Les derniers
préparatifs vont bon train à Agadir pour l’organisation, à partir de ce
mardi et sur 3 jours, d’un exercice de simulation de la lutte contre la
pollution marine accidentelle par les hydrocarbures, intitulé ‘‘Simulex
2018’’. D’importants moyens maritimes, terrestres et aériens sont
mobilisés pour cette opération basée sur un scénario simulant une
explosion d’une citerne à bord d’un pétrolier provoquant un déversement
du fuel lourd de 6 000 tonnes, sans provoquer de dégâts humains.
L’exercice s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des
dispositions du Plan d’urgence national (PUN) relatif à la préparation
et la lutte contre la pollution marine accidentelle. Elle est initiée
par le Secrétariat d’Etat chargé du développement durable, en sa qualité
de coordonnateur national, en collaboration avec les différents
départements civils et militaires concernés.
Mardi au siège de la wilaya d’Agadir, une réunion des
différentes parties prenantes a été tenue, en présence du Wali de la
région Souss-Massa, Ahmed Hajji, qui assure le commandement local, pour
présenter outre le PNU de préparation et de lutte contre la pollution
marine accidentelle, le scénario de l’exercice ainsi que les prévisions
météorologiques du jour J (mercredi).
Les opérations programmées dans ce cadre concernent les aspects
relevant de l’assistance à un navire en difficulté et de lutte en mer et
à terre contre une pollution par les hydrocarbures.
Selon les experts engagés dans cet exercice, le déversement
d’hydrocarbures sera simulé par de la tourbe (matière organique
biodégradable inoffensive), et les dispersants (produits chimiques
utilisés pour le traitement de la pollution au large), seront simulés
par de l’eau douce.
Dans le détail, la conduite des opérations de lutte en mer est placée
sous la direction de la Marine Royale avec le soutien des moyens des
Forces Royales Air et de la Gendarmerie Royale, tandis que la conduite
des opérations de lutte à terre est sous la direction de la Protection
Civile avec l’appui des départements concernés. Par ailleurs, les
interventions au niveau du port d’Agadir sont assurées par l’Agence
Nationale des Ports.
Participent également à cet exercice les représentants du secrétariat
d’Etat chargé de la pêche maritime (Direction des pêches maritimes et
l’Institut national de la recherche halieutique), le ministère de
l’Equipement, du transport, de la logistique et de l’eau (la direction
de la marine marchande et la direction des ports et du domaine public
maritime), la direction de la Météorologie nationale, le ministère de
l’économie et des finances, le ministère de la Justice et le département
de l’Energie et des mines.
L’opération connaît, par ailleurs, la participation en tant
qu’observateurs, des représentants des pays membres de l’initiative
« 5+5 défense », dont la France, l’Espagne, le Portugal, Malte, l’Italie
l’Algérie, la Tunisie, la Mauritanie et la Libye.
Le suivi et le contrôle de l’exercice sont assurés par un poste de
Commandement national au siège du secrétariat d’Etat chargé du
développement durable à Rabat, animé par le Coordonnateur national et un
poste de Commandement local placé sous l’autorité du Wali de la région
de Souss-Massa.
