Dans
un douar de la commune Jdour relevant de la ville d’Echammaïa, province
de Youssoufia, l’épouse de ce fellah, âgé de cinquante-huit ans, a été
surprise, lundi 20 août, vers 23h30, de le
découvrir sur son lit, égorgé comme un mouton. Un cri strident était
suffisant pour que plusieurs voisins la rejoignent afin de savoir ce qui
s’est passé et éventuellement donner un coup de main. Mais, ce qu’ils
ont vu dépassait leur imagination. Alertés, les éléments de la
gendarmerie royale se sont dépêchés sur les lieux. Ils ont entamé les
investigations en interrogeant les membres de la famille du défunt. Tout
le monde a pointé du doigt son fils, journalier de vingt-huit ans, qui a
disparu.
En effet, le cadavre a été évacué aussitôt vers la
morgue de l’hôpital Mohammed V, à Safi, pour être soumis à une autopsie
et déterminer la cause de la mort. Les limiers se sont aussitôt lancés à
travers les quatre coins de la région pour ne pas permettre au fils de
la quitter. Vingt-quatre heures plus tard, la nuit de la fête du
sacrifice, mardi 21 août, il a été arrêté alors qu’il était attablé dans
un café d’Echammaïa. En fait, il attendait un autocar allant à
destination soit d’Agadir ou Casablanca. Soumis aux interrogatoires, il a
avoué son crime tout en précisant que son père lui devait une somme
d’argent qu’il ne pouvait lui rendre. Mais, son père a insisté pour
récupérer son argent tout en l’insultant. Hors de lui, le fils a décidé
de le tuer. Dès qu’il s’est plongé dans un profond sommeil, il l’a
égorgé pour prendre ensuite la fuite.