne principalement contre une moyenne nationale de 12%», relève Fouad Assali qui assure la coordination entre les cinq unités de la salle des opérations. C’est d’ailleurs la région qui a été le plus touchée en 2016: Chefchaouen, Tanger, Larache, Tétouan et Ouazzane... Le Haut commissariat aux eaux et forêts a recensé 119 incendies. La superficie forestière brûlée dans le Rif a dépassé les 1.250 ha.
Le silence où baigne le QG anti-feux de forêts s’avère finalement trompeur. Deux faits donnent cette impression au visiteur. D’abord, notre immersion dans le centre est intervenue le jour des élections législatives, vendredi 7 octobre. Ensuite, la fin de la saison des feux de forêt s’annonce. Ce qui n’empêche pas la brigade de garder un œil sur les écrans.

«Impossible de tricher»

Adnan Semlali chapeaute l’unité logistique et approvisionnement du Centre national de gestion des risques climatiques forestiers. Le jeune homme dresse en un clin d’œil la carte de toute la flotte de véhicules de première intervention. Ce sont généralement des 4x4 d’une capacité de 600 litres d’eau chacun. Il y en a une centaine qui agissent sur les feux naissants surtout. «30% des incendies sont maîtrisés par ces véhicules. Les équipes sur le terrain sont épaulées à partir de Rabat: points d’eau et pistes d’accès... On parvient ainsi à mobiliser aisément les véhicules des directions régionales des Eaux et Forêts. Ce qui n’était pas possible auparavant. Les véhicules sont localisables via GPS», nous explique sur son écran le responsable de l’unité logistique et approvisionnement. Ce système a été généralisé en 2016. Vitesse du véhicule et temps pour arriver à la zone d’incendie sont affichés. Le moindre arrêt est automatiquement signalé à Rabat: «Impossible de tricher avec ce système», note le Centre national de gestion des risques climatiques forestiers.


Chiffres clés

■ 15.980 incendies en 50 ans
En moyenne 285 feux de forêt/an

■ 169.695 ha brûlés en 50 ans
En moyenne 3.030 ha détruits/an

■ 9 millions d’ha
Domaine forestier dont les deux tiers boisés

■ 2.351 ha
Superficie brûlée jusqu’au 10 octobre 2016.

■ 185 millions de DH/an
Budget de gestion des feux de forêts

■ 65 millions de DH/an
Budget de prévention anti-incendie

■ 9 millions de DH
Coût de lancement du centre de veille (CRCF)

■ 5 canadairs
Avions anti-feux de forêt acquis en 2011



http://www.leconomiste.com

vendredi 30 septembre 2016

Un incendie de forêt maîtrisé dans la province de Larache


L'incendie a été maîtrisé aujourd'hui, après avoir ravagé plusieurs massifs forestiers - (ph:DR)

Un incendie a été maîtrisé dans une zone forestière appartenant à la province de Larache.

Selon la Direction Provinciale du Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification (HCEFLCD) à Larache, un incendie s’est déclaré dans une zone forestière de la municipalité de Souk L’qolla, relevant de la province de Larache. L’incendie a été maîtrisé aujourd’hui, après avoir ravagé plusieurs massifs forestiers.

L’incendie aurait éclaté mardi 27 Septembre vers 16h30 dans la forêt de Beni Yahia, avant de se propager dans une zone forestière privée composée essentiellement d’arbres fruitiers. La maîtrise de l’incendue a été rendue possible grâce aux efforts déployés par les éléments de la délégation provinciale du HCEFLCD, de la Protection Civile, des Forces auxiliaires, de la Gendarmerie Royale et des autorités locales.

jeudi 1 septembre 2016

Chefchaouen: extinction d'un incendie de forêt


Feu de forêt


L’incendie qui s’est déclaré dimanche après-midi dans une forêt de la commune rurale de Bab Taza, a été totalement circonscrit grâce aux efforts déployés par les soldats du feu, appuyés par un avion Canadair.

Un incendie, qui s'est déclaré dans une zone forestière à Bab Taza (province de Chefchaouen), a été circonscrit mardi soir après avoir ravagé environ 7 hectares de végétation, a-t-on appris mercredi auprès de la délégation régionale du Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

L'extinction de l’incendie, qui a éclaté dimanche après-midi dans une forêt à la commune rurale de Bab Taza, a été possible grâce aux efforts déployés par les éléments de la délégation régionale du HCEFLCD, de la Protection civile, des Forces auxiliaires, de la Gendarmerie royale, des autorités locales et des volontaires, qui ont été appuyés par des moyens techniques terrestres et un avion "Canadair", a précisé la même source.

La chaleur excessive et la difficulté des reliefs de cette zone ont compliqué les efforts visant la maîtrise de cet incendie, qui a ravagé plusieurs massifs forestiers, composés essentiellement de chêne-liège.
 

mercredi 1 octobre 2014

Info Gendarmerie : Le présumé auteur d'un incendie de forêt arrêté à Tétouan


Les éléments de la Gendarmerie royale de Tétouan ont réussi à arrêter un individu impliqué dans l’incendie qui s'est déclaré récemment dans la forêt domaniale Bab Berred.

L'individu a été appréhendé à l’issue d’une opération de ratissage effectuée lundi par la Gendarmerie royale à la suite de cet incendie.

Le mis en cause, qui a avoué avoir mis le feu volontairement dans trois endroits différents de la forêt, a été présenté à la justice.


http://gendarmerie-royale.kazeo.com 

lundi 4 août 2014

Agadir : près de 17 ha de forêt ravagés par un incendie


Un incendie a ravagé samedi 2 août 2014 quelque 17 hectares de forêt aux environs de la commune rurale de Teqqi (120 km au nord d'Agadir) .


Un incendie a ravagé samedi 2 août 2014 quelque 17 hectares de forêt aux environs de la commune rurale de Teqqi (120 km au nord d'Agadir) . Selon la direction régionale du Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification,
les efforts se poursuivaient toujours pour circonscrire cet incendie maitrisé à hauteur de 80 %.

Notant que l'origine de l'incendie n'a pas été déterminée pour le moment,
la même source précise que la superficie endommagée est composée essentiellement de thuya, chêne vert, genévrier oxycèdre et d'autres arbustes. Près de 370 personnes étaient à pied d'œuvre samedi pour venir à bout des flammes. Appuyé par deux avions canadairs, cet effectif comprenait des éléments de la protection civile, de la gendarmerie royale, des forces auxiliaires, des eaux et forêts, et de la population locale.



http://www.aujourdhui.ma

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...