Les anciens réseaux d’immigration clandestine vers
l’Europe et particulièrement l’Espagne, semblent rependre du poil de la
bête, mettant en alerte maximale tous les services de sécurité du nord
du royaume.
De Tanger à Nador, en passant par Tétouan, la rumeur sur l’existence
d’une «Patera fantôme» transportant les harragas gratuitement vers
l'Espagne a eu l'effet d'une traînée de poudre, créant un appel d’air
dans plusieurs villes. Résultat: des centaines de jeunes ont investi les
plages de Tétouan et Nador, espérant saisir leur chance pour partir en
Espagne.
La gendarmerie royale et la marine ont tenté d’élucider ce secret en
mouillant à proximité des plages. À leur grande surprise, ils découvrent
un bateau pneumatique très rapide qui tentait une approche vers la côte
ou des milliers de jeunes l'attendaient. Ils finiront par le dissuader
de rebrousser chemin.
Sur les routes, des barrages de la police ont été installés depuis le
week-end dernier à l’entrée de plusieurs villes côtières du nord dans
le but de filtrer les arrivants et dissuader ceux qui désirent partir en
Europe.
Depuis le refus de l'Italie de Salvini d’accueillir les migrants,
l'Espagne est redevenue le point d'entrée des migrants, surtout que
l'actuel gouvernement espagnol a déclaré l'intention du pays d'en
accueillir sur son territoire. Côté marocain, les autorités voient se
rouvrir le front des candidats nationaux à l'immigration clandestine, en
plus de l'épineux problème des subsahariens.
