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dimanche 22 août 2021

Dans le Discours du 20 août le Roi Mohammed VI met en garde les comploteurs contre le Maroc et proclame la fin de la crise avec l’Espagne et son amitié avec Macron

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé vendredi soir un discours à la Nation à l’occasion du 68-ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple.

Voici le texte intégral du Discours royal :

Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.

Cher peuple,

La commémoration de la Révolution du Roi et du peuple est une occasion privilégiée pour que notre Nation se remémore avec exaltation les valeurs de sacrifice et de loyauté qui lui permirent de renouer avec la liberté et l’indépendance.

Plus qu’un événement historique figé dans le temps, cette Révolution, toujours en constante régénérescence, ne cesse d’inspirer, à des générations de citoyens, l’amour authentique de la patrie et, par corollaire naturel, l’ardeur à défendre le pays, ses institutions, ses symboles sacrés.

Cette célébration qui advient à quelques jours des prochaines élections, coïncide avec le lancement d’une nouvelle génération de réformes et de projets, prévue dans le cadre de la mise en œuvre du Modèle de développement et du Pacte national pour le Développement.

Par la tenue simultanée des scrutins législatif, régional et local, l’échéance attendue atteste l’enracinement de la pratique démocratique dans notre pays et confirme le niveau de maturité du système politique marocain.

Cher peuple,

Les élections, loin d’être une fin en soi, constituent un levier pour la mise en place d’institutions crédibles dont la vocation est de servir l’intérêt général, de plaider les Causes nationales.

De fait, Notre conviction est que l’Etat tire sa force de ses institutions, de l’unité et de la cohésion de ses composantes nationales. Ce sont précisément les atouts dont nous nous prévalons pour défendre notre pays face à l’Adversité, aux crises, aux menaces.

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Cet esprit de corps est palpable face aux attaques méthodiques dont le Maroc a été dernièrement la cible de la part de certains pays et d’organisations notoirement hostiles à notre nation.

Le Maroc est visé du fait qu’il est un Etat pleinement constitué depuis plus de douze siècles, outre une histoire amazighe au long cours, et que depuis plus de quatre siècles il est gouverné par une monarchie citoyenne, présidant à la destinée du pays et la façonnant dans une symbiose totale entre le Trône et le peuple.

Le Maroc est aussi visé pour sa sécurité et sa stabilité, ces biens particulièrement précieux en ces temps de convulsions et de soubresauts qui agitent le monde.

Néanmoins, la bonne réputation du Maroc, sa place indiscutable dans le concert des nations, ainsi que son réseau relationnel large et dense, en font un pays digne de confiance et lui confèrent une solide crédibilité aux échelles régionale et internationale.

Cher peuple,

Le Maroc, au même titre que certains pays du Maghreb arabe, fait face à une agression délibérée et préméditée.

Agrippés à des positions préétablies et à des considérations obsolètes, les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume ne souhaitent pas que le Maroc demeure la nation libre, forte et influente qu’il a toujours été.

De plus, quelques pays, notamment des pays européens comptant, paradoxalement, parmi les partenaires traditionnels du Maroc, craignent pour leurs intérêts économiques, leurs marchés et leurs sphères d’influence dans la région maghrébine.

Certains de leurs dirigeants ne saisissent pas encore que le problème ne réside pas dans les régimes des pays du grand Maghreb, mais bien dans les leurs, toujours teintés d’un passéisme désespérément rétif aux évolutions du temps.

Par ailleurs, les derniers mois ont révélé que ces pays connaissent un affaiblissement du respect des institutions de l’Etat et de ses principales missions traditionnelles.

Ainsi, ils nous voudraient façonnés à leur image et, pour porter atteinte à la respectabilité de nos institutions nationales, pour saper leur autorité, ils les accusent de bafouer les droits et les libertés et déploient, à cet effet, des arguments fallacieux contre elles.

Ils ne veulent pas admettre que les règles du jeu ont changé, que, désormais, nos pays sont totalement aptes à gérer leurs affaires, à mettre en valeur leurs ressources et leurs potentialités, dans l’intérêt bien compris de nos peuples.

Aussi, et dans l’intention de précipiter le Maroc dans une spirale de problèmes et de conflits avec certains pays, toutes sortes de ressources, légitimes et illégitimes, ont été mobilisées, avec une distribution des rôles et le déploiement d’impressionnants dispositifs d’influence.

Bien plus, plutôt que d’appuyer les efforts du Maroc dans le cadre d’un équilibre souhaité entre les pays de la région, des rapports ont franchi toutes les limites de l’acceptable, allant jusqu’à recommander que soit freinée la dynamique de développement de notre pays, au motif captieux qu’elle crée une dissymétrie entre les Etats maghrébins.

Dans le même esprit, les artisans de ce travail de sape ont orchestré une vaste campagne de dénigrement à l’encontre de nos institutions sécuritaires. Ils tentent ainsi de porter un coup à leur niveau de maîtrise élevé et à leur efficacité à préserver la sécurité et la stabilité du Maroc. Ils cherchent par là même à jeter une ombre sur l’effort d’appui et de coordination qu’elles assurent au bénéfice de notre environnement régional et international et ce, de l’aveu même de quelques-uns de ces pays.

Mais à toute chose, malheur est bon : par leurs menées, les ennemis de notre intégrité territoriale ne font que renforcer la foi et l’engagement déterminé des Marocains à défendre sans relâche la Patrie et ses intérêts supérieurs.

A ce propos, Nous affirmons être déterminés à maintenir résolument le cap, n’en déplaise aux adversaires agacés et aux envieux consumés par la haine vouée à notre pays.

Cher peuple,

D’aucuns prétendent que le Maroc est ainsi assailli parce qu’il aurait changé son orientation politique et stratégique, ainsi que son modus operandi dans le traitement de certaines questions diplomatiques.

Il n’en est rien. Le Maroc a effectivement changé mais pas dans le sens souhaité par ses détracteurs. Il a changé parce qu’il n’accepte pas que ses intérêts supérieurs soient malmenés. Corrélativement, il s’attache à fonder des relations solides, constructives et équilibrées, notamment avec les pays voisins.

C’est cette même logique qui commande nos choix dans la relation que nous entretenons actuellement avec notre voisin l’Espagne.

Certes, ces relations ont traversé récemment une crise sans précédent qui a fortement ébranlé la confiance mutuelle et a soulevé plusieurs interrogations sur leur devenir.

Néanmoins, nous avons travaillé avec la partie espagnole, dans le plus grand calme, la clarté la plus totale et un esprit de responsabilité.

De fait, aujourd’hui, Nous avons à cœur de renforcer les fondements classiques qui sous-tendent ces relations, à la faveur d’une compréhension conjointe des intérêts de nos deux pays voisins.

D’ailleurs, J’ai suivi personnellement et directement le processus de dialogue ainsi que l’évolution des discussions.

Le but n’était pas seulement de trouver une issue à cette crise, mais aussi de saisir l’opportunité pour redéfinir les bases et les paramètres qui régissent ces relations.

Avec un optimisme sincère, Nous formons le souhait de continuer à œuvrer avec le gouvernement espagnol et son président, Son Excellence Pedro Sanchez, afin d’inaugurer une étape inédite dans les relations entre nos deux pays. Désormais, celles-ci devront reposer sur la confiance, la transparence, la considération mutuelle et le respect des engagements.

Le même esprit sous-tend les relations de partenariat et de solidarité entre le Maroc et la France, étayées par les solides relations d’amitié et d’estime mutuelle qui M’unissent à son Président, Son Excellence Emmanuel Macron.

Cher peuple,

Si par le passé, la Révolution du Roi et du peuple a constitué un tournant historique pour le Maroc dans sa quête de la liberté et de l’indépendance, aujourd’hui s’ouvre devant nous une nouvelle étape où le patriotisme sincère est de mise pour relever les défis internes et externes.

C’est l’occasion pour nous de prier pour le salut des valeureux martyrs de la Patrie, au premier rang desquels, le héros de la libération, Notre Auguste Grand-Père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et son compagnon de lutte, Notre Vénéré Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu les ait en Sa sainte miséricorde.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh“.

https://maroc-diplomatique.net

mercredi 29 juillet 2020

Sa Majesté le Roi adresse un Discours à la Nation à l’occasion de la Fête du Trône (Texte intégral)




Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé, mercredi, un Discours à la Nation à l’occasion du 21-ème anniversaire de l’accession du Souverain au Trône de Ses glorieux ancêtres.

Voici le texte intégral du Discours Royal :

“Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.

Cher peuple,

Cette année, la commémoration de la Fête du Trône coïncide avec l’Aïd Al-Adha, temps de sacrifice, de loyauté et d’attachement ferme au bon droit. Ce signe de bon augure porte à l’optimisme.

Ces deux glorieuses célébrations sont l’occasion pour Moi d’adresser Mes vœux à tous les Marocains et de leur témoigner une nouvelle fois combien Ma grande affection et Ma constante considération à leur égard se fortifient encore chaque jour.

C’est, en effet, par la force pérenne de ces liens et leur pleine réciprocité que nous faisons indissolublement corps, dans les heures fastes comme dans l’adversité.

Ainsi, l’intérêt bienveillant que Je porte à la santé de chaque citoyen marocain et à la sécurité de sa famille est à l’aune de mes préoccupations à l’égard de mes propres enfants et de ma propre famille. Et cette sollicitude est particulièrement grande en ces temps difficiles de propagation de la pandémie du Covid-19 que traverse le Maroc, comme le reste du monde.

Certes, en de pareilles circonstances, tout être humain est saisi d’effroi ou, du moins, d’inquiétude. Néanmoins, grâce aux mesures et aux décisions cruciales que Nous avons adoptées dès les premières manifestations de la pandémie au Maroc, nous nous sommes montrés confiants et optimistes.

Ce n’est pas de gaieté de cœur que Nous avons choisi d’adopter une combinaison de résolutions difficiles, voire rudes parfois. Nous avons été guidés en cela par une double priorité : protéger les citoyens et agir dans l’intérêt supérieur de la Nation.

A cet égard, Je tiens à adresser Mes remerciements et l’expression de Ma considération aux différents pouvoirs publics qui se sont dûment acquittés de leur mission en veillant à enrayer la prolifération de la pandémie.

Je fais ici particulièrement référence au personnel de santé, notamment aux cadres médicaux et paramédicaux, civils et militaires, aux membres des Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, aux agents et auxiliaires d’autorité, à toutes les composantes de la Sûreté nationale, aux Forces Auxiliaires, à la Protection civile, à l’ensemble des travailleurs impliqués dans la production et la distribution des denrées alimentaires, ainsi qu’à toutes celles et tous ceux qui furent en première ligne dans la lutte contre la pandémie.

C’est pour Moi un sujet particulier de fierté de constater comment l’ensemble des Marocains et les forces vives de la Nation ont traversé cette conjoncture en manifestant un tel niveau de prise de conscience, de discipline et de réactivité positive, chacun remplissant avec sérieux et responsabilité le rôle qui lui incombe.

Je salue aussi les citoyennes et les citoyens pour l’esprit solidaire et l’engagement responsable dont ils ont fait preuve pendant la période de confinement, tant sur le plan individuel que collectif et Je félicite notamment les acteurs de la société civile qui ont su prendre de louables initiatives.

Nous avons en effet vécu des moments mémorables au cours desquels un bel esprit d’entraide et de volontariat prévalait entre voisins. Et c’est ainsi que des aides, du soutien et des orientations ont été soigneusement prodigués aux personnes âgées et aux familles nécessiteuses.

C’est une immense fierté et une légitime satisfaction que Nous ont également inspirées ces scènes émouvantes de grand patriotisme, où l’hymne national était chanté depuis les fenêtres des maisons, forces de l’ordre et citoyens communiant par des échanges de saluts.

Cher peuple,

Nous mesurons l’ampleur de la crise et ses fâcheuses retombées sanitaires, mais aussi économiques et sociales.

De fait, les différents secteurs de production ont été profondément affectés, de même que les revenus des familles et le budget de l’Etat.

C’est pourquoi Nous avons créé un Fonds spécial pour faire face aux répercussions sanitaires, économiques et sociales de la pandémie. Nous nous sommes d’ailleurs réjouis de l’enthousiasme spontané et de l’esprit constant de solidarité avec lesquels cette initiative a été accueillie.

Une telle ferveur a permis la mobilisation de 33 milliards 700 millions de dirhams. Le total des dépenses engagées jusqu’à présent se monte à 24 milliards 650 millions de dirhams. Cette somme a permis le financement des mesures d’appui social et l’achat du matériel médical nécessaire.

Par ailleurs, 5 milliards de dirhams seront affectés à la Caisse Centrale de Garantie, dans le cadre de la relance économique.

En outre, Nous avons orienté le gouvernement pour qu’il appuie la résilience des secteurs touchés, qu’il préserve les emplois et soutienne le pouvoir d’achat des ménages restés sans moyens de subsistance.

Malgré ces mesures et en dépit de nos efforts pour atténuer l’acuité de cette crise sanitaire, Je le dis en toute sincérité, les incidences seront rudes.

Aussi, face aux signes de relâchement constatés, J’appelle à la vigilance, à la solidarité, au respect des mesures sanitaires et à l’élaboration d’un plan qui maintienne la nécessaire mobilisation et permette d’affronter, le cas échéant, une éventuelle seconde vague de la pandémie.

Cher peuple,

Notre travail ne consiste pas seulement à contrecarrer la pandémie. Il vise aussi à remédier à ses répercussions économiques et sociales dans le cadre d’une vision prospective globale mettant à profit les enseignements tirés de la période en cours.

Cette crise a révélé la solidité des liens sociaux qui unissent les Marocains et elle a donné la pleine mesure de leur esprit solidaire et responsable. Toutefois, elle a également mis en évidence un certain nombre d’insuffisances qui touchent plus particulièrement le domaine social : comme la dépendance de certains secteurs aux aléas extérieurs, la taille du secteur informel et la faiblesse des réseaux de protection sociale, notamment à l’égard des franges de la population en situation de grande précarité.

Ces constats ainsi mis en exergue, il nous appartient de saisir l’opportunité de redéfinir l’ordre des priorités, d’asseoir les bases d’une économie forte et compétitive et de construire un modèle social plus inclusif.

Dans ce cadre, Nous engageons le gouvernement et les différents acteurs à concentrer leur attention et leur action sur les défis et les priorités que dicte cette nouvelle donne.

Au premier chef, il importe d’initier un plan ambitieux de relance économique pour permettre aux secteurs de production de se remettre d’aplomb, d’accroître leur capacité à créer des emplois et à préserver les sources de revenu.

Pour cela, il faut mobiliser tous les moyens disponibles en termes de financements, de dispositifs d’incitation et de mesures de solidarité, en vue d’accompagner les entreprises, essentiellement les petites et les moyennes qui constituent le maillon central du tissu économique national.

Dans ce cadre, environ 120 milliards de dirhams seront injectés dans l’économie nationale, soit l’équivalent de 11% du PIB. Ce taux inscrit le Maroc parmi les pays les plus audacieux en matière de politique de relance économique post-crise.

Nous avons estimé qu’un Fonds d’investissement stratégique devait être créé pour remplir une mission d’appui aux activités de production, d’accompagnement et de financement des grands projets d’investissement public-privé, dans une diversité de domaines.

En sus de la participation de l’Etat, ce Fonds devra compter sur la coordination et la rationalisation des différents Fonds de financement.

Afin de réunir les conditions de réussite de ce plan, Nous recommandons l’adhésion efficace et responsable du gouvernement, des acteurs sociaux et des opérateurs économiques, dans un cadre contractuel constructif qui sera à la hauteur des défis du moment et des attentes des Marocains.

Par ailleurs, une réforme profonde du secteur public doit être lancée avec diligence pour corriger les dysfonctionnements structurels des établissements et des entreprises publics, garantir une complémentarité et une cohérence optimales entre leurs missions respectives et, in fine, rehausser leur efficience économique et sociale.

À cette fin, Nous appelons à la création d’une Agence Nationale dont la mission consistera à assurer la gestion stratégique des participations de l’Etat et à suivre la performance des établissements publics.

Cher peuple,

Tous les projets et toutes les initiatives que Nous engageons ont une double finalité complémentaire : la promotion du développement et l’instauration de la justice sociale et spatiale.

Notre aspiration prioritaire est d’assurer la protection sociale à tous les Marocains. Et Notre détermination est qu’à terme Nous puissions en faire bénéficier toutes les franges de la société.

Lors du Discours du Trône de l’année 2018, J’ai déjà appelé à une prompte refonte du dispositif de protection sociale, qui est encore marqué par un éparpillement des interventions et par un faible taux de couverture et d’efficacité.

Aussi, Nous considérons que le moment est venu de lancer, au cours des cinq prochaines années, le processus de généralisation de la couverture sociale au profit de tous les Marocains.

Nous préconisons le déploiement progressif de cette opération à partir du mois de janvier 2021, selon un programme d’action précis. Celui-ci devra porter, en premier lieu, sur la généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et des allocations familiales. Il sera ensuite étendu aux autres couvertures sociales que sont la retraite et l’indemnité pour perte d’emploi.

Pour qu’il profite directement et pleinement aux bénéficiaires, ce projet requiert une réforme rigoureuse des systèmes et programmes sociaux déjà en place, notamment à travers l’opérationnalisation du Registre social unifié (RSU).

De fait, la généralisation de la couverture sociale doit devenir un levier essentiel d’insertion du secteur informel dans le tissu économique national.

Par conséquent, Nous appelons le gouvernement, en concertation avec les partenaires sociaux, à parachever l’élaboration d’une vision pragmatique globale. Celle-ci devra inclure le planning, le cadre légal ainsi que les options de financement pour parvenir in fine à une généralisation effective de la couverture sociale.

A cette fin, il importe d’adopter une bonne gouvernance reposant sur un dialogue social constructif. Guidé par les principes de probité, de transparence, de droit et d’équité, ce dispositif devra prévenir tout dérapage ou toute instrumentalisation de ce noble projet sociétal à des fins politiques.

Cher peuple,

La prochaine étape exige de mutualiser les efforts de tous les Marocains, afin de relever les défis à venir.

A ce propos, Je M’adresse à toutes les forces vives de la Nation : Je les engage à adhérer vigoureusement aux efforts déployés à l’échelle nationale pour dépasser la conjoncture actuelle et faire face à ses répercussions économiques et sociales. J’en appelle à leur patriotisme, à leur sens des responsabilités individuelles et collectives.

Nous devons capitaliser les acquis engrangés en cette courte période pour renforcer les points forts révélés par les Marocains. Nous pourrons ainsi accélérer la cadence des réformes imposées par la conjoncture et saisir les opportunités favorables.

Dès lors, nous jetterons des passerelles entre le passé et le présent, avançant ainsi dignement sur la trace de Nos prédécesseurs. A cet égard, Nous saluons, avec émotion et déférence, la mémoire immaculée de tous les grands hommes du Maroc, au premier rang desquels Notre Auguste Grand-Père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et Notre Illustre Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu les ait en Sa sainte miséricorde, ainsi que tous les valeureux martyrs de la Nation.

En cette circonstance, Nous rendons une nouvelle fois hommage à nos Forces Armées Royales et à nos Forces de sécurité, toutes composantes confondues, pour leur mobilisation constante, sous Notre commandement, en faveur de la défense de l’unité nationale et de la préservation de la sécurité et de la stabilité du pays.

“Allah n’impose à personne que selon ce qu’Il lui a donné, et Allah fera succéder l’aisance à la gêne”. Véridique est la parole de Dieu.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh”.

mercredi 20 août 2014

SM le Roi adresse un discours à la nation à l’occasion du 61è anniversaire de la révolution du Roi et du peuple

 

SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé mercredi soir un discours à la Nation à l’occasion du 61ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple.

Voici le texte intégral du Discours Royal:

"Louange à Dieu Paix et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons

Cher peuple,

Nous commémorons aujourd’hui le 61ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple. Ce faisant, nous célébrons non seulement une épopée nationale pour la liberté et l’indépendance, mais également et surtout le renouvellement du pacte pérennisant une révolution vouée à la concrétisation de tes aspirations légitimes et à la consolidation de la position du Maroc comme acteur de poids dans son environnement régional et international.

Depuis Notre accession au Trône, Nous avons veillé à ce que cette communion, née spontanément entre toi et Moi, soit la pierre angulaire pour l’édification d’une société avancée, soudée, accueillante pour tous ses enfants, inspirant à chaque Marocaine et chaque Marocain la fierté d’y appartenir.

Car, en effet, la patrie appartient à tous. Le devoir commande que tous les Marocains, individuellement et collectivement, s’impliquent fermement et résolument dans la défense de l’unité de leur nation et s’investissent dans le processus de développement de leur pays.

Les Marocains sont un peuple habité par l’ambition d’atteindre les plus hauts sommets et de se mettre au diapason des nations avancées. Mais un tel dessein n’a rien d’un rêve chimérique ou d’une création ex nihilo. Il procède plutôt d’une réalité tangible et s’appuie sur des réalisations concrètes que le Maroc a inscrites à son actif sur la voie de la démocratie et du développement.
Où en est donc le Maroc aujourd’hui ? Dans quelle catégorie peut-on classer l’économie nationale, par rapport à d’autres pays ? Peut-on le considérer comme un pays compétitif, ou le ranger parmi les Etats émergents ?

Chacun sait qu’il n’existe pas un modèle spécifique de pays émergents. Chaque pays poursuit, en matière de développement, un parcours qui lui est propre, selon les ressources humaines, économiques et naturelles dont il dispose, et en fonction de son capital civilisationnel, et des écueils et difficultés qu’il vient à rencontrer.

Mais il est des critères et des atouts qu’il faut faire valoir pour faire partie de cette catégorie de pays émergents. Il s’agit notamment du niveau d’évolution démocratique et institutionnelle, du progrès économique et social, et de l’ouverture régionale et internationale.

Cher peuple,

Comme chacun sait, aucun Etat ne peut passer d’un palier à un autre du jour au lendemain, mais il doit nécessairement capitaliser sur les avancées positives qu’il a accumulées tout au long de son histoire.

Le Maroc, en l’occurrence, offre un véritable modèle en la matière. Il a pu, au cours des quinze dernières années, conforter son cheminement démocratique, tout en consolidant les fondements d’un modèle de développement intégré et durable, porté par l’impératif de lancer des projets structurants, allié à la volonté de promouvoir le développement humain et durable.

En effet, l’économie nationale a connu une transformation profonde dans sa structure et une grande diversification dans ses secteurs productifs. Elle a réalisé un taux de croissance élevé et constant, et a pu maintenir les grands équilibres, en dépit des retombées de la crise économique mondiale.

Les stratégies sectorielles ont permis, à cet égard, de réaliser des résultats concrets qui ont contribué à la clarification de la vision et au repositionnement de l’économie nationale sur le plan régional et international.

Ainsi, par exemple, le Plan Maroc Vert et le Plan Halieutis ont contribué à l’obtention par le Maroc du Prix de la FAO, pour avoir atteint, deux ans avant terme, les objectifs du Millénaire en matière de lutte contre la pauvreté et la faim.

Cette performance tient au fait que les deux plans reposent sur la recherche d’un équilibre entre les grands projets à rendement élevé, et les actions de promotion de l’agriculture vivrière et solidaire et de la pêche artisanale, et eu égard à leur rôle dans l’amélioration et la pérennisation du revenu.

De même, le Plan Emergence Industrielle, qui repose sur une approche intégrée, prévoyant notamment de dispenser une formation professionnelle appropriée, appuyé par le saut qualitatif qu’ont connu le secteur commercial et financier et l’économie numérique, a contribué au renforcement de la position de l’économie nationale au niveau continental.

Si les infrastructures comptent parmi les piliers sur lesquels reposent les économies émergentes, les réalisations que le Maroc a inscrites à son actif dans ce domaine, ont contribué à accroître la compétitivité des entreprises et des produits nationaux.

Dans le même ordre d’idées, l’attractivité de l’économie nationale s’est renforcée grâce aux efforts constants qui sont déployés pour améliorer le climat des affaires, et créer des pôles économiques compétitifs, tel le pôle industriel Meloussa-Tanger.

Nous tenons à exprimer Notre satisfaction quant à la contribution que nombre d’entreprises du secteur privé et d’établissements publics, ont apportée au développement de l’économie nationale, aussi bien en interne qu’à l’extérieur.

L’Office Chérifien des Phosphates constitue à cet égard un véritable modèle au regard de la stratégie nationale et internationale efficace dont il dispose et compte tenu de la vision claire, de la bonne gouvernance et de l’efficacité qui le caractérisent. Tous ces facteurs consacrent l’intégration du Maroc dans le marché mondial des phosphates, ressource qui est devenue un enjeu universel tant elle est étroitement liée à la sécurité alimentaire.

Les économies émergentes tendent à s’appuyer principalement sur le développement durable et l’exploitation judicieuse des opportunités offertes par l’Economie Verte.

Ainsi, le domaine des énergies renouvelables a connu un véritable essor suite aux grands projets que Nous avons lancés, parallèlement à l’adoption de la stratégie d’efficacité énergétique et de la politique ambitieuse de mobilisation des ressources en eau.

A cet égard, le plan marocain d’énergie solaire et éolienne constitue une preuve supplémentaire de notre capacité à relever les défis. S’il en est ainsi, c’est grâce notamment à une vision claire et anticipative, conjuguée à une planification rigoureuse des priorités pressantes, garantissant la satisfaction des besoins énergétiques de notre pays et la réduction de sa dépendance de l’étranger et ce, grâce à une exploitation judicieuse de nos ressources propres en énergies renouvelables.

Le Maroc a certes besoin de faire quelques efforts supplémentaires pour progresser résolument et avec assurance vers l’insertion parmi les Etats émergents. Mais d’ores et déjà sa politique d’ouverture économique l’a conforté dans sa position comme axe d’échanges internationaux.

Cette performance est illustrée par la mise en place de partenariats fructueux, tant avec les pays arabes – en particulier les Etats du Conseil de Coopération du Golfe – qu’avec les pays d’Afrique sub–sahariens, où le Maroc représente le deuxième investisseur en Afrique.

L’on citera également à cet égard, le statut avancé liant le Maroc à l’Union Européenne, et les accords de libre-échange avec un grand nombre d’Etats, dont et au premier chef, les Etats Unis d’Amérique, ainsi que le partenariat stratégique que nous nous employons à approfondir avec la Russie, et le partenariat que nous sommes en train de mettre au point avec la Chine.

Par ailleurs, le Maroc constitue un maillon essentiel dans la Coopération tripartite et multilatérale, en particulier pour assurer la sécurité, la stabilité et le développement en Afrique.

Cher peuple,

Les acquis et les réalisations engrangés ne devraient pas inciter à l’autosatisfaction. Ils devraient plutôt constituer un motif puissant pour redoubler d’efforts et rester constamment mobilisés.

En effet, soit l’économie marocaine devient une économie émergente grâce à ses potentialités et à la coordination des énergies de toutes ses composantes, soit elle manquera son rendez-vous avec l’Histoire.

Notre modèle de développement a atteint un niveau de maturité qui l’habilite à faire une entrée définitive et méritée dans le concert des pays émergents. Toutefois, les prochaines années seront décisives pour préserver les acquis, corriger les dysfonctionnements et stimuler la croissance et l’investissement.

Alors, ce modèle peut-il progresser, en relevant les défis et en éliminant les obstacles auxquels il est confronté ?

Si les pays s’appuient essentiellement sur la compétitivité de leurs entreprises, notamment celles qui exportent leurs produits vers les marchés mondiaux, l’économie marocaine a enregistré, hélas, un retard significatif en la matière, en raison de l’éparpillement et de la faiblesse du tissu industriel et de la concurrence du secteur informel.

Cette situation appelle la mise en place de groupes forts et d’entreprises puissantes permettant de renforcer la résilience de l’économie nationale, tant pour faire face à la concurrence internationale que pour tisser des partenariats avec les petites entreprises à même de favoriser le développement au niveau national.

Se doter de ressources humaines qualifiées est un préalable majeur pour rehausser la compétitivité et répondre ainsi aux exigences du développement et du marché de l’emploi et pour accompagner la progression et la diversification que connaît l’économie nationale.

Comme tout le monde le sait, la bonne gouvernance est la clé de réussite de toute réforme. Elle est essentielle à la réalisation des objectifs de toute stratégie.

Dans quelle mesure le système de gouvernance actuel dans les secteurs productifs marocains peut-il contribuer à la mise à niveau et au développement de l’économie nationale ?

Il est vrai que l’objectif de rejoindre les pays émergents ne peut se concrétiser que si l’on continue à améliorer le climat des affaires, notamment en allant de l’avant dans la réforme de la Justice et de l’Administration, la lutte contre la prévarication et la moralisation de la vie publique. Nous estimons que cette tâche est une responsabilité qui incombe à toute la société, citoyens et associations, et qu’elle n’est pas du seul ressort de l’Etat.

Il convient aussi de renforcer le rôle stratégique de l’Etat en matière de régulation et d’organisation et d’engager avec audace les grandes réformes, notamment en matière de régimes de retraite et de fiscalité, tout en veillant à poursuivre l’application des règles de bonne gouvernance dans tous les secteurs.

Cher peuple,

Le processus de développement de certains pays émergents se caractérise par l’apparition de symptômes négatifs illustrés par le creusement des écarts entre les couches sociales.

C’est pourquoi Nous veillons à ce que le développement économique aille de pair avec l’amélioration des conditions de vie du citoyen marocain.

En effet, Nous ne voulons pas d’un Maroc à deux vitesses : Des riches qui bénéficient des fruits de la croissance et s’enrichissent davantage ; et des pauvres restés en dehors de la dynamique de développement et exposés à plus de pauvreté et de privation.

C’est dans cet esprit que s’inscrivent les programmes de l’Initiative nationale pour le Développement humain, expérience dont plusieurs pays ont exprimé le souhait de profiter, ainsi que le volet social des plans sectoriels qui attachent un intérêt particulier au développement local et humain.

Nous avons tenu à mettre en évidence et confirmer la réputation des Marocains connus pour leur sérieux et leur dévouement au travail. En effet, nos citoyens ont démontré leur capacité à donner et à créer, dès lors qu’ils disposent des moyens nécessaires et des conditions idoines pour entreprendre n’importe quelle action, de n’importe quelle nature, petite ou grande, intellectuelle ou manuelle, et ce, en dépit du fléau du chômage.

L’élément humain reste la vraie richesse du Maroc et l’une des composantes essentielles de son capital immatériel. Nous avons appelé dans le Discours du Trône à quantifier et à valoriser ce capital, compte tenu de la place qui lui revient dans l’impulsion de tous les chantiers et de toutes les réformes et en matière d’insertion dans l’économie de la connaissance.

Le progrès réalisé par le Maroc n’est pas dû au hasard. Il est le résultat d’une vision claire et de stratégies rigoureuses, et des efforts et des sacrifices consentis par tous les Marocains.

A cet égard, Nous saluons les gouvernements qui se sont succédés jusqu’à présent pour le patriotisme sincère et le sens élevé des responsabilités dont ils ont fait preuve dans la gestion des affaires du pays.

Nous rendons également hommage au rôle clé joué par les entreprises citoyennes dans l’impulsion du développement économique et social du pays.

Nous nous félicitons également du rôle croissant des organisations de la société civile, et de leur participation efficiente à la dynamique de développement.

Nous rendons un hommage particulier aux partis politiques et aux syndicats sérieux que la Constitution a consacrés comme acteurs clés et incontournables au sein de l’Etat et de la société, compte tenu de leur capital de militantisme, et au vu du patriotisme sincère et du civisme responsable dont ils font preuve dans le traitement des questions majeures de la Nation.

Nous adressons l’expression de nos remerciements à toutes les organisations syndicales pour le rôle majeur qu’elles ont joué, au cours des 15 dernières années, dans la consolidation de la paix sociale comprise au sens large, sans pour autant renoncer à leurs principes constants, en s’attelant à défendre les droits et les intérêts sociaux et économiques de la classe ouvrière.

Aussi, il Nous a été donné d’accéder à la requête qui Nous a été soumise par les organisations syndicales concernant leur représentation au sein de la Chambre des Conseillers, laquelle s’apparentait, dans la première version du projet de la nouvelle Constitution, à une chambre réservée uniquement aux représentants des collectivités territoriales.

Nous avons à cœur de voir ces organisations continuer à jouer le rôle qui leur incombe dans la société et en matière de développement. Elles se doivent de remplir les obligations nationales qui leur échoient en matière d’édification, de réforme et de consolidation de la paix sociale, et ce, au même titre qu’elles jouissent des droits que leur confère la loi.

Nous tenons, par ailleurs, à rendre hommage aux professionnels de l’Enseignement, hommes et femmes, notamment ceux exerçant en milieu rural, pour leurs efforts dédiés à la formation de générations de cadres qualifiés ayant apporté leur contribution à la mise en œuvre des chantiers de développement. Nous les saluons également pour leurs sacrifices en faveur de l’éducation des générations montantes.

Cher peuple,

Gagner le pari de rattraper les pays émergents n’est pas impossible, quand bien même cette entreprise recèle de nombreuses difficultés et de multiples défis.

Le Maroc, grâces en soient rendues à Dieu, dispose, pour relever ces défis, de toutes les potentialités nécessaires, avec, au premier chef, sa jeunesse lucide et responsable.

Nous sommes convaincu qu’en vertu du patriotisme, des valeurs de citoyenneté constructive et du génie créateur qui les caractérisent, nos jeunes, filles et garçons, sont aptes à contribuer au développement de leur pays et à relever les défis liés à son entrée au club des pays émergents.

Ainsi, nous continuons tous à porter le flambeau de la Révolution renouvelée du Roi et du peuple, forts d’une symbiose indissoluble entre les composantes de la Nation, et constamment fidèles à la mémoire immaculée de Son Glorieux Héros, Notre Grand-Père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et de son compagnon de lutte, Notre illustre Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu les ait en Sa sainte miséricorde, et au souvenir des valeureux martyrs de la Résistance et de la Libération.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wa barakatouh" 


http://gendarmerie-royale-maroc.blogspot.com 

jeudi 31 juillet 2014

SM le Roi adresse un Discours à la Nation à l'occasion de la Fête du Trône


Rabat - SM le Roi Mohammed VI a adressé, mercredi, un discours à la Nation à l'occasion de la Fête du Trône, qui coïncide cette année avec le quinzième anniversaire de l'intronisation du Souverain.

30 juillet 2014

Voici le texte intégral du Discours Royal :

"Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons

Cher peuple,

Nous célébrons aujourd’hui avec autant de joie que de fierté le quinzième anniversaire de la glorieuse Fête du Trône. C’est l’occasion annuelle par excellence pour faire le point sur l’état de la nation.

Nous n’entendons pas Nous en prévaloir juste pour passer en revue le bilan des réalisations, car si loin qu’elles puissent porter, elles demeureront en-deçà de celles dont Nous t’estimons digne, cher peuple.

Nous voulons plutôt que ce soit une opportunité pour marquer une pause, procéder à un examen de conscience, et nous interroger en toute franchise, avec sincérité et objectivité, sur ce qu’il y a lieu d’inscrire à l’actif ou au passif de la marche dans laquelle nous nous sommes engagés, afin d’aborder l’avenir avec sérénité, résolution et optimisme.

Ce qui M’importe, ce n’est pas tant le bilan et les chiffres, mais surtout et avant tout l’impact direct et qualitatif que les réalisations ont pu avoir sur l’amélioration des conditions de vie de tous les citoyens.

S’il est naturel que l’homme se livre, à chaque étape de sa vie, à un exercice d’introspection, cet examen de conscience s’affirme plutôt comme une nécessité pour ton Premier Serviteur, dont la mission est de veiller au bien-être de plus de 35 millions de Marocains.

En effet, cette charge suprême qui M’incombe en tant que Roi de tous les Marocains, M’amène à M’interroger chaque jour, voire à chaque instant, et à l’occasion de chaque initiative, M’incitant à réfléchir et à consulter avant de prendre toute décision sur les questions qui préoccupent la patrie ou les citoyens.

Nos choix sont-ils judicieux ? Quelles sont les actions à accélérer, rectifier ou réajuster ? Quels sont les chantiers et les réformes à mettre en route ?

Croire que l’on a toujours raison, ou que l’on ne se trompe jamais, c’est ouvrir la voie aux dérapages et aux dérives de la vanité.

Nous sommes donc tous en droit de nous demander : est-ce que les réalisations et les manifestations de progrès que nous observons ont eu l’impact direct escompté sur les conditions de vie des Marocains ? Est-ce que le citoyen marocain, quelle que soit sa situation matérielle ou sociale, et où qu’il se trouve, dans le village et dans la ville, sent une amélioration concrète dans son vécu quotidien, grâce à ces chantiers et à ces réformes ?

Ces interrogations ne font que traduire Notre quête permanente d’efficacité et des moyens les plus indiqués pour que tous les Marocains, sans distinction aucune, puissent bénéficier des différentes réalisations qui sont accomplies.

Mais cette interrogation et cette pause introspective ne sont nullement synonymes de doute, d’hésitation ou de flou dans la vision. Bien au contraire : notre voie est limpide, nos choix précis et mûrement réfléchis. Car nous savons qui nous sommes, ce que nous voulons et vers où nous allons.

Cher peuple,

Dresser l’état de la situation de la nation nous offre l’opportunité d’apprécier la portée des progrès enregistrés, en faisant usage de tous les mécanismes connus qui permettent de mesurer ces évolutions.

Il nous a déjà été donné de procéder en 2005 à une pause introspective, incarnée par le rapport du cinquantenaire, qui a permis d’évaluer les réalisations, d’identifier les dysfonctionnements et de cerner les aspirations depuis les débuts de l’Indépendance, en vue d’établir des politiques publiques plus efficaces.

Aujourd’hui, quinze années après Notre accession au Trône, il Me paraît nécessaire de renouveler cette pause nationale.

En réalité, experts et observateurs nationaux et internationaux conviennent tous que le Maroc a connu, au cours de cette période, de grandes avancées dans les domaines les plus variés.

En effet, nul ne peut nier l’évolution démocratique de notre pays, incarnée notamment par la Constitution de 2011, le système des droits de l’Homme et des libertés dont il dispose, et la mise en route du chantier de la régionalisation avancée. Il n’en reste pas moins que l’impact concret de ces réformes et bien d’autres est subordonné à leur concrétisation et à la mobilisation d’élites qualifiées pour en assurer la mise en œuvre.

On ne peut non plus passer sous silence les grandes infrastructures qui ont vu le jour. Etait-il possible, par exemple, que les Marocains, Moi le premier, puissent imaginer que leur pays possède le plus grand port du bassin méditerranéen et le plus important parc d’énergie solaire au monde ? Etait-il possible pour un citoyen d’emprunter l’autoroute pour se rendre d’Agadir à Tanger ou d'El Jadida à Oujda ?

Ainsi, sur le plan économique, le taux de croissance a connu une progression sensible grâce à l’adoption de plans sectoriels ambitieux, tels que le Plan Vert, le Plan Emergence industrielle et d’autres encore.

Mais, cette avancée ne s’est pas faite au détriment de la promotion du développement humain. Bien au contraire, les bénéficiaires des programmes y afférents attestent de leur impact direct sur l’amélioration de leurs conditions de vie et de leur rôle dans la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et la marginalisation dans notre pays.

La question qui reste posée est la suivante : qu’avons-nous fait des progrès que nous avons réalisés ? Ont-ils contribué uniquement à rehausser le niveau de consommation, ou ont-ils été mis au service de la prospérité commune de tous les Marocains ? Ou encore : dans quelle mesure ces avancées se sont-elles traduites par l’amélioration du niveau de vie de nos compatriotes ?

Cher peuple,

Nous croyons que le modèle de développement marocain a atteint un seuil de maturité qui nous habilite à adopter des critères avancés et plus pointus pour évaluer la pertinence des politiques publiques et la portée de leur impact effectif sur la vie des citoyens.

Cette appréciation a été confirmée par la Banque Mondiale qui a montré que la valeur globale du Maroc a connu, ces dernières années, une hausse sensible, surtout grâce au développement majeur de son capital immatériel.

Or le capital immatériel s’affirme désormais comme un des paramètres les plus récents qui ont été retenus au niveau international pour mesurer la valeur globale des Etats et des entreprises.

Comme chacun sait, les critères que les spécialistes de l’économie et des finances utilisent pour mesurer la richesse ont connu plusieurs évolutions.

Ainsi, la valeur globale des Etats était calculée jadis en fonction de leurs ressources naturelles, puis comptabilisée sur la base des données liées au PIB, lequel reflète, à son tour, le niveau de vie du citoyen.

Ensuite est intervenue l’adoption des indicateurs de développement humain pour déterminer le niveau de prospérité chez les peuples, et voir dans quelle mesure ces peuples profitent des richesses de leurs pays.

C’est dans les années 90 du siècle dernier que le capital immatériel a commencé à être intégré comme une des composantes fondamentales d’évaluation de la richesse, avant d’être adopté officiellement comme paramètre scientifique par la Banque Mondiale en 2005.

Ce critère permet d’intégrer dans le mode de calcul, les atouts qui n’ont pas été pris en compte dans les approches financières classiques.

Il s’agit en l’occurrence de mesurer le capital historique et culturel de tout pays, parallèlement aux autres caractéristiques qui le distinguent, notamment son capital humain et social, la confiance, la stabilité, la qualité des institutions, l’innovation et la recherche scientifique, la création culturelle et artistique, la qualité de la vie et de l’environnement, et d’autres éléments encore.

Ainsi, par exemple, la sécurité et la stabilité constituent le fondement de la production et de la richesse. De même, la confiance et la crédibilité sont essentielles pour stimuler l’investissement. Pourtant, on ne trouve nulle part trace de ces atouts dans la valeur globale des Etats.

La Banque Mondiale avait déjà réalisé, en 2005 et 2010, deux études pour mesurer la richesse globale de quelque 120 Etats, dont le Maroc. Notre pays y a été classé dans les premiers rangs à l’échelle africaine, devançant de loin certains pays de la région.

Mais en prenant connaissance des chiffres et des statistiques qui figurent dans lesdites études et qui mettent en évidence l’évolution de la richesse du Maroc, je M’interroge, avec les Marocains, non sans étonnement : Où est cette richesse ? Est-ce que tous les Marocains en ont profité, ou seulement quelques catégories ? La réponse à ces interrogations n’exige pas d’analyses approfondies. Et si le Maroc a connu des avancées tangibles, la réalité confirme que cette richesse ne profite pas à tous les citoyens. En effet, Je relève, lors de Mes tournées d’information, certaines manifestations de pauvreté et de précarité, comme Je note l’ampleur des disparités sociales entre les Marocains.

Par conséquent et pour prendre la pleine mesure de la situation, Nous invitons le Conseil économique, social et environnemental, en collaboration avec Bank Al Maghrib et les institutions nationales concernées, et en coordination avec les institutions internationales spécialisées, à entreprendre une étude permettant de mesurer la valeur globale du Maroc entre 1999 et fin 2013.

L’objet de cette étude n’est pas seulement de faire ressortir la valeur du capital immatériel de notre pays, mais également et surtout de souligner la nécessité de retenir ce capital comme critère fondamental dans l’élaboration des politiques publiques, et ce, afin que tous les Marocains puissent bénéficier des richesses de leur pays.

Nous attendons de cette étude qu’elle pose un diagnostic objectif de la situation, et qu’elle présente des recommandations pratiques pour son amélioration.

Et pour que le rapport final ne reste pas lettre morte, ou seulement une matière pour consommation médiatique, Nous avons décidé que la plus large diffusion possible lui soit assurée. Nous appelons le gouvernement, le parlement, toutes les institutions concernées et les forces vives de la nation, à se pencher sur les recommandations constructives figurant dans le rapport, et à œuvrer pour en assurer la mise en œuvre.

Dans la mesure où l’évaluation de la richesse immatérielle est considérée comme un outil d’appui à la prise de décision, Nous tenons à ce que le Recensement général de la population, prévu cette année, fasse état des indicateurs relatifs au capital immatériel du Maroc, dans ses différentes composantes.

Cher peuple,

Notre action pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens n’a d’égale que Notre volonté de garantir leur sécurité spirituelle et de consolider le modèle marocain en matière de gestion de la chose religieuse.

Ce modèle original, fondé sur la Commanderie des croyants qui en est la référence, et sur le rite Malékite, est le produit des réformes profondes que Nous avons menées au cours des quinze dernières années, pour assurer la mise à niveau et l’encadrement du champ religieux.

C’est un paradigme qui a pour vocation de prémunir le citoyen et la société contre les démons de l’extrémisme, du repli sur soi et de l’ignorance. Pour ce faire, il faut protéger les mosquées de toute instrumentalisation, d’autant plus que ce sont des espaces de culte, d’orientation, de guidance et d’alphabétisation.

Et c’est là précisément l’objectif de la Charte des Oulémas de 2008, telle que renforcée par le plan de soutien pour l’encadrement religieux local, dont Nous avons donné le coup d’envoi récemment, et qui est assuré par plus de 1300 Imams-Morchides officiant dans toutes les régions du Royaume.

Ce modèle repose également sur la volonté de dispenser une formation scientifique et religieuse éclairée. Celle-ci doit être imprégnée des valeurs prônant la modération, le juste milieu et la préservation des constantes islamiques, parallèlement et en concomitance avec l’effort imaginatif de l’Ijtihad et l’ouverture d’esprit. Car il s’agit de veiller à une parfaite concordance entre notre sainte religion et nos choix nationaux, ainsi que les impératifs des temps modernes.

Voilà pourquoi le modèle marocain de gestion des affaires religieuses est apprécié à sa juste valeur et fait l’objet d’un intérêt soutenu aux niveaux continental et international.

A cet égard, Nous tenons à ce que l’expérience marocaine puisse être mise à la disposition des pays frères qui partagent avec le Maroc l’attachement aux mêmes principes et valeurs spirituels, et qui ont exprimé le souhait de bénéficier du modèle marocain, comme c’est le cas pour la coopération en matière de formation des Imams.

Cher peuple,

Dans le cadre de la complémentarité et de la cohérence entre les politiques intérieure et extérieure de notre pays, Nous nous attachons à exploiter au mieux l’évolution de notre modèle de démocratie et de développement pour conforter l’image et la place du Maroc sur la scène internationale et défendre les intérêts supérieurs et les causes justes de notre pays.

Dans le contexte des mutations accélérées que connaît le monde, Nous avons veillé à ce que le modèle diplomatique marocain repose sur la confiance en soi, l’esprit d’initiative, le réalisme et l’efficacité, dans le respect de la légalité et dans un esprit d’ouverture, de modération et d’attachement aux valeurs universelles.

Voilà ce qui fait du Maroc un partenaire efficient, écouté et jouissant d’un capital de confiance et de crédibilité. C’est cette position privilégiée que Nous nous efforçons, avec le concours de toutes les forces vives du pays, de consolider à tous les niveaux.

Sur le plan maghrébin, Nous réaffirmons Notre détermination à construire une Union forte prenant appui sur des relations bilatérales solides et des projets économiques inclusifs.

Nous sommes convaincu que le désaccord n’est pas une fatalité incontournable; c’est même quelque chose de normal dans tous les regroupements. Ainsi par exemple, l’Union européenne a toujours connu des différends entre ses membres, mais sans que ces divergences ne finissent en rupture. Or ce qui est regrettable, c’est de persister à entretenir le désaccord pour enrayer la marche de l’Union maghrébine.

Quelle que soit la portée de ce différend, cela ne saurait justifier par exemple la persistance de la fermeture des frontières. En effet, la situation a atteint un seuil que le citoyen maghrébin ne comprend ni n’accepte. Tant et si bien que nombre de mes interlocuteurs que J’ai rencontrés au cours de mes périples dans certains pays frères, s’interrogent avec étonnement sur les raisons de la persistance de cette fermeture et demandent la levée des barrières entre nos peuples.

Je leur répondais toujours que le Maroc n’a cessé d’appeler, depuis plus de six ans, à la recherche d’une issue à cette situation étrange. Or, toutes les initiatives marocaines responsables se heurtent à une intransigeance et un refus systématique, qui vont à contre-courant de la logique de l’Histoire et de la légalité, et qui contreviennent aux droits de nos peuples en matière d’échange et d’interaction humaine et d’ouverture économique.

Ayant à cœur de faire des relations bilatérales le pilier de la construction de l’Union maghrébine, Je tiens à exprimer Ma satisfaction quant aux résultats positifs de la visite que J’ai effectuée récemment en Tunisie, et à l’accueil chaleureux et hospitalier qui M’a été réservé, tant par le grand peuple tunisien que de la part de ses institutions nationales, et auquel J’ai été particulièrement sensible.

Je suis persuadé que la Tunisie poursuivra le processus pacifique en cours pour consolider l’Etat des institutions et assurer à ses citoyens développement et prospérité.

Sur le plan arabe, la situation désastreuse que connaissent certains pays de la région est désolante et profondément inquiétante.

La crise en Syrie et en Irak n’est qu’une manifestation de cette situation périlleuse que traverse le monde arabe, et qui se nourrit des politiques d’exclusion et des conflits confessionnels et sectaires. Il s’ensuit une amplification du drame humanitaire dont pâtissent ces deux peuples frères.

Il ne s’agit pas que d’une crise régionale, mais bien d’un bourbier et un terreau fertile pour les forces d’extrémisme et de terrorisme les plus violentes et les plus menaçantes pour la sécurité de nos pays, voire pour la sécurité et la stabilité dans le monde.

Nous avons le plus grand besoin, aujourd’hui, d’un système arabe cohérent, économiquement intégré, politiquement unifié et harmonieux; un système qui puisse transformer le monde arabe en pôle géopolitique pesant de son poids réel sur les relations internationales et apte à défendre les Causes arabes cruciales.

Les liens de fraternité et d’entente qui nous unissent à Nos Frères les dirigeants des Etats du Conseil de Coopération du Golfe, et le partenariat privilégié qui lie nos pays frères, sont autant de motifs de fierté pour Nous.

En ce qui concerne la question palestinienne, Nous renouvelons notre condamnation énergique de l’agression israélienne inique dans la bande de Gaza.

Marquant notre solidarité concrète avec le peuple palestinien frère dans cette épreuve, Nous avons été parmi les premiers à apporter un soutien matériel aux victimes de cette agression. Nous avons également ouvert les hôpitaux marocains aux blessés et aux malades parmi ces victimes pour aider à soulager leurs souffrances dans une conjoncture aussi délicate.

Nous réitérons également notre soutien à toutes les initiatives internationales constructives pour parvenir à une paix juste et durable sur la base de la solution des deux Etats.

Assumant la mission suprême qui Nous incombe de défendre Al-Qods Al-Charif, Nous avons œuvré pour que le Comité Al-Qods que J’ai l’honneur de présider, adopte, à l’occasion de la tenue de sa vingtième session à Marrakech, des recommandations fortes visant à soutenir les négociations de paix et à préserver l’identité spirituelle et civilisationnelle d’Al-Qods contre les violations israéliennes illégitimes.

Par ailleurs, cette session a connu l’adoption du Plan d’action stratégique quinquennal de l’Agence Bait Mal Al-Qods pour soutenir les secteurs vitaux à travers des projets rigoureux dans leur programmation et leurs moyens de financement.

Afin de soutenir la résistance de nos frères maqdisis sur leur terre, Nous veillons à ce que l’Agence poursuive ses actions sur le terrain, en leur apportant le soutien direct et concret qui leur est nécessaire et en répondant à leurs besoins pressants.

Cher peuple,

Nous sommes profondément convaincu que l’Afrique est apte à réaliser son essor.

Cependant, cet objectif ne pourra être atteint que si le continent compte sur ses enfants et sur ses ressources propres. Ici, Je tiens à réaffirmer ce que J’ai dit à Abidjan : l’Afrique doit faire confiance à l’Afrique.

Partant de là, Nous réitérons Notre engagement à adopter à l’égard de nos frères africains, une politique harmonieuse et cohérente, fondée sur l’exploitation commune des richesses, la promotion du développement humain et le renforcement de la coopération économique.

Cette orientation s’illustre à travers les visites que Nous effectuons dans un certain nombre de pays africains frères, et la portée et la qualité des conventions qui ont été signées à cette occasion, et qui constituent le fondement d’un modèle privilégié de partenariat Sud-Sud, que Nous voulons solidaire et efficient.

Par ailleurs, Nous renouvelons notre engagement en faveur de la coopération tripartite et multilatérale et pour des partenariats équilibrés et mutuellement bénéfiques avec les pays du Nord.

Face à la multiplication des menaces sécuritaires, notamment dans la région du Sahel et du Sahara, Nous appelons de nouveau à une riposte collective aux organisations terroristes, qui trouvent un allié dans les bandes séparatistes et les hordes pratiquant la traite des humains et le trafic d’armes et de narcotiques, en raison de l’imbrication de leurs intérêts respectifs. Elles constituent assurément la plus grande menace pour la sécurité régionale et internationale.

Toutefois, si nous nous tournons naturellement vers l’Afrique, cette orientation ne se fera pas au détriment des relations de partenariat qui unissent le Maroc à ses partenaires internationaux. Elle ouvre, plutôt, des perspectives plus larges au partenariat entre les Etats du Nord et les pays du Sud.

Partant, Nous estimons que le statut avancé qui lie notre pays à l’Union européenne n’est pas une fin en soi. Il constitue, plutôt, une étape importante sur la voie de consolidation d’un partenariat maroco-européen que Nous voulons équitable et équilibré.

Aussi, le Maroc accorde une importance capitale au succès des négociations en cours pour parvenir à un Accord de libre-échange global et profond devant servir de cadre à un plus grand rapprochement entre le Maroc et l’Europe et à une meilleure intégration de l’économie marocaine dans le marché intérieur européen.

Parallèlement au renforcement de ses relations privilégiées avec cette Union, le Maroc est soucieux de diversifier et élargir ses relations bilatérales avec les pays de ce rassemblement.

Dans le cadre des relations historiques qui lient le Maroc et les Etats-Unis d’Amérique, Nous réaffirmons notre engagement à renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays, notamment à travers la recherche de nouveaux mécanismes de soutien à l’Accord de libre-échange et la poursuite du dialogue stratégique.

A cet égard, Nous avons réussi, au cours de Notre rencontre avec Son Excellence le Président Barack Obama, en novembre dernier, à imprimer à ce partenariat une dynamique forte, qui a commencé à porter ses fruits, que ce soit au niveau bilatéral ou sur le plan de la concordance des points de vue sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, avec, au premier chef, les questions de développement et de sécurité en Afrique.

Afin de renforcer la politique d’ouverture et de diversification des partenariats, Nous veillons à consolider les relations séculaires qui unissent notre pays, respectivement à la Fédération de Russie et à la République populaire de Chine, que Nous comptons visiter, l’une et l’autre, prochainement.

A cet égard, Nous sommes déterminé à approfondir la dimension économique du partenariat privilégié qui lie le Maroc à ces deux pays.

Cher peuple,

Nous avons imprimé une touche particulière et novatrice à notre action diplomatique, grâce à l’indépendance et au réalisme de notre politique extérieure.

Nous veillons aussi à ce que toutes les forces vives du pays continuent à s’impliquer dans la défense des intérêts supérieurs de la nation, avec au premier chef, l’intégrité territoriale qui reste la priorité des priorités.

La question du Sahara, comme Je l’ai réaffirmé plus d’une fois, est la Cause de tous les Marocains. C’est une responsabilité qui nous engage tous.

A cet égard, Nous appelons de nouveau à faire preuve encore et toujours de vigilance et de mobilisation collective et à engager les initiatives nécessaires pour anticiper les manœuvres des adversaires. Car il n’est plus de mise d’attendre ou de compter sur l’autre, ou encore de s’en tenir à de simples réactions.

Par ailleurs, Nous réitérons notre attachement à Notre initiative de conférer à Nos provinces du Sud un statut d’autonomie, initiative dont le Conseil de Sécurité a ,dans sa dernière résolution, souligné une nouvelle fois le sérieux et la crédibilité.

Toutefois, nous n’hypothéquerons pas l’avenir de la région, mais nous y poursuivrons plutôt les chantiers de développement et de modernisation, surtout en allant de l’avant dans la mise en œuvre du modèle de développement de nos provinces du sud, sur la base d’une approche participative, d’une bonne gouvernance et de projets cohérents et multidimensionnels, ayant vocation à réaliser le développement intégré.

D’un autre côté, nous nous apprêtons à mettre en place la régionalisation avancée dans les différentes régions du Royaume, avec, en tête, nos provinces du Sud, étant donné qu’elle permet de respecter les spécificités régionales et favorise une gestion démocratique, par les populations de la région, de leurs affaires locales, dans le cadre du Maroc unifié des régions.

Pour conclure, Nous rendons un vibrant hommage aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, à la Sûreté nationale , à l’Administration territoriale, aux Forces Auxiliaires et à la Protection civile pour leur mobilisation constante, sous Notre commandement, afin de défendre l’intégrité, la sécurité et la stabilité du pays.

Nous évoquons avec recueillement et déférence la mémoire immaculée de Notre Auguste Grand-Père et de Notre Illustre Père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et feu Sa Majesté le Roi Hassan II, et celle de tous les valeureux martyrs de la Patrie, que Dieu les agrée, en reconnaissance des grands sacrifices qu’ils ont consentis pour la grandeur et la souveraineté de la nation.

Fidèle à leur souvenir éternel, Nous poursuivrons la réalisation des chantiers de développement et de modernisation pour assurer, avec la volonté divine, les conditions d’une vie libre et digne à tous nos citoyens, où qu’ils se trouvent, dans le cadre de l’unité, de la sécurité et de la stabilité.

"Mon Seigneur, fais de cette cité un asile sûr. Accorde à ses habitants des fruits comme nourriture". Véridique est la parole de Dieu.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarkatouh". 
 

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...