Les manifestants ont bravé barrières et fortes chaleurs pour faire entendre la voix de la fraternité.
A la faveur du récent "rapprochement" suite au vote
par l'Algérie en faveur de la candidature marocaine pour le mondial
2016, le sit-in de fraternité annoncé pour ce dimanche 22 juillet au
poste frontière "Zouj Bghal" n'a finalement drainé qu'une centaine de
manifestants. Décryptage.
En tout et pour tout,
100 personnes ont battu le pavé ce dimanche 22 juillet à partir de 11
heures devant le poste-frontière "Zouj bghal", pour réclamer la
réouverture de la frontière terrestre entre le Maroc et l'Algérie,
fermée depuis 25 ans. Côté algérien, précisément le poste-frontière
"Colonel Lotfi", rien n'a filtré sur le sit-in qui devait avoir lieu
concommitamment avec celui organisé du côté marocain de la frontière (de
la honte!). Vraisemblablement, nos confrères algériens auraient reçu
"l'instruction" de ne pas se faire l'écho de cette manifestation
annoncée spontanément sur les réseaux sociaux pour revendiquer la
suppression des barrières dressées entre les "frères ennemis" du fait de
la politique résolument hostile du voisin de l'est.
D'après nos sources, les manifestants comptaient notamment parmi les
Marocains expulsés manu militari d'Algérie, le 8 décembre 1975 de
sinistre mémoire, du temps de feu Mohamed Boukharrouba, alias Houari
Boumediene. D'ailleurs, ces derniers, encadrés par des éléments de la
Gendarmerie royale et de la Sûreté nationale, n'ont pas manqué de faire
part, lors de ce sit-in, des souffrances qu'ils continuent de subir en
leur âme et chair pour voir leurs proches de l'autre côté de la
frontière (du mal!).
"Hna khawa machi Aadawa", "Un, deux, trois, vive le Roi", "les
frontières fermées tuent l'homme et l’économie", sont autant de slogans
scandés par les manifestants arborant les drapeaux marocain et algérien
qui ont, deux heures durant, appelé à la réouverture de la frontière
terrestre et à assurer la liberté de circulation pour permettre aux
familles, des deux pays, de rejoindre leurs proches.
Un appel fraternel légitime qui risque toutefois de ne pas être
entendu de cette oreille, tellement les dirigeants octogénaires
algériens demeurent hostiles à toute normalisation bilatérale et à toute
redynamisation de la construction maghrébine, appelée des voeux et des
hautes luttes des peuples maghrébins frères.