
A la suite de l’audience accordée par le roi Mohammed
VI à Driss Jettou durant laquelle le premier président de la Cour des
comptes lui a fait exposé de son rapport sur le programme Al Hoceima
Manarat Al Moutawassit, un vaste remaniement devrait toucher le
gouvernement, de hauts fonctionnaires de l’Etat et fait inédit le corps
de la gendarmerie royale. Les premiers détails
Driss Jettou, président de la Cour des comptes avait dix jours pour
présenter son rapport sur le programme Al Hoceima Manarat Al
Moutawassit. Il été reçu en audience royale cet après-midi en présence
du chef du gouvernement, Saadeddine El Otmani, du ministre des Finances,
Mohamed Boussaïd et du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit.
« Le rapport de la cour des comptes a souligne que les
investigations et enquêtes qu’elle a menées ont confirmé l’existence de
plusieurs dysfonctionnements enregistrées sous le précédent
gouvernement », assure une source proche du dossier.
Selon des sources croisées consultées par Le Desk, le roi
Mohammed VI devrait prendre, suite à cet exposé détaillé des mesures
exceptionnelles ce soir même. Un remaniement du gouvernement porterait
sur sept ministres en exercice, mais la sanction toucherait aussi
plusieurs hauts fonctionnaires dont on estime le nombre à une vingtaine
qui seront bannis de toute responsabilité future selon le principe de
reddition des comptes. Les noms récurrents qui circulent sont ceux de
Nabil Benabdallah, de Mohamed Hassad, de Ali Fassi-Fihri, d’El Houcine
Louardi, de Larbi Bencheikh, de Mohamed Najib Boulif, de Rachid
Belmokhtar, de Lahcen Haddad, de Mohamed Amine Sbihi et de Hakima El
Haite.
Par ailleurs, cette purge devrait aussi toucher les rangs de l’armée
et en particulier la tête de la Gendarmerie royale. Selon nos sources,
plusieurs hauts gradés seront remplacés, dont l’inoxydable général de
corps d’armée Hosni Benslimane, patron tutélaire de la Gendarmerie
royale et le général Mokhtar Mossamim, directeur du cabinet à l’Etat
major de la gendarmerie royale.