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jeudi 8 juillet 2021

Défense : 2021 ou l’an 0 de l’industrie marocaine de l’armement

 

Le Royaume s’apprête à mettre en place une industrie de la Défense qui devrait permettre de sécuriser une partie de l’approvisionnement en munitions et matériels des FAR tout en lorgnant sur le marché très concurrentiel de l’export. Quels sont nos atouts ?

Le Conseil des ministres du 28 juin dernier a vu l’approbation par le Souverain de deux projets de décrets relatifs respectivement à l’application de la loi relative aux matériels et équipements de défense et de sécurité, aux armes et aux munitions, ainsi que celle ayant trait à la cybersécurité. Des décrets qui viennent cimenter la volonté du Royaume de mettre en place une réelle industrie de la défense intégrée et multisectorielle.

Un deal qui date de 2015

Un projet dont le premier acte remonte à décembre 2015, avec la signature d’un accord de coopération militaire et technique entre les Forces Armées Royales (FAR) et les Forces armées saoudiennes. Un deal qui comporte la mise en place d’une industrie de la défense au Maroc, en plus de couvrir le transfert d’expertise militaire ou encore les domaines de la formation et du soutien logistique.

« Actuellement, le Maroc achète du matériel militaire et des armes conçus par des entreprises étrangères répondant avant tout aux besoins de leurs armées. Produire des armes localement permettra de répondre aux besoins opérationnels exprimés par les FAR, en prenant en compte les contraintes inhérentes à l’environnement et au climat dans lesquels ils évoluent, tout en s’adaptant aux menaces auxquelles l’armée marocaine est confrontée », précise Nizar Derdabi, analyste en stratégie internationale, défense et sécurité.

Un projet lancé, rappelons-le, alors que le Moyen Orient connaissait un grand chamboulement au niveau géostratégique comme géopolitique, le grand retour de la Russie via son intervention en Syrie, le refroidissement des relations américano-saoudiennes sous l’Administration Obama, la crise entre Ryad et Doha, l’intervention saoudienne au Yémen pour freiner l’avancée des Houtistes, ou encore l’interventionnisme croissant des Iraniens comme des Turcs en Irak et en Syrie. Une période qui a vu l’émergence de nouvelles alliances et rapprochements militaires, notamment entre Israël, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis. Le conflit syrien a également acté un rapprochement et la mise en place d’un canal de communication inter-armées entre Moscou et Ankara.

Parallèlement, le réagencement de la doctrine militaire américaine vers la zone de l’Indopacifique, conjuguée aux menaces d’embargo sur les ventes d’armes à l’Arabie Saoudite dans le monde occidental à cause du conflit au Yémen, ont fini par convaincre Ryad ainsi que ses principaux partenaires du CCG de la nécessité de diversifier ses sources d’approvisionnement, quitte à participer à la mise en place de l’industrie d’armement.

Capitaliser sur le know-how existant

C’est là où Rabat entre en jeu. Le Royaume dispose, en effet, d’une armée de métier, disposant de centres de formation de qualité, à l’image du Collège royal de l’enseignement militaire supérieur (CREMS) où sont formés des officiers de pays partenaires (Sénégal, Burkina-Faso, Mali, Mauritanie…), s’y ajoute un corps d’officiers formés dans les plus prestigieuses académies militaires (Westpoint, Saint-Cyr…).

D’ailleurs, le Maroc, en tant que plateforme industrielle, dispose d’un portefeuille de grands groupes industriels au sein de l’écosystème aéronautique qui disposent de divisions dédiées à la Défense, à l’image d’Airbus, Safran et Thales ou encore avec des opérateurs automobiles comme Renault Truck ou Scania Maroc.

« Les FAR qui ont déjà une expertise dans le domaine de la réalisation de systèmes d’armes et de simulation et de matériel optronique (équipement utilisant à la fois l’optique et l’électronique) à l’Ecole Royale du Matériel de Benslimane qui dispose du 1er centre de R&D des FAR, peuvent développer davantage ces équipements à forte valeur ajoutée », souligne Derdabi.

La future industrie pourra également capitaliser sur le savoir-faire accumulé par les éléments des Etablissements de Soutien du Matériel (ESMAT) des FAR, à l’image du 3e ESMAT de Nouaceur qui travaille de concert avec les experts de l’entreprise américaine General Dynamics, pour assurer les travaux de rénovation nécessaires à la série des blindés M113, des chars M48A5 et M60 et des obusiers M109.

Le 2E ESMAT s’est spécialisé pour sa part dans la rénovation de matériel roulant, notamment les fameux véhicules d’avant blindés (VAB), allant jusqu’à acquérir la compétence nécessaire pour les doter de nouveaux moteurs et d’instruments de liaisons de données ou datalink permettant d’améliorer le ciblage et la précision de tir. Des instruments conçus par les ingénieurs des FAR.

L’Ecole royale du matériel et son département R&D représentent également un terreau fertile pour le futur écosystème de la Défense. Cette structure gérée par des officiers ingénieurs a pour mission la conception et la réalisation de projets technologiques dans la simulation, les systèmes d’armes, l’optronique, les munitions et la construction mécanique. Autant de know-how, accumulé de manière organique et qui devrait faciliter la tâche au moment d’injecter les 22 milliards de dollars dédiés par Ryad au soutien de la future industrie locale, dans le cadre d’un plan d’aide pluriannuel annoncé par la commission bilatérale maroco-saoudienne en janvier 2020.

Il n’empêche qu’une industrie locale d’armement ou de la Défense, ne peut être viable si elle n’est pas résolument tournée vers l’export. Le Royaume devra ainsi mettre en place un réel partenariat public-privé pour arriver à faire de cette future plateforme un écosystème qui compte au moins au niveau régional. Un objectif qui nécessitera la création en plus de filiales de grands groupes détenteurs de licences ayant réussi l’épreuve du feu, comme d’entreprises de communication ou de PR dédiées au secteur, d’un volet évènementiel conséquent, voire d’une presse spécialisée.

Amine ATER

Défense : 2021 ou l’an 0 de l’industrie marocaine de l’armement

3 questions à Nizar Derdabi


« Le Maroc pourra s’appuyer sur l’expertise des USA et d’Israël »
 
Ex-officier de la Gendarmerie Royale et analyste en stratégie internationale, défense et sécurité, Nizar Derdabi nous trace les contours de la future industrie de l’armement.

- En décidant de la mise en place d’une industrie d’armement nationale, quels seront les gains escomptés en termes tactiques et stratégiques pour le Royaume ?

- Sur le plan tactique, le développement d’une industrie d’armement permet de répondre plus efficacement aux besoins opérationnels de ses forces armées. Sur un autre plan, le développement d’une industrie de défense répond à la nécessité d’avoir une autonomie stratégique en armement et munitions, afin de limiter la dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers. Par ailleurs, produire et exporter du matériel militaire permettra au Maroc de renforcer son partenariat stratégique avec ses alliés africains, car vendre ses armes, c’est aussi vendre son influence.



- Quelle sera, selon vous, la composition de cette industrie, munitions, aéronautique, pièces de rechanges pour appareils militaires... ?

- Il est difficile de se prononcer actuellement avec précision sur les types de matériel qui seront produits en premier, car cela dépendra des orientations stratégiques fixées par le commandement des FAR. Comme c’est le cas pour toute nouvelle industrie de défense, le matériel initialement produit ne concernera pas des technologies d’avant-garde (aéronefs, systèmes radars) mais plutôt des munitions d’artillerie et d’infanterie ainsi que des véhicules semi-blindés tels que les MRAP (Mine Resistant Ambush Protected) qui constituent un marché important vers l’export.

Le développement de drones constitue également une opportunité à saisir, en commençant d’abord par la production de drones tactiques (drones de petite taille pour la reconnaissance et le ciblage des objectifs) avant d’envisager de développer des drones MALE (Medium Altitude Long Endurance) de plus grande portée qui procurent un avantage stratégique notable. Le Maroc pourra s’appuyer sur l’expertise des USA et Israël dans ce domaine, avec lesquels le Maroc a signé des accords de coopération militaire récemment.


- Le partenariat avec l’Arabie Saoudite pour la mise en place de cet écosystème augure d’une volonté de créer une nouvelle industrie tournée vers l’export, quelles seraient, selon vous, ses clients potentiels ?

- Le Maroc a déjà l’avantage d’avoir initié un partenariat stratégique avec un certain nombre de pays de l’Afrique de l’Ouest sur plusieurs domaines.Le retrait des troupes militaires françaises de l’opération Barkhane va automatiquement pousser les forces armées des pays du Sahel à renforcer leurs capacités militaires afin d’assurer leur propre sécurité.

 Le Maroc, en proposant du matériel à un prix compétitif, pourra facilement remporter des parts de marché face aux fournisseurs traditionnels qui sont la France, la Russie et la Chine. D’autant plus que le matériel développé par l’industrie marocaine répondra aux mêmes besoins opérationnels des forces armées du Sahel qui manoeuvrent dans un environnement et un climat similaires à ceux des provinces du Sud du Royaume.

 
Recueillis par A. A.
 

mercredi 13 janvier 2021

Maroc-USA : 11e réunion du comité consultatif de défense

Sur instructions royales, le ministre délégué chargé de l'Administration de la défense nationale a reçu, ce mardi 12 janvier, le sous-secrétaire à la Défense US, chargé des affaires politiques, en visite de travail de trois jours dans le Royaume à la tête d'une importante délégation militaire.

Maroc-USA :  11e réunion du comité consultatif de défense

Au début de leurs discussions, les deux responsables ont exprimé leur satisfaction quant à la "solidité, l'excellence et la durabilité des liens privilégiés et du partenariat stratégique d'exception qui unissent les Etats-Unis d'Amérique et le Maroc", indique un communiqué de l’Etat major général des Forces armées royales (FAR).

Ils ont également mis en exergue leur ambition de développer davantage ces relations séculaires dans le même esprit d'amitié, de compréhension mutuelle et de confiance partagée, rapporte le communiqué.

Dans ce sillage, les deux responsables ont souligné l'importance de la décision de l'Administration américaine de reconnaître la pleine souveraineté du Royaume sur l'ensemble de la région du Sahara marocain. "Cette reconnaissance rend l'initiative marocaine d'autonomie la seule solution réaliste, sérieuse et pragmatique du conflit régional concernant nos provinces du sud", selon la même source.

Les deux responsables ont également exprimé leur satisfaction quant au bilan positif de la coopération militaire bilatérale. Régulière, dense et diversifiée, cette coopération concerne notamment les domaines de la formation des cadres, de l'échange d'expertise et l'organisation d'exercices conjoints d'envergure. Elle est, par ailleurs, ponctuée par la tenue régulière de réunions du Comité consultatif de défense.

Le ministre délégué chargé de l'Administration de la défense nationale a ainsi proposé de consolider la coopération militaire avec les Etats-Unis, en invitant le Département de la défense américaine à explorer davantage les opportunités de collaboration pour l'implantation au Maroc de projets conjoints d'industrie de défense, selon la même source.

Dans la même journée, le Général de corps d'armée, inspecteur général des FAR, a reçu le sous-secrétaire à la Défense américaine, chargé des affaires politiques, Anthony Tata, en présence du Général de corps d'armée, commandant la Gendarmerie royale.

A cette occasion et dans le cadre de la 11e réunion du DCC maroco-américain, les deux responsables ont présidé une séance de travail restreinte.

Il s'en est suivi une séance plénière à laquelle ont assisté les membres de la délégation américaine, le Commandant de la Gendarmerie royale et les chefs des organes de l'Etat-major général des FAR, avec au menu la coopération militaire maroco-américaine et les perspectives de son développement.

Les deux délégations marocaine et américaine ont, à cet effet, discuté les différents aspects et orientations essentiels à la réalisation de l'interopérabilité.

La réunion du DCC maroco-américain, qui se tient tous les deux ans de manière alternative à Rabat et à Washington, s'inscrit au titre de la coopération militaire bilatérale qui porte essentiellement sur les domaines de la formation, de l'entrainement, des équipements militaires et de la logistique, conclut le communiqué.

 https://www.medias24.com

samedi 17 octobre 2020

Défense : L’armée de l’air renforce la surveillance aérienne du Maroc

Désireuse de renforcer la surveillance aérienne du territoire national, l’armée marocaine a commandé au constructeur français Thales 2 radars Ground Master 400 qui s’ajouteront aux 3 dont elle dispose déjà. Selon l'expert militaire, Abdelhamid Harrifi, cette commande ferme s’inscrit dans la politique engagée en 2011 dont l'objectif est de remplacer le parc de radars devenus obsolètes et de bénéficier d’une meilleure couverture en basse altitude notamment pour détecter les cibles furtives.

Défense : L’armée de l’air renforce la surveillance aérienne du Maroc

« Avec cette nouvelle commande, l’armée de l’air possèdera 5 radars tactiques de ce type. Mais à terme, l’objectif est d’en avoir 7 pour renforcer la couverture aérienne de tous les points névralgiques du Royaume », nous révèle l’expert en affaires militaires, qui ajoute que le Maroc dispose aujourd'hui (avec les 2 nouveaux radars qui seront livrés très bientôt) de 20 radars, mais que d'autres commandes ont été lancées pour remplacer les anciens, devenus inefficaces face aux cibles furtives.

Des nouveaux radars capables de détecter des cibles furtives volant à basse altitude

« Dans l’ancienne architecture de défense anti-aérienne, les FAR disposaient de 14 radars mais avec la modernisation des anciens et les nouveaux achats, elles en ont 20 pour couvrir tout l’espace aérien.

« Ceux qui ont été commandés en 2019 sont équipés d’une nouvelle technologie qui peut détecter des cibles de très petite taille avec une signature radar minime, comme les drones, missiles, roquettes qui volent à très basse altitude (moins de 1000 mètres).

« En dehors des 2 Ground Master 400 qui seront bientôt livrés, l’armée de l’air a déjà trois GM 403 qui sont opérationnels depuis plusieurs années. On peut notamment citer le GM 403 de Nador qui permet de couvrir une partie du territoire algérien et le sud de l’Espagne avec un rayon de 390 à 470 kilomètres.

Une commande de 7 radars américains pour remplacer les anciens, devenus obsolètes

« En fait, le projet d’équipement est beaucoup plus ambitieux sachant qu’en plus de l’achat des 2 nouveaux radars français, le Maroc va acquérir 7 radars de type AN/TPS 77 chez le constructeur américain Lockheed Martin, pour remplacer les anciens TPS 63 et 73, déployés depuis les années 70.

« En termes d’équipement, le Maroc dispose d’une couverture aérienne multicouches avec des radars de moyenne, longue portée et enfin de très courte portée; mais il faut préciser que sa défense aérienne laisse encore à désirer, même si les choses sont en train de changer.

Depuis 2011, le Maroc élabore un nouveau chantier de défense anti-aérienne

« Jusqu’à 2010, la politique de défense aérienne se basait uniquement sur le recours aux avions de chasse car l’utilisation de batteries terrestres de défense anti-aérienne était interdite pour des raisons de sécurité intérieure liées aux tentatives de coups d’Etat comme celle de la base de Kénitra.

« En effet, pendant longtemps, la gendarmerie royale était opposée à l’achat de systèmes de défense anti-aérienne de moyenne et longue portée car leur utilisation n’était pas contrôlable à 100%.

« Depuis 2011, la politique a changé et le Maroc a donc lancé un grand chantier pour équiper l’artillerie de batteries de défense sol-air pour parer à toute menace émanant du ciel.

Acquisition de systèmes chinois, américain et français pour éviter toute dépendance

« Pour cela, le Maroc s’est d’abord intéressé au système russe S400 avant de porter son choix final en 2017 sur des batteries chinoises Ski Gard puis sur le système Sky Dragon 50 d’une portée de 50 km sans compter la réception à venir d’une batterie HK9/B de longue portée, qui est une copie chinoise du très efficace S400.

« Si le budget de l’Etat le permet, le Maroc devrait aussi acheter en 2021 le système américain Patriot ainsi que des missiles français VL Mika qui ont, d’une part, la particularité d’être utilisables par la marine, l’aviation et l’artillerie et d’autre part, d’être très efficaces face aux petites cibles comme les drones.

« L’objectif de ces achats de divers horizons (Chine, USA et France) est de limiter la dépendance à un seul système en cas de défaillance de ses équipements de défense.

Une couverture radar et une défense aérienne bientôt synchronisées

« A court-terme, le Maroc devrait donc disposer d’une couverture radar et d’une défense aérienne multicouches très efficaces qui couvriront tous les centres névralgiques du Royaume (plateformes de stockage de carburant, zones sensibles comme les bases militaires, frontières, palais royaux …).

« Si le Maroc dispose d'une vingtaine de radars (courte, moyenne et longue portée), la priorité est plutôt de se doter de nouvelles technologies, car les anciennes commencent à devenir dépassées.

« S’ils font toujours l’affaire, ils peuvent laisser à désirer face à des cibles furtives comme les missiles supersoniques, les drones et les chasseurs de dernière génération qui ont une faible signature radar.

« Avec cet achat, le ciel marocain sera beaucoup plus sécurisé”, conclut l’expert en précisant qu’au regard de leur coût de fonctionnement, les radars ne sont pas utilisés 24H/24 et sont cachés dans des dômes pour ne pas montrer aux éventuels assaillants si les outils de détection sont déployés ou pas.

Ci-après, des images du système français GM 403 installé à la base militaire de Nador publiées avec l'aimable autorisation du site FAR Maroc:

 

https://www.medias24.com 

lundi 25 novembre 2019

Défense nationale: importante hausse des salaires en 2020


Le budget de la Défense nationale connaîtra une hausse de près de 30%. Le budget de l’année 2020 passera à 45,4 milliards de DH, contre 35,8 MMDH en 2019.
Défense nationale : importante hausse des salaires en 2020
Cette hausse est expliquée, d’une part, par les frais engendrés par le service militaire, qui s’élèvent à 770 millions de DH en 2020 et par l’augmentation des salaires des militaires et des fonctionnaires de l’administration de la Défense nationale, d’autre part. 

Plus 8,2 milliards de DH pour les fonctionnaires en 2020

En 2020, un budget de 33,16 MMDH sera alloué aux salaires des fonctionnaires de cette administration, ce qui représente une hausse de 8,2 MMDH par rapport à 2019. Cette augmentation permettra ainsi à l’administration de couvrir:

- Les dépenses en matière de prévoyance sociale et des retraites, estimées à 5,2 MMDH en 2020;

- Les salaires des appelés au service militaire des groupes 2019 et 2020: 421 MDH;

- Les salaires et les indemnités de 5.000 nouveaux postes budgétaires: 165 MDH;

- Les dépenses relatives au règlement du statut administratif des militaires et des civils: 220 MDH;

- Les dépenses relatives à la hausse des salaires dont ont bénéficié les Forces armées royales.

 7,1 MMDH pour les équipements et les dépenses diverses

Les dépenses d’équipements connaîtront une hausse de 18% par rapport à 2019. Le budget passera donc à 7,1 MMDH en 2020. Dans ce cadre 882,7 MDH constituent des crédits supportés par le ministère de l'Economie et des finances durant les années précédentes.

Ce montant permettra également à l'administration de la Défense nationale de couvrir:

- Les dépenses de fonctionnement du service militaire: 61 MDH;

- Les dépenses d'eau et d'électricité: 539 MDH;

- Le carburant pour les équipements;

- Le loyer et le logement fonctionnels des membres de la Gendarmerie royale;

- Les dépenses de fonctionnement des FAR (terre, air et mer), de la Gendarmerie royale et de la Garde royale;

- Le transport et les formations;

- Les dépenses relatives au fonctionnement des hôpitaux militaires et des autres institutions affiliées à la Défense nationale, estimées à 295 MDH en 2020.



mardi 8 décembre 2015

Lalla Meryem préside le conseil d’Administration des Oeuvres sociales des Forces Armées Royales



Conformément aux Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales, SAR la Princesse Lalla Meryem, Présidente des oeuvres Sociales des Forces Armées Royales, a présidé, lundi à l’Etat-Major Général des FAR à Rabat, une réunion du Conseil d’Administration des oeuvres Sociales des FAR.

A son arrivée à I’Etat-Major Général des FAR,  Lalla Meryem a été saluée par le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l’Administration de la Défense nationale, M. Abdellatif Loudiyi, le Général de Corps d’Armée Bouchaib Arroub, Président Délégué du Conseil d’Administration et par le Général de Corps d’armée Hosni Benslimane, Commandant de la Gendarmerie Royale, avant de passer en revue un détachement du Bataillon du Quartier Général des FAR qui rendait les honneurs.

Son Altesse Royale a, par la suite, été saluée par les membres du Conseil d’Administration.

Pour rappel, les Services Sociaux des FAR ont été créés le 1er novembre 1963, sur Hautes Instructions Royales. Leur présidence en a été confiée à SAR la Princesse Lalla Meryem, en mars 1982. Depuis, de nombreuses et importantes réalisations socioéducatives ont été entreprises par la DGSS.

L’instauration, depuis juillet 2003, d’un Conseil d’Administration a engendré une nette redynamisation et un enrichissement conséquent des prestations offertes. Des efforts fructueux ont également été consentis, pour l’optimisation de l’engagement des dépenses et la diversification des prestations, en harmonie avec les attentes des militaires.

vendredi 7 décembre 2012

La Gendarmerie Royale et l’environnement : Les Laboratoires d’Analyses


La Gendarmerie Royale dispose de deux entités scientifiques de pointe : le Laboratoire de Recherches et d’Analyses Médicales (LRAM) et le Laboratoire de Recherches et d’Analyses Techniques et Scientifiques (LARATES). Ces deux entités reçoivent les échantillons solides, liquides ou gazeux aux fins d’expertise. Les diverses analyses sont réalisées par un personnel qualifié, composé de docteurs et d'ingénieurs dans les domaines de la chimie, de la physique et de la biologie.

Ce personnel apporte aussi son concours sur le terrain aux unités territoriales et aux brigades d’environnement en cas de difficultés.

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...