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vendredi 4 janvier 2019

El Othmani promet une réunion prochaine de la Commission nationale du suivi de la stratégie anti-corruption

Le Chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani a annoncé, jeudi, que la Commission du suivi de la stratégie nationale de lutte contre la corruption se tiendra prochainement.
Cette annonce a été faite lors de la réunion du Conseil de gouvernement qui discutait les recommandations du rapport final élaboré par l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) suite à la présentation de l'expérience marocaine en matière de mise en oeuvre de la convention des Nations unies contre la corruption que le Royaume a ratifiée en 2007, a indiqué Mustapha El Khalfi, porte-parole du gouvernement. A cette occasion, le Conseil a salué, de nouveau, la nomination par Mohammed VI du président de l'Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption, estimant que cette nomination fait partie du processus institutionnel du Royaume en matière de lutte contre ce fléau, a relevé El Khalfi dans un communiqué lu lors d'un point de presse à l'issue de la réunion hebdomadaire du Conseil.
Il a également fait savoir que le ministre délégué chargé de la Réforme de l'administration et de la fonction publique, Mohamed Benabdelkader, a souligné, dans un exposé sur l'évaluation de la mise en œuvre par le Maroc de la Convention des Nations Unies contre la corruption, la nécessité pour les membres du gouvernement de concrétiser ces recommandations, et ce afin de renforcer l’adhésion du Maroc à la dynamique mondiale de lutte contre la corruption et d’améliorer son image dans ce domaine.
Le ministre a indiqué que conformément aux mécanismes d’examen de la mise en oeuvre de ladite convention, adoptés lors de la 3è session de la conférence des parties à cette convention tenue à Doha en 2009, le Maroc avait déjà présenté en 2011, un exposé à cet effet qui a été discuté par des experts slovaques et sud-africains. Cette opération a porté sur le 3è et 4è chapitres de la convention onusienne qui portent respectivement sur "incrimination, détection et répression" et "coopération internationale".
 
Ce rapport a été publié sur le site de l'ONUDC, a-t-il ajouté, notant que lors de l’examen périodique de l’année 2017, entamé en juin 2016 et achevé en mai 2018, le Maroc avait présenté un rapport sur l'état d’avancement de la mise en oeuvre de cette convention.
Le rapport, a poursuivi Benabdelkader, a été aussi évalué par experts finlandais et sénégalais ainsi que par d’autres experts de l’ONUDC, dans le cadre d’une commission technique, créée à cet effet, précisant que ces experts ont effectué une visite de terrain au Maroc du 20/03/2017 au 24/03/2017, pour consulter les différentes données relatives à ce sujet.

Au niveau du Royaume, il a été procédé à la création d'une commission rassemblant des représentants de plusieurs départements ministériels concernés, de l’Instance centrale de prévention et de la corruption, de la Gendarmerie Royale, de la Sûreté nationale, de l’Unité de traitement du renseignement financier, de Bank Al-Maghrib, du secteur privé, de la Confédération générale des entreprises du Maroc, de la société civile, de l’association Transparency Maroc et du Réseau marocain de défense des biens publics, a fait remarquer le ministre.
Selon lui, le travail accompli et les rencontres tenues par cette commission, outre l’inspection sur le terrain qu’elle a menée, ont permis d’identifier les points forts du Royaume en la matière ainsi que le manque qui existe encore au niveau du système législatif, organisationnel et institutionnel.
Le rapport, qui a également noté que le cadre légal, institutionnel et opérationnel couvre partiellement les différentes dispositions du 2e et 5e chapitres en termes des "mesures préventives" et de "recouvrement des avoirs" stipulées dans la convention, recommande l’adaptation des dispositions du système légal avec celles de la convention.
Parmi ces recommandations, figurent l’adoption d’une loi sur le conflit des intérêts, d’une charte des services publics, ainsi que la mise en place de mécanismes légaux visant à faciliter la dénonciation par les fonctionnaires des actes de corruption et l’élargissement du système de déclaration des biens.
Au niveau institutionnel, le rapport onusien souligne l’importance de revitaliser le rôle de l'Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption.
Côté mesures, il a été recommandé de procéder à une évaluation périodique des outils légaux et des mesures administratives afin de jauger leur efficacité.

mardi 22 mai 2018

Lutte anti-corruption: Un auxiliaire de l'Etat écroué



Lutte anti-corruption: Un auxiliaire de l'Etat écroué 

Depuis son lancement Lundi 14 Mai, le numéro vert fait amorcer une prise de conscience chez les citoyens. La ligne téléphonique a réussi en l'espace de quelques jours à faire sortir de l'ombre plusieurs crimes de corruption. Le dernier en date a fait tomber un agent auxiliaire d’autorité dans la province de Chichaoua.

Alertée jeudi après-midi par la plainte d'un citoyen, la police a pris en flagrant délit un agent auxiliaire "Mokaddem", qui recevait un pot-de-vin pour rendre un service administratif. C'est au moment où il s'apprêtait à empocher la somme de 4000 dh près de chez lui que le corrompu est intercepté par les éléments de la gendarmerie royale.

Le mis en cause a été placé en garde à vue à la disposition de l'enquête menée sous la supervision du parquet compétent.

Pour mémoire, le numéro vert (0537718888) lancé par le ministère public permet la réception des dénonciations d'actes de corruption. Ce numéro vert (0537718888) s'inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption. Il vient ainsi renforcer les autres mécanismes de dénonciation d’actes de corruption, qui sont placés à la disposition des citoyens, "le but étant de dénoncer ces actes au moment précis et avec l'efficacité nécessaire pour contrôler les cas de corruption ou de chantage et informer ainsi le ministère public et la police judiciaire de ces faits".

Côté moyens, un centre d'appels relevant du ministère public et qui supervise le traitement en ligne de tous les appels, a été équipé de tous les moyens technologiques de traitement des appels des citoyens. Cette structure devra transmettre les appels au juge en charge, après s'être assurée qu'ils se rapportent à un crime de corruption. Les juges chargés de ces dossiers devront de leur côté coordonner avec le procureur général et le dénonciateur de ces actes afin d’arrêter le suspect, en "flagrant délit".
 

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...