Des dizaines de gendarmes ont récemment été
sanctionnés pour avoir intentionnellement mis hors service des caméras
de surveillance mises en place pour lutter contre la corruption,
rapporte Assabah dans son édition du week-end.
L’Etat-Major de la gendarmerie royale de Rabat a dernièrement décidé
d’infliger des sanctions administratives et disciplinaires à l’encontre
de dizaines de gendarmes.
Une enquête a révélé que ces derniers ont intentionnellement mis hors
service des caméras de surveillance mises en place pour lutter contre
la corruption dans la gendarmerie, rapporte Assabah dans son édition du
week-end 5 et 6 août.
Citant des sources bien informées, le quotidien indique que ces
gendarmes ont été épinglés à l’issue d’un audit effectué par une
commission relevant de l’Etat-Major de la gendarmerie royale.
Cette mission avait pour but d’évaluer l’utilisation de petites
caméras installées sur les poitrines des éléments de la brigade des
motards afin d’enregistrer leurs interventions et moraliser ainsi le
service de la gendarmerie.
Ladite commission qui a été déployée sur instructions du général
Hosni Benslimane a ainsi pris au dépourvu des dizaines de brigades après
avoir exigé de leurs responsables d’accéder aux enregistrements des
caméras et connaitre la durée de leur utilisation.
Il s’avérera ainsi que ces appareils n’ont jamais été exploités
depuis près d’une année et qu’ils ont même été intentionnellement mis
hors service.
Face à ce constat, les commandements régionaux de la gendarmerie
royale ont réagi à leur tour pour s’assurer que les gendarmes utilisent
bel et bien les caméras mises en place sur leur poitrine et éviter des
sanctions.
