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mardi 14 juillet 2020

Nouvelle opération sécuritaire au nord de Dakhla

Quelque 32 candidats à l’immigration clandestine, originaires de pays de l’Afrique subsaharienne, ont été arrêtés ce lundi au village de pêcheurs de N’tireft, situé au nord de Dakhla, apprend-on de source sécuritaire.


Ces individus, dont 17 femmes et un nouveau-né et qui comptaient faire la traversée vers l’archipel des Canaries à bord d’une barque de pêche artisanale, ont été appréhendés par une patrouille de la Marine royale et des éléments de la Gendarmerie royale, dans le cadre des opérations de ratissage menées régulièrement pour lutter contre le phénomène de l’immigration clandestine, indique-t-on.

Dans ce cadre, une grande quantité de carburant et des moyens logistiques ont été saisis.
Les personnes arrêtées ont été transférées au centre d’accueil de Dakhla dans le cadre des mesures prévues par l’état d’urgence sanitaire, tandis qu’une enquête a été diligentée afin de déterminer les tenants et les aboutissants de cette affaire, selon la même source.

jeudi 4 octobre 2018

Le CNDH et les Forces auxiliaires, main dans la main, pour une nouvelle gouvernance sécuritaire

Session de formation sur le Mécanisme national de prévention de la torture

Pour Ahmed Sebbar (2e à partir de la gauche), l'organisation de cette session de formation s'inscrit dans le cadre des missions dévolues au Conseil, qui veille à la promotion de la culture des droits de l’Homme.

Après la Gendarmerie Royale, les Forces auxiliaires sont à leur tour initiées au Mécanisme national de prévention de la torture (MNP). Une session de formation destinée à expliquer les enjeux et les implications de ce nouveau mécanisme a été organisée mardi à Agadir au profit des officiers et sous-officiers des Forces auxiliaires, à l'initiative de l'Inspection générale des Forces auxiliaires-Zone Sud, et en partenariat avec le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH).

Après la formation de deux jours sur le Mécanisme national de prévention de la torture (MNP) ayant profité à des centaines d’officiers de la Gendarmerie Royale, les 24 et 25 avril dernier, c’est au tour des éléments des Forces auxiliaires d’être initiés aux enjeux et aux implications de ce mécanisme. Dans ce cadre, une session de formation a été organisée au profit des officiers et sous-officiers de ce corps, mardi à Agadir, à l'initiative de l'Inspection générale des Forces auxiliaires-Zone Sud, et en partenariat avec le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH). Il s’agit de la deuxième session de formation du genre après celle organisée les 25 et 26 septembre dernier à Benslimane et qui avait également profité à des éléments des Forces auxiliaires.
Pour le secrétaire général du CNDH, Ahmed Sebbar, l'organisation de cette session de formation s'inscrit dans le cadre des missions dévolues au Conseil, qui veille à la promotion de la culture des droits de l’Homme et à l’instauration d’une gouvernance sécuritaire respectueuse des engagements internationaux du Maroc. En effet, en vertu de la loi 76-15 relative à la réorganisation du Conseil national des droits de l'Homme, publiée le 1er mars 2018, le CNDH sera l’organe chargé d’exercer les compétences du MNP. Il sera de ce fait amené à collaborer avec toutes les institutions en charge de l’application de la loi, notamment les forces de l’ordre.
Pour sa part, le colonel Ahmed Boulhbache a souligné l’implication des Forces auxiliaires dans la dynamique des réformes initiées dans le domaine sécuritaire et qui vise à promouvoir la bonne gouvernance et les meilleures pratiques. Le haut responsable militaire a rappelé à ce propos l'organisation par l'Inspection générale des Forces auxiliaires de plusieurs ateliers de sensibilisation et de promotion de la culture des droits de l'Homme.
La mise en place d’un MNP fait partie des avancées significatives enregistrées par le Maroc pour l’édification et la consolidation de l’État de droit. Outre les réformes menées au niveau juridique et institutionnel, le Royaume a fait d’importants progrès au niveau de la pratique conventionnelle en ratifiant les principales conventions internationales des droits de l’Homme. La dernière en date est le Protocole facultatif à la Convention de lutte contre la torture (OPCAT) ratifié en 2014. Suite à cette ratification, le Maroc est justement tenu de respecter l’une des plus importantes des obligations de cet instrument international, celle de la création d’un MNP. L’article 17 de l’OPCAT stipule que «chaque État partie administre, désigne ou met en place (…) un ou plusieurs mécanismes nationaux de prévention indépendants en vue de prévenir la torture à l’échelon national».
Conformément à leurs prérogatives, les MNP effectuent des visites aux lieux de privation de liberté en vue de prévenir la torture et d'autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ces visites sont sanctionnées par des recommandations à l’intention des autorités compétentes afin d’améliorer le traitement et la situation des personnes privées de liberté. D’où l’importance des sessions de formation organisées par le CNDH au profit des différentes catégories des forces de sécurité. 
 

mardi 8 mai 2018

Renforcement sécuritaire dans les aéroports du Maroc

Des rapports sécuritaires alertent sur l’éventualité de différents risques menaçant les aéroports marocains. Pour contrecarrer tout potentiel danger, des cellules de crises ont été créées, rapporte le quotidien Al Massae de ce lundi 7 mai.
Celles-ci se composent, d’après une source concordante du journal, de forces de l’ordre, de brigades de la gendarmerie royale, d’éléments de la protection civile, ainsi que de toutes les parties prenantes intervenant en cas d’alerte générale.
La même source affirme que les Forces royales air seront de la partie et ce, pour la première fois, au sein de ces cellules de crise exerçant dans les grands aéroports du Royaume, à l’instar de l’aéroport Mohammed V de Casablanca et celui de Rabat-Salé.
Dans ce cadre, un programme a été établi, concernant toutes les parties prenantes, afin d’évaluer l’efficience des règles de sécurité à l’intérieur des aéroports marocains, ainsi que leur harmonisation. A cet effet, des exercices sont prévus et visent l’intervention de brigades spéciales, en cas de besoin, ce qui constitue également une première pour nos aéroports.
Ainsi, une réunion de la cellule de crise a eu lieu à la direction de l’aéroport Rabat-Salé entre toutes les composantes concernées. Un exercice de simulation de prise d’otages a été fait et c’est un élément de la gendarmerie royale qui a été chargé de mener les pourparlers avec de fictifs auteurs. Le déroulement de ces négociations a été enregistré dans le but d’évaluer les arguments utilisés et leur impact sur une possible intervention sécuritaire ou une renonciation des preneurs d’otages à leur dessein. De même que l’exercice de simulation a comporté la présence d’équipes médicales.
Tout cela entre dans le cadre du Programme national de sûreté relative à la protection de l’aviation civile, sous l’égide de la Direction de l’aéronautique civile, rattaché au ministère de l’Equipement, du transport et de la logistique. Ceci, en collaboration étroite avec tous les partenaires dont la mission est la sécurité des aéroports. Et celui de Rabat-Salé a été choisi cette année comme terrain d’expérimentation de cette importante opération sécuritaire.
 

vendredi 20 mars 2015

BCIJ: Le Maroc renforce sa gouvernance sécuritaire


BSIJ
Siège du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ) à Salé.

C’est pour parer aux crimes et délits, liés au terrorisme en recrudescence à travers le monde, que le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ) a été mis en place. Son objectif principal : renforcer la gouvernance sécuritaire du royaume.
Une délégation officielle conduite par le ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad, et le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, a procédé vendredi à Salé, à l'inauguration des locaux du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ). La mise en place de ce Bureau vient en exécution des Hautes Instructions royales dans le cadre du renforcement de la bonne gouvernance sécuritaire, conformément aux nouvelles dispositions de la Constitution qui consacrent les principes de la démocratie et de l'Etat de droit. A cet effet, l'impératif de consolidation et d'adaptation de l'arsenal juridique face aux mutations profondes des défis sécuritaires a mené à l'adoption, en 2011, de la loi 35.11 conférant la qualité de police judiciaire au Directeur général de la surveillance du territoire et aux responsables de cette Direction générale. Dans ce sens, le BCIJ, relevant de la DGST, sera chargé de traiter, sous la supervision du ministère public, les crimes et délits prévus par l'article 108 du Code de procédure pénale, notamment banditisme, trafic de stupéfiants, trafic d'armes et d'explosifs, terrorisme, atteinte à la sûreté de l'Etat, falsification de la monnaie.

S'exprimant à cette occasion, M. Hassad a mis en avant les fondamentaux de l'approche marocaine d'avant-garde en matière de lutte contre le terrorisme et le crime organisé, soulignant que cette nouvelle structure vient renforcer les efforts consentis par le Maroc pour faire face à toutes les formes notamment d'extrémisme et de trafic d'armes et de stupéfiants. Cette nouvelle structure est le fruit d'une coopération entre les départements de l'Intérieur et de la Justice, dans le cadre d'une approche participative englobant plusieurs services de sécurité et de la magistrature, a ajouté M. Hassad lors de cette cérémonie à laquelle ont pris part notamment Charki Drais, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, le Général de corps d'armée, Hosni Benslimane, Commandant la Gendarmerie Royale, Mahjoub El Hiba, délégué interministériel des Droits de l'Homme et Mohamed Sebbar, secrétaire général du Conseil national des Droits de l'Homme (CNDH), ainsi que d'autres personnalités. Pour sa part, M. Ramid s'est félicité de la création de ce Bureau qui traduit la volonté du Maroc d'assurer la sécurité et la stabilité aux citoyens, mettant en avant les avancées réalisées par le royaume en matière de droits humains. Le Maroc est désormais un modèle pour la région, a assuré le ministre, saluant les efforts des services de sécurité à l'échelle nationale, régionale et internationale.

Abondant dans le même sens, le Directeur général de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), Abdellatif Hammouchi , a souligné que la création de ce Bureau consacre l'approche participative adoptée par le Maroc en matière de lutte contre toutes formes de criminalité dans le respect de la loi. La création de cette nouvelle structure, qui intervient dans une conjoncture marquée par la recrudescence des actes terroristes à travers le monde, émane du souci permanent du royaume de restructurer et de mettre à niveau ses institutions sécuritaires dans le cadre d'une approche garantissant en même temps le respect des droits et de la quiétude des citoyens, a-t-il indiqué.

Pour sa part, le Préfet de police, Directeur du BCIJ, Abdelhak Khiame, a souligné que conformément à l'article 108 du Code de procédure pénale, ce Bureau mènera ses investigations sur l'ensemble du territoire national sous la supervision du parquet général. Cette nouvelle structure comprend l'élite des services de police ayant suivi une formation de qualité en matière juridique et professionnelle, a-t-il précisé, ajoutant que le Bureau est doté d'une logistique technique et technologique de pointe.

Doté de ressources humaines confirmées et hautement qualifiées, ayant suivi des cycles de formation de pointe dans divers domaines (technique, juridique, droits de l'homme...), ce Bureau consacre l'expertise marocaine dans la lutte contre les phénomènes de la criminalité. Logé dans une infrastructure sécuritaire de nouvelle génération, le personnel du BCIJ disposera des moyens requis pour mener à bien sa mission, lui permettant de capitaliser sur ses acquis et professionnalisme. Le BCIJ est appelé à répondre à des défis sécuritaires nombreux et en constante évolution. Il s'insère parfaitement dans l'architecture sécuritaire nationale qui mène sa mission citoyenne, de préservation de la quiétude des individus et des groupes, avec dévouement et abnégation.

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...