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vendredi 1 octobre 2021

À cause d'une "fake news", près de 300 migrants marocains tentent d'entrer à Ceuta

Des migrants traversent la barrière grillagée entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, le 26 juillet 2018. Crédit : Reuters
Des migrants traversent la barrière grillagée entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, le 26 juillet 2018. Crédit : Reuters

Mardi 28 septembre dans la soirée, environ 300 migrants, en majorité des mineurs, se sont pressées à la frontière sud de l'enclave espagnole de Ceuta. Ils avaient été encouragés par des "fakes news" publiées sur les réseaux sociaux, qui prétendaient un relâchement des autorités.

C’est une fake news qui a tout déclenché. Mardi 28 septembre au soir, des centaines de migrants marocains, pour la plupart des mineurs, ont tenté d’entrer à Ceuta, une des deux enclaves espagnoles située au nord-est du Maroc. D’après le journal local El Faro de Ceuta, ils étaient près de 300. Tous "ont été repoussés par les forces de l'ordre avant même leur arrivée à la frontière", a déclaré à l'AFP Mohamed Benaissa, responsable de l'Observatoire du nord des droits de l'Homme.

"Les services de sécurité ont établi des barrages routiers et interdit aux taxis de transporter des personnes de Tétouan à Fnideq, et d'autres villes voisines, ce qui leur a permis de contrôler la situation", indique aussi le journal. Dans le même temps, une vingtaine de personnes ont tenté un passage par la mer. Elles ont finalement été interceptées par la gendarmerie marocaine.

Le Maroc renforce ses frontières nord et sud avec Ceuta. Crédit : Google map
Le Maroc renforce ses frontières nord et sud avec Ceuta. Crédit : Google map

Une frontière prétendument moins surveillée

Ces candidats à l’exil, originaires de Fnideq, Tétouan et M’diq, se sont fiés à des informations publiées quelques jours auparavant sur les réseaux sociaux et les applications de messageries instantanées. Celles-ci prétendaient que la frontière était moins surveillée, et que les traversées vers Ceuta étaient donc réalisables.

Mardi soir, une enquête a été ouverte par la justice marocaine "pour identifier et interpeller toutes les personnes impliquées dans la diffusion de 'fake news' [fausses informations, ndlr] incitant à l'immigration illégale et prétendant, à titre frauduleux, l'allègement des procédures de contrôle frontalier", a fait savoir la Direction générale de la sûreté nationale marocaine (DGSN).

Le lendemain en début d’après-midi, des groupes de migrants marocains ont de nouveau tenté d’entrer dans l’enclave. Les forces de l’ordre ont été dépêchées des deux côtés de la frontière pour empêcher la centaine de personnes de passer de l’autre côté de la clôture.

Il y a quelques jours, le 26 septembre, la Garde civile espagnole avait arrêté 10 migrants marocains en situation irrégulière. Le groupe tentait de fuir la région de Santa Catalina, une petite île au large de la côte nord de la péninsule de Almina à Ceuta, à bord d'un bateau. Ils ont été transférés au port de la région, et leur embarcation, saisie.

Une traversée courte, mais dangereuse

La minuscule enclave de Ceuta, tout comme celle de Melilla, constituent les seules frontières terrestres de l'Europe avec l'Afrique. Bien que la distance, en mer, soit réduite entre la ville et les côtes marocaines, elle n'est pas sans danger.

"Oui, il y a des tragédies, parce que nager dans cette zone est dangereux. Déjà l’eau est froide et il y a des courants marins trompeurs", expliquait, début avril, à InfoMigrants Mohammed Ben Issa, membre de l’Observatoire des droits de l’Homme au Maroc. Début septembre, le corps d'un homme mort noyé a été retrouvé près de la plage de Tarajal.

Il y a 10 jours, un Marocain de 21 ans, Oussama El Hammoumi, a disparu en mer en tentant d’atteindre l’enclave à la nage, écrit El Faro de Ceuta. Le jeune homme, qui a utilisé de grosses bouteilles en plastique pour rester à flot, est parti de Fnideq avec deux amis : l’un a fait demi tour en chemin et a rejoint la côte marocaine, à cause des courants trop forts, l’autre a réussi à rejoindre Ceuta. Oussama, en revanche, reste introuvable.

https://www.infomigrants.net 

lundi 17 février 2020

Taghazout Bay : constructions démolies à cause d’anomalies

Après la suspension, samedi, des travaux de construction et d’aménagement du projet de la station balnéaire Taghazout Bay, les constructions ont été détruites dans l’attente de l’évaluation des anomalies par une commission de haut niveau.

C’est un scénario déjà vu à Casablanca, lorsqu’en janvier 2016, le Roi Mohammed VI avait ordonné la destruction d’un bâtiment de la CGI dans le cadre du projet Casablanca Marina. Le projet de station balnéaire à Agadir a subi le même sort ce weekend. Suite aux nombreux dysfonctionnements au projet Taghazout Bay, le souverain a ordonné l’arrêt immédiat de tous les chantiers de construction et d’aménagement. Samedi matin, des unités de Gendarmerie Royale et des Forces Auxiliaires avaient débarqué aux différents chantiers pour signifier officiellement l’arrêt de tous travaux. 

Un groupe d’entreprises en charge du projet touristique Taghazout Bay a entamé le processus de démolition des bâtiments et des travaux en violation de la loi, après être parvenu à l’ordre de démolition émis par le chef de la région, après avoir relevé un certain nombre de violations « graves » qui constituent une violation des contrôles de construction.
Les autorités locales ont donné aux contrevenants un délai de 48 heures pour rectifier les défauts et remettre la situation telle qu’elle était auparavant. Cet incident intervient après le dernier scandale royal sur le projet Taghazout Bay, au nord d’Agadir, où les autorités ont suspendu trois projets d’hôtels classés dans la phase de construction de la station touristique.

Les constructions démolies :

-Un local technique non autorisé d’une superficie de 100 mètres carrés environ ; des locaux non autorisés sur le toit du bâtiment réservé à l’accueil, sur une superficie d’environ 200 m2, dont le maitre d’ouvrage est la société suisse Pick Albatros Morocco for Tourism and investment.

-24 villas dont les numéros sont indiqués, pour dépassement des superficies autorisées au niveau des sous-sols, dont le maitre d’ouvrage est la société Sud Partners.

-4 villas de 160 m2 chacune qui ont été réalisées sans disposer des autorisations de construction ; extensions non autorisées réalisées au deuxième étage d’un bâtiment, dont le maitre d’ouvrage est la société Madaëf.

vendredi 7 juin 2019

Aïd Al-Fitr: panique à Médiouna à cause d’un drone

Drone

Le jour de l'Aïd Al-Fitr, un drone survolant les fidèles au moment de la prière a semé la panique parmi les habitants de Médiouna. Détails.

Les habitants de Médiouna, dans la région du Grand Casablanca, ont passé un sacré Aïd Al-Fitr. En effet, le quotidien arabophone Assabah nous apprend, dans son édition de ce vendredi 7 juin, qu’un drone a survolé les fidèles au moment de la prière, suscitant la panique, d'autant que le "Messala" (lieu où on accomplit la prière de l’Aïd, ndlr) se trouve près d’un camp militaire. Les personnes présentes ont laissé libre cours à leur imagination. Certains ont pensé que l’appareil filmait les installations dudit camp. D’autres étaient certains que des services étrangers espionnaient les fidèles dans le but d’étudier la culture religieuse des Marocains.

Mais, à en croire le média casablancais, l’enquête des autorités locales a révélé que le drone appartenait à une société de production, engagée par une personne influente de la région pour mémoriser la prière de l’Aïd.

Cette initiative a provoqué la colère de plusieurs personnalités politiques de la région, qui se sont indignées de voir ladite boite de production se permettre de violer l’espace aérien et filmer sans autorisation de la gendarmerie royale, du ministère de l’Intérieur ou du centre cinématographique marocain (CCM). 


http://fr.le360.ma 

lundi 2 juillet 2018

Marrakech: deux individus arrêtés à cause d’un baiser

Deux jeunes hommes ont été déférés devant la justice dans la commune de Mejjat, à Marrakech pour une affaire de mœurs. Le premier, 24 ans, est poursuivi pour avoir embrassé et harcelé une élève, tandis que le second a immortalisé le moment, à l’insu de la victime, avant de diffuser les photos sur WhatsApp.
La gendarmerie royale a interpellé les deux mis en cause après avoir reçu la plainte du père de la victime, âgée de 15 ans. Ces dernières montraient l’élève et le jeune homme en train de s’échanger un baiser en face du lycée Ibn Toumart, dans la commune de Zaouia.
Les deux jeunes hommes ont été placés en garde à vue et une enquête a été ouverte, sous la supervision du parquet général, pour élucider les circonstances de l’incident.

jeudi 17 mai 2018

Marrakech: elle se pend à un arbre à cause de son mari



Une femme s’est pendue à un arbre au Douar Ait Harb, dans la région d’El Haouz à Marrakech.

Selon une source de Le Site info, la victime, cinquantenaire et mère de quatre enfants, s’est donnée la mort à cause de son mari qui la torturait. Elle a perdu tout espoir lorsque ce dernier a décidé d’épouser une autre femme, la poussant ainsi à se suicider.

Le corps de la mère a été transportée à la morgue pour autopsie sous la supervision du parquet général. Pour sa part, la gendarmerie royale a ouvert une enquête pour élucider les circonstances de ce drame familial.
 

Saisie de cannabis, tabacs en feuilles et de boissons alcoolisées à Ouled Taïma et Had Soualem

Quelque 400 kg de cannabis et 100 kg de tabac en feuilles ont été saisis, samedi dernier, lors d’une descente policière dans un appa...