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mercredi 2 décembre 2020

Vague de froid en temps de la pandémie : le Ministère de l’Intérieur sonne le clairon de la mobilisation

En exécution des hautes instructions royales relatives à la mise en œuvre du plan national global ayant pour but de réduire les effets de la vague de froid sur la population affectée, le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit a sonné le clairon de la mobilisation, incitant les gouverneurs des régions les plus sensibles au grand froid à redoubler d’effort cette année en raison de la conjoncture
exceptionnelle que traverse le pays à cause de la pandémie du Covid-19.

C’est le branle bas de combat dans les régions du royaume les plus exposées au grand froid. Une course contre la montre pour mettre en place les dispositifs permettant d’anticiper et d’atténuer la baisse de températures pour des populations doublement exposées cette années avec la pandémie du coronavirus.

A ce titre, les gouverneurs des provinces de Chichaoua, Midelt, Guercif et Jerada ont réunis, ce lundi 30 novembre, les responsables de leurs régions respectives pour s’arrêter de près sur l’ensemble des actions menées et des mesures adoptées dans l’optique d’une mise en application optimale du plan national contre le grand froid pour le bien-être des populations des zones cibles.

Province de Jerada

Mabrouk Tabet, gouverneur de la province de Jerada, a présidé, lundi au siège de la préfecture de la province, une réunion durant laquelle il a rappelé les orientations ministérielles, a discuté point par point un exposé détaillé sur le plan d’action de la gestion des risques et la protection contre les effets de la vague de froid et a passé en revue les
grandes lignes des programmes d’intervention élaborés par les chefs des services extérieurs concernés.

Il est à rappeler que la province de Jerrada enregistre une baisse importante des températures et des chutes de neige pendant la saison hivernale.

Les principaux points à retenir de cette réunion :

  • Proactivité : renforcer la coordination et la planification précoce à travers la prise d’une batterie de mesures proactives et des précautions.
  • PPP : sensibiliser sur l’importance et la nécessité de l’intensification des efforts des différents intervenants, y compris le secteur privé, affirmant que l’efficience des interventions des autorités provinciales et sécuritaires et des services extérieurs requiert la mobilisation de tous les moyens logistiques et humains.
  • Désenclavement : assurer le désenclavement des populations dans les zones à risque, et apporter l’aide et l’assistance nécessaires aux habitants, notamment les femmes enceintes, les malades et les personnes affectées qui doivent être hébergées dans des unités d’accueil.
  • Bulletins d’alerte : interagir positivement avec les bulletins d’alerte,
  • Rapidité de l’intervention : mobiliser les moyens humains et logistiques requis de manière anticipée et favoriser la coordination entre les différentes parties pour que les interventions soient organisées, rapides et efficaces.
  • Data : assurer la fourniture de statistiques et informations actualisées concernant notamment les zones cibles, les femmes enceintes, les personnes sans-abri et les établissements devant les accueillir, en sus du recensement des engins, des secteurs public et privé, mobilisés pour les opérations de déneigement.
  • Moyens : mobiliser des moyens de chauffage, les plateformes d’atterrissage d’hélicoptères, déjà créées ou à aménager, les besoins en produits alimentaires en cas d’enclavement et les moyens de communication.
  • Mesures sanitaires : mobiliser un staff médical de 19 médecins et infirmiers, deux véhicules tout-terrain et 10 unités mobiles.
  • Déneigement : noter que les engins mobilisés sont au nombre de 49, dont 30 du secteur public et 19 du privé.

Province de Guercif

Hassan Belmah, gouverneur de la province de Guercif a présidé lundi 3 novembre une réunion élargie à laquelle ont participé des responsables des autorités locales, d’élus et des chefs des services décentralisés concernés par les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’équipement, du social et des eaux et forêts.

La réunion a eu pour objet de mettre sur route le Plan d’action provincial pour l’atténuation des effets de la vague de froid sur les habitants des zones montagneuses de la province de Guercif au titre de la saison hivernale 2020-2021, dans le but d’aider la population locale à faire face aux répercussions de la vague de froid, des chutes de neige et des précipitations que connaissent habituellement plusieurs zones de la province de Guercif en cette période.

Les principaux points à retenir de ce plan :

  • Périmètre d’action : élargissement de la base des communes et douars cibles, en vue d’assurer la disponibilité des interventions en cas d’évènements météorologiques exceptionnels.
  • Communes territoriales cibles : Berkine, Ras Leksar, Sebbab et Lemrija, totalisant 36 douars et quelques 5.000 ménages.
  • Besoins de la population : les besoins des habitants de ces communes, en cas d’enclavement lié aux conditions climatiques, ont été évalués à 5.000 paniers alimentaires et 10.000 couvertures.
  • Moyens d’intervention : mobilisation pour l’ouverture des routes et pistes en cas de chutes de neige de : un camion étrave, deux chargeurs et une niveleuse relevant de la direction provinciale de l’Equipement, deux chargeurs sur pneus et une niveleuse appartenant au Conseil provincial et un chargeur sur pneus relevant du groupement des communes El Fath.
  • Déploiement des engins : déploiement des engins de déneigement, après chaque bulletin d’alerte météorologique, sur les tronçons habituellement bloqués pendant les chutes de neige, et ce afin d’assurer une intervention rapide pour la réouverture de ces routes et pistes.
  • Dispositif sanitaire : organisation de caravanes médicales au profit des habitants des douars les plus vulnérables à la vague de froid, à savoir les douars Bni Meqbel, Bni Bouyloul et Tamjilt dans la commune de Berkine et le douar Tamest, dans la commune de Ras Laksar. Ces caravanes seront encadrées par 4 médecins généralistes et 4 médecins spécialistes respectivement en gynécologie-obstétrique, en pédiatrie, en otorhinolaryngologie et en cardiologie. 5 ambulances sont mobilisées, 3 au niveau de la commune de Berkine et 2 dans la commune de Ras Laksar.
  • Population à risque : en raison du Covid-19, le choix a été fait d’organiser des caravanes réduites ciblant les catégories les plus vulnérables aux effets de la vague de froid, notamment les femmes enceintes, les malades chroniques et les enfants principalement au niveau des douars menacés d’enclavement en raison de la chute de neige. Ces douars enregistrent un total de 35 femmes enceintes.
  • Equipement : distribution de 100 fours améliorés au niveau de la commune de Berkine par la direction provinciale des Eaux et forêts.
  • Hélicoptères : aménagement de 4 points d’atterrissage d’hélicoptères, utilisés pour l’évacuation en cas de nécessité, dans les communes de Berkine et de Ras Laksar.
  • Hébergement SDF : assurer l’hébergement et l’assistance aux personnes sans domicile fixe durant cette vague de froid.
  • Mobilisation & efficacité : mettre l’accent sur la bonne gestion des moyens qui ne manquent pas à travers une bonne circulation de l’information et une coordination optimale entre l’ensemble des intervenants.

Province de Midelt

Mustapha Ennouhi, gouverneur de la province de Midelt, a présidé lundi 30 novembre, la réunion du Comité provincial de veille et de suivi, consacrée à la présentation des mesures proactives prises dans le but de faire face aux effets de la vague de froid sur la population durant la saison hivernale 2020-2021.

Principaux point à retenir de cette réunion :

  • Comité de veille : activation du Comité provincial de veille et de suivi des risques liés à la vague de froid.
  • Périmètre d’action : identification des zones exposées à cette vague de froid au niveau provincial. Ils sont de l’ordre de 217, répartis sur 24 communes, alors que le nombre des familles exposées est estimé à 22.956.
  • Moyens : mobilisation de l’ensemble des moyens logistiques et humains nécessaires à cet effet et notamment les engins de déneigement.
  • Visites terrain : activation des comités locaux chargés d’effectuer des visites de terrain et de prendre contact avec la population des zones affectées par la vague de froid en vue de connaitre leurs besoins aussitôt les bulletins d’alerte météorologique reçus.
  • Population à risque : femmes enceintes, personnes atteintes d’insuffisance rénale, sans-abris et élèves.
  • Data : recensement et prise en charge des femmes enceintes, des insuffisants rénaux et des cas urgents, des nomades et la localisation des lieux de leurs déplacements.
  • Approvisionnement : assurer l’approvisionnement en bois de chauffage, l’hébergement des sans-abris et l’approvisionnement des éleveurs en quantité suffisante d’orge.
  • Couvertures : identifier les besoins en termes de couvertures des Maisons de l’étudiant, des Maisons d’accouchement et des centres pour personnes âgées.
  • Chauffage : mise en place des différents types de dispositifs de chauffage au niveau des salles de classe.
  • Hélicoptères : fixer et aménager en concertation avec la Gendarmerie Royale, des lieux d’atterrissage des hélicoptères au niveau des communes concernées.
  • Equipement : assurer l’entretien des engins de déneigement, la mise en place de plaques signalétiques, l’aménagement et l’entretien des abris de neige et l’identification des traçons routiers pouvant être coupés à cause de la neige.
  • Dispositif de santé : activation de l’opération annuelle «Riaaya» visant à assurer la couverture sanitaire aux habitants des zones touchées par la vague de froid et les chutes de neige en mobilisant de 10 médecins, 85 infirmiers, 14 ambulances et 5 unités médicales mobiles.

Province de Chichaoua

Bouabid El Guerrab, gouverneur de la province de Chichaoua, a présidé lundi 30 novembre une réunion à laquelle ont participé des responsables de la préfecture de la province, des représentants des services concernés, notamment la Santé, l’Education nationale, l’Equipement et le transport et l’Entraide Nationale, des autorités locales, et des élus locaux. L’ordre du jour de la réunion a été axé aux mesures anticipatives et préventives adoptées dans le cadre de plan provincial d’atténuation des effets de la vague de froid au titre de l’actuelle saison hivernale 2020-2021.

Les principaux points à retenir de cette réunion :

  • Mobilisation, proximité et efficacité : L’accent a été donné sur l’importance de la mobilisation collective et concertée et de faire un excellent usage de la logistique disponible tout en veillant à rester proches des populations concernées, à les protéger et à satisfaire leurs besoins et attentes.
  • Covid-19 : respect des mesures préventives et du protocole sanitaire en vigueur en vue d’enrayer la propagation de la pandémie
  • Périmètre d’action : Identification et au recensement de 73 douars, répartis sur 11 communes concernées par la vague de froid, soit quelque 31.000 habitants.
  • Contraintes : énumération des difficultés rencontrées lors de la gestion de la vague de froid : 1) l’étendue du territoire de la province avec des zones reculées, 2) le manque des ressources humaines, notamment des personnes habilitées à conduire les engins de déneigement, 3) la faiblesse liée à la couverture télécoms, 4) comportements irresponsables auxquels se livrent certains usagers de la route.
  • Data : Elaboration de rapports sur les préparatifs, recensement des zones et points sensibles et ou encore de coupure des routes
  • Equipement : la mise en place d’un centre de commandement, et la mise en place de la signalétique appropriée, la réhabilitation de certains axes routiers par les engins appartenant à la direction
  • SDF : un accent mis sur les dispositifs mis en œuvre pour permettre aux centres d’accueil au niveau de la province, de fonctionner dans d’excellentes conditions.
  • Dispositif de santé : Multiplier les traitements, la prévention et la sensibilisation à travers les unités médicales mobiles et garantir la prise en charge dans le cadre des caravanes médicales.

 https://www.le1.ma

vendredi 13 décembre 2019

Nouvel an: mobilisation maximale des hôtels et des sites touristiques au Maroc

C’est le branle-bas de combat au sein de  très nombreux hôtels classés, de lieux de villégiature et de sites touristiques du Royaume! A quelques encablures des fêtes de Noël et du réveillon de la Saint-Sylvestre, les préparatifs et la mobilisation générale vont bon train pour accueillir  les clients dans les conditions les meilleures.

Et parmi lesdites conditions, celle de la sécurité des clients et des lieux est primordiale. Pour cette raison, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, l’on veille particulièrement à installer des caméras de vidéosurveillance , aussi bien à l’entrée des lieux que dans tous les espaces.

L’installation de moyens sophistiquées à  même de déceler la présence d’armes ou de matières explosives est également de mise. Et des contrats sont paraphés avec des sociétés de renom international, spécialistes de la sécurité et de la surveillance. Toutes ces précautions sont prises au sérieux pour garantir la sécurité et la protection des touristes, aussi bien locaux qu’étrangers, qui comptent fêter Noël et le Nouvel an au Maroc.

La même source souligne que des barrages routiers de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie royale seront dressés  à l’entrée des villes et aux endroits névralgiques. Leur mission sera, entre autres, de procéder  à l’identification et au contrôle de personnes suspectes et à l’interpellation de celles qui font l’objet d’avis de recherche pour des chefs d’accusation qui leur sont reprochés.

vendredi 30 août 2019

Maroc: mobilisation pour faire face aux effets des inondations dans la province de Taroudant


Maroc: mobilisation pour faire face aux effets des inondations dans la province de Taroudant
Suite aux inondations qu'a connues la province de Taroudant le 28 août, ayant causé la mort de sept personnes au douar Tizert, commune d'Imi Ntiyaret, cercle d'Ighern dans la province de Taroudant, et suite auxquelles une personne a été portée disparue et une autre a été secourue, tous les services concernés ont été mobilisés depuis mercredi soir pour faire face aux effets de ces intempéries.

Un communiqué de la préfecture de province de Taroudant indique que dans ce cadre, il a été procédé à la mobilisation de tous les moyens humains- éléments de la Gendarmerie royale, des forces auxiliaires, de la protection civile et des agents et auxiliaires d'autorité, élus et société civile- et logistiques dont des engins et ambulances, en plus d'un hélicoptère, d'un avion de type "defender" et d'une brigade cynotechnique, relevant de la Gendarmerie royale, dans le but de poursuivre la recherche de la personne disparue et d'apporter l'assistance aux citoyens en vue d'atténuer les impacts des inondations qu'a connues cette région. 
 

lundi 13 mai 2019

Al Haouz: mobilisation après la disparition de deux touristes

Vendredi, les autorités d’Oukaïmeden, relevant de la province d’Al Haouz, étaient en état d’alerte. Deux touristes français ont en effet disparu des radars pendant plusieurs heures.
Selon des sources de Le Site Info, une cellule, présidée par le caïd de Sti Fadma et constituée d’agents d’autorité et d’éléments de la gendarmerie royale, a été mise en place pour retrouver les deux personnes portées disparues.
Après plusieurs heures de recherche, les deux touristes ont été retrouvés à la frontière de la commune d’Asni, ont fait savoir les mêmes sources.
Et de préciser que les touristes s’étaient égarés dans les montagnes de la région, sur la route du retour.
Rappelons que la région avait connu, en décembre dernier, un tragique événement. Deux jeunes touristes scandinaves avaient été tuées dans la région d’Imlil.

vendredi 8 janvier 2016

Maroc : Mobilisation générale pour mettre fin au trafic de singes magots en 2016

Ce n’est plus un secret pour personne. Bien que classée espèce menacée, le singe magot fait l’objet d’un commerce illicite au Maroc depuis plusieurs années. Le phénomène est quelque peu en recul grâce à la sensibilisation menée par les ONG, mais l’exposition des macaques de Barbarie sur la place Jemaâ el Fna de Marrakech est dénoncée comme un encouragement au trafic. Un tableau jugé « honteux » pour l’image du Maroc qui abrite cette année la COP22. 


« Faisons en sorte que de 2016 soit l’année où nous travaillons tous à mettre fin à l’exploitation des macaques de Barbarie au Maroc ! » Tel est l’appel de l’ONG Barbary Macaque en ce début d’année à tous les Marocains, tout étranger résidant au Maroc et aux touristes, dans un communiqué paru cette semaine. Ce document se veut être également une sorte de guide pour tout témoin d’une exploitation illégale de singe magot. Cette campagne vise à protéger cette espèce menacée qui fait, depuis de nombreuses années, l’objet d’un commerce illégal.
La place Jemâa El Fna reste le lieu d’exposition de prédilection pour les trafiquants. Ils proposent aux touristes de poser avec les singes moyennant quelques dirhams. Parfois ces animaux sont mis en vente ailleurs dans la ville ocre ou au Nord du royaume. Des macaques de Barbarie ont d’ailleurs été saisis plusieurs fois aux mains de MRE ou touristes lors de l’opération transit.
L’exposition des singes magots sur Jemaâ El Fna toujours pointée du doigt
Barbary Macaque reconnait que le trafic est moins intense qu’il y a quelques années, mais la persistance de la pratique dérange. « Nos travaux ont quand même porté leurs fruits », souligne à Yabiladi le président, Ahmed El Harrad. Mais ce dernier estime cependant que l’exposition des singes magots sur Jemaâ el Fna « encourage en quelque sorte » le trafic. « Prendre une photo avec les singes est la plus grave chose que les touristes puissent faire », explique ce fervent militant de la cause animalière.
En novembre dernier, l’ONG a lancé une campagne de communication sur Facebook au cours de laquelle les gens écrivaient de partout dans le monde pour dénoncer le trafic des singes magots au Maroc, ainsi que l’activité des « charmeurs » sur la place marrakchie. Au niveau national, les trafiquants sont également de plus en dénoncés.
En 2013, le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts (HCEF) travaillait sur une probable légalisation de cette activité, estimant qu’il s’agissait d’une « pratique culturelle » propre au Maroc. Aujourd’hui, plus de deux ans plus tard, « la réflexion est toujours en cours », indique à Yabiladi le chef division des Parcs et Réserves naturelles au HCEF, Zouhir Ahmaouch, assurant tout l’intérêt porté par l’Administration sur cette question.
Mettre fin au trafic sans nuire à un « savoir-faire marocain », selon l’Administration
Dans ce sens, une rencontre a été organisée hier, jeudi, au zoo de Rabat avec la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages) l’Administration des Douanes, la Gendarmerie royale et les ONG dont Barbary Macaque. Le débat tournait autour du commerce illégal de la faune sauvage au Maroc, à la lumière de la nouvelle loi 29-05 entrée en vigueur le 5 décembre dernier. Celle-ci interdit toujours le commerce illicite, mais autorise l’octroi de permis « à la demande des intéressés qui remplissent les conditions ».
Le HCEF, lui, fait un distinguo entre le trafic proprement dit et les activités culturelles comme celles de Jemaâ el Fna. « C’est un savoir-faire marocain », souligne M. Amhaouch. « Le problème c’est que lorsque qu’un charmeur présente deux singes sur la place Jemaâ el fna, il en a quatre autres à la maison », ajoute-t-il. Reconnaissant le risque que cette activité entraine un « déclin de l’espèce », le responsable estime que tout le challenge consiste à éviter qu’une telle chose ne se produise. « Jemaâ el fna est un patrimoine immatériel du Maroc, tandis que les singes magots représentent notre patrimoine naturel. Le défi, c’est de protéger les deux », explique-t-il.
La COP22 un catalyseur?
Pour Barabary Macaque la mobilisation de toutes les composantes de la société, ainsi que la pression internationale pourra vraiment faire aboutir la lutte contre le trafic des macaques de Barbarie. Un impératif, affirme l’association, notamment en raison de la COP 22 organisée à Marrakech cette année. « Avec ce grand congrès sur les changements climatiques, il serait dommage pour l’image du Maroc si tous les grands écolo du monde trouvaient à Jemaâ el Fna des animaux sauvages exposés comme c’est le cas actuellement », affirme Ahmed El Harrad.
Le HCEF veut bien mettre tout en œuvre pour stopper le trafic des singes magots, mais émet un avis divergent sur l’exposition de ces animaux sur la place publique en pleine COP. « On n’a pas honte d’avoir la COP22 à Marrakech et d’avoir un espace où les animaux sont exposés dans le respect des normes internationales. Les deux peuvent ne pas être contradictoires », dit-il, estimant qu’il est juste question de stratégie. Il annonce d’ailleurs la mise en place « très prochaine » d’un plan d’action.
Pour l’heure, les avis divergent toujours entre ONG et officiels quant aux conséquences de l’activité des charmeurs sur la place Jemaâ El Fna. Tous sont, tout de même, engagés à mettre un terme au trafic proprement dit, reste à espérer que la décision finale soit la bonne. « Le dialogue est en train d’évoluer, nous restons confiants », assure Ahmed El Harrad.

l’objet d’un commerce illicite au Maroc depuis plusieurs années. Le phénomène est quelque peu en recul grâce à la sensibilisation menée par les ONG, mais l’exposition des macaques de Barbarie sur la place Jemaâ el Fna de Marrakech est dénoncée comme un encouragement au trafic. Un tableau jugé « honteux » pour l’image du Maroc qui abrite cette année la COP22.
« Faisons en sorte que de 2016 soit l’année où nous travaillons tous à mettre fin à l’exploitation des macaques de Barbarie au Maroc ! » Tel est l’appel de l’ONG Barbary Macaque en ce début d’année à tous les Marocains, tout étranger résidant au Maroc et aux touristes, dans un communiqué paru cette semaine. Ce document se veut être également une sorte de guide pour tout témoin d’une exploitation illégale de singe magot. Cette campagne vise à protéger cette espèce menacée qui fait, depuis de nombreuses années, l’objet d’un commerce illégal.
La place Jemâa El Fna reste le lieu d’exposition de prédilection pour les trafiquants. Ils proposent aux touristes de poser avec les singes moyennant quelques dirhams. Parfois ces animaux sont mis en vente ailleurs dans la ville ocre ou au Nord du royaume. Des macaques de Barbarie ont d’ailleurs été saisis plusieurs fois aux mains de MRE ou touristes lors de l’opération transit.
L’exposition des singes magots sur Jemaâ El Fna toujours pointée du doigt
Barbary Macaque reconnait que le trafic est moins intense qu’il y a quelques années, mais la persistance de la pratique dérange. « Nos travaux ont quand même porté leurs fruits », souligne à Yabiladi le président, Ahmed El Harrad. Mais ce dernier estime cependant que l’exposition des singes magots sur Jemaâ el Fna « encourage en quelque sorte » le trafic. « Prendre une photo avec les singes est la plus grave chose que les touristes puissent faire », explique ce fervent militant de la cause animalière.
En novembre dernier, l’ONG a lancé une campagne de communication sur Facebook au cours de laquelle les gens écrivaient de partout dans le monde pour dénoncer le trafic des singes magots au Maroc, ainsi que l’activité des « charmeurs » sur la place marrakchie. Au niveau national, les trafiquants sont également de plus en dénoncés.
En 2013, le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts (HCEF) travaillait sur une probable légalisation de cette activité, estimant qu’il s’agissait d’une « pratique culturelle » propre au Maroc. Aujourd’hui, plus de deux ans plus tard, « la réflexion est toujours en cours », indique à Yabiladi le chef division des Parcs et Réserves naturelles au HCEF, Zouhir Ahmaouch, assurant tout l’intérêt porté par l’Administration sur cette question.
Mettre fin au trafic sans nuire à un « savoir-faire marocain », selon l’Administration
Dans ce sens, une rencontre a été organisée hier, jeudi, au zoo de Rabat avec la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages) l’Administration des Douanes, la Gendarmerie royale et les ONG dont Barbary Macaque. Le débat tournait autour du commerce illégal de la faune sauvage au Maroc, à la lumière de la nouvelle loi 29-05 entrée en vigueur le 5 décembre dernier. Celle-ci interdit toujours le commerce illicite, mais autorise l’octroi de permis « à la demande des intéressés qui remplissent les conditions ».
Le HCEF, lui, fait un distinguo entre le trafic proprement dit et les activités culturelles comme celles de Jemaâ el Fna. « C’est un savoir-faire marocain », souligne M. Amhaouch. « Le problème c’est que lorsque qu’un charmeur présente deux singes sur la place Jemaâ el fna, il en a quatre autres à la maison », ajoute-t-il. Reconnaissant le risque que cette activité entraine un « déclin de l’espèce », le responsable estime que tout le challenge consiste à éviter qu’une telle chose ne se produise. « Jemaâ el fna est un patrimoine immatériel du Maroc, tandis que les singes magots représentent notre patrimoine naturel. Le défi, c’est de protéger les deux », explique-t-il.
La COP22 un catalyseur?
Pour Barabary Macaque la mobilisation de toutes les composantes de la société, ainsi que la pression internationale pourra vraiment faire aboutir la lutte contre le trafic des macaques de Barbarie. Un impératif, affirme l’association, notamment en raison de la COP 22 organisée à Marrakech cette année. « Avec ce grand congrès sur les changements climatiques, il serait dommage pour l’image du Maroc si tous les grands écolo du monde trouvaient à Jemaâ el Fna des animaux sauvages exposés comme c’est le cas actuellement », affirme Ahmed El Harrad.
Le HCEF veut bien mettre tout en œuvre pour stopper le trafic des singes magots, mais émet un avis divergent sur l’exposition de ces animaux sur la place publique en pleine COP. « On n’a pas honte d’avoir la COP22 à Marrakech et d’avoir un espace où les animaux sont exposés dans le respect des normes internationales. Les deux peuvent ne pas être contradictoires », dit-il, estimant qu’il est juste question de stratégie. Il annonce d’ailleurs la mise en place « très prochaine » d’un plan d’action.
Pour l’heure, les avis divergent toujours entre ONG et officiels quant aux conséquences de l’activité des charmeurs sur la place Jemaâ El Fna. Tous sont, tout de même, engagés à mettre un terme au trafic proprement dit, reste à espérer que la décision finale soit la bonne. « Le dialogue est en train d’évoluer, nous restons confiants », assure Ahmed El Harrad.


...Suite : http://www.yabiladi.com/articles/details/41472/maroc-mobilisation-generale-pour-mettre.html

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...