Le Tribunal de première instance de Salé a décidé, mardi, de reporter au 4 décembre prochain l’examen de l’affaire du conducteur du train qui a déraillé à Bouknadel, faisant 7 morts et 125 blessés parmi les passagers.
Un report qui intervient alors que le comité de défense du conducteur
a demandé au tribunal l’examen du dossier, ce qu’a refusé ce dernier au
motif que le dossier n’est pas encore prêt. Le tribunal a également
reporté l’examen de la demande de mise en liberté de l’accusé.
Le jour même, une manifestation était organisée devant le Tribunal de
Salé en signe de solidarité avec le conducteur du train de Bouknadel,
afin d’exiger sa libération « en attendant la révélation de la vérité ». Les
banderoles brandies par les manifestants pour la plupart composés de sa
famille (son épouse et enfants) ainsi que de ses proches, exigent de
voir clair dans ce dossier.
Pour rappel, l’excès de vitesse, qui a atteint 158 km/h sur le lieu
du déraillement du train à Bouknadel où la vitesse maximale est limitée à
60 km/h, est la cause de l’accident, avait indiqué le procureur du Roi
près le tribunal de première instance de Salé. « L’enquête menée
par les services de la police judiciaire de la Gendarmerie royale au
sujet du déraillement du train navette rapide (TNR) reliant Rabat à
Kénitra au niveau de Bouknadel a révélé que l’excès de vitesse qui a
atteint 158 km/h sur le lieu de l’accident où la vitesse maximale est
limitée à 60 km/h, est la cause du déraillement du train dont la
locomotive a heurté un pont, faisant sept morts parmi les passagers du
train et 125 blessés », avait annoncé le procureur du Roi près le
tribunal de première instance de Salé dans un communiqué rendu public le
23 octobre dernier.